30 mai, 2007

Le suicide au travail !

Bon, l'illustration n'est pas du meilleur goût mais est explicite !
Non visible mais écrit avec du sang au dessus de la baignoire :
"Sean m'a tuer"

Parfois, les gens en ont marre de la vie et décident de se donner la mort. Cette manière d'en finir, s'appelle le suicide. Les raisons de se suicider sont multiples.

Parfois, lorsque cela se passe mal au travail, par exemple si on a Sean comme patron, on est à bout et on se suicide. C'est le suicide au travail.

Toutefois, pas facile de faire un lien entre des conditions de travail pourries, voire très pourries si on travaille pour Sean, et le fait de se suicider. Dans les faits, il semble que quelqu'un qui se suicide à cause de son travail, soit forcément un individu déjà fragilisé.

Donc, ne nous hâtons de conclure que quelqu'un qui écrit dans une lettre, qu'il se suicide à cause de son travail, s'est vraiment suicidé à cause de cela. Ce n'est pas toujours vrai.

(Bon, j'ai conscience que cet article est encore imparfait et un peu parcellaire, mais c'était pour vous démontrer que j'étais sérieusement à le rédiger. Rassurez-vous, je l'étofferai un peu plus, même si globalement, la trame restera la même.)

310 ! (bis)

Venant de consulter mes stats, je constate qu'hier j'ai tout de même obtenu 291 connections, ce qui n'est pas si mal, tandis qu'avant-hier, j'avais réalisé le chiffre totalement dément de 310 connections ! Je ne sais pas si je vous en avais parlé ? Si ? Pas sûr, j'ai toujours eu le triomphe modeste !

Je suis persuadé, qu'un jour, en tant que bloggueur influent, je serai reçu à Matignon ! Deux motards, encadrant une limousine, par exemple une somptueuse Peugeot 305 bleu marine aux vitres teintées, s'arrêteront devant chez moi pour m'y emmener !

Peugeot 305 et mythomanie !

Ouaaaaaaaaaaaah !

Commençons par introduire la vedette, j’ai nomme : la Peugeot 305 ! C’est une voiture moyenne, pour ne pas dire médiocre, produite par Peugeot de 1977 à 1988. Elle a été commercialisée en Europe au cours de l'année 1977, pour succéder à la Peugeot 304, berline tout aussi affriolante, si vous vous en souvenez.

Ses concurrentes furent à la fois la Ford Escort, la Volkswagen Golf (série 1) et la Simca Horizon mais aussi, en raison de ses dimensions généreuses (dixit l’Auto-journal de l’époque) les Renault 18, Ford Sierra, Opel Ascona, Volkswagen Passat et Simca 1307/1308 et Solara. Comme on le voit, rien que des berlines cossues et dynamiques pour la concurrencer. Le choix devait être rude, surtout qu’à cette époque, il y avait de jolies couleurs, comme le rouille, le vert acide, le doré, le orange, etc.

Rien que d’y songer, cela me replonge dans cette période des late seventies et early eighties, tellement séduisantes ! Curieusement, je ne sais pas s’il est possible de faire un lien entre politique et automobiles, mais à présidents toquards, voitures toquardes ! Souvenez-vous, c’était l’époque où vous aviez le rétro droit en option et ou les vitres électriques étaient un luxe inouï proposé uniquement sur le haut de gamme ! A ce propos, j’ai eu un ami, dont le père, qui bossait à l’époque chez Thomson (on disait à « la Thomson » à cette époque), qui roulait en Simca 1307. Avec du recul, je trouve cela sympa qu’on lui ait parlé, parce que c’était vraiment une daube la 1307, encore plus que la 305, qui elle, pouvait s’enorgueillir d’une ligne classique.

Mais bon, cet ami allait dans un collège public médiocre, alors on lui pardonnait son existence misérable, tout autant que le skaï des sièges de la 1307 de son père. Dans l’enseignement catholique privé, vous voyez, nous étions naturellement charitables, n’hésitant pas à fréquenter des gens bien moins nantis que nous. Tiens, maintenant que j’y pense, cet ami roule en Renault Scénic : le goût pour les berlines moyennes serait-il génétique ?

En 1988, la 305 mourut, remplacée par la Peugeot 405, et non par la Peugeot 309 comme son nom en "30x" pourrait laisser le croire. Tandis que la 305 fut banale à pleurer, la 309, est carrément laide. D’ailleurs mon con de voisin, en a eu une !

La 305 fut déclinée en deux modèles : une berline 4 portes et un break. Un utilitaire, sur la base du break mais ne comportant que 2 portes, fut aussi disponible, très prisé des artisans mais aussi des amateurs de custom, qui l’affublaient de jantes larges centerline et de peintures merdiques pour s’imaginer qu’ils vivaient sur la côte ouest des USA. Je m’en souviens, parce que petit, je lisais le journal, maintenant disparu, Chromes et Flammes, dans lequel, on voyait des bourrins customisant ce genre de merdes !

J’en ris aujourd’hui mais peut-être qu’à l’époque, c’est un projet que j’aurais pu entreprendre. Enfin, si j’avais été manuel parce que, déjà incapable de monter un modèle réduit, je ne vois pas comment j’aurais bricoler une caisse. Parce que cela ne sert à rien de jouer les malins, la voiture, c’est comme les fringues, on a tous porté des pattes d’eph’ et des velours côtelés dans les années soixante-dix, même si on trouve cela ringard aujourd’hui ! Moi ceci dit, à l’époque, je penchais plutôt vers les vans, vous savez ces camionnettes personnalisées. Et je me serais bien vu proprio d’un beau Bedford, aménagé avec des sièges en velours à pompons, et orné d’une peinture représentant des femmes à poil dans des poses lascives, avec stéréo 2x20w encastrée dans le plafond !

La vraie classe à l’époque, et bordel roulant de nos jours, qui ne me vaudrait que moqueries, sauf si je vivais dans le Chnord, parce que là-bas, du côté de Lille ou de Calais, ils ont une tradition vivace du custom, même si cela s’appelle aujourd’hui tuning. Ne mentez pas les nordistes, je l’ai vu dans l’émission « Confession intime », dans laquelle il y a toujours un mec qui parle chti et qu’on sous-titre, et qui préfère sa caisse à sa gonzesse ! Avec mon ami Olive, on s'est toujours dit qu'on irait un jour dans une concentration de tuning, rien que pour voir les gens !

305 made in Calais ! ouaaaah !

Donc, il eut un lien direct quoique ténu, entre cette banale voiture et la mythomanie, puisque certains de ses possesseurs, le cul sur le siège passager, C Jérome à fond sur la sono, s’imaginèrent cruiser sur Hollywood Boulevard, après l’avoir customisée ! Faut être un sacré mytho pour en arriver là !

De nombreux français eurent mauvais goût, dans cette période de mauvais goût, puisqu’il s'est vendu environ 1,8 million de 305. Peut-être que si j’avais été un père de famille respectable, j’en aurais acheté une d’ailleurs !

***

Maintenant que vous connaissez tout de la 305, abordons la mythomanie ! Alors, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu'à altérer très durablement et gravement la vie sociale. Généralement, le mythomane ment souvent parce qu'il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité qu’il redoute.

Ernest Dupré, fondateur du concept de mythomanie (datant de 1905), médecin psychiatre et médecin-chef de l'infirmerie du dépôt de la préfecture de police de Paris, définissait ce terme ainsi : « Tendance constitutionnelle à l'altération de la vérité, à la fabulation, au mensonge et à la création de fables imaginaires ».

Cette pathologie entraîne un handicap social plus ou moins élevé selon que la personne procède à des altérations plus ou moins importantes et crédibles de la réalité. L'aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l'entourage, la mythomanie tend à s'auto-entretenir.

Contrairement au menteur, le mythomane n'est pas totalement conscient de son mensonge. Il ne distingue pas clairement la réalité des événements issus de son imagination. Rappelons que le mythomane ne se sert pas de ses mensonges pour arriver à des fins pratiques, tel que l'escroc le ferait par exemple pour extorquer des fonds.

La mythomanie semble au contraire satisfaire à un besoin d'équilibre mental, en permettant au mythomane de fuir une réalité qu'il reconnaît par ailleurs en son for intérieur. Si le phénomène est classique durant la préadolescence, lorsque la tendance au mensonge persiste après la fin de l'adolescence, elle est considérée par notre société comme un trouble du comportement voire, dan certains cas, le symptôme d’un trouble psychotique plus important. La mythomanie est souvent le fait de tendances hystériques.

Exemple de mythomane : ceux qui se croient irrésistiblement drôles et beaux !

Il convient à ce stade de distinguer la mythomanie pouvant être qualifiée de bénigne, servant à valoriser le sujet et à satisfaire sa vanité, de la forme la plus perverse de la mythomanie, dont la finalité est beaucoup plus maligne et se traduisant par exemple par l'envoi de lettres diffamantes et la création de rumeurs destinées à détruire la réputation d'autrui. Les cas de Jean-Claude Romand, le faux médecin qui assassina sa famille, ou celui plus proche encore de Myriam Badaoui, dans l’affaire d’Outreau, nous rappellent que la mythomanie n’est pas un phénomène à prendre à la légère mais une vraie pathologie !

On recommande généralement de ne pas écouter les mensonges du mythomane, au risque de l'encrer plus encore dans cette fausse réalité qu'il a choisi par confort. Cela va donc à l'encontre des principes de neutralité et d'écoute bienveillante accompagnant la thérapie.

De la même manière, il est peu utile d'argumenter avec un individu mythomane sur la véracité de ses propos, au risque de le voir s’obstiner, renforçant sa mythomanie. La solution préconisée consiste à placer le mythomane en face de la situation qu’il dénie afin de l'aider à prendre conscience de celle-ci pour l’aider à la surmonter.

C’est ainsi que lorsque je pense à la 305, l’image de G s’impose à moi. Son père, à l’époque artisan taxi, possédait une berline 305 diesel, de couleur bleu glacier, tel était le nom de cette couleur au catalogue Peugeot, qu’il lavait tous les jours. En me souvenant de cette voiture, je me rappelle m’être demandé pourquoi on payait le même tarif, pour une course accomplie dans cette daube, que dans une mercedes. Je trouvais cela injuste. Aujourd’hui, je trouve que le père de mon pote était libéral avant l’heure, puisqu’en investissant moins que ses confrères, il faisait le même chiffre d’affaires et donc plus de marge. Quel roublard ! Venu d’un coin paumé de l’ouest de la France, il s’était fait sa petite situation, l’air de rien, en passant des heures dans son taxi merdique.

Son fils G était un type particulier, qui m’a placé assez jeune, en face de la réalité psychopathologique. C’était un mythomane total. A l’époque, on le traitait de menteur, voire de mytho, sans imaginer la portée de ses mensonges. Grandement complexé, c’était un amateur de prothèses viriles en tout genre, de l’arme à feu, généralement une réplique merdique d’arme de guerre, aux grosses voitures, pour lesquelles il se ruinait. C’est le seul type qui ait été capable d’affirmer que dans une petite voiture, il ne trouvait pas sa position de conduite. Avec lui, jamais l’expression « grosse voiture, petite bite », n’aura été aussi juste !

A côté de cela, ce pouvait être un type extrêmement sensible et loin d’être idiot que j’ai pris plaisir à fréquenter, jusqu’à ce que sa mythomanie devienne si envahissante, qu’elle ne permettait plus à quiconque d’avoir une relation amicale avec lui.

Je pense que ce type nous aura tout fait. Qu’il s’agisse de s’inventer de hauts faits d’armes lorsqu’il était au service militaire, en passant par des maladies graves comme le sida, ses délires étaient l’occasion de jouer soit les héros, soit les victimes, en s’auréolant toujours d’un masque tragique. Je n’ai jamais connu quelqu’un qui soit allé aussi loin dans le mensonge. Lorsque fut annoncée en 1993, la tragédie au cours de laquelle, le faux docteur Romand tua son épouse, ses enfants et ses beaux parents, j’ai immédiatement songé à G.

L'adversaire : film retraçant l'affaire Romand !

Je me souviens par exemple du jour où il ramena une fille chez lui. Nous devions avoir vingt-huit ans à l’époque et il avait eu un coup de foudre pour cette secrétaire. A priori, c’était l’amour fou, tant et si bien qu’ils décidèrent de faire un enfant. Un matin, alors qu’elle était enceinte, la demoiselle partit sans le prévenir, abandonnant tous ses effets personnels chez lui, et ne se présentant pas à son travail, qu’elle quitta quelques jours après.

Par une de ses amies que j’ai revue par la suite, j’ai appris qu’elle avait pris peur et qu’elle avait dit que G était fou. Je n’en ai pas su plus. La seule chose que je sache est que, bien que je me sois toujours parfaitement entendu avec G, j’imaginais qu’il cachait quelque chose de terrible, qu’il me faisait l’effet d’une sorte de bombe à retardement ne demandant qu’à exploser. Ce genre de type hyper sensible et complexé, a un potentiel de dangerosité élevé.

Je me souviens encore de la persuasion qu’il pouvait mettre dans ses mensonges. Nous en avons cru certains, mais l’expérience aidant, nous nous contentions de lui dire d’arrêter de délirer et de nous prendre pour des cons. Force est de constater que même face à des preuves accablantes prouvant qu’il nous mentait, G ne s’est jamais dégonflé. Une fois la pompe à mensonges amorcée, rien ne l’arrêtait plus. Argumenter face à lui, ne servait à rien. La seule chose qu’il ait réussie, c’est à se couper de tous ses amis. Aujourd’hui, j’ai appris qu’il avait quitté Paris pour aller s’établir dans le sud-ouest, et je n’en sais pas plus que cela.

***
J’ai depuis souvent pensé à G et aux raisons qui l’avaient conduit à devenir mythomane. C’était un joli cas de mythomanie, une forme avérée d’hystérie masculine. J’imagine que G, a passé sa vie sans pouvoir se construire, sans jamais réussir à canaliser sa sensibilité, hésitant toujours entre une virilité caricaturale l’amenant à jouer les durs, et une sensibilité confiant à la sensiblerie.

Coincé entre deux mondes, celui ouvrier de ses parents, et celui bourgeois, où il choisissait ses amis, et auquel il aspirait, il n’était à l’aise nulle part. Eduqué par un père avare de compliments et peu ambitieux, et une mère, frustrée malgré ses capacités de ne pas avoir fait d’études, et affirmant sans cesse son mépris des étudiants, G fut le jouer de leur névrose respective.

Comble de malchance, il avait perdu son frère aîné dans un accident de moto. Depuis, il avait cruellement ressenti, qu’en perdant leur fils aîné, ses parents avaient perdu le meilleur des deux et il s’appliquait à ressembler à ce frère aîné idéal. Il alla par exemple, jusqu’à récupérer la moto accidentée avec laquelle son frère s’était tué, afin de la réparer pour l’utiliser ! Et les parents laissèrent faire, en comprenant rien à rien, ne s’alarmant pas de cette pratique mortifère.

G aurait-il pu échapper à son destin s’il avait eu d’autres éducateurs que ses parents stupides et bornés ? Je n’en suis même pas sur, parce qu’aussi loin que je me souvienne, et je connaissais G depuis très très longtemps, j’ai toujours le souvenir d’un type très fragile, s’appliquant à jouer les durs pour compenser son hypersensibilité confinant à l’hystérie, presque programmé génétiquement, pour devenir le mythomane avec qui j’ai cessé toute relation. Sur ce coup, j’ai presque envie de croire au primat du biologique sur le psychologique.

Quoiqu’il en soit, chaque fois que je vois un taxi, je repense à cette 305 diesel bleu glacier, et à G, le plus grand mythomane que j’aie connu jusqu’à présent, le genre de types dont on parle dans les manuels mais que l’on ne voit jamais dans nos cabinets.

Je pense d’ailleurs que la fréquentation de G, m’a permis de comprendre jusqu’où peut aller un individu hystérique, et combien sont trompeurs, les signes d’apparente stabilité. Je lui dois un sacré cas pratique sur les personnalités pathologiques, que n’aurait jamais pu m’offrir mes cours de psychopathologie universitaire.

Grâce à la fréquentation de G, je pense que si j’avais instruit l’affaire d’Outreau à la place du juge Burgaud, je ne me serais pas laissé avoir. N'imaginez pas que ces cas soient si rares !

Prononcer une main sur le coeur :"Je fais confiance à la justice de mon pays !" (Mon cul oui !)

29 mai, 2007

Suicide ou 305 ? Article transitoire !

Match au sommet : trois bolides, Talbot Solara, Peugeot 305 SR, et R18 GTS, s'affrontent !

Je sais que je dois réaliser un article sur le suicide au travail, dont on nous rebat les oreilles depuis quelques temps. Dans le même temps, j'ai bien envie de rédiger un article sur la 305 Peugeot, parce qu'elle me rappelle bien des souvenirs et que je pourrais aborder la mythomanie dans le même temps.

Et ça, c'est une démarche extrêmement novatrice, que de parvenir à lier un phénomène aussi méconnu que la mythomanie avec une banale berline française !

Pour le suicide au travail, on verra après ! De toute manière, il est presque écrit !Ca va venir !

310 !

310 connections en ce lundi 28 mai 2007 ! Sans commentaire ! 310 !

310 !

TROIS-CENTS DIX !!!

J'ai explosé les prévisions !

Ouéééééééééé !

Ahhhhhh !

PS : je n'oublie cependant pas que je dois rédiger, ou plutôt finir de rédiger un super article sur le suicide au travail ! Non, je n'oublie pas ! J'ai le plan, j'ai les infos, les chiffres, les idées, j'ai tout. Y'a plus qu'à, comme on dit ! Juste à m'y mettre et hop, devant vos yeux ébahis, un superbe article sur le suicide au travail ! Y'a plus qu'à, vraiment, juste à m'y mettre. Deux gouttes de volonté, une larme de sérieux, un soupçon de rigueur, et hop, voilà un bel article sur le suicide au travail. Vraiment, y'a plus qu'à. C'est comme si c'était fait. Vraiment, ça va venir, je n'oublie pas, je l'ai en tête. Allez, une grosse demie-heure de rédaction, et hop, voici un bel article sur le suicide au travail, torché et livré à votre sagacité. Si je veux, je peux même le faire en deux fois un quart d'heure, avec une pause au milieu, c'est comme je veux. De toute manière, il est bouclé dans ma tête, cet article sur le suicide au travail. C'est comme si c'était fait ! Comme je ne suis pas du genre à tergiverser et à remettre au lendemain ce que je peux faire aujourd'hui, je sens que c'est imminent, que ça vient cet article sur le suicide au travail ! J'aurais pu écrire un slam, mais pas de ça avec moi, je sais être sérieux quand il le faut ! Oui, quand je décide un truc, moi, je m'y mets ! Donc, soyez assurés, qu'incessamment sous peu, vous lirez cet article sur le suicide au travail. Un article sérieux, ça va vous changer ! Fini Grand Corps Malade, on va vite retrouver le sérieux qui a fait la réputation de ce blog, moi je vous le dis ! Et on va s'attaquer à du costaud, puisque je vais prochainement vous parler du suicide au travail, un phénomène de société dont on parle beaucoup. Y'a plus qu'à !

28 mai, 2007

Modèles réduits, slam ou jour de pluie ?

Deux jours de suite, que j'explose mes statistiques. A quoi est-ce du ? Ai-je récupéré des modélistes, des slameurs, ou est-ce simplement la pluie ?

Il y a eu 237 lecteurs hier, 267 jusqu'à maintenant, et mon service de stats, m'annonce qu'il pourrait y en avoir 301 ! C'est de la folie pour moi. Si cela continue comme cela, je serai courtisé, tant par les régies de publicité que par le pouvoir politique, en tant qu'individu influent sur la blogosphère, comme on dit !

Le jours de pluie, je fais n'importe quoi ici, et peut-être trainez-vous devant votre ordinateur, à lire n 'importe quoi ? Je ne me fais aucune illusion, je suis quelqu'un de simple.

Sic gloria transit !

Si vous êtes illettré, prenez connaissance de cela. Quant à moi, il me semble avoir un article sur le suicide au travail à rédiger. Mais bon, si je dépasse les 300 connections aujourd'hui, je fais un slam pour fêter ça !

Idée lumineuse ! Psy Dyspraxique ( PD pour les intimes) débarque dans les bacs !

Jour de pluie !

Comme je n'ai pas grand chose à faire, je vais demander à Laurence de me faire un montage pour ma première pochette de disque ! Juste avant, il faut que je demande à mon épouse de e prendre en photo avec casquette Flamingo et mes lunettes de poker !

C'est pas con çà ! Ainsi, quand je vendrai des millions de disques et que je passerai à la télévision, à Taratata, par exemple, l'émission où on massacre des morceaux en live, je pourrais répondre des tas de trucs originaux à Naguy !

En plus, il va dérouiller Naguy, parce que si je parle, personne ne m'arrête je suis une mitrailleuse, je dois être le seul psy qui parle plus qu'il n'écoute, persuadé qu'il est d'avoir plus de choses intéressantes à dire qu'à entendre !


Naguy : "Alors raconte-nous un peu, comment tu es venu au slam ?"

Psy Dyspraxique : "En fait, le slam, j'y connaissais, rien parce que je suis psy. tu vois, j'avais un métier sérieux avant d'être dans le show-biz. Et puis, j'avais fait des études suéprieures et je joue même du piano, autant te dire, que j'étais mal placé pour slamer, j'étais carrément surdimensionné.

Naguy : "Ah ouais !"

Psy dyspraxique : "Et puis, un jour, je me souviens, c'était un lundi, le lundi de pentecôte, le 28 mai 2007, j'ai fait mon premier slam. Il pleuvait, je revenais de Truffaut, qui sponsorise mon premier album, et je me suis lancé. Voilà, c'est aussi con que ça. Et puis j'ai persisté.

Naguy : "Et t'as jamais eu envie de t'essayer à d'autres genres musicaux, d'explorer d'autres univers ?"

Psy Dyspraxique : "Non, j'ai jamais eu envie. A la limite, j'aurais bien aimé être Frank Sinatra, mais la vie en a décidé autrement. Et puis l'époque aussi, qu'est plus aux grands crooners de charme. Alors, je me suis dit que puisque je pourrais jamais être rappeur, parce que j'aurais l'air d'un con avec un gros dollar autour du cou, je pourrais être slameur, parce que c'est moins exigeant sur le plan vestimentaire."

Naguy : "Ah ouais, je comprends".


Et là, Naguy, opine du chef, en souriant comme il sait si bien faire, et moi je monte sur scène ! Et c'est l'apothéose ! Je vends des millions de disques, je deviens super riche. Aux prochaines élections, je suis courtisé par l'un ou l'autre des candidats. Je choisis évidemment celui qui est le mieux placé dans les sondages. Mais avant de lui apporter mon soutien, je négocie une ristourne sur mes impôts !

Interdit de le télécharger celui-là !
En photo, c'est vraiment moi !

Dos de la pochette !

Un après-midi de pluie m'aura tout apporté ! Merci la pluie !

Je suis allé chez Truffaut ! Premier slam !

Fabien dit Grand Corps Malade !
Ne cherchez pas, sur la photo on ne voit pas qu'il est malade.

Comme il pleut et que je ne savais pas quoi faire, puisque les maquettes me sont interdites, je me suis demandé quoi faire. Dans l'article précédent, je me disais que je pourrais peut-être slamer.

Je n'aime pas le slam, je trouve cela moche, laid et nul. Je pense que c'est un exercice réservé aux individus qui ont arrêté les études en cours moyen première année, et qui s'émerveillent ensuite de tout de même pouvoir écrire, fussent des trucs bêtes aux rimes plates. Ces gens se doublent en plus de mauvais musiciens, parce qu'on n'a même pas besoin de composer, il suffit d'annoner son texte aux rimes pauvres en se dandinant sur place, avec un mec qui fait des arpèges derrière, et une boîte à rythme.

Je pense aussi, que c'est réservé aux mauvais chanteurs, parce qu'il n'y a même pas besoin de voix. En gros, vous l'aurez compris, je n'aime pas le slam, que je qualifierai d'art dernier. Le slam semble avoir été inventé pour tous ceux, qui n'ayant aucun talent particulier, ont tout de même décidé de monter sur scène pour avoir un public et lui faire part de leurs émois.

Comme le public, ces dernières années, est de moins en moins critique, c'est génial ! D'ailleurs, en cherchant un peu sur le sujet sur Google, j'ai été étonné des critiques dithyrambiques que remporte le slam. Serait-ce encore un sujet tabou, un truc auquel on ne doive pas toucher ?

Voilà un peu ce que je pense du slam ! Ceci dit, en tant que libéral, je trouve l'entreprise plutôt sympa et si j'étais producteur, je n'hésiterai pas une seconde à produire ce genre de daube, pourvu que j'en vende. Il ne manquera jamais d'adolescents débiles, surtout des filles, pour en acheter ! Parce que la poésie, surtout la mauvaise, est plutôt un truc de filles.

Croyez-moi, le modélisme, c'est autre chose, et c'est un passionné qui vous le dit ! Mais bon, on est libre d'aimer le slam ! D'ailleurs, je note que c'est curieux, j'aime le modélisme alors que j'ai aucun talents, tandis que le slam me laisse indifférent, alors que j'aurais plutôt des prédispositions, comme vous aller le constater ! Mon aversion pour le slam, cacherait-elle finalement un amour immodéré pour cette forme d'expression artistique ?

De toute manière, moi, en tant que grand dyspraxique, auquel les loisirs éducatifs sont interdits, que me reste-t-il sinon le slam pour occuper les après-midi pluvieuses ? Nous autres, personnes aux moyens physiques limités, et Grand Corps Malade, slameur et militant socialiste, pourrait vous le confirmer, nous avons aussi besoin de loisirs, aussi nous occupons-nous comme nous le pouvons ! c'était cela ou tourner en rond comme un con tout l'après-midi !

Alors, à la une, à la deux, à la trois, voici mon premier slam :

Putain de pluie,
Le ciel est gris,
De sortir j'ai pas envie,
Sale temps sur Paris

J'irai bien chez Truffaut,
Mais y'a trop d'eau,
J'en ai plein le dos,
Il fait pas beau,

Allez du courage,
Même à la nage,
Même dans le cirage,
A aller chez Truffaut, je m'engage !

Finalement, chuis revenu,
Il a tout le temps plu,
Mais j'ai pas déchu,
Chuis resté péchu !

Et d'retour, sur mon blog,
Faut que j'me logue,
Et ensuite que je vogue,
Pour mettre un épilogue,

En tout cas, vous qui v'nez me lire,
Vous saurez qu'c'est pas du délire,
Chuis vraiment courageux,
Ch'sors quand y pleut !

J'entends déjà les gens ricaner. Sincèrement, ce que j'ai écrit, vaut largement ça ! Bon, avis à mes chers lecteurs, je suis à la recherche d'un producteur. Et sachez que je me sens capable de pondre un album en un peu moins d'une heure. Je demanderai à Laurence, excellente organiste, de me faire des bandes son, je pense qu'avec trois accords, elle en a pour vingt minutes. Et, pour conclure, comme je déteste être injuste ou méchant, voici un extrait de Grand Corps Malade pris sur Youtube : je vous laisse apprécier par vous-même si vous ne connaissiez pas ! Moi, ce que j'en dis hein !



"Il est déjà midi vingt" : Pff, ça me bouleverse !

Il me semble que je m'étais promis de rédiger un article sur le suicide au travail. Ca viendra prochainement ! Au fait, les paroles de mon slam, sont libres de droit, si quelqu'un veut les enregistrer, c'est cadeau ! Je m'en fous, j'en fais autant que je veux des slams ! En plus, il y a peut-être moyen, d'être subventionné par les jardineries Truffaut !

Temps de merde !


Je ne sais pas chez vous, mais ici, au-dessus de l'Ile-de-France, le réchauffement de la planète avance à grand pas. Mais manifestement il avance masqué.

Il pleut et le ciel est gris. Mais quand je dis qu'il pleut, il pleut vraiment beaucoup ! Bien sur, dix contre un, qu'un expert nous dira tout de même que les nappes phréatiques sont à sec, parce qu'on doit être le seul pays où quand il pleut, les gouttes glissent jusqu'à la mer sans pénétrer dans le sol !

Dans tous les cas, je me dis que ce n'est pas toujours facile d'être handicapé mental, notamment les jours de pluie. Parce que d'un temps pareil, si je n'avais pas été dyspraxique, je me serais bien fait une petite maquette moi !

Tiens et si je slamais ?

27 mai, 2007

Confessions ! La science me déclare anormal !

PBR dans le delta du Mékong

Mon épouse est venue lire mes derniers articles. le fait que je confesse mes piètres qualités de maquettiste l'a amusée. Toutefois, elle m'a demandé pourquoi je ne vous avais pas parlé de mes dernières expériences dans ce domaine. Bien sur je ne vous en avais pas parlé, mais je vais réparer cet oubli.

Alors que je vous explique. J'adore le film Apocalypse Now de Francis F.Coppola, même si je ne saurais vous dire pourquoi. Ca doit tenir à une question d'atmosphère sans doute. Et puis, étant né en 1967, on peut dire que j'ai, moi aussi, connu le Viet Nam, contrairement aux petits branleurs actuels, qui n'ont qu'une guerre du Golfe à se mettre sous la dent, en matière de boucherie à grand spectacle.

Comme j'ai une excellente mémoire, j'ai même encore les images des derniers jours de Saïgon en tête, quand en 1975, les hélicos Bell UH-1, appelés aussi Huey, faisaient la navette entre le toit de l'ambassade des USA et les bateaux. Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris les images à l'époque, mais je m'en souviens, c'est certain. Autant vous dire, que j'ai donc fait un peu le Viet Nam, même si j'en parle peu, vu que nous, les anciens combattants, on est pudiques.

Donc, disais-je, j'aime bien Apocalypse Now. J'ai l'affiche originale et j'avais même le script, signé des acteurs, mais je l'ai offert à mon pote Olive, l'homme à la Touareg, qui aime tout autant que moi ce film, voire plus, vu qu'il est en admiration complète devant le Lieutenant-Colonel Kilgor, le mec qui commande une attaque au napalm pour faire du surf. Parfois, je me demande si Olive, n'est pas un type étrange ?

Il y a un truc que je voulais depuis longtemps, c'était le patrouilleur fluvial, qu'on voit dans le film, dont le nom est PBR (ce sont les initiales de Patrol Boat River). C'est stupide, mais comme j'ai une bête vitrine, dans laquelle j'entasse plein de choses qui prennent la poussière, et principalement des Fiat 500, parce que j'aime les Fiat 500, je voulais aussi ce patrouilleur fluvial, en maquette bien sur, parce que sinon, en vrai, il ne serait pas rentré.

Un jour, voici déjà quelques années, alors que nous nous promenons dans Paris, avec mon épouse, nos pas nous conduisirent boulevard Saint-Germain. D'un coup, d'un seul, je tombe en arrêt devant le magasin Eole, bien connu des maquettistes, ce qui signifie sans doute, que bien que dénue de tout talents manuels, il y a un maquettiste frustré qui sommeille en moi !

J'aime bien regarder les petits diaporamas en vitrine, qui sont superbement réalisés, et me font prendre conscience de mon incompétence totale. Or ce jour là, je tombe en arrêt devant un diaporama, dans lequel figure le fameux patrouilleur fluvial que l'on trouve dans Apocalypse Now, et je décrète qu'il me le faut absolument.

Je rentre immédiatement dans la boutique, et demande à voir la boîte de ladite maquette. Fabriqué par Tamiya, à l'échelle 1/35, le modèle réduit fait presque 30 cm et tout est fidèlement reproduit, du moindre boulon jusqu'à la jaquette d'un journal play-boy, que l'on doit coller dans la cabine, comme si les mecs à bord étaient en train de le lire et de rincer l'oeil. C'est vous dire si c'est réaliste ! On sent presque l'ambiance moite du bourbier Vietnamien. Et comme je suis un peu crétin, je bave devant ce truc en me disant qu'il me le faut. Finalement dans ma vie, y'a deux choses importantes, les livres et les maquettes !

Le problème, et mon épouse se charge de me le répéter en se foutant allègrement de moi, c'est qu'il s'agit d'une maquette, que l'on doit donc monter puis peindre, activité qui m'est totalement déconseillée, compte tenu de mes piètres capacités manuelles. Que faire ?! Je suis face à un cruel dilemme, puisqu'il me faut absolument ce PBR, mais qu'une fois acquis, au mieux il restera dans sa jolie boîte richement illustrée, et au pire, deviendra un truc informe plein de paquets de colle et mal peint qui me fera honte et me rappellera à jamais ma médiocrité.

La jolie jaquette Play Boy, risque fort de finir collée au bout de mon pouce parce que je n'aurai même pas su utiliser une pince à épiler pour la déposer délicatement dans la cabine du bateau. Si je compte le coût de la maquette, celui de la colle, et de la peinture, il y en a pour environ 80€, qui risquent fort de finir à la poubelle.

C'est là que j'ai une idée lumineuse qui n'aura pas fini de faire rire mon épouse. Je décide, plutôt que d'acheter ce mervielleux PBR, de me rabattre sur une maquette plus petite, afin de faire mes preuves. Une fois ce petit modèle réduit monté, nul doute que je me lancerai dans la réalisation du PBR tant espéré ! Pas con le mec, hein ?

Aussitôt dit, aussitôt fait, et je me retrouve propriétaire d'une petite maquette merdique, d'un petit biplan des années vingt, sans aucun intérêt. J'ai bien sur acheté la colle et la peinture qui va avec. Bon, bien sur, je me suis limité, parce que si j'avais écouté le vendeur, il m'aurait fallu trente pots de peinture pour peindre cette merde dans les règles de l'art. Stoïquement, je me souviens que le mec, regardait la boîte chétive du modèle réduit et me disait : "il vous faudra telle couleur, et puis telle autre, etc. , et bien sur tel pinceau, et tel autre, etc". Si je l'avais écouté, on signait la cession de fond le jour-même et je devenais proprio du magasin ! Quel arnaqueur !

Donc, je me limite à quelques couleurs et à deux pinceaux, un moyen un petit et hop, me voici rentré chez moi, prêt à renouer avec mon passé de maquettiste. Comme, je ne suis pas du genre patient, très peu de temps après mon merveilleux, me voici installé sur la table basse du salon, le cul par terre pour monter ma jolie maquette.

Déjà, je n'aime pas le modèle que j'ai acheté, c'est un avion pourri, même pas un avion de chasse, une daube sans nom. Alors, je ne suis pas très motivé pour m'appliquer. Ensuite, sa couleur dominante est une sorte de jaune pisseux, sans doute censé imiter la toile, et je ne trouve pas cela joli. Et puis, il est tout petit, chétif, merdique, on croirait un jouet pour gamin que je ne suis plus !

Bon, alors je m'applique dix minutes, et puis je pars. Comme il y a peu de pièces, je vois ce qu'il faut faire et je me lance hâtivement dans la construction du modèle réduit. J'applique le jaune pisse, je m'en fous plein les doigts, je gueule, je dis que je le trouve moche et merdique. J'ouvre un autre pot de peinture pour peindre d'autres pièces. Comme, cela me saoule, je nettoie mal mon pinceau, ce qui fait que je mets du jaune pisse dans l'autre pot. Tant pis, je peinturlure à la hâte en débordant partout. J'attends à peine que la peinture soit sèche et je commence à coller le fuselage, qui portera donc mes empreintes digitales à jamais ainsi que de tout petits bouts de sopalin dont je me suis servi pour m'essuyer les doigts.

Bien entendu, plutôt que de me soutenir, mon épouse passant par là, se fout de moi. Je m'énerve encore plus, la rage remplace la motivation. Rien ne va plus, et je finis par tout ranger dans la boîte. Depuis ce jour, je n'ai pas retouché à ce modèle réduit et j'ai définitivement abandonné toute velléité, de construire un jour un truc de mes mains.

Mais, je voulais ce PBR, alors comment faire ? Simplement en l'achetant monté, me suis-je dit. Comme l'on trouve vraiment de tout sur Ebay, j'ai patiemment cherché et j'ai finalement trouvé ce PBR. Extrêmement bien monté par un hollandais, je l'ai reçu par colis superbement protégé, à un prix très peu élevé, parce que j'étais le seul à avoir enchéri.

Le PBR de TAMIYA

Ce fut ma dernière expérience de maquettisme.

Ce qui est génial, avec la maladresse, c'est que lorsqu'elle n'a pas une cause organique claire, on l'appelle dyspraxie. Et ce qui est fabuleux avec la dyspraxie, c'est qu'il y en a tellement de types, que tout un chacun, à la lecture des symptômes est forcément dyspraxique.

La dyspraxie : le handicap caché ou le syndrôme de l'enfant maladroit, la dyspraxie affecte chaque enfant de manière différente, selon qu'il ait des troubles associés (langage oral, hyperactivité.....)cependant voici les manifestations les plus courantes.

Du fait d'une atypie de son développement neurologique, l'enfant est anormalement maladroit :

  • Soit globalement (course, saut, sports, etc.). On parle alors de TAC ou trouble de l'acquisition de la coordination dans lequel, le déficit essentiel se situe au niveau du mouvement.

  • Soit spécifiquement pour certains gestes précis, on parlera alors de dyspraxie. Cela affectera le graphisme, le découpage, collage, habillage, etc. Dans ce cas, le trouble du geste s'accompagne souvent d'une dyscalculie spatiale.

Un enfant dyspraxique n'arrivera pas à inscrire cérébralement certaines praxies correspondant à certains gestes spécifiques en dépit d'un apprentissage habituel. Ses gestes resteront malhabiles, fluctuants voire ratés et en plus réalisés sous un contrôle attentionnel qui entraîne une grande fatigue. Si la dyspraxie vous passionne, rendez-vous sur ce site qui fait le tour de cette pathologie. D'ailleurs, ils mentionnent expressément, que les maquettes sont totalement déconseillées à l'enfant dyspraxique ! Dire que moi, je me suis entêté !

Bon là, j'apporterais un bémol, car si j'étais nul en maquettes, j'étais absolument doué en légos. Je pense même que ce qui m'ennuie dans les maquettes, c'est qu'il faille reproduire exactemetn le dessins qui figure sur la boîte, ce n'est pas très créatif. C'est un peu un travail de maçon qui lirait les plans de l'architecte en faisant exactement ce qu'il y a dessus. Personnellement, je ne me sens pas une âme de maçon, mais plus d'architecte. Dans la même veine, j'ai un ami pilote d'hélicoptère, capable de faire des choses insensées aux commandes de son appareil, tandis que c'est généralement un gros nul pour les activités manuelles.

Ceci dit, à la lecture du site que je vous ai mis en lien, cela ne compte pas. Il suffit que vous soyez nul dans un truc et hop, vous voilà assigné à résidence et classé dyspraxique ! Il me semble que si j'avais réalisé ce site, j'aurais peut-être été moins alarmiste pour les parents en graduant un peu les manifestations de la maladresse chez l'enfant. Mais c'est souvent le cas, de ces sites créés par des associations de parents.

Cela reste assez dangereux d'établir ce genre de diagnostic, puisque, que vous soyiez nul en dessin, manuellement, que vous ayez mangé un peu salement étant petit, et hop, vous voici assigné à résidence avec un diagnostic tout beau tout propre ! Et une fois le diagnostic établi que fait-on ? Soit il y a réellement une dyspraxie, avec des symptômes importants,e t hop, vous aurez le droit à un IRM et une rééducation chez un orthophoniste. Soit, les symptômes sont si légers, que vous passerez votre vie ainsi. Parfois, je me demande si la psychologie n'est pas l'apanage des femmes, tellement douées pour parler pour ne rien dire !?

Fut un temps, ou on aurait considéré, que les enfants n'avaient pas tous les mêmes talents, et qu'il en serait toujours ainsi. Aujourd'hui, dans notre société techno-scientiste, l'enfant devient dyspraxique, alors même que les symptômes sont légers voire normaux. Quand je lis que 3 à 6% des enfants pourraient être dyspraxiques mais que malheureusement 75% d'entre eux l'ignorent, je suis atterré autant que réjoui.

Atterré, parce que quand une affection touche 6% de la population, peut-on encore parler de pathologie ou n'est ce qu'une variable statistique sans intérêt ? Et réjoui, parce que la plupart d'entre eux, ne se retrouveront jamais entre les pattes d'un psychologue ou d'un neuropédiatre, etc. Ces enfants grandiront sans autre conséquence que le fait de se dire par exemple, que les maquettes ce n'est pas fait pour eux ou en ayant entendu ses parents leur dire de faire plus attention.

En conclusion, la lecture de cet article, ne vous auras peut-être rien apporté, en revanche, sa rédaction m'a permis d'apprendre que j'étais handicapé mental, alors que je ne le savais pas. Trop fort le net !

Superbe PBR 31 !

A ce propos, n'avais-je pas un article à rédiger sur le suicide au travail moi ?!?

Si j'avais su !


Juste avant de partir à Las Vegas, il faisait beau. En revenant de mon cabinet dans le RER, j'entendais les gens se laindre de la chaleur. J'ai émis l'idée qu'effectivement ces putains de RER pourraient être climatisés.

Que n'avais-je pas dit là ? J'aurais pu chier sur la banquette, ou me branler en public, que je n'aurais pas moins choqué ! Qu'avais-je donc fait ou dit qui soit si grave, vous demandez-vous ?

Ben quoi ? Ben si, air conditionné !? Refléchissez ! Encore un truc électrique, qui consomme donc de l'énergie, et qui rejette je ne sais quoi dans l'atmosphère, ce qui fait qu'on va droit, mais encore plus rapidement vers le réchauffement climatique ! Je vous avoue que je ne comprends pas grand chose à tout cela. La seule chose que je puisse constater, c'est que Météo France a du mal à prévoir le temps qu'il fera à plus de quatre jours, mais qu'on nous fait des prédictions à plusieurs décennies.

En plus, les futurologues se plantent tout le temps. Depuis que je suis petit, tout ce qu'ils ont prévu ne s'est jamais réalisé ! Déjà, dans les Visiteurs du mercredi, émission enfantine, animée par Claude Pierrard, un mec qui ne ressemblait à rien avec un sourire débonnaire, on nous bassinait avec l'écologie, mais à l'époque, c'était le refroidissement. Il y avait toujours un mec pour nous endoctriner et nous rappeler je ne sais quelle catastrophe à venir. Comment voulez-vous, qu'il n'y ait pas d'anxieux en France, vu la manière dont a grandi, en plein choc pétrolier avec en plus des Cassandres nous prédisant toujours le pire.

Le problème des futorologues, est qu'ils modélisent d'une manière linéaire, en ne faisant jamais intervenir le hasard, que peuvent parfois constituer des découvertes fortuites. Pour eux, l'avenir est une autoroute rectiligne, dont on ne s'échappe pas : tout nait, grandit et meurt.

Ce n'est pas en voulant améliorer la chandelle, qu'on a trouvé l'ampoule électrique. De la même manière, qui nous dit que dans cinq ans, dix, ou vingt, par hasard, on n'aura pas trouvé soit une source d'énergie renouvelable et non polluante, ou bien une manière d'endiguer la pollution ? Moi, j'en suis persuadé. Un jour un mec, nous sortira un truc génial, ça s'est toujours passé comme cela.

Je me suis donc engueulé avec le jeune con qui se trouvait assis en face de moi dans le RER et qui, lui, croyait dur comme fer au réchauffement de la planète et l'apocalypse certaine. Je suis sur qu'il devait voter Ségo, il avait la tête. Puis, je suis retourné à ma lecture parce que je n'aime ni les écologistes, ni les abrutis sensibles à l'écologie. J'ai d'ailleurs appris dans le Parisien, à mon retour, que voyager en avion, étant polluant, les compagnies proposeraient bientôt des billets citoyens, permettant à ceux qui en faisaient le choix de payer une taxe additionnelle destinée à je ne sais quel truc écologique. J'attends de voir, quels seront les courageux crétins, qui paieront en plus du prix de leur billet, une taxe écologique ! Récemment encore, un cancérologue, le docteur Belpomme, tirait la sonnette d'alarme à propos des aéroports. Tiens pour une fois que ce n'est pas la clope, je suis soulagé.

En tout cas, à défaut de chaleur, de réchauffement de la planète, et de je ne sais quoi encore, je constate qu'il pleut, qu'il ne cesse de pleuvoir ! Je devais aller chez Truffaut, mais pfft, aucune envie d'y aller sous la pluie pour acheter des plantes. Alors je repense à mon article précédent.

Putain, si j'avais été plus doué étant petit, si je m'étais appliqué, si au lieu de me regarder gentiment en m'excusant, ma mère avait averti mon père, qui m'aurait giflé quand je salopais mes maquettes en me disant qu'il avait honte de moi et de mes doigts gourds, je n'en serais pas là, à tourner en rond !



Je serais sur la table de la cuisine, en train de déballer une belle maquette, avec mes limes, mon eau chaude savonneuse pour dégraisser les pièces. J'aurais étalé mes pinceaux, mes petits pots de peinture Humbrol et ma colle devant moi. Et je m'y serais mis.

A l'époque, bête et insouciant, salopant mes maquettes comme un jeune goret, j'ai négligé qu'en France, il y avait tant de dimanches pluvieux à occuper.

L'homme que j'aurais pu devenir :
Ce mec, cette belle tête de vainqueur, ça aurait pu être moi si j'avais eu un père plus sévère !

Avec tout cela, je n'ai toujours pas fait mon article sur le suicide du au travail. C'est pourtant un chouette truc, donc j'ai jeté les bases et qui mélangera allègrement la psychologie et le droit !

Hier, je suis passé à Foug !


Non, rassurez-vous, je ne suis pas encore passé moi-même à Foug, c'est mon ami Olive qui m'a annoncé cela hier soir ! Pour ma part, je ne connais cette charmante commune que parce que Laurence y a vécu. Je me demande même comment on peut vivre à Foug, ce que l'on y fait, ce que l'on y espère ? Cela me rappelle, lorsque j'étais petit, bien avant l'invention de la "bande-fm" qui abrite aujourd'hui les radios pour jeunes cons.

A cette époque, on avait le choix entre Europe 1, RTL et bien sur l'inévitable France-Inter, si on était de gauche. Pour les sudistes, il devait aussi y avoir RMC, si je ne m'abuse. Mais, habitant Paris, RMC me semblait totalement exotique et je ne l'ai jamais écoutée.

Chez nous, c'était RTL, point barre. Dans la cuisine, la radio marchait continuellement. Il s'agissait d'un poste monophonique, sans doute un Radiola, ou un Thomson, comme on en fabriquait encore chez nous, en France. Quoique, j'imagine qu'il devait s'agir d'un Philips, car on était très Philips, puisqu'il y avait un revendeur de cette marque à deux pas de chez nous, près de la gare RER que mon père connaissait bien. On lui a même acheté notre premier téléviseur couleur, un monstre qui devait peser cent kilos. Je me souviens même que j'aimais bien cette marque, à cause de l'homonymie qu'elle entretenait avec mon prénom. Pour moi, Philips, c'était le top du top ! C'était comme moi !

Concentré de technologie !

J'aimais bien être dans la cuisine, non pour baffrer, mais parce que la table de la cuisine, me permettait de m'étaler, pour m'adonner à différentes occupations solitaires. Non, mauvais esprits que vous êtes, en parlant d'activités solitaires, je ne pense pas à la masturbation, mais à des activités plus prosaïques, telles que le dessin ou la construction de maquette. Il aurait vraiment fallu être la masse pour se masturber sur la table de la cuisine ! Pfff !

Tandis que je dessinais plutôt bien, je n'ai jamais été doué de mes mains. J'achetais avec mon argent de poche, quantité de maquettes, que je salopais invariablement. J'achetai de tout, dans toutes les marques, même si j'aimais moins Heller, la seule marque française. Je pouvais passer des heures à regarder les catalogues. Je n'étais pas le roi des modélsites, avec moi, il fallait que cela aille vite, et que cela ressemble à la photo sur la boîte. C'est ainsi, qu'en peu de temps, je vous montais un char, un avion de chasse, ou un bombardier, le résultat n'étant jamais à la hauteur de mes attentes. Invariablement, ce n'était que pâtés de colle, peinture baveuse et décalcomanies hâtivement positionnées. Mais j'ai persisté quelques temps dan cette activité.

Je pense qu'il y avait un décalage entre ce que j'imaginais dans ma tête et ce que mes mains pouvaient réaliser. C'est ainsi, j'ai toujours été meilleur penseur que réalisateur ! Ma mère, toujours gentille, n'a jamais critiqué mes oeuvres, mais m'a toujours conseillé de prendre mon temps ! J'ai toujours intuité qu'elle cherchait une cause psychologique à mes défaillances manuelles ! Elle n'a compris que bien des années plus tard, que j'étais en fait un redoutable penseur et non un médiocre manuel et que ma vie se passerait à faire faire aux autres ce que je ne savais pas faire !
Putain, que j'en ai gâché de ces petits pots de peinture HUMBROL , que je refermais mal !

Que me reste-t-il de cette époque ? Finalement deux choses :

  • D'une part, je suis imparable sur le matériel militaire et les producteurs de films ont intérêt à se tenir à carreaux car je saurai toujours discerner l'erreur ! Et là, vous m'entendrez gueuler : "mais c'est n'importe quoi, ils veulent faire passer un Patton pour un panzer Mark IV, quels cons !". Avec moi, même si le film est bon, rien à faire, si le matériel n'est pas exactement celui qui aurait du être utilisé, je coupe ! C'est que j'en ai salopé des maquettes de chars, alors on ne me la fait pas, je connais les modèles !

  • D'autre part, il y avait RTL et notamment la valise ! Tout le monde, sauf les jeunes cons, se souvient de la valise RTL, émission au cours de laquelle Fabrice, appelait des gens choisis au hasard en leur demandant le montant de la valise RTL, qu'il avait préalablement divulgué sur l'antenne. Soit vous connaissiez ce montant, et vous empochiez la somme, soit vous ne l'aviez pas et Fabrice, remettait 500 F (un Pascal carrément !) dans ladite valise et redonnait le montant à l'antenne. De cette émission, il me reste la tonalité, les biip, que l'on entendait. Et là, c'était l'insoutenable suspens : allait-on ou non répondre !? Il me reste aussi les lieux improbables que Fabrice appelait, des endroits perdus dans des régions lointaines.

Je me demandais toujours, dans mon jeune, crâne, les doigts tachés de peinture à maquette, comment l'on pouvait vivre dans ces endroits. Habitant proche de Paris, cela me semblait étrange de vivre dans des endroits aux noms si curieux, qui me semblaient loin de tout. J'imaginais invariablement, un village morne et gris, avec une rue centrale, bordée de maison médiocres, environné de champs, et me demandais ce que la personne répondant à Fabrice, pouvait y faire. Alors que je ne connaissais bien sur pas ces gens qui décrochaient à Fabrice, j'étais toujours heureux qu'ils remportent la valise RTL. J'imaginais que les sommes dérisoires proposées par cette radio, leur permettrait de mieux vivre dans leur no man's land, réjouirait leur vie d'alcoolique (on boit toujours dans ces contrées) en leur permettant de s'offrir un quelconque appareil moderne pour égayer leur morne vie (lave-vaisselle, télévision, radio, etc.). J'étais déjà très humaniste.

Pour moi, Foug, que je ne connais pas, c'est un peu cela. Une ville mythique de mon enfance, une ville sans contours précis, un endroit au milieu de nulle-part, un lieu ou un jour, dans les années soixante-dix, quelqu'un a forcément été appelé par Fabrice et a peut-être gagné la valise RTL !

Peut-être que ce sont les parents de Laurence qui ont remporté la valise ? Je songe à sa mère, qui entend le téléphone sonner alors qu'elle écoute RTL. Elle décroche et c'est Fabrice qui lui parle ! Elle n'en revient pas, elle entend mal et Fabrice lui explique qu'il faut éloigner le poste Telefunken (on est dans l'est) du téléphone pour éviter les larsen et d'une voix chevrotante, elle s'entend répondre : "douze- mille-huit-cent-soixante-treize francs". Ca y est elle a gagné ! Elle rêve déjà de la belle blouse neuve, qu'elle a vue au marché, et qu'elle va s'offrir sans le dire à son mari qui n'aime pas les dépenses inconsidérées, de la belle machine à laver Vedette qu'elle a vue chez le marchand samedi dernier à Toul, des lunettes qu'elle pourra offrir à Laurence parce que les siennes sont cassées et qu'elles tiennent avec du sparadrap même que c'est pas génial parce qu'on lui jette des pierre à la récréation ! Et puis, peut-être qu'ils pourront enfin emmener le bébé, la petite dernière qui est bien malade, chez le médecin, le docteur Muller ? Et même, se dit-elle, peut-être que s'il reste un peu d'argent, elle imagine qu'ils iront avec son mari à Paris voir la tour Eiffel avec son mari, et qu'ils feront un tour en un bâteau-mouche ! elle aurait bien aimé voir la mer, mais elle n'y songe même pas, on ne rêve pas de cela à Foug, dans la Lorraine sinistrée, et puis il y a les cartes postales qu'elle a vu une fois, c'est déjà ça, ça lui aurait fait peur la mer, ça semble si grand ! Pour moi la Valise RTL, c'était des images comme celles-ci qui défilaient dans ma tête !

C'est pour cela qu'aujourd'hui, je suis heureux de participer à la reconnaissance de cette commune. Aussi, quand hier, mon ami Olive, l'homme à la Touareg, m'a annoncé qu'il était passé à Foug, cela m'a fait plaisir. Alors qu'il se rendait à Nancy pour un rendez-vous, il est passé par la nationale et a vu le panneau Foug. Plutôt que de rester de marbre, il a repensé à mon blog. Il a même voulu s'arrêter y déjeuner mais le collègue qu'il emmenait préférait se rapprocher de Nancy.

Pas plus lui, que moi, ne connaissions cette ville, et cela m'a amusé de songer, que grâce à mon modeste blog, j'ai presque failli envoyer un client de Paris, un très gros client, au café du centre, le genre de type à commander à la carte et à prendre du vin cacheté et non la cuvée du patron ! Songez qu'au même moment dans ce café, il y ait eu, le grand gagnant de la valise RTL, du 14 novembre 1975 (ce n'était pas la mère de Laurence) ! Imaginez la vie de ce brave homme, accoudé au comptoir devant son verre de Gris de Toul, qui deux fois dans sa vie, aurait eu la chance de voir son triste quotidien rompu par l'arrivée impromptue d'un parisien, d'abord Fabrice, et ensuite Olive dans son Touareg rutilant !

Et après cela, on dira que faire un blog ne sert à rien !

J'adore les blogs !


Je ne lis jamais la presse. Enfin, c'est faux, je la lis mais gratuitement au café, avant mes consultations. Lorsque j'arrive le matin, j'ai le choix entre deux établissements :

  • Le faux bistro, faussement branché : C'est un repère de gauchistes et d'intermittents du spectacle, ce qui revient au même. Le nouveau patron, a une sorte de coupe de cheveux mode, un peu ridicule, avec des pattes géantes sur le côté, qui lui fait une drôle de tête. Sans doute, que mal à l'aise dans son rôle de bistrotier, il a voulu se composer un physique plus branché, senblant intimer à ses consommateurs, qu'attention, lui aussi, il en en fait partie de la sous-intelligentsia ! Dans ce rade, on trouve un exemplaire unique du Parisien ainsi qu'un exemplaire unique de Libération. Attention, ici, c'est djeune et populaire et on l'affirme en proposant le canard moribond de feu Serge July !

  • La brasserie classique conservatrice : Unique établissement luttant contre la boboïsation du quartier, cette petite brasserie, s'illustre par sa petite patronne à poigne. Ici, rien de spécial, on est là pour bosser, le cadre est agréable et les prix élevés. On y trouve carrément deux exemplaires du Parisien, journal très demandé, un exemplaire de l'Equipe, pour le côté populo sportif et même, et là c'est fou, un exemplaire du Figaro. On est de droite et on l'affirme, on le clame à la face du monde, en ayant pris son abonnement au Figaro.

Je n'affirmerai pas péremptoirement que de Libé au Fig, tous les journaux disent exactement la même chose, mais bon, cela reste tiède et finalement très consensuel, et aucun de ces canards ne vaut l'euro auquel ils sont vendus généralement, ni les subventions gargantuesques que le système leur consent.

Depuis l'explosion de l'Internet, il est toutefois possible d'avoir un autre angle sur l'actualité, au travers des blogs, que je consomme beaucoup. Le ton y est plus libre, les analyses, lorsque ces blogs sont sérieux, plus originales, et on rigole aussi parfois beaucoup.

Comme tout le monde, je suppose, lorsque je lis un blog qui me plait, je regarde les liens qu'il propose, partant du principe qu'ils seront aussi bien que ce que je viens de lire. Et ainsi, de liens en liens, j'en viens à faire une indigestion de blogs. Ce matin, par exemple, en naviguant de-ci de-là, j'ai apprécié quelques articles lus sur des blogs que je ne connaissais pas :

  • Celui-ci, intitulé "une bibliothéque avec un drapeau dedans et un mec à côté", vous propose une analyse de la photographie de notre nouveau président, qui sera apposée un peu partout. Tandis que tous les journaux classiques en papier subventionné, y allaient de leur analyse bidon, positive ou négative, mais toujours timorée, de peur de se fâcher avec le pouvoir, cet article ose mettre les pieds dans le plat. Effectivement, la photo est à chier, la composition n'est pas jolie, l'éclairage est merdique et Nicolas parait vraiment nain ! On croirait presque une mauvaise photo de mariage dans laquelle le drapeau ferait office de mariée ! Dans le même blog, j'ai aussi trouvé cet article amusant.

  • L'autre, intitulé "Mélanie, Amandine et les autres", est un article assez amusant qui hésite entre la sociologie et la psychologie en décrivant l'intérieur de demoiselles faussement créatives, mais plus surement moutonnières, dans leur manière d'aménager leur cadre de vie. La réflexion était amusante et saisissait bien l'air du temps.

  • Enfin pour terminer, j'ai beaucoup apprécié cette note en date du 13 novembre 2006, qui commence ainsi : "Les jeunes sont des cons. Suffisants, confits dans une fière inculture, ils se croient sortis de nulle part, thuriféraires d'un présent frénétiquement présent, et se permettent de juger toute l'Histoire à l'aune de leurs valeurs modernes prétendument parachevées [...]". C'est drôle j'aurais pu écrire exactement la même chose. La suite de la note est édifiante et je ne puis que souscrire à ce qui est dit.
Voilà l'article du jour. C'est mince, mais celui que je dois écrire sur le suicide du au travail, nécessite plus de travail. Ceci dit, comme il pleut, j'aurai peut-être le temps de l'écrire.

Photo officielle du président de la république !

Le suicide au travail !


Pas de nouvel article mais juste un pense-bête pour que je n'oublie pas ce dont je voulais parler. En effet, hier, avant de partir rejoindre mon filleul, je buvais un café en regardant la télévision. Sur M6, un reportage traitait du suicide au travail, enfin plus exactement du suicide du au travail.

24 mai, 2007

Rendez-vous raté ! Doit-on se méfier des roux ?

Un roux célèbre, fierté des roux ! Chuck Norris !

S'il y a bien une chose que je déteste c'est qu'on me plante un rendez-vous. Enfin, la règle étant que tout rendez-vous non décommandé vingt-quatre heures à l'avance est du, rend plus supportable cette discourtoisie.

Ce soir, j'attendais George Killian qui n'est pas venu. Il ne s'agit évidemment pas du vrai George Killian, mais d'un surnom que j'ai donné à ce jeune patient. J'aime bien filer des surnoms à mes patients. Parfois je leurs dis, parfois je les garde pour moi. Comme lui, il est roux avec une barbe courte, je l'ai surnommé ainsi, ou parfois le l'appelle "le roux", comme la chicorée.

Pourquoi est-ce que je donne des surnoms ? Surtout pas par manque de respect, mais plutôt par affection, parce que cela m'amuse. Et puis, je n'en donne pas à tous les patients, mais à ceux qui sont suffisamment typés et rigolos pour cela. Certains ne méritent pas de surnoms et resteront pour moi, madame, monsieur ou mademoiselle. Tandis que d'autres, auront un surnom, qu'ils connaitront le plus souvent, parce que je le révèle facilement.

Pour ceux qui l'ignore, George Killian, est le nom d'une bière rousse brassée par Pelforth. Ben oui, je me suis renseigné : la George Killian n'est pas plus irlandaise que moi. Dans les faits, c'est un coup marketing de la société Heineken, qui en 1972, a sorti cette rousse, en lui collant le nom d'un brasseur irlandais mort depuis longtemps, enfin c'est ce que j'ai saisi. Ceci dit mon patient n'étant pas irlandais non plus, mais solognot je crois (orignaire de Sologne bande d'incultes!), le surnom lui correspond tout de même. Ceci dit, il n'est pas extrêmement roux non plus. D'ailleurs je crois bien qu'il est plus persuadé d'être roux, que les autres ne sont persuadés qu'il le soit. Vous me suivez ? C'est un type qui se croit roux, se vit roux, pense en roux, voit en roux ! C'est une étrange névrose. Mon filleul lui-même, qui le connait, ne le trouve pas roux.Quant à moi, finalement je le trouve juste un peu roux, mais cela m'arrange de le trouver totalement roux, pour pouvoir l'appeler George Killian ! Dans les faits, j'aurais tendance à dire qu'il serait plutôt blond vénitien.

Pourquoi George Killina d'ailleurs ? Et bien, voici quelques années, cette marque de bière mettait en scène, pour représenter la marque, un type roux doté d'ue courte barbe, comme mon patient. Je ne sais pas pourquoi l'image m'a autant marquée, d'autant plus que je ne suis pas amateur de bières, mais dès que je vois un roux à courte barbe, je me dis "tiens on dirait George Killian" ! Comme quoi, j'ai beau me dire carré, je reste hyper réceptif à la publicité !

Car il ne faut pas croire, les roux ne sont pas tous irlandais mais généralement celtes. Quitte à rédiger cet article inintéressant au possible, tentons d'apporter de la valeur ajoutée, et intéressons-nous aux roux et voyons ce qu'en dit Wikipedia, la bible des blogueurs fainéants, champions du copier-coller !

Chicorée Leroux !

"Les personnes rousses (ou roux) sont des individus qui se caractérisent par des cheveux de couleur orangée ("roux") et par une peau très claire, souvent couverte de nombreuses taches de rousseur (ou éphélides). Ceci est dû à l'absence ou la rareté du pigment brun eumélanine et à la présence majoritaire ou exclusive de phaeonomélanine, associées à une distribution particulière des mélanocytes et des mélanosomes dans la peau."

Ne connaissant pas ces mots savants, je laisse à votre sagacité le soin de comprendre ce que je viens de copier-coller ! Mais poursuivons ! Manifestement Wikipedia nous explique que les roux sont des anormaux ou un truc de ce genre, comme les albinos. Moi je ne me prononcerai pas, de toute manière je n'ai rien contre les roux, ni rien pour d'ailleurs ! Je précise que ce jugement vaut aussi pour les albinos, qui ont le droit de vivre. Ceci dit, s'agissant des roux, je rajouterait que j'ai déjà vu de splendides rousses aux yeux verts.

"Chez l'être humain, le roux est une couleur de cheveux rare, plus répandue dans certaines régions et populations, particulièrement en Europe occidentale et septentrionale : on trouve ainsi une proportion élevée de roux en Grande-Bretagne, Irlande, Scandinavie, ainsi que dans les zones de migration privilégiée de ces populations (Amérique de Nord, Australie). L'occurrence de la rousseur est particulièrement forte chez les populations de langue celte, d'où le nom de "gène celtique" utilisé couramment en dermatologie : l'Écosse est ainsi le pays qui détient le plus fort taux de rousseur au monde avec 13% de la population rousse, chiffre auquel il faut ajouter celui de 40% porteuse de ce même gène. L'Irlande vient en seconde place avec une proportion de 10% de la population rousse et un taux de porteurs du gène équivalent (40%). En France, le taux de personnes aux cheveux roux est d'environ 5%."

En gros, j'avais raison de penser, chaque fois que je vois un roux : "tiens ce mec doit être irlandais !". J'ai des intuitions parfois saisissantes, c'est pour cela que je suis le meilleur psy de l'univers entier ! On appelle cela l'empathie. C'est une qualité que l'on recherche chez les psys, vous savez, cette capacité à se mettre à la place de l'autre, de penser comme lui, de voir comme lui, etc. !

Poule rousse ! Irlandaise peut-être?

"Un aspect important dans l'histoire des roux, la symbolique : couleur des fauves, le roux symbolise la force, la vigueur. Couleur du feu, on l'associe souvent - de façon assez prosaïque et sans fondement psychologique, encore moins scientifique - à un tempérament passionné ou a un caractère bien trempé chez les humains."

J'ai eu un copain roux, quand j'étais au collège et je peux vous dire qu'il n'était pas du tout comme cela, sans être très calme pour autant. Donc, je rajouterai pour apporter ma pierre à l'édifice de la science, qu'il y a certes des roux passionnés, mais aussi des roux plus flegmatiques, voire peut-être même des roux entre les deux. Y'a de tout chez les roux donc. Mais reprenons Wikipedia !

"Dans de nombreuses cultures, les roux ont longtemps été considérés avec méfiance voire détestés. Dès l'antiquité, chez les Grecs, les bébés roux étaient tués dès leur naissance, car leurs cheveux, qui faisaient penser aux flammes de l'enfer, étaient signe de malédiction. Chez les Egyptiens, ils étaient le signe de l'appartenance au dieu Seth. Seul Ramsès II, pharaon roux ouvertement rattaché à Seth par sa famille (son père Sethi 1er n'hésita pas à inclure le nom du redouté démiurge dans son nom), fit exception.

Au moyen-âge, ils étaient le signe de lien ou de commerce avec le diable, ainsi que de sorcellerie. Croiser un roux effrayait, car nombreux pensaient également qu'il s'agissait d'un loup-garou. En Roumanie, berceau du mythe des vampires, on se représentait volontiers ces créatures comme ayant les cheveux roux."

Alors là, je ne puis que souscrire à ce que vient d'être dit, enfin avec des bémols bien entendu ! Bon, je ne peux pas dire, que chaque fois que je vois mon patient, je pense que c'est un loup-garou ou qu'il m'effraie, ça non car je l'aime bien, il est très sympa ! S'il ya un truc effrayant chez lui, c'est son boulot, mais ça je ne peux pas en parler ! Mais, comme il m'a déjà planté, et que je peux être prompt à la généralisation, je pourrais ajouter à cette description faite par Wikipedia, qu'on peut aussi se méfier des roux, car ils ont tendance à planter les rendez-vous. Si un jour vous avez rendez-vous avec un roux, alors prenez un livre, au cas où il vous plante.

Quincaillerie Roux à Nantes !

Grâce à moi, vous en connaissez déjà un peu plus sur les roux, et la prochaine fois que vous en croiserez un, vous ne serez plus tenté de l'asperger d'eau bénite ou de vouloir le bruler comme sorcier, car vous saurez que ce n'est pas un possédé mais simplement un individu normal, comme vous et moi, enfin presque, sauf qu'il a un putain de gène, qui lui donne cette couleur de cheveux.

D'ailleurs, vous seriez très méchant de vous en prendre à un roux, car les roux souffrent. et en disant cela, je ne plaisante pas mais j'exprime un phénomène connu. Du fait de ces légendes persistantes, attribuant aux roux des caractéristiques fantaisistes, il existe toujours une attitude de rejet plus ou moins importante vis à vis des roux. On peut aussi estimer que du fait, de la relative rareté de cette teinte de cheveux, les roux puisse vivre cela comme une sorte de handicap. Tout ceci peut sembler idiot mais c'est une réalité.

Ainsi, en tapant juste "complexe roux" sur Google, j'ai obtenu des résultats étonnants, dont l'accès à un forum dédié aux complexes d'un garçon roux sur doctissimo.fr, qui se demande si sa couleur de cheveux n'est pas un handicap vis à vis des femmes. C'est ainsi, qu'alors que la dysmorphophobie (laideur imaginaire) est généralement une pathologie plutôt féminine, on l'observera aussi souvent chez les hommes roux.

De fait, beaucoup de personnes rousses, ont vécu des brimades durant leur enfance ou adolescence. Alors plutôt que de vous moquer d'eux, aimez les roux ! Les roux méritent aussi votre respect ! Voilà ce que je pouvais dire des roux.

Mais revenons à nos moutons. J'ai donc eu mon rendez-vous de dix-huit heures avec une jolie blonde sympathique, puis ensuite, à dix-neuf heures, j'avais George Killian, qui est très sympa aussi, mais moins joli à regarder. Je n'entends pas par là, qu'il est moche, et je n'entends pratiquer aucune discrimination anti-roux en exprimant ceci, comme vous l'aurez compris en lisant ce que j'ai écrit plus haut. Mais simplement, mon truc étant les femmes, je préfèrerais toujours une jolie blonde à un roux, fut-il athlétique. J'ai beau être ouvert d'esprit, les mecs c'est pas mon truc ! Qu'ils soient roux, blonds, bruns ou châtains.

Camping Roux **** à Cavalaire !

Donc, à ma montre qui donne l'heure exacte, relayée par ma pendulette trônant sur la table basse, qui donne aussi l'heure exacte, je m'aperçois qu'il est dix-neuf heures. Normalement, George Killian aurait du sonner, tout fébrile à l'idée de bénéficier de ma sagesse immense ! Mais là, que dalle. J'attends quelques minutes, et je me dis qu'il sera encore en retard ! Je garde ma patiente encore vingt minutes, parce qu'elle est sympa et jolie comme je vous le disais précédemment. Puis, devinant qu'il ne viendra plus, je stoppe la séance et je descends boire un coup en terrasse pour profiter du soleil couchant en emportant le chouette bouquin que je lis en ce moment.

A vingt heures pétantes, je réintègre mon cabinet, pour recevoir ma dernière patiente de la journée, qui est jolie et sympa aussi, et en plus, toute aussi rousse que George Killian. Je pense même qu'elle est bien plus rousse que George Killian. C'est rigolo, statistiquement parlant, les roux ne représentant en moyenne que sept pour cent de la population, de faire un doublé de roux en fin de journée. Je n'ai pas vu George Killian, qui en plus, n'a pas daigné m'appeler pour s'excuser platement.

Qu'il se rassure, je ne lui en veux pas. C'est finalement assez sympa de percevoir des honoraires pour boire un coup en terrasse. En plus cela permet de faire un article sur les roux et vosu conviendrez que le sujet est hasardeux et guère facile à traiter.

Néon publicitaire George Killian, pour égayer votre salon avec classe !

Merde !!! I apologize !

L'attraction de Genève : le jet d'eau ! Carte postale 60's

Merde, j'écris ce que je pense et je ne fais pas gaffe ! Mon service de stats, vient de m'indiquer qu'un suisse venait de se connecter de Zurich à 15h41mn19s ! Après ce que j'ai dit de la Suisse ! En plus il est de Zurich, en pleine Suisse alémanique, comme on dit, la plus grande ville de la confédération !

Zurich !

Oui, dans l'article intitulé "Gros con", crétin hâbleur que je suis, j'écrivais ceci :

"Imaginez une France peuplée d'experts-comptables, quelle chouette vie ! Encore qu'il doive bien exister des experts-comptables sensibles ! Ce serait la Suisse en plus grand, qu'est-ce qu'on rigolerait, au moins autant qu'à Genève !"

Alors, je tenais à préciser à mes chers lecteurs suisses, puisqu'il y en a, que je n'ai absolument rien contre la Suisse ! Bon, ceci dit, ils admettront, que côté fun, leur pays, par ailleurs très joli et très propre, ne se situe pas dans le top five ! Faut être Alain Delon ou Ingvar Kamprad, le roi du meuble vilain et nordique, ou tout autre gros contribuable vivant dans un état socialiste pour s'expatrier en Suisse, ou gros mangeur de chocolat, ou encore amateur de coucous, voire de montres. Bon les suisses, sans rancune, c'est toujours pareil, on ne peut pas tout avoir, et le secret bancaire et la fun-attitude !

En gros, souvenez-vous qu'en Suisse, c'est comme partout, y'a du bon, et du moins bon. Par exemple, c'est un peu comme la Rhur, c'est super pour les affaires, mais moins pour les vacances ! Où Foug qui est super pour les balades en forêt (nuit de la chouette) ou bien la visite de l'usine désaffectée Pont-A-Mousson (s'adresser à Laurence pour les visites et ne pas oublier de lui donner une pièce, faut bien qu'elle mange, ne la contraignez pas à mendier ou à voler!), mais super pour rien d'autre. Bref, je vous le rappelle, y'a du bon et du moins bon partout, rien n'est tout noir, rien n'est tout blanc, voilà quelle sera la pensée du jour ! C'est à méditer !

Artisanat suisse, très différent de l'artisanat Hualapaï, les suisses étant très doués en coucous, mais moins bons en bijoux de turquoise !

Ceci dit qu'ils se rassurent, de notre côté du lac, c'est pas géant non plus, mais ça reste un tout petit peu plus rigolo que chez eux et en plus c'est moins cher, surtout pour la viande. Ceci dit, vue de Suisse, la France restera toujours un endroit fou, puisque c'est de notre côté que sont les casinos dans lesquels ils allaient jouer. Evian, fut longtemps Las Vegas pour les suisses ! Hélas pour nous, depuis 2001, les casinos sont autorisés en Suisse, qui en possède déjà 19. Putain, ils nous rattrapent ! Sur que dans moins de dix ans, au rythme ou ils vont, il nous font un skywalk au dessus du lac de Genève ! Voilà, j'espère que j'aurai évité un conflit diplomatique avec la Suisse ! Un jour prochain, je vous parlerai du Royaume de Belgique et du Québec et aussi de la Peugeot 305, parce qu'un de mes lecteurs, que je connais bien, souhaite que j'y consacre un article.

Le casino d'Evian !

Par contre, s'il y a bien un truc super avec la Suisse, et cela, je l'ai toujours constaté, c'est qu'il suffit qu'on prononce le nom de ce pays, pour enflammer tout gaucho qui se respecte ! Suisse, Suisse !

Si c'est pas mignon !? Un petit coin sympa ! Un nid d'amour !




Voici déjà quelques temps, que je saoule mes lecteurs avec mon futur établissement dans le Nevada. Mes recherches m'avaient emmenées du côté de Manhattan, comté de Nye, dans l'état du Nevada. Et j'avais jeté mon dévolu sur une belle station essence ! Outre le fait, qu'on n'y trouve pas grand monde, donc personne pour vosu faire chier, je trouvais aussi l'endroit sympa du fait de son nom, qui m'aurait permis de berner ma chère épouse, en lui assurant qu'on allait vraiment s'installer à Manhattan. Comme elle adore New-York, et moi beaucoup moins parce que je trouve cette ville oppressante à la longue, elle n'y aurait vu que du feu !

Ce n'est qu'une fois arrivés sur place, alors que nous aurions été occupés à chasser les serpents à sonnette hantant notre petit nid d'amour ("The Phil's Garage"), que nous aurions pu nous enfin engueuler ! Et là, impérial, et de totale mauvaise foi, je lui aurais jeté à la face : "Et alors, de quoi tu te plains, je t'avais dit Manhattan, et on y est non ? Parce que toi tu t'imaginais jouer la belle sur Park Avenue ? Ca c'est bien les gonzesses, toujours à se plaindre et à vouloir plus ! Putain, j'aurais du m'engager dans la légion étrangère, j'aurais eu une vie d'aventure ! Tu sais quoi ? Par ta faute, je ne suis pas devenu le héros que j'aurais du être ! Et maintenant, que je pense un peu à moi, et que je pars àl'aventure, toi tu me réponds béton et gratte-ciel ! Ma pauvre, tu es bien une femme !".

Elle se serait vie rangée à mon avis, car aussi coléreuse soit-elle, elle a compris que j'avais toujours raison, même si mes motivations ne lui apparaissent pas toujours clairement. Je pense qu'elle m'admire sécrètement, même si ce n'est pas aussi secret que cela, puisque chaque jour, je vois dans ses grands yeux noirs, une lueur qui confine à la dévotion. Mais assez parlé de mon épouse.

En réalité, j'ai révisé mes plans. D'une part, m'enterrer à Manhattant, ne me plait plus tellement car je risque de me faire chier. Et puis, les hivers sont rudes et je ne m'imagine pas aller fendre du bois pour le brûler dans ma grande cheminée. Et puis, si je suis bien sur le roi de la croutonnade, que j'aurais pu proposer aux clients, je ne suis pas si bon que cela en mécanique. Je connais fort bien la théorie, mais je ne suis pas très bricoleur. Alors, tenir un garage bof et une station-service encore moins. Se coucher le soir avec les doigts qui sentent l'essence, beurk !

Mais, j'ai tout de même trouvé mon petit paradis. Il s'agit de Rosie's Den, un café situé sur la highway 93 dans l'Arizona, à environ 70 kilomètres de Las Vegas. Vous sortez de Vegas, direction Hoover Dam, le grand barrage, vous êtes sur la 93, vous continuez tout droit en direction de je ne sais plus où, de toute manière, il n'y qu'une route, la 93, et vous ne pouvez pas rater Rosie's Den. Une année, j'avais voulu m'y arrêter mais on était en retard, et cette année, je l'ai fait, j'ai testé cet endroit paradisiaque, animé par une équipe souriante !

L'endroit planté en plein désert, à peine agrémenté de Josuah's trees, le cactus local, est suffisamment éloigné de tout pour me convenir, mais suffisamment proche de la civilisation pour me plaire en cas de blues. Un coup de pick-up, un vieux Ford F150 rouillé à la mode Hulapaï et, Vegas me voilà !

Deux bons potes à moi !

En plus l'endroit est sympa à exploiter. Il y a l'activité de café restaurant qui pourrait convenir à mon épouse qui est très bonne cuisinière, et qui saura, à n'en pas douter, exceller dans la préparation des scramble egs, des french toasts et de la lavasse qui tient lieu de café là-bas. Je suis sur qu'elle pourrait s'y épanouir. D'ailleurs quelle femme refuserait une telle situation ? Imaginez-vous, patronne d'un superbe restaurant !

Mais le côté encore plus sympa, c'est que sur la droite de l'établissement, il y aussi un super stand vantant et vendant toutes les merveilles artisanales de la région, bien sur produits par les Hualapaï, chez qui je finirai par me faire plein de potes avec qui je pourrais aller boire le Jack Daniel's !

Je m'imagine bien, la peau tannée par le soleil, la clope au bec, le stetson au raz des sourcils, un voeux tee-shirt Texaco décoloré par le soleil, la Winchester 30-30 calée sur mes genoux, sur mon rocking chair, attendant le client. Près de moi, des bijoux en argent et turquoise, magnifiques couvertures, statuettes d'ours et d'antilopes, et tout un foutoir indéfinissable, attendraient le chaland. Deux, trois clients par mois, mon chien Xavier pour me tenir compagnie, un petit bâtard hargneux couturé de cicatrices à force de se battre avec les chacals, ce serait vraiment la belle vie !



Un intérieur d'un luxe inouï !

Pour voir où se situe ce très bel établissement, cliquez ici !

23 mai, 2007

Gros con !

Gros-con.fr

Dans le dernier article de son excellent blog, Quitter-la-sécu, Laure Allibert explique qu'elle est allée poster un commentaire sur le site, disparu depuis, débat-sarkozy.fr. Dans cet article, en bonne monomaniaque, Laure demande quand Nicolas comptera-t-il mettre fin au monopole de la sécurité sociale. J'ai été intéressé par les commentaires suscités par sa question. Ce dernier, notamment m'a interpelé :

"hmmm... il ne faudrait pas oublié de mettre ne place un système tres stricte pour cela car imaginé qu'ils mettent u nsystème a la bonus/malus et je trouverais ca anormal. On ne choisit pas sa santé. Par contre il me semblerait justifié de d'indéxé le prix sur les risque que l'on fait prendre a son corps. En effet, un fumeur, un alccolique devrons etre plus taxé ou avec des proposition d'aide a la desintoxication. Par contre une personne obèse l'est souvent a cause de son patriimoine génétique, de même pour les cardiaque,... bref, je trouve que cette idée est bonne mais elle doit se faire dans un cadre strict et doit incité les gens a faire attention a ce que leur a donner dame nature."

On sent là, toute la beaufitude et la méchanceté du con de base. Allez hop, à peine parle-t-on d'assurance privée que notre gros naze, y va de son couplet faussement responsable, signifiant qu'il veut bien mutualiser ses risques à lui, mais que surtout il ne veut pas que ses cotisations puissent aussi servir à assurer les risques d'autrui.

Cet âne bâté, quoique ce soit injurieux pour les ânes, nous explique tout de suite, qu'il est contre le système de bonus-malus, parce que l'on ne choisit pas sa santé mais que par contre, il n'a pas envie de payer pour ceux qui font prendre des risques à leurs corps. Son principe est donc, qu'il faut rembourser le coût de ses maladies à lui, parce qu'elles sont le fait du manque de chance, tandis qu'à l'opposé, il existerait des gens qui provoquent eux-mêmes leurs maladies, qu'il n'a surtout pas envie d'aider.

Curieusement, peut-être parce qu'il est gros, il précise toutefois que l'obésité pourrait être due à un patrimoine génétique déficient. C'est assez amusant, car on pourrait, suivant ses réflexions de gros nul, imaginer que si l'on est gros, c'est peut-être effectivement du fait de son patrimoine génétique, mais aussi parce que l'on mange, car on ne fabrique pas de gras en buvant de la Badoit et en se nourrissant de pommes. Comme on a coutume de le dire, et c'est sans doute une réalité, durant la dernière guerre, il n'y avait pas de gros, à moins de bénéficier des largesses clandestines du marché noir, d'avoir un bon pote dans une kommandantur ou encore, d'être proche des occupants de l'hôtel du Parc à Vichy.

Les poncifs ont la vie dure, puisqu'il semble qu'on puisse tout excuser, sauf les dépendances, face auxquelles, on reprochera toujours aux gens un manque de volonté. La volonté semble donc être la recette miracle. J'ai curieusement, dans ma clientèle, beaucoup d'artistes. Je parle de vrais artistes, pas d'intermittents à deux balles. La plupart ont été toxicomanes et alcooliques. Pourtant, et je pense aux musiciens particulièrement, s'exercer à la guitare durant six à huit heures par jour, nécessite aussi une forme de volonté que d'autres n'auraient pas. La volonté, recette magique de tous les paranoïaques et obsessionnels-compulsifs de la planète, reste vraiment la panacée ! Gros, idiot et expéditif, un peu plus et j'aurais pu imaginer que ce commentaire avait été écrit par Xavier Bertrand. J'imagine toutefois que notre ex-ministre de la santé aurait mieux écrit.

Alors, y aurait-il une personnalité disposant aux dépendances et de ce fait, un véritable substrat neurobiologique, servant de terrain prédisposant ? Sans doute que oui. Psychologiquement, on sait que les personnes dépendantes, sont en général sujettes à l'anxiété, en même temps qu'elles disposent d'une grande sensibilité. Peut-être est-ce le revers de la médaille quand on est créatif, que d'être aussi dépendant ?

Alors oui, si l'on suit, les raisonnement des Monsieur Gros-Con, et que l'on veuille diminuer les risques, j'imagine que l'on pourrait ne plus assurer les gens sensibles pour ne garder que les gens sérieux, obsédés du contrôle et totalement prévoyants. Imaginez une France peuplée d'experts-comptables, quelle chouette vie ! Encore qu'il doive bien exister des experts-comptables sensibles ! Ce serait la Suisse en plus grand, qu'est-ce qu'on rigolerait, au moins autant qu'à Genève ! On interdirait aussi la moto, les voitures de sports, et le sport lui-même, parce que cela fait courir des risques aux gens et qu'ils mettent leur intégrité physique et leur santé en jeu.

Et on aurait tous la même voiture, par exemple une Renault Scenic 2, parce que c'est un véhicule rationnel ! Et encore, en diesel, dès fois qu'on soit tenté de faire les fous avec un moteur essence ! Et on ne prendrait que des modèles gris métallisés, parce que c'est bien connu, qu'une voiture rouge incité à jouer les kékés ! Et on limiterait la vitesse à 30km/h en ville et à 50km/h sur autoroute. Et en plus, on n'aurait pas d'autoradios dedans ! On vivrait tous vieux et cons, comme ce pauvre type !

Monsieur Gros-Con, en tant qu'assujetti à la sécurité sociale, ne perd pas ses réflexes étatistes, puisque dès le départ, il prévoit dans sa petite tête de bovidé, une assurance unique mais privée dans laquelle il trouverait son plaisir : on remplace donc notre bonne vieille sécu par une autre sécu toute aussi chiante. Dans la réalité, le bonheur de l'assurance privée, c'est la concurrence, et le fait qu'ils puissent y avoir de multiples propositions de contrats. Après tout, on peut bien, dans un système purement libéral, avoir une assurance "peines-à-jouir", qui garantira uniquement les gens modérés en toute circonstances et conducteurs de Renault Scénic 2. Comme cela monsieur Gros-Con, qui ne fume, ni ne boit, aura son assurance à lui !

5% sur votre prime d'assurance, si vous roulez là-dedans !

Dans les faits, ce qui me plait dans un système d'assurance vraiment privé, c'est qu'il soit soumis à la saine gestion du privé, sans être parasité par des accords nauséabonds avec les fameux partenaires sociaux, qui ne représentent que les fonctionnaires, ou encore phagocyté par je ne sais quel énième plan-santé, dans lesquels, les élus locaux, souvent président de l'hôpital de leur commune, perdent de vue la saine gestion pour entrer de plain pied dans des motivations électoralistes. Il s'agit donc d'un simple système d'assurance classique dans lesquels TOUS les risques sont garantis, à l'instar des assurances habitation ou automobiles, et non de systèmes mafieux, dans lesquels on exclurait certains risques, ce qui reviendrait à ne garder que des bien-portants (cadres âgés de 20 à 35 ans par exemple), à l'exclusion du reste, ce qui ne serait plus de l'assurance. C'est quelque chose que l'on sait faire depuis bien longtemps, puisqu'il existe une pléthore de mutuelles extrêmement efficaces fonctionnant parfaitement bien proposant des garanties à tous les tarifs. Dès lors, libre à un jeune pétant la forme de ne choisir qu'un module de base, tandis que quelqu'un de plus pagé préfèrera être mieux couvert.

Enfin, il est amusant de constater que les gens ne voient toujours pas l'origine du déficit abyssal de la sécu. Ils pensent toujours à tort, que c'est du fait des vrais malades, sans jamais impliquer d'autres comportements abusifs, qu'il s'agisse des individus consultant pour tout et n'importe quoi, s'arrêtant à tout bout de champ, des médecins toujours prompts à prescrire, ou encore des erreurs de gestion manifeste. Si notre bonne vieille sécu, n'avait eu qu'à garantir ceux qui en ont vraiment besoin, nul doute qu'elle fonctionnerait encore.

Ce genre de commentaires permet de constater que sous des abords libéraux, les socialistes de droite, adeptes d'une société sans failles, sont toujours actifs. Opposés à la gauche qui serait ultra-permissive, on a le réflexe du "Tous-en-rang-les-uns-derrière-les-autres".Comme le disait si bien Barbey d'Aurévilly, immense écrivain et vieil anar de droite, à part les prêtres, les militaires et les poètes, le reste de l'humanité est vraiment faite pour le fouet. Ce genre de commentaires permet de constater que sous des airs de libéralismes, les

En plus, quand on voit la syntaxe et l'orthographe de Monsieur Gros-Con, il est vraiment permis d'avoir des fantasmes eugénistes. Moi, dans le système d'assurance que j'attends, je préconiserai une surprime pour les gros cons ainsi que des garanties réduites. Après tout, ils n'avaient qu'à naitre intelligents ! Ci-dessous, voici la tirade sur "les salauds de pauvres" dans le film d'Autant-Lara, La traversée de Paris, pour illustrer cet article. C'est exactement ce que m'a inspiré le délire pusillanime et méchant de ce pauvre type.


La traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, 1956
"Qu'est-ce que vous êtes venus foutre sur terre, vous n'avez pas honte d'exister ?"

22 mai, 2007

Les progrès de l'Empire du Bien !

Marilyn Monroe au Sand à un concert de Sinatra

L’empire du bien progresse d’année en année. De plus en plus on veut notre bien, alors même que nous n’avons rien demandé. Comme disait Coluche, que je n’appréciais pas plus que cela, en parlant des gardiens de la paix : « au lieu de la garder, il ferait bien de nous la foutre ». Il en est un peu de même des politiques, qui pour justifier les prébendes monstrueuses, qu’ils prélèvent sur nous, se sentent obligés, au fur et à mesure, d’inventer de faux problèmes, pour cautionner leur présence, leur utilité mais surtout, leur cupidité. Le monde pourrait être simple, mais il est compliqué parce que certains le veulent ainsi. La complexité leur permet d’exister.

A ceci, s’ajoute aussi la place de l’enfant, petit crétin improductif, de plus en plus prégnante dans nos sociétés de vieux. Car il n’y a que des sociétés de vieillards, pour faire autant de place aux enfants, en leur accordant tous les droits, tel un papy gâteau regardant ravi, son petit-fils et lui permettant tout et n'importe quoi. Je n’ai rien contre les enfants, à ceci près qu’on préfère les siens plutôt que ceux des autres, et que j’admets que s’il y en a de charmants, il y en a aussi beaucoup, que je trouve laids et passablement bêtes. C’est ainsi, je n’ai pas la religion de l’enfant, qui selon moi, ne mérite généralement pas plus de droits, que nous les adultes, sauf à admettre que notre droit à vivre et à produire, ne doit s’exercer que pour contenter ces petits êtres insatiables. Qu'ils soient, du fait de leur fragilité, soumis à une protection spécifique, en matière de moeurs notamment est légitime, qu'ils nous empêchent de vivre par leur simple présence, devient de la tyrannie. Je me souviens par exemple de Robert, qui a une terrasse de restaurant, s'est abstenu de fumer parce qu'il y avait deux enfants à la table derrière la notre. Et donc ? Si cela les emmerde, et si leurs bronches ont tant de valeur, qu'on les parquent dans une salle de Mc Do avec un Happy Meal ; là-bas ils ne seront pas dérangés par la clope !

Un enfant, n’est ni un adulte en réduction, ni, surtout pas, un petit être candide et pur, à qui il faut tout donner. Non, ce n’est qu’un adulte en devenir qu’il faut socialiser. En psychologie, cela s’appelle l’élevage des jeunes.

La première année que je suis allé à Las Vegas, en 1993, la ville méritait encore un peu son surnom de « Sin city », la « ville du péché ». Sa réputation, n’était bâtie que sur le jeu, la prostitution, et le vice en général. Cette enclave de quasi non-droit, avait permis à des voyous, rejetés partout, de prospérer, et finalement d’atteindre une forme de dignité,. C'était finalement une expérience de réinsertion sociale extrêmement novatrice, permettant de constater qu’un mauvais garçon de Chicago, pouvait se révéler finalement, être un citoyen respectable, une fois au soleil et dans un cadre plus permissif. Forme de « cour des miracles » moderne, c’était un lieu de relâchement, toutefois suffisamment policé pour qu’il n’y ait aucun risque. La société des voyous, c’est bien connu, a aussi besoin de règles, les siennes, pour prospérer. Et puis, tout voyou cherche au fond de lui à devenir un bourgeois respectable, ce sont les moyens qu’il utilise pour y parvenir qui sont moins respectables pour les autres bourgeois.

Sa fonction sociale était importante car elle permettait à tous les individus, stressés et parfois trop sous contrôle, de venir se soulager. En tant, que capitale de la débauche, parfaitement contrôlée, elle était sans doute pour le système, une forme de soupape évitant la montée de la pression. C’était l’époque où la devise de la ville, était : « What happens in Vegas, stays in Vegas », ce qui signifie, que ce qui arrive à Vegas, reste à Vegas. A l’instar des compagnons de beuveries, les vrais, les bons, sont effectivement toujours ceux qui ne vous rappelleront jamais ce que vous avez fait quand vous étiez saouls, ou pire, se permettront un discours moralisateur.

L’existence de Las Vegas avait sans doute une vraie fonction thérapeutique dans un monde trop normé, trop contrôlé où l’état est partout et la judiciarisation des rapports humains en passe de tout dévorer. Sans doute que l’Internet, comme le fut le Minitel chez nous, bien avant, a un peu les mêmes fonctions, pouvoir sinon être un autre, du moins tenter d’être vraiment soi-même, quelques temps, sans contrôle. Un monde trop policé, trop ordonné, finit toujours par craquer aux entournures, comme un système mécanique dont les pièces seraient montées sans un jeu nécessaire : toute contrainte un peu forte finit par le faire exploser.

Publicité pour un service d'"Escort-girls" sur le Strip

C’était une époque ou le Dunes, accueillait les clients. En face, le Sand dressait fièrement sa tour ronde, pas encore démolie pour être remplacé par le Venetian. On pouvait encore assister à un spectacle au Copa Room, salle mythique, dans laquelle le Rat Pack, la bande de copains animée par Sinatra, se produisait dans les années cinquante. Les centres commerciaux, n’existaient pas encore, et vous n’aviez que quelques boutiques dans les hôtels. Les vendeuses étaient généralement d’anciennes show-girls, rattrapée par l’âge, recyclée dans la vente au détail, beautés fanées devenues touchantes, encore capable d’un sourire ravageur quand elle vous appelait «Honey ».

Pourtant, on sentait que quelque chose allait changer, puisque c’était l’année ou l’Excalibur, casino géant en forme de château de conte de fées fut inauguré. A cette époque, personne n’a pris en compte ce que ce bouleversement architectural signifiait pour la ville. Le château de la Belle au bois dormant, au pays des putes, aurait du donner l’alerte. Qui de la candeur ou du cynisme allait gagner ?

J'avais eu le coup de foudre pour cette ville bâtie au milieu de nulle part. C'était un véritable espace de liberté, un no man's land, un des rares endroits de la planète où l'on vous foute la paix. Et pourtant je ne suis ni joueur, ni amateur d'escort girl, juste amoureux de la liberté. J'avais tellement apprécié la ville que je m'y suis même marié. Cela m'a évité la prise de sang requise en droit français pour se marier, la mairie obligatoire, et surtout le portrait de notre voyou national, comme dans les dictatures, accroché au dessus de l'estrade où monsieur le Maire aurait officié !

Ensuite la ville s'est modifiée, les autres géants sont nés, et les anciens casinos ont été rasés. Petit à petit la ville a changé, sans que l’on n’y prenne garde. Le Sands, le Dunes, le Maxim's ont disparu. En janvier 2006, le Boardwalk, a été dynamité. Le Boardwalk était une institution, d’une part parce qu’il était extrêmement bien placé sur le Strip, et que son buffet était ouvert 24h /24h, mais surtout parce, qu’avec « seulement », sept cents, chambres, il avait la réputation d’être familial. C’était un survivant, un petit établissement, coincé entre les gigantesques Monte-Carlo et Bellagio, doté d’un côté bon enfant, avec son casino accessible directement du Strip et ses boutiques un peu cheap. Dans peu de temps, à sa place, sera édifié, Center-City, le plus grand projet immobilier actuel aux Etats-Unis.

En novembre 2006, cefut au tour du Stardust, de disparaître, après quarante-huit ans de bons et loyaux services. Ce fut lors de son ouverture le plus grand hôtel du monde et son enseigne gigantesque, agrémentée d’étoiles, était un repère sur le Strip. Dans le même temps, le Westward Ho, qui lui était contigu a aussi été dynamité. Bientôt, ils seront rejoints dans le cimetière des casinos, par tous les grands anciens. Le prochain sur la lite, sera le Riviera, juste en face, établissement dans lequel on a tourné le film « Casino ». Viendront ensuite le tour, du Sahara, dans lequel le King se maria, puis du Circus-Circus, et enfin du Tropicana puis du Frontier. Ne resteront de ces endroits mythiques, que leurs noms qu’ils donnèrent aux avenues lorsqu’ils furent construits.

Implosion du Stardust

En décembre 2006 enfin, a été voté le Nevada Clean Indor Air Act, créant une interdiction de fumer dans les lieux publics, autre que les espaces dévolus au jeu. Ces interdictions s'accompagnent d'un arsenal répressif ainsi que d'un encouragement à la délation. Bien entendu, tout ceci s’est fait au nom des enfants qu’il faut protéger des fumeurs (Tobacco free kids). Avant, tous les établissements possédaient des espaces fumeurs et non fumeurs, maintenant, tout est devenu non fumeur. On pourrait se demander, ce que viennent faire des enfants dans une ville, dont la réputation a été bâtie sur le jeu et la prostitution ? Quoiqu’il en soit, c’est ainsi, l’empire du bien prospère et Las Vegas s’affadit. Ceci dit, le Shérif de Clark County, comté dans lequel se situe Vegas, a décidé que sa police ne s'occuperait pas de cela, car il jugeait la mesure stupide, eu égard à la spécificité de la ville.

Affiches dans les établissements recevant du public

La ville soucieuse de ne plus exclusivement dépendre du jeu, a décidé de se transformer en une sorte ce parc d’attraction gigantesque, afin de recevoir des familles. Eventuellement, papa pourra un peu jouer le soir, tandis que maman, pourra faire les boutiques. Quant aux petits, ils auront aussi leurs loisirs. Las Vegas entend devenir la première destination mondiale pour le tourisme.

Le dernier soir, tandis que je marchais sur le Strip, et qu’il devait être un peu plus de minuit, j’ai été heurté par quelque chose. Je me suis retourné pour constater que c’était une poussette.

Lorsque les enfants prennent le pouvoir passé minuit dans une ville, lorsqu’au nom de leur santé, donc je me contrefous totalement, on y interdit de fumer, une ville ne peut plus décemment mériter le nom de « Sin City ».

Mais rassurez-vous, en février 2007, ce sera pareil à Paris. Où faut-il donc que j'aille pour qu'on me foute la paix ? Macao peut-être ?

Ceci dit, comme je vis dans un système stupide géré par des crétins, il y a une chose qui me rassure. Moi, qui, en tant que mâle blanc hétérosexuel chrétien, ne privilégiait d'aucune protection particulière, puisque ne faisant pas partie d'une minorité quelconque, tout ceci va changer. Bientôt, en tant que fumeur, je pourrais arguer d'un harcèlement anti-fumeur et bénéficer dans un proche avenir de lois rien que pour moi. Un système qui décrète en même temps, le bien de tous, et le bonheur de chacun, n'a décidémment aucune logique. Ce n'est qu'un monstre à deux têtes, hésitant sans cesse entre une logique procédurière aveugle et un sentimentalisme idiot.

Quant à ceux que la fumée gêne à Las Vegas, il y a aussi les villes d'eaux qui sont très bien ! En plus, soyez assurés que je ne viendrai jamais vous déranger avec ma fumée à La Bourboule ! Pour ceux qui apprécient ce que fut Las Vegas, visitez ce site !

Enseigne du Pioneer Club toujours en place : Ouh la vilaine cigarette !

20 mai, 2007

La pintade de Las Vegas !

Parc du Flamingo vu du 25ème étage !

L'hôtel Flamingo, n'est pas le plus bel hôtel de Las Vegas, même si ses trois étoiles vous garantissent un confort au-dessus de tout soupçon. C'est surtout un hôtel-casino typique d'un Las Vegas, qui disparait au fil des ans, une ville dédiée au jeu et non pas le Dysneyland qu'elle devient peu à peu.

Implanté, directement sur le Strip, nul besoin de traverser de grandes étendues pour rejoindre sa chambre comme au Caesar's Palace ou au Bellagio. Il suffit de rentrer directement dans le casino, puis de le traverser, pour retrouver les ascenseurs desservant les trente étages de l'établissement.

Le Flamingo dans les années cinquantes !

Initialement créé en 1946, par le célèbre mafieux Bugsy Siegel, le Flamingo, offrait à l'origine 90 chambres, alors qu'il en dispose aujourd'hui de 3500. Dans le parc de l'hôtel, existe un stèle sur laquelle figure un médaillon de bronze représentant Bugsy Siegel.

Justement, le Flamingo, se distingue de ses concurrents par ce parc magnifique, offrant plusieurs piscines, mais aussi des allées et sentiers. Des cours d'eau et cascades artificielles, apportent une fraicheur agréable à toute heure du jour. Le tout est planté de palmiers et d'autres essences méditerranéennes, et fort bien entretenu. Dans ce parc, déambulent différents oiseaux. On notera bien sur un groupe de flamands roses, puisque c'est l'emblème de l'hôtel ! A côté de ces hôtes prestigieux, figurent quantité d'autres oiseaux, ibis, canards, cygnes, etc. Jusqu'à une date récente, on pouvait même admirer des pingouins, pour lesquels l'hôtel avait aménagé une plage réfrigérée ! Ils ont été donnés au zoo de San diego.

A côté de ces oiseaux d'ornement classiques, figure une autre espèce que j'ai eu la surprise de trouver, puisqu'il s'agit de pintades ! Moi qui avais quitté la France, juste après l'élection de Sarko, Ségo m'a poursuivi jusque dans le Nevada !

Bien sûr, il ne s'agit pas de pintades communes mais de pintades vulturines (acryllium vulturinum), dotées de couleurs somptueuses. Comme il fallait s'y attendre, l'oiseau est joli, assez familier, mais d'une connerie à toute épreuve. Jetez-lui une morceau de pain, et le temps que l'information remonte à son cerveau, n'importe quel moineau le lui aura piqué.



Encore une fois, avec "pintade vulturine", je vais me retrouver propulsé dans les sommets de Google !

Bugsy Siegel, qui avait prévu pas moins de sept issues de secours dans sa suite du Flamingo, fut finalement assassiné dans sa villa de Beverly Hills le 20 juin 1947. Le crime ne paie pas !

Doigt dans le cul, pain noir et fromage sec ! La soumission à l'autorité !

Posture de soumission

Selon la définition de Doron et Parot, dans leur Dictionnaire de Psychologie (PUF), l'autorité est « l'influence potentielle sur une ou plusieurs autres personnes. Cette influence s'exerce sur la cognition, les attitudes, le comportement, les émotions et leur expression ».

Cette autorité peut se fonder sur la compétence, sur un système de récompenses et de sanctions ou encore sur la légitimité c'est à dire l'acceptation de traditions et de valeurs.

En latin, « Auctoritas » est de façon générale ce qui augmente la confiance. L' « Auctor » est celui qui oriente, qui soutient une chose et la développe. C'est celui qui donne un sens, une finalité à l'action d'un groupe. L’autorité avant d’être une notion de psychologie sociale est avant tout une notion politique et juridique.

Se soumettre à l'autorité, c’est entrer dans un processus d’obéissance en se mettant dans un état d'interdépendance vis à vis d'autrui en établissant par exemple un quasi lien de vassalité du type : « Je te sers, tu me protèges ». C'est se mettre sous influence, se déconnecter de son contrôle interne pour déléguer l'orientation de ses propres conduites (comportements, pensée, sentiments) à un contrôle et une finalité externe.

On parle de soumission à l'autorité lorsqu'un individu change de comportement afin de se soumettre aux ordres émanant d'une autorité perçue comme légitime. Lorsque l'on parle de soumission en psychologie sociale c'est pour faire référence au comportement de quelqu'un devant une exigence visant à obtenir de lui soit une approbation, soit un comportement, soit un changement cognitif ou perceptif, l'exigence, implicite ou explicite, pouvant provenir d'un individu ou d'un groupe. C’est donc une forme d’influence sociale !

Différentes caractéristiques de cette forme d'influence sociale :
  • Elle se situe toujours à un niveau interindividuel (conformisme et innovation sont des phénomènes intragroupes) ;

  • Elle implique un statut différent entre la source et la cible d'influence : un rapport hiérarchique ;

  • La pression de la part de la source d'influence est explicite : il y a volonté d'influencer.

Ainsi la soumission à l’autorité, n'est pas la formation de norme par un groupe (normalisation), ni même l'adoption de normes d'un groupe par un individu (conformisme).

Enfin, la soumission est une attitude ritualisée, appelée obéissance, que prend un individu subordonné en face de l'autorité.

L’expérience la plus saisissante, en matière d’autorité, fut celle de Milgram, chercheur américain en psychologie sociale, en 1964. Milgram souhaite déterminer jusqu'où les individus peuvent aller dans des actes odieux, simplement parce qu'une personne hiérarchiquement supérieure le leur a demandé. (Soumission à l'autorité, Stanley Milgram, Calmann-Lévy).

Stanley Milgram

Les participants sont recrutés par petite annonce. Au moment où un participant arrive au laboratoire, on lui explique que la recherche porte sur le rôle de la punition dans l'apprentissage. En même temps, un compère connaissant le but de l'expérience se présente.

Par un tirage au sort truqué, on détermine que le compère jouera le rôle de l'élève et que le participant naïf jouera l'enseignant.

La tâche de l'enseignant est de faire apprendre une liste de mots associés (ex : ciel-bleu) à l'élève puis à l'interroger en lui donnant le premier terme.

Le compère fait volontairement des erreurs, et l'enseignant doit punir l'élève avec un choc électrique d'intensité croissante (entre 15 et 450V).

Le compère est attaché sous les yeux du participant sur un fauteuil avec des électrodes sur les bras. Le participant est ensuite conduit dans une autre pièce par l'expérimentateur, où il pourra entendre ce que dit l'élève. On lui confie une manette graduée de 15 à 450V (avec des explications en face de chaque tension quant à la gravité d'un choc sur l'homme). Évidemment, le compère ne reçoit pas réellement de chocs mais en tant qu’acteur, pousse des cris.

Le compère donne des réponses fausses selon des séquences préétablies. Le sujet punit le compère, et à chaque réponse fausse il doit augmenter la tension de 15V. Celui-ci mime la douleur et fait progressivement signe de vouloir arrêter l'expérience. Lorsque le sujet hésite ou refuse de continuer, l'expérimentateur insiste pour qu'il continue.

A = compère (complice de E) ; S = enseignant (le naïf) ; E = expérimentateur (le chercheur) ;

L'expérience est considérée comme terminée lorsque le participant demande trois fois d'arrêter ou inflige trois chocs de 450V.

On met en place des groupes contrôles, où les participants choisissent eux-mêmes l'intensité à administrer sans être influencés par l’expérimentateur.

65% des participants ont été jusqu'au bout, soit la mort de l'élève, par trois chocs de 450V.
Dans les groupes contrôles, on n'a administré que des chocs faibles.

On en déduit que l'obéissance s'explique par soumission à l'autorité et non pas par choix.

Cette expérience est reprise dans différentes cultures et l'on obtient des résultats similaires.

Comment expliquer la soumission à l'autorité ?
  • Facteurs psychosociaux : Les sujets obéissent à un personnage doté d'autorité, abandonnent leur état d'autonomie pour adopter un état d'agent. Ils ne se sentent plus responsables de leurs propres actes, se considèrent comme l'instrument de la volonté d'autrui. Ils ne se posent plus la question du bien ou du mal, estiment qu'ils n'ont pas à juger leurs propres comportements ;

  • Intériorisation d'une norme de soumission : la soumission est une norme sociale apprise dans l'éducation ;

  • L'engagement : le choix d'un comportement me pousse à continuer ce comportement ("j'y suis, j'y reste"). Le sujet est progressivement engagé dans l'escalade des punitions (15v par 15V) ;

  • Les résultats de Milgram s'expliquent aussi par des facteurs du contexte (Milgram est connu, n'est jamais remis en question, son laboratoire est renommé, etc.).
A l’opposé, il existe des facteurs susceptibles d'atténuer la soumission à l'autorité !
  • Contact physique (l'enseignant doit appliquer la main de l'élève sur une plaque électrique) : 30% d'obéissance ;

  • Proximité (enseignant et élève dans la même salle) : 40% d'obéissance ;

  • Prestige institutionnel plus faible (bureaux délabrés, expérimentateur inconnu) : 48% d'obéissance ;

  • Autorité perçue comme non légitime (ordres venant d'un compère) : 0% d'obéissance ;

  • Autorité remise en question par un autre expérimentateur : 0% ; par un compère : 10% d'obéissance ;

  • Éloignement de l'autorité (expérimentateur dans une autre pièce) : 21% d'obéissance (les participants mentent à l'expérimentateur).

Pourquoi vous parler de tout cela ? Simplement parce que le 10 mai dernier, au moment d’embarquer à Francfort, pour le long vol en direction de Las Vegas, j’ai repensé à cette expérience de Milgram.

Nous étions tous alignés dans l’aéroport, entre des barrières, nos passeports et cartes d’embarquement à la main. Face à nous, se trouvaient, une dizaine de sas, munis de détecteurs de métaux, et d’un appareil de radiographie destiné à voir ce qu’il y avait dans nos bagages de cabine. Des préposés à la surveillance, passaient entre nous, en nous rappelant les règles en matière de sécurité : pas d’allumettes, de briquet, de liquides, etc. Et au cas, où nous ne l’aurions pas entendu, des affiches écrites en rouges, doublées d’idéogrammes, étaient là pour nous le rappeler encore une fois.

Une fois devant le sas, il a fallu, mettre ses affaires dans deux caisses. La plus grande pour les bagages à main, sacs, mallettes, ordinateurs portables, etc., la plus petite, pour nos effets personnels, clés, porte-monnaie, portefeuilles, ceintures, lunettes et même chaussure. Des factionnaires, peu aimables contrôlaient tout cela d’un œil peu amène, comme si nous étions tous des terroristes en puissance. Une fois passé le sas, il fallu se soumettre à un second contrôle, effectué sous forme de palpation, dès fois que quelque chose ait échappé à l’électronique.

Ensuite les moins chanceux, ceux dont les bagages se sont révélés suspects, ou bien tirés au hasard, doivent endurer, la fouille de leurs effets personnels, par un factionnaire glacial. Evidemment, on ne trouve jamais rien, et le malchanceux, se retrouve à tout remettre dans son bagage, sous l’œil gêné de ses compagnons de voyage. Ca ressemble à un petit viol, de voir les effets personnels, d’une personne étalés sans ménagement, sur une table, aux yeux de tous, comme autant de pièces à conviction d’un crime qui n’a même pas été commis. C’est le règne de la suspicion : vous osez prendre l’avion alors vous êtes un coupable probable.

C’est à ce moment-là, que je me suis étonné de la passivité des gens, acceptant de se soumettre à tout cela, sans rechigner, simplement parce qu’on leur a dit que c’était pour leur sécurité. Je me demandais, à quel degré d’exigence, les autorités aéroportuaires devraient parvenir pour que quelqu’un se rebiffe enfin ?

Dans mon for intérieur, je me disais, qu’un jour viendrait, où un factionnaire, muni d’un gant réglementaire, dûment oint de gel lubrifiant, nous demanderait de nous baisser, puis glisserait son doigt dans le cul pour vérifier que nous ne dissimulions rien ! Et si, réellement, un toucher rectal devenait obligatoire, que diraient les gens ? Je suis persuadé que personne ne dirait rien, et que tout le monde se laisserait humilier, pour son bien, puisqu’une autorité en a décidé ainsi.

Montage délicat de Laurence !

Chaque fois que je prends l’avions, je me demande si un jour je vais voir un individu gueuler et dire, que cette fois, c’en est trop et qu’il ne joue plus, qu’il préfère garder sa dignité, dut il pour cela renoncer à ses vacances. Mais cela n’est jamais arrivé.

Bien sur, on gueule beaucoup plus en France, tandis qu'aux Etats-Unis on reste bien sage. Une inspection de valise trop appuyée, et vous êtes sur que le propriétaire va finir par se plaindre et se rebeller. En revanche, aux Etats-Unis, je n’ai jamais constaté aucune plainte.

Ensuite, il y a le trajet en avion, serrés comme des veaux dans une bétaillère, les genoux dans le menton, et la tablette rabattue, qui vous coince le bide, lorsqu’ils servent un repas ou une collation. Et si vous avez déjà voyagé sur une compagnie allemande, vous aurez constaté la qualité gustative des repas. Par exemple, je n’avais jamais vu un tel pain, avant que la Lufthansa, ne m’en serve un morceau. Dans les tons gris-noirs, sec d’apparence, compact, il vous est proposé dans un emballage de cellophane, arborant fièrement en rouge, la mention « Vollkorubrot ».

Si je sais que « brot » signifie « pain » en allemand, je ne sais pas ce que signifie « vollkorn » : pain complet sans doute puisque « vollkorn » signifie « pleinement » ? Ce doit être du pain de seigle, tel que nos campagnes en produisaient en l'an mil. Contemplant dubitativement ma tranche de pain noir, je me demandais si je n’avais pas sous les yeux, une vieille ration de combat récupérée sur le front de l’est, le genre de pain qui vous tient au corps et vous offre le maximum de calories dans un minimum de volume. Ensuite, vous prenez votre Mauser, et vous montez en ligne !

Le morceau de fromage était intéressant aussi. Tout aussi sec que le pain, on se demande rien qu’en le voyant, s’il est fait avec du lait. Mais rassurez-vous, une fois qu’on le mâche, que l’on sent sa texture pâteuse et collante sous les dents, et son goût étrange sur les papilles, on comprend que ce doit être un truc produit par IG-Farben, Hoechst, ou Bayer, ou tout autre groupe de chimie allemand.

Gros plan de mon petit pain noir "Vollkornbrot", dimensions réelles : 89mm X 54mm. Hmm das ist gut !
(photo personnelle)


Là encore, fauteuils inconfortables, espace plus que mesuré, nourriture insipide ou mauvaise, tout le monde se tait, personne ne dit rien. Ceci dit, le personnel fut aimable ! Il ne manquerait plus qu'ils nous gueulent dessus !

Curieusement, à la télévision, je ne vois que des héros, des types qui jugent par exemple les évènements de la seconde guerre mondiale, en prenant des postures de résistants, se permettant de faire la leçon à tout le monde, mais chaque fois que je prends l’avion, je ne vois que de gentils moutons obéissants.

Peut-être que les résistants ne prennent pas l’avion ?

747 de la Lufthansa, au dessus de Frankfurt am Main, les soutes pleines de Vollkornbrot !

19 mai, 2007

I did it !!! I was on the Skywalk !!!

Projet fini !

Les indiens Hualapaï de Peach Springs en Arizona tout près de la mythique route 66 on fait construire par l'architecte David Jin sur la partie occidentale du Grand Canyon, une passerelle en verre de 43 de mètres de long dont 22 dans le vide. Dans les faits, il ne donne par sur le Grand Canyon mais sur un canyon latéral.

Les Hualapaï ont vécu 1400 ans en harmonie avec le fleuve Colorado et les falaises abruptes du canyon et pensaient qu'il était de leur devoir de faire partager la beauté de la nature : le canyon est un endroit très spirituel et puissant mais il devrait être partagé par tout le monde. Ca c’est le roman, dans les faits, après avoir tenter d’exploiter un casino qui a finalement fermé, les Hualapaï devaient se refaire et gagner du blé !

Le Skywalk en forme de fer à cheval est implanté à Eagle point un lieu chargé d'histoire, en effet cet a cet endroit qu'un garçon c'est transformé en aigle selon la légende. Dans les faits, Eagle point doit son nom a un rocher rappelant vaguement la forme d’un aigle les ailes déployées. Et puis, il y a eu des opposants. Tout d’abord des Hualapaï qui trouvaient que cela allait dénaturer le site, mais qui ont vite changé d’idées, quand ils ont vu le blé qu’ils allaient se faire sans rien foutre, et enfin, les éternels écolos qui gavent tout le monde, même au fin fond de l’Arizona ! Comme le site est dans une réserve autonome, ils n’ont eu qu’à fermer leur gueule !

Cette passerelle ancrée sur le bord du Grand Canyon permet de surplomber (1220m environ) le fleuve Colorado avec une vue imprenable. Pour les individus sujets au vertige il vaut mieux s'abstenir. D’abord, on prend son ticket, qu’on paye super cher et ensuite on accède directement à la passerelle après avoir enfilé de charmants petits chaussons de feutre pour ne pas rayer le verre. Au poignet on a un petit bracelet autocollant, mentionnant, a date et l’heure de al visite, en plus de la formule : « I di dit ! », qui signifie : « Je l’ai fait ! ».

Mon super bracelet !

Ensuite, si vous êtes comme moi, sujet au vertige, vous vous chier dessus ! C’est à dire, que vous tenez fermement la rambarde en mettant un pied devant l’autre. Passés deux mètres, les plus peureux, rebroussent chemin, parce que cela fait vraiment peur. Vous finissez à un moment par être bloqué, par un con, qui trouve le coin super et qui a décidé de rester pour mater le panorama. Vous êtes alors debout derrière lui, agrippé à la ramabarde, avec le vide sous vos pieds, et vous vous mettez à trembler. Vous avancez à petit pas, les yeux mi-clos en jetant parfois des coups d’œil en bas et en vous disant que c’est vraiment super haut. Vous vous dites, qu’il n’y a aucun danger et vous donnez l’ordre à votre système nerveux central de reprendre le contrôle de votre système limbique, qui ne cesse de vous hurler : danger ! Vous avez envie soit de vous jeter par dessus bord, pour que cela finisse au plus vite, soit de vous asseoir en gardant les yeux fermés, en attendant l’hélico salvateur qui vous emmènera loin de cette merde de Skywalk ! Mais, si comme moi, vous êtes super courageux et que vous enrageriez à l’idée d’avoir foutu du fric en l’air pour rien, vous avancez, vous continuez, vous arrivez à la fin, un peu tremblant, et vous vous dites que vous l’avez fait : « You did it ! ». Mon épouse, elle, n’a pas eu peur et a gambadé là-dessus, sans aucun problème, en prenant la passerelle par le milieu.

Un grand trou plein de cailloux avec de l'eau au fond !

Ceci dit, il n’y a vraiment aucun danger, puisque la conception de Skywalk lui permet de recevoir 120 personnes à la fois, il a été conçu pour résister à un séisme de magnitude 8 et des vents de 160 km/h. Ce chef d'oeuvre a été mis en service le 28 mars 2007. Les parois et le sol sont construits dans un verre de 10,2 cm d'épaisseur. Le Skywalk est capable de supporter un poids de 70 tonnes (soit l'équivalent de 800 personnes de 80 kg), cependant la capacité est volontairement limitée à 120 personnes. Les visiteurs doivent porter des chaussons afin d'éviter de glisser et de rayer le sol en verre.

L'astronaute d'Apollo 11 Buzz Aldrin, connu pour avoir participé à la conquête de la lune a inauguré le mardi 20 mars 2007 Skywalk. Dans le courant de l'année est programmé la construction d'un édifice incluant un musée, un cinéma, un salon VIP, une boutique de souvenirs et un espace réservé à l'organisation d'événements. Plusieurs restaurants et bars seront accessibles, y compris le Skywalk café, un restaurant situé a l'extrémité haute de l'édifice et comportant un patio et une terrasse extérieure.

Pour le moment, c’est géré à la manière Hualapaï, c‘est à dire que c’est le bordel, avec des bâtiments préfabriqués assez laids, qu’orne une belle rangée de chiottes de chantier en plastique bleu ! On arrive en bus, parce que dans la réserve Hualapaï, on ne roule qu’en putain de bus si on n'est pas Hualapaï, on s’arrête, on prend le ticket, monte sur le bouzin, et on repart. Si vous aviez prévu l’achat d’une carte postale, ne perdez pas votre temps, les Hualapaï n’y ont pas pensé. C’est vrai quoi, une carte postale, c’est un truc super novateur et aucun Hualapaï n'est manifestement sorti de la Harvard Business School, pour avoir eu une idée aussi audacieuse, en termes de marketing, que de vendre une carte postale !

L’entrée coûte 60$, ce qui est hors de prix et en plus on ne peut pas prendre de photos ! Il y a sur la passerelle, un mec qui vous prend en photo et ces escrocs de Hualapaï, vous vendent ensuite la photo 20$ ! Ceci dit, la situation de la réserve Hualapaï, semble être identique à celle de la Lorraine lors de la fermeture des mines, puisque la tribu est rongée à la fois par l’alcoolisme et le chômage. Alors, ça leur fait un peu de blé en plus !

Ceci dit, d’après ce que j’en ai vu, les Hualapaï ne semblent pas être des bourreaux de travail, puisque leur principale activité semble être de tiser, le cul posé sur un rocher, ou alors le cul vissé dans un vieux pick-up genre Ford F150 rouillé. J’ai d’ailleurs fait remarquer à mon épouse corse, que l’amour que portent les Hualapaï au travail, me rappelait un peu les corses, mais comme elle manque d’humour sur ce sujet, elle n’a pas rigolé. Je ne sais pas si les Hualapaï ont de l‘humour mais les corses aucun !

Ceci dit, je suis injuste, j’en ai vu deux ou trois bosser doucettement tout de même, dont un beau, en costard traditionnel avec des plumes sur la tête (des Hualapaï pas des Corses) ! Bon, c’est sur que sur leur territoire pelé et écrasé de soleil, il n’y a pas grand chose à développer et qu’on se fait vite chier, sauf si on est du genre à aimer méditer ou à se bourrer la gueule, ce qui pourrait expliquer la propension à la picole des Hualapaï. Moi si j'étais Hualapaï, je descendrais des bouteilles de Jack Daniel's toute la journée, tellement je m'emmerderais ! Si, je vous assure !

Bon, l’expérience du Skywalk était intéressante, même si je ne trouve pas cela inoubliable. Comme je suis un gros vaniteux, cela me plait d’être un des premiers français à avoir posé le pied là-dessus ! Cela me permettra de me la jouer en disant d’un air un peu blasé : « Le Skywalk ? Ah ouais, j’y étais à l’ouverture, je connais bien ». Je préfère de loin les casinos, c’est plus fun et mieux fait que la nature, puisqu’il y a l’air conditionné.

Sincèrement, pas besoin d’aller si loin pour éprouver les mêmes sensations. Le truc bien du Skywalk, c’est qu’il regroupe tout, alors qu’en France, il faudra vous rendre en trois endroits différents, pour ressentir la même chose. Si vous voulez voir la misère économique, rendez-vous à Foug en Lorraine et si vous voulez voir des gens glander, allez en Corse. Bref, vous en conviendrez, pour le côté ethnologique, pas besoin d’aller si loin !

Bon et le Skywalk proprement dit, me direz-vous ? Pour les sensations de vertige, rendez-vous chez mon filleul, il vit au dixième étage, et quand on se penche sur son balcon pourri on a les mêmes sensations. C’est sur qu’on n’a vue que sur une voie de chemin de fer. Mais, en prenant des risques insensés et se penchant nettement sur la gauche, en s’asseyant par exemple sur la rambarde, on peut voir, un bout du lac d’Enghien ! Et qu’y a-t-il au bord du lac d’Enghien ? Un casino ! CQFD !

Pour ceux que cela passionne, sur Google Earth, les coordonnées Gps de Skywalk sont 36° 00'44.44" N et 113° 48'40.05" O ! Enfin, pour ceux que cela intéresse, voici un bel article sur le vertige ! Je parle du vertige vrai pas du faux, d'origine psychologique, que ressentent parfois les agoraphobes confrontés à un grand espace, après être restés longtemps chez eux ! Ouaouh, vous avez vu ? J'ai même réussi à caser un peu de psychologie !

Philippe Psy, proche de ses lecteurs !


Un de mes plus fidèles lecteurs étant amateur de pachydermes motorisés par un V2 anémique, produits à Milwaukee dans le Wisconsin, je tenais à lui dire que chaque jour que je suis passé devant le Harley-Davidson Café, sur le Strip, j'ai bien pensé à lui !

Donc, prends trente kilos, achète toi un petit gilet en cuir que tu porteras torse-nu parce que c'est plus classe, laisse toi pousser une barbe hirsute, trouve toi une copine blonde à très gros seins, éventuellement serveuse chez Denny's, et orne ton crâne d'un casque à pointe allemand, et toi aussi, tu pourras t'enivrer de Budweiser à la terrasse dudit café ou bien te faire exploser les oreilles avec du heavy metal à l'intérieur ! Alors, elle est pas belle la vie ? Mais si tu es un vrai biker français, alors n'oublie pas ton ipod avec Jonhy Halliday parce que là-bas personne ne le connait !

Et si tu as quelques sous, tu pourras même acheter des tas de trucs dans la boutique du café ! Et si cela ne te suffit pas, juste en face, au New-York New-York, tu as une autre boutique HD avec des tas d'autres machins très chouettes ! Je connais bien, j'y ai acheté un nounours Harley-Davidson !

Une boutique pleine de supers nounours mais aussi de daubes pour bikers !

Psychothérapeute.blogspot.com, le seul blog dont le rédacteur pense à ses lecteurs même quand il est vachement loin ! C'est aussi cela l'empathie ! C'est une qualité qui ne me quitte jamais ! Pff, je suis bon, trop bon !

Mon lecteur et un de ses potes ! Merci pour la photo ! Ca fait plaisir des lecteurs intellos !

Back to Romania !

Mc Carran Airport, Las Vegas

Je déteste les voyages. D'une part parce que j'adore mes petites habitudes et qu'en voyageant, il faut que j'en change et d'autre part, parce que je n'aime pas abandonner ma maison, j'ai toujours peur que le pire survienne : je suis un anxieux ! Cette année pourtant, je suis parti le coeur très léger !

Les manifestations anti-sarko battaient leur plein et j'avais vraiment besoin de m'éloigner de ce pays pourri dans lequel le droit est si souvent bafoué au profit de l'émotionnel brut infantile. Et puis, j'avais conclu un deal avec mon pote David, qui occupait ma maison. C'est plus sympa pour lui que son appart' des Lilas et moi, cela me faisait un gardien gratos : tout le monde était content. En plus je partais un 10 mai, anniversaire funeste s'il en est !

J'ai atterri à Mc Carran Airport, l'aéroport de Las Vegas, qui est sans doute l'un des plus beaux du monde avec ses moquettes épaisses, son énorme Rolex murale qui vous donne l'heure dans le hall où l'on récupère les bagages et bien sûr ses machines à sous, car à Las Vegas, on commence à jouer dès l'atterissage ! En plus, dès l'atterrissage on aperçoit le Strip et les premiers casinos, le Mandalay Bay, le Luxor, le MGM Grand et un bout du New-York New-York ! On est immédiatement dans le bain ! Reste plus qu'à sauter dans un taxi, une navette ou une limousine (28$ seulement le trajet) et on arrive à l'hôtel en dix minutes !

Slotmachinesà l'aéroport Mac Carran !

J'ai passé comme à chaque fois, une semaine superbe à Vegas. Et j'en ai ramené des tonnes d'idées d'articles bien entendu. C'est un voyage anticulturel par excellence et c'est ce que j'adore ! Pas de politique, par un artiste subventionné, pas un gaucho désireux de vous apprendre à vivre, non, rien que du fun et du show, du plaisir à l'état pur, durant lequel on peut déconnecter ses neurones ! Des balades sur le Strip, à Freemont, dans le Grand Canyon, des spectacles, etc., bref de la glande à l'état pur au paradis de l'entertainement !


Hélas, il a fallu revenir. Heureusement avec une escale à Francfort, on espère qu'il y aura une sorte de sas, grâce auquel on pourra se réhabituer à la vieille Europe, mais même pas ! L'aéroport de Frankfurt am Main est magnifique, et même nos voisins teutons nous montrent qu'on peut être dynamiques sans renier ses traditions. On peut manger des wurtz (saucisses) et boire de la bier (bière) dans un aéroport ultra-moderne, propre et gigantesque. De plus en matant des cartes postales, je me suis aperçu que Francfort avait un quartier d'affaires ressemblant à un mini Manhattan plutôt sympa ! On était loin des images surannées d'une Allemagne grise et sale.

Skyline de Francfort

La dégringolade a commencé quand j'ai acheté le Figaro pour connaitre le futur gouvernement. Rien qu'en lisant les mots, "solidarité", "développement durable", "cohésion sociale", etc., j'ai senti l'odeur de la maison, ce relent rance de socialisme moribond qui n'en finit pas de mourir. Mais je n'étais pas au bout de mes peines.

Je suis en effet reparti de Francfort pour arriver à Roissy et là, ce fut la chute finale, le choc toujours dur dont on a du mal à se remettre. On a l'impression de débarquer en Roumanie. Enfin, plus exactement dans la Roumanie de Ceaucescu parce que je ne voudrais pas blesser les roumains !

Bâtiment rond en béton brut de décoffrage sans grâce, sale et triste, notre terminal donne une superbe image du pays aux touristes ! On dirait le projet fou d'un architecte stalinien ayant décidé d'inculquer la haine du voyage à ses concitoyens ! Chaque fois cela me file le cafard et l'envie de repartir ailleurs. L'impression après un séjour dans une ville dynamique où il fait toujours beau de retomber dans un morne présent sale et sans avenir.

J'imagine que les toxicos, les vrais qui carburent à l'héro, pas les mickeys cocaïnomanes, doivent avoir la même impression après un fix. Vous appuyez sur le piston de la piquouze, le produit pénètre dans vos veines, ca chauffe, vous piquez du nez, vos soucis s'envolent, vous connaissez le flash, moment unique et merveilleux, qui ne dure hélas pas. Et finalement, vous vous réveillez au fond d'une impasse sordide, miteux, en manque, avec un trou en plus dans la saignée du coude.

Ce soir à Roissy CDG, j'étais un misérable junkie qui vient de se réveiller. Redonnez moi de la chaleur, de la lumière et des néons, une dose de Vegas !

Paris ville lumière vous accueille !

Roissy CDG a taste of Paris !

10 mai, 2007

A bientôt ! So long !

Content de partir ! Retour le 18 mai !


Comme je vous l'avais dit, je décolle dans quelques heures pour le Nevada ! Moi qui déteste voyager, pour une fois je pars serein. Il faut dire que ce soir, en quittant mon cabinet, à vingt-une heures trente, à la fin de mes consultations, j'ai du attendre mon RER qui tardait. Sur les panneaux d'affichages, en face de la destination, était inscrit "retardé". Et juste en dessous de ce même panneau, dans un joli bandeau orange, nous prévenait que les stations Luxembourg, Port-Royal et Denfert-Rochereau était fermées pour cause de manifestations Anti-Sarkozy.

C'est fabuleux de constater dans quelle merveilleuse démocratie je vis ! L'un des rares pays ou une poignée d'individus, peut contester le résultat des urnes, seul fondement de la légalité républicaine, en manifestant, en cassant tout, au nom de la démocratie. Il me semblait que la liberté de circulation était une liberté fondamentale, mais j'ai du me tromper. Comme j'aime lire, j'ai patiemment attendu sur le quai puant de Chatelet-les-Halles en méditant tout ceci.

Pourtant, tout avait si bien commencé dimanche soir ! En écoutant Mireille Mathieu chanter, je m'étais retrouvé dans la quiétude des années soixante-dix ! Manquait plus que Guy Lux, et pour un peu, je retombais en enfance ! Mais il faut que ces petits cons gâchent tout !

Ce qui est encore plus drôle, c'est que j'ai parfois ce genre de types en thérapie et qu'une fois dans mon cabinet, ils sont généralement sympathiques et surtout très touchants, bien que je ne les épargne pas.

Je me souviens, de l'un d'eux, qui voici quelques temps, était venu me consulter pour que je tente de l'aider à décrocher de la came. Encore accroché aux subsides de l'état bienveillant, comme un nourrisson au sein de sa mère, alors qu'il approchait des trente-deux ans, ce qui n'est plus vraiment jeune sans encore être vieux, il se revendiquait d'une forme d'ultra gauche qui n'avait d'existence que dans se cervelle de gentil paumé. Ses théories étaient une sorte de mix hasardeux entre une pensée nihiliste after punk, mâtinée d'humanisme adolescent et de crédulité ahurissante, le tout vu à travers les brumes des opiacés, relevé au THC et assaisonné d'acide. Le tout baignait bien sur dans une inculture crasse sans doute acquise uniquement dans la lecture de tracts rédigés par d'autres incultes.

L'histoire finit bien puisqu'il a décroché de la came, trouvé un vrai travail et compris ce qu'étaient un loyer, des charges, et des responsabilités. Comme beaucoup d'hommes, lorsqu'ils daignent enfin consulter un psy, il était arrivé en fin de parcours et ses théories fumeuses ne tenaient plus face au réel. Le réel vous savez, c'est ce qui résiste comme nous l'enseignait Simone Weil, la philosophe pas l'autre. A un moment, le réel est face à vous, énorme, massif, et soit vous vous adaptez soit vous vous écrasez dessus. Changer ou mourir, telle était finalement son alternative et il avait décidé de vivre.

Et il est certain que lorsque votre inactivité, vous contraint à ne survivre que grâce aux subsides dispensés par l'état, ses collectivités territoriales, et ses divers établissements publics, vous voyez d'un mauvais oeil un mec qui ose affirmer qu'il va baisser les impôts et donc vous contraindre à travailler. Vous gueulez et vous manifestez, cela semble logique !

Finalement, je leurs en veux beaucoup moins à ces jeunes veaux, qu'aux politiques qui ont été capables de leur vendre le projet d'une vie tranquille et dénuée de responsabilité. Vendre de faux espoirs, c'est un peu ce que font tous les dealers et c'est assez dégueulasse. Bon, ceci dit, cela me fait des patients ! Comme on dit, le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Moi qui ne vis que des distorsions cognitives, c'est à dire des erreurs de traitement d'informations que commettent les individus quand ils appréhendent mal la réalité, j'aurais même du voter Ségo, rien que pour mon business si j'avais été cynique !

Ceci dit, vous seriez étonnés du nombre de pathologies, et notamment l'angoisse et la dépression, qui se règlent lorsque les individus se mettent au travail: c'est presque magique ! Le proverbe qui dit que "l'oisiveté est mère de tous les vices" ne sera jamais démenti.

Jamais, je n'aurais été si content de me tirer, fut-ce une simple semaine. Plus ça va, plus je ne me sens bien que dans mon cabinet, mon petit territoire à l'abri des autres. Tiens, j'irai faire un tour sur le Grand Canyon Skywalk, le nouveau truc délirant qui a ouvert à deux heures et demie de route de Vegas. Moi qui ai le vertige, je vais souffrir mais je me suis promis d'y aller : je dois être un peu bête. Et puis, bien sur j'irai faire un tour à Manhattan dans le comté de Nye ! Et promis je penserai à vous !



A bientôt !

06 mai, 2007

La loose ! J'ai connu aussi !

Bon, je ne moquerai pas de Ségolène, c'est pas beau de tirer sur une ambulance. en plus, il fallait être fou, ou étudiant en sciences humaines, ou encore intermittent du spectacle, pour imaginer que Ségolène avait ses chances.

Mais, ce soir je la comprends car, moi aussi, je sais ce que c'est de perdre puisque vendredi soir, j'avais parié contre Olive, que Sean mettrait une branlée à Grand Corps Malade au poker, et que j'ai perdu. Bon, c'est sur que l'enjeu n'était pas le même, mais j'en suis tout de même de 10€ de ma poche !

Grand Corps Malade, c'est comme cela que je surnomme un pote dénommé Sylvain. C'est ahurissant comme il lui ressemble : grand, mince, l'air sombre et étrange ! Si vous lui filiez une béquille, et que vous lui demandiez de débiter des conneries d'une voie monocorde, on croirait l'autre slammeur !

A ce propos, le vrai Grand Corps Malade doit vraiment être encore plus malade, puisque, si je ne m'abuse, il était supporter de Ségo, comme Diam's ! Pour eux, c'est vraiment la loose !

Bon la campagne étant finie, je vais pouvoir me remettre aux articles traitant de psychologie ! Et puis avec ma chance, l'autre va bien reprendre Xavier Bertrand dans son gouvernement ! Attendons de pied ferme, les prochaines mesures liberticides ! Mais je me réjouis des mesures fiscales. C'est déjà ça de gagné.

Mais, moi, finalement je m'en fous, mon avenir est à Manhattan dans le Nevada !

Juste une photo ! On ne fait pas de politique ici !

A consommer avec modération !

Très drôle Laure !

Voter ou ne pas voter !


Voter ou ne pas voter ? J'ai autant d'arguments pour m'abstenir, que pour aller voter. C'est angoissant ! Ne pas aimer Diam's, est-il un argument suffisant pour donner ma voix au petit ? Je vosu répondrai que je n'aime pas plus Doc Gynéco. Enfin, il est plus rigolo que l'autre matrone chypriote, c'est un fait. Diam's vs Doc Gynéco, voilà deux projets d'avenir qui s'affrontent !

Bon fiscalement, il est certain que le petit est plus intéressant. Alors, je pourrais m'en foutre des projets d'avenir, pour m'en tenir à un vote de boutiquier : c'est aussi cela la saine gestion.

Aujourd'hui, j'en suis là ! Difficile d'aller voter, le coeur léger, puisqu'il s'agit de choisir entre deux étatistes. Est-il mieux de se faire niquer par ses adversaires ou ses pseudo-amis ? Dans le premier cas, on n'espère rien, la messe est dite. Dans le second cas, on attend toujours un courage politique qui n'arrive jamais.

Terrible dilemme que je résoudrai tout à l'heure dans l'isoloir quand je serai tout seul ! Dans tous les cas, si comme moi, vous êtes curieux et pressé d'avoir les résultats avant l'heure, alors dirigez-vous vers les sites de pays voisins :
Moi je prends les paris pour Sarko 55% et Ségo 45% ! Les élections, c'est comme la coupe du monde de football, on a beau dire qu'on s'en tape, on finit par se prendre au jeu ! Enfin vivement que tout soit fini, que je puisse avoir l'esprit libre pour rédiger de beaux articles ! J'en ai tout plein en stock que je n'arrive même plus à finir !

A Foug ils ont intérêt à bien voter parce que l'escadrille est en alerte !

04 mai, 2007

Profilage !

Suite au débat ayant eu lieu, mercredi 2 mai 2007, entre nos deux prétendants au titre de Président de la république, on m'a posé de curieuses questions.

Tout d'abord, on m'a demandé ce que j'en pensais. Si je suis libre ici, dans l'exercice de ma profession, je ne fais pas de politique, et je ne parle pas de mes idées. Bien sur, il est un peu illusoire de tenter de dissimuler mes convictions, dans la mesure, où il est évident qu'un aussi bon psy que moi, ne peut être que de droite. De toute manière, le talent est toujours de droite. Vous aurez d'ailleurs noté que Diam's, la gracieuse demoiselle en survêtement fuschia (ou jaune ou violet), est de gauche.

J'ai donc dit à mes chers patients qui ont voulu m'entretenir de ce débat, que je n'en pensais rien de spécial. De plus, ayant quitté mes consultations à 21 heures, je n'ai vu que la fin de ce débat que j'ai jugé un peu soporifique.

Enfin, certains, me croyant doué de talents rares, ce qui est vrai, m'ont demandé si en regardant ce débat, j'avais pu profiler un peu les prétendants, en m'apercevant par exemple de certaines choses qui seraient restées cachées au commun des mortels.

Encore une fois, il est possible de profiler les gens, c'est à dire de se livrer à une analyse comportementale de ces derniers, pourvu qu'on puisse les observer à leur insu. Or là, à quoi ai-je assisté ? A rien d'autre, qu'à une comédie entre deux politiciens ultra coachés, dans leur moindres faits, gestes et paroles. Tout naturel les ayant déserté au profit d'une comédie caricaturale et grotesque, je n'ai rien profilé du tout.

J'ai vu Madame Royal, jouer les outragées sur commande, en mimant fort mal la colère à propos des handicapés. Tellement mal d'ailleurs, que cela semblait téléphoné. L'hôtesse de l'air a donc joué les gros bras sur commande pour montrer que bien loin de l'image lisse et falote que l'on a d'elle, c'est une femme "qui en a". La pintade du Poitou se mettait enfin en colère !

Tandis que de l'autre côté, j'ai contemplé un Monsieur Sarkozy, courtois à la limite de l'obséquiosité, tentant de gommer les traits les plus saillants de sa personnalité afin d'apparaitre apaisé, bien loin de l'image de petit surexcité qu'on lui reproche. Le nain agressif se fit placide !

Voilà donc ce que j'ai profilé et rien d'autre. J'ai assisté de part et d'autre à un numéro d'acteur qui ne m'a rien appris sur les personnalités profondes des protagonistes. C'est sans doute ce que leurs coachs ont tenté de créer ; gommer à tel point les traits saillant des personnalités que nos deux candidats sont devenus, ce qu'ils sont : deux produits marketing, ni trop forts, ni trop doux, aptes à satisfaire le plus grand nombre.

J'admets toutefois que Monsieur Sarkozy a plus de talent pour la comédie et qu'il joue mieux que Madame Royal. Il place mieux sa voix et ses gestes sont plus assurés. Si cela avait été un match de boxe, je pense sincèrement Monsieur Sarkozy aurait gagné aux points avec une avance assez confortable. Et en disant cela, croyez-moi, je ne fais pas de la politique, je ne juge que leurs talents de comédiens !

Viendra un jour où les coachs seront tellement bons et omniprésents, que ce sont eux qui sélectionneront les candidats avant les élections. Nous aurons alors droit à de fabuleux spectacles avec de vrais comédiens.

J'adore la série "Dr House". Je trouve que Hugh Laurie, qui interpréte le rôle-titre est tellement doué que si je le croisais dans la rue, je serais tenté de lui dire "Bonjour docteur".

Le jour où les coachs des politiques seront devenus les vrais maîtres de la politique, je suis persuadé que je finirai par croire que nos candidats vont réellement faire ce qu'ils promettent. Et sans doute que ce jour-là, quand j'en croiserai un, je le trouverai foncièrement honnête. C'est vraiment cela habiter son rôle et être un grand acteur, faire croire à tout et n'importe quoi !

02 mai, 2007

A 2305 près !

A Foug, y'a des rouges, mais y'a aussi la Croutonnade !

Trève de politique politicienne, comme on dit à la télévision, revenons à des choses un peu plus sérieuses que les élections présidentielles : mon blog !

Dans l'article intitulé "Putain de beau temps" en date du 15 avril 2007, j'avais fait la promesse suivante :

"C'est ainsi, que si j'atteins le chiffre de 20 000 connections avant la fin du mois, je m'engage à me faire photographier, devant le panneau indicateur de Foug sur la D11, en tenant un carton à la main, sur lequel il y aura écrit "Capitale mondiale de la croutonnade" ! Je préviendrai du jour et de l'heure et j'offrirai ma tournée de Gris de Toul, au Café du Centre !"

Nous sommes le 2 mai, et le compteur n'indique que 17 695 visiteurs soit 2305 de moins que prévu ! Je n'aurai donc pas à offrir ma tournée de Gris de Toul au café du Centre de Foug (Tél. : 03 83 46 87 70) !

Je pars le 10 mai pour le Nevada (véridique), afin de visiter ma station service à Manhattan, j'espère que d'ici là, le chiffre de 20 000 connections sera atteint ! Je détesterai quitter la France sur un échec.


A Manhattan, Nye County, Nevada, c'est pas comme à Foug ! Depuis la guerre froide, on n'y aime pas trop les rouges ...

Elections à Foug !

A Foug, y'a des rouges !

Tout d'abord, des milliers de lecteurs me l'ont demandé : "Et les élections à Foug ? Comment ont voté les Faouins ? Est-ce que ce sont des rouges ou des gens bien comme nous ?"

Alors je vous réponds et je vous avouerai sans ambages que les résultats sont mitigés ! Oui, il y a des kagébistes à Foug : la faucille et le marteau y prospèrent ! Mais plutôt que de vains commentaires, voici les résultats pris dans l'Est-Républicain en date du lundi 23 avril/ Je précise que je n'ai mis que les prénoms, ça fera un petit jeu pour ceux qui ont des problèmes de mémoire :

  • 81,86% de votants (80,71% exprimés) ;

  • 2084 inscrits - 1706 votants ;

  • Marie-Ségolène (the Pintade from Poitou) : 23,83% ;

  • Nicolas (the Dwarf from Neuilly/Seine) : 25,15% ;

  • Jean-Marie : 17,76% ;

  • François : 11,95% ;

  • Olivier : 6,12% ;

  • Marie-Georges : 3,98% ;

  • Arlette : 1,66% ;

  • Philippe : 1,37 ;

  • José : 1,19% ;

  • Dominique : 0,89% ;

  • Frédéric 0,89% ;

  • Gérard : 0,25% ;

  • Parti de la Croutonnade : 0,001% ;

Si on additionne les voix de Marie-Ségolène, Olivier, Arlette, José, Dominique et Gérard, ça fait tout de même 37,92% de rouges ! Etonnez-vous après cela qu'il y ait une rue François Mitterrand dans ce patelin !

De toute manière, si le soir du 6 mai, Sarko n'arrive pas en tête des élections à Foug, une escadrille de Mirage 2000D décollera à 20h01 de la BA 133 (Nancy-Ochey) pour bombarder la ville ! Avant ils auraient pu décoller de Toul-Rosières, mais la base est fermée et on y fait des rave-parties ! Enfin, les pilotes seront de retour pour boire le Champagne !


Grandes manoeuvres au dessus de Foug !