08 mars, 2015

TDAH !


Il est gentil, poli, mignon et intelligent et il vient me consulter parce que cela ne va pas. Il vient et revient et moi je ne trouve pas. Il s'énerve, court aussi de son côté les psychiatres pour aller mieux et ils ne voient pas plus que moi. Pour faire bonne figure, ils lui donnent des antidépresseurs et des anxiolytiques mais cela ne lui fait rien, il est toujours malheureux.


Certes il se dit "plutôt de gauche" mais il n'est pas vraiment socialiste. Sinon j'aurais pu comprendre qu'être socialiste crée chez lui une sorte de désespoir. Non, c'est un jeune type sympa, qui verbalise vraiment bien, explique ce qui se passe mais je ne vois pas. Ca ne ressemble à rien de ce que je connaisse, du moins par rapport aux symptômes qu'il offre. Je me dis qu'il faudra attendre l'autopsie pour savoir ce qu'il a vraiment. A moins qu'il ne soit atteint d'une pathomimie du type syndrome de Munchausen.

Mais tel n'est pas le cas, je le sais sincère dans l'exposé de ses troubles. Sauf que chaque fois qu'il me consulte, il est frais comme un gardon. Il me parle de ses tourments sans que je ne les observe. Il m'explique ensuite qu'il doit être "borderline" et je lui explique que s'il souffrait vraiment d'une personnalité limite, je m'en serais aperçu sans qu'il n'ait besoin de me le dire.

Et puis, un soir, il déboule dans mon cabinet complètement à bout, au bord du suicide. Là, on sent enfin la grosse déprime, sauf que rien dans son environnement ne le justifie vraiment. Enfin, j'observe des symptômes, on va pouvoir enfin commencer. Comme il est à cran, je fais tout de même attention, parce que je ne voudrais pas qu'il saute par la fenêtre ni même qu'il se jette sur moi pour tenter de m'étrangler.

Mais bon, même s'il va très très mal, il va suffisamment bien pour que son esprit d'analyse soit intact. Je lui pose donc des questions, auxquelles il répond du mieux qu'il peut. Comme c'est mon dernier patient, j'ai la nuit devant moi pour établir un diagnostic qui tienne la route. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud.

Et là, je pense soudainement à un TDAH. Certes, il ne correspond pas entièrement aux critères couramment admis pour ce trouble mais il cadre parfaitement avec ce que l'on imagine. Il ne faut en effet pas voir dans le TDAH l'image du gamin hyperactif, le petit fou, que l'on montre tout le temps, incapable de rester en place plus de dix secondes. 

Le TDAH existe d'ailleurs avec ou SANS hyperactivité. Et pour autant que l'on sache, les symptômes ont tendance à s'atténuer à l'âge adulte. De même, l'hyperactivité n'est pas forcément physique mais aussi mentale.  Ce qui complique encore le diagnostic. L'hyperactivité est un cadre très hétérogène et les troubles associés sont nombreu comme l'angoisse ou la dysthymie.

De plus mon patient, se signalant par une grande intelligence, il a très vite appris à contrôler ce qu'il pouvait contrôler afin que son comportement apparaisse plus neutre. Il n'en est pas moins touche à tout, ayant poursuivi diverses filières dans l'enseignement supérieur et incapable de maintenir son attention plus de quelques minutes. On note aussi de impulsivité même si il la contrôle plutôt bien. Ça tombe bien, ce sont des patients idéaux parce qu'avec eux, ça va aussi vite que dans un match de squash.

Une fois la séance terminée, je lui promets de lui envoyer des liens avec des tests afin d'évaluer lui-même s'il se retrouve dans ce diagnostic. Car même si il adhère totalement à l'explication, s'il se retrouve dans ce trouble tant controversé, je préfère qu'il soit familiarisé avant de l'envoyer voir un spécialiste du TDAH.

Dès lors le traitement consistera soit en une prescription de Ritaline soit en des mesures visant à améliorer l'adéquation de son trouble à la vie qu'il mène. Quoiqu'il en soit, la compensation qu'il tente d'en faire arrive aujourd'hui à ses limites. Il doit être possible de vivre mieux en ayant ces troubles. Dans tous les cas, contrairement à ce que font les américains qui, sous la pression des laboratoires pharmaceutiques mais aussi des attentes liées aux enfants, prescrivent de la Ritaline n'importe comment, celle-ci ne doit être prescrite qu'en cas de handicap social majeur quand le TDAH devient ingérable.

 Globalement, on est atteint d'un TDAH quand ces critères sont globalement sont remplis :

  • être et se sentir désorganisé;
  • avoir de la difficulté à prêter attention (surtout envers des situations qui ne stimulent pas leur intérêt);
  • avoir la bougeotte ou une agitation interne;
  • avoir beaucoup de difficulté à démarrer un projet ou à rester concentré à la tâche;
  • avoir de la difficulté à gérer son temps au point d’être toujours en retard;
  • être incapable de maintenir sa concentration pour une longue période de temps;
  • perdre des objets régulièrement;
  • oublier des détails ou des engagements;
  • être impulsif, menant à une mauvaise prise de décision;
  • souffrir de procrastination et de perfectionnisme chronique;
  • prendre des risques, et plus encore.
Pour aller plus loin, des tests existent :
http://www.divacenter.eu/Content/Downloads/DIVA_2_FRANCAIS.pdf
http://www.tdah.be/tdah/tdah/diagnostic/tests-bilans/170
http://tdah.be/questionsBrown.pdf

http://www.hyperactiviteparis.com/tests-en-ligne/test-trouble-attentionnel-enfant/


17 Comments:

Blogger ELLA CHANGEE said...

c'est peut être ça ma pathologie??;-)mon psy me disait que mo problème c'était que je réfléchissait trop et plus vite que lui! lol; de sa part, c'était un compliment, car il était d'une intelligence incroyable cet homme; il a renoncé à me recevoir; il en avait marre; je le comprends, je suis pas un cas facile!

14/3/15 9:01 PM  
Blogger Margaux Clare said...

J'étais dans le même cas que votre patient il y a une semaine ; il y a une semaine, désespéré de mettre enfin un diagnostic sur mon cas, mon psychiatre me filait de la Ritaline.
C'est tout à fait fascinant, après 21 ans sans connaitre ce qu'était qu'être concentrée, de découvrir ça. Votre patient, s'il s'avère qu'il l'est (mais je n'ai pas trop de doute quant à ça aux vues des similitudes), va vous sauter dans les bras (ou vous offrir une bonne bouteille de whisky, c'est plus viril) la prochaine fois.

P-S : si vous avez des articles/informations sur les mécanismes neurologiques qui font la TDAH, je suis tout à fait preneuse !

15/3/15 10:59 AM  
Blogger Le Touffier said...

Cher Monsieur Philippe,

Les neurologues du XX° siècle ont cartographié les fonctions cérébrales en regardant quelle zone du cerveau était atteinte quand certains symptômes se produisaient.
Par exemple, lorsque les patients se mettaient brusquement à voter Socialiste, l'autopsie délimitait fidèlement le circuit cérébral de l'intelligence : il suffisait de noter la position de la zone nécrosée.
L'avantage de la méthode est qu'il suffit de peu de sujets pour obtenir des informations. L'inconvénient c'et qu'il faut attendre l'autopsie.

La démarche actuelle qui cartographie les zones qui flashent lors de certaines activités cérébrales à l'aide des IRM dynamiques évitent cet inconvénient. Le gros problème c'est que tous les cerveaux ne fonctionnent pas pareil, et tout dépend comment ils sont utilisés, celui des femmes par exemple se comporte souvent comme s'ils avaient été ménagés, comme préservés. Il faut donc cette fois-ci multiplier les examens.

La connaissance acquise par cette méthode est balbutiante. Mais il y a une sorte de constante que j'ai cru constater dans l'activité cérébrale des surdoués, pour la moindre activité ça flashe de partout. Et voilà tout le problème : Comment interpréter cette constatation ? L'autopsie systématique des surdoués reste pour l'instant illégale.

On peut dire tout et son contraire. Arborescence pour désigner les 17 pensées synchrones des membres de la confrérie des plus de 130. Sollicitation simultanée des cerveaux droits et gauches pour nouer ses lacets. Ah, qu'il est loin le bon vieux temps des autopsies...

J'étais parti sur l'idée que vos cohortes de petits surdoués pourraient permettre un affinement de la nosologie du DSM : les symptômes les plus significatifs pour chaque pathologie seraient ceux que les surdoués ne parviendraient pas à compenser d'eux-mêmes. Mais ça ne tient pas la route. Ou j'ai la flemme d'y réfléchir, suis Touffier moi, faut que ça dépote tout de suite ou que ça se taise à jamais. Ou il faudrait que vous bossiez au lieu de monter des parpaings en hommage aux doubles-plis-de-la-nuque.

16/3/15 10:26 AM  
Blogger Le Touffier said...

Observons un surdoué atteint de TDHA. Plaçons-le devant une somme de connaissances à ingurgiter. Il s'agite, bave sur lui, se met à lire un quotidien de gauche, déprime, se morfond, s'étiole. Calmons ses ardeurs par une anesthésie au maillet, un coup sec entre les deux yeux.
Une fois rétabli, soumettons-lui un truc incompréhensible, un patient aux symptômes complexes, une énigme, un thème astrologique contradictoire ou, encore mieux, un truc qui ne veut rien dire.
Jetons-lui un morceau de viande rouge, un pot de Nutella, deux caisses de 8-6, une cartouche de clopes, un stock de caféine, un concert live de Metallica, et observons le surdoué.
Il devient figé, catatonique, fonce sur Internet, recherche des analogies, extrapole, intuite une réponse, fait défiler des concepts comme les symboles d'une machine à sous en attendant le triple 7.
Remettons-lui un coup de maillet à l'autiste, ça ne sert à rien mais c'est toujours marrant ce bruit de calebasse vide quand on percute un crâne.

J'ai une théorie (j'ai aussi un organe honorable par sa taille et sa consistance, mais ce n'est pas le sujet).

Un cerveau de surdoué pour qu'il fonctionne à l'ample, il faut le laisser faire. Avec une pomme il vous sort la théorie de la gravitation universelle ou la recette de la tarte Tatin. Pendant qu'il tricote du neurone, si vous lui imposez un schéma, cela revient à étendre une herse pour lui percer les connexions. Il finit publicitaire de campagne électorale "mangez des pommes" ou vous sert une tarte aux pommes des plus conventionnelles.

Un bon petit surdoué a un talent considérable pour détecter ce qui cloche dans une théorie et se croit obligé de lui remodeler la face à coup de petits poings vengeurs. Il n'en veut pas. Il faudrait lui rappeler que "ce qui est simple est faux, ce qui ne l'est pas est inutilisable". Pour attiser l'attention du surdoué, il faudrait lui dire "ceci est probablement faux, mais on ne sait pas pourquoi : ça marche".
Aahhhh, mais moi je vais vous le dire pourquoi ça marche ! (8-6, Nutella, maillet). Mais on ne lui laisse que rarement le temps de le faire, on lui demande d'ingurgiter du faux comme s'il s'agissait des tables de la loi universelle. C'est comparable au travail empêché à l'origine du Burn-Out. On l'empêche de penser. Pas étonnant qu'il s'énerve, déprime et que son poil est terne.

16/3/15 10:27 AM  
Blogger Le Touffier said...

J'ai une deuxième théorie (j'ai aussi deux..., non, c'est bon, on ne va pas revenir sur le sujet !)

Tous les cerveaux fonctionnent comme ceux des surdoués, c'est juste une question de réglage de la richesse du mélange. Trop d'essence, il s'encrasse et fume. Trop d'air, il s'échauffe et finit par serrer. Dans le cas du surdoué, il lui faut un mélange légèrement trop riche. C'est la compensation de sa tendance naturelle à brasser de l'air.
Et dans ma théorie, si le surdoué est plus susceptible de développer un TDAH, il ne fait que révéler un syndrome qui touche tout le monde, mélange de bourrage de crâne et de politiquement correct.
Nos contemporains ont le poil terne parce qu'on les oblige à réfléchir avec des trucs faux, voir à renoncer à penser. C'est con, ça ne tient pas la route, mais tu manges et tu te tais. L'aspect révélateur du surdoué c'est que réfléchir avec des trucs faux aurait tendance à le rendre hystérique, absent et produire ce symptôme qualifié de trouble de l'attention.

Par respect pour votre lectorat spécifique, Cher Monsieur Philippe, je conclurais en ces termes "toutes les théories qui précèdent sont probablement fausses, mais elles fonctionnent" expliquez-moi pourquoi ou prouvez moi le contraire. M'en fous, je ne suis pas surdoué, je suis Touffier, et je vous laisse à vos réflexions, j'ai deux motrices à faire tomber au baquet avant le déjeuner.

16/3/15 10:27 AM  
Blogger Le Touffier said...

Y a t-il quelqu'un ici capable de me donner une raisonnable définition d'un surdoué ?

16/3/15 10:30 AM  
Blogger Le Touffier said...

Moi, j'en ai une.

Le surdoué c'est celui qui a survolé mes trois magnifiques commentaires en passant très vite comme un gamin qui cherche des œufs de Pâques dans le jardin, mais qui n'en a à peu près rien à foutre.

Et qui en train de reprendre un café pour élaborer SA réponse à la question de mon quatrième commentaire.

16/3/15 10:34 AM  
Blogger Le Touffier said...

Et j'en exclue les compulsifs typographiques qui n'ont retenu de ma brillante intervention que la coquille supposée dans "motrice".

Que nenni, manants, dans le jargon des touffiers le pressoir à pensions alimentaires se désigne bien par le terme de motrice. On n'est pas chez les frères Lachowski ici, c'est un blog sérieux.

Je suis désolé, Cher Monsieur Philippe, mais franchement, parfois, vos petits surdoués, ils abusent.

16/3/15 10:48 AM  
Blogger Adès Rahmani said...

Y a-t-il un rapport avec vos fameux "zèbres "Philippe?

16/3/15 11:18 PM  
Blogger Maxime said...

Et si on admet qu'un simple généraliste puisse écrire un ouvrage psy, je suis un zappeur : http://www.leretourdeszappeurs.com/version-gratuite/

Je crois qu'il m'a très bien cerné en plus !

17/3/15 12:58 AM  
Blogger Maxime said...

Page très intéressante (très longue !) sur le TDA/H : http://tdah-adulte.org/

17/3/15 4:32 PM  
Blogger chaton said...

D'après certaines questions, je me demande: Foulques le Noir n'aurait-il pas été atteint de TDAH lui aussi?

17/3/15 9:31 PM  
Blogger Lowcarber said...

bonjour, je suis tombe par hasard sur votre blog ( a partir d'un autre qui n'a rien a voir ( politique))

juste un petit commentaire.

je me retrouve dans cette description, je vous epargne les details mais mon probleme etait en fait un tres faible niveau de testosterone (decouvert a 40ans apres une mechante fracture).Je suis maintenant en hormone replacement therapy, une injection tous les 3 mois et tout est parfais ( plus de depressions (ou borderline depression), superbe memoire, esprit tres rapide, plus de procrastination/difficultes a finir)

17/3/15 9:57 PM  
Blogger Margaux Clare said...

J'ai repris un café. Si j'ai bien tout compris, c'est ça être surdouée, non ?

20/3/15 10:24 PM  
Blogger Myriam said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

9/4/15 10:53 PM  
Blogger Mlle F. said...

j'arrive fort après la bataille. J'aimais déjà pas mal votre blog avec un humour qui me parle complètement, mais j'aurais pensé que vous auriez été moqueur face au TDAH, je suis étonnée et ravie de votre approche, Sensible, pragmatique, ouverte. La découverte et le diagnostic du TDAH il y a 2ans et demie m'a sauvé la vie - rien que ça. Une vie qui continue à être vraiment compliquée et difficile mais le désespoir ne me poursuit plus car ma vie est cohérente dans son déséquilibre (enfin rien que pour moi, c'est ce qui compte). J'ai choisi l'aide des TCC et non pas la médication pour l'instant. J'ai peur que la médication me change trop, j'aurais l'impression de me doper, de ne pas me respecter et d'être un imposteur dans ma vie... Une vie qui est enfin cohérente à mes yeux, ce qui a enlevé une partie non négligeable de la souffrance, mais pas des difficultés. En fait les tests neuropsy ont été bien plus intéressants que le reste et je les recommande à tout le monde pour savoir comment marche son cerveau et ce qu'on peut en attendre ou pas - ça tient aussi à une neuropsy en particulier dans le 14eme qui est TB.

Mon difficile parcours en TDAH est passé par la case suicide et ne remercie pas certains de vos confrères médecins et psy qui m'ont complaisamment jugée capricieuse ou butée avec ennui au lieu de me dire qu'ils n'avaient pas envie de me suivre : spéciale dédicace au célèbre Dr Gérard Maqueron qui il y a 6 ou 7 ans a répondu à mon extrême détresse en me disant qu'il fallait que je me force un peu, que je sois moins complaisante avec moi-même ceci assorti d'une facturation salée. Autant dire à dépressif "don't worry be happy" ou à un dépendant "quand on veut on peut".

Quand on sait pas, on se tait ducon,

J'ai longtemps eu envie de taguer celà sur certaines portes de praticiens dont le suivi me semblait relever des brèves de comptoir. Mais maintenant ces gens là ne feront plus de mal : il y a bien assez d'infos sur internet pour permettre aux TDAH de les éviter comme la peste. Tous les patients TDAH leur laissent ce message de la fermer partout sur le web.

Je donne souvent cette image aux gens qui me posent la question sur mon TDAH : vous gérez les lumières d'une pièce avec interrupteurs et variateurs, or il n'y en a pas chez moi : il n'y a qu'un tableau électrique - le truc que vous allez voir une fois tous les 2 ans quand vos plombs sautent par accident. Donc vous et moi, il faudra faire des choses très différentes pour allumer = se motiver.

Une dernière chose : au Canada il y a une recherche de trouble du sommeil systématique en cas de suspicion de TDAH car ces troubles peuvent provoquer des syndromes du TDAH. Ca me parait une piste très intéressante pas assez suivie ici.

Sophie - lectrice régulière et très amusée de votre blog

26/5/15 4:29 PM  
Blogger Sabine said...

Je suis tombé sur ce blog par une petite recherche google "je déteste les psychanalystes" suite à deux premiers RDV avec ces derniers, que j'ai trouvé horripilants. Je suis tombé sur l'article 'je fais mes confrères'.
J'ai trouvé sympa ce coup de gueule alors j'ai regardé un peu plus loin.
Et là je tombe sur cet article. Je me demande si j'ai des TDAH, le teste me dit que j'en ai probablement de modéré à sévère. Je suis pas très surprise, je suis par ailleurs narcoleptique, je sais qu'il y a un lien car je suis aussi sous ritaline. En tous cas je suis intéressé de savoir qu'au Canada il y a une recherche de troubles du sommeil en cas de suspicion de TDAH.
Je sais pas trop pourquoi je commente. En fait, dès que je vais chez un psy, mes bagages sont tellement énormes que je peux pas tout déballer d'un coup alors quand je tombe sur un psy qui me regarde avec ses yeux ronds en attendant que je parle, qui n'engage jamais la conversation, ça me hérisse le poil. En plus de me faire sentir en grande insécurité.

28/11/16 1:31 PM  

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