11 novembre, 2018

Il y a cent ans !

Voici cent ans, la terrible guerre de 14-18 prenait fin. Comme mes lecteurs habituels le savent, j'ai beaucoup lu sur ce conflit. D'une part parce que mes grands parents l'ont faite et ensuite parce qu'elle marque la transition entre une époque à laquelle j'aurais aimé vivre, la Belle époque, et ce monde moderne dominé par les USA que j'exècre. Ce n'est pas de ma faute si je préfère la compagnie de Proust, Huysmans et Fournier que celle de Steve Job ou de Microsoft. J'ai simplement du goût. Le marquis de Dion et son mécanicien Bouton ont plus de charme qu'Elon Musk et sa saloperie de Tesla.



Et puis la Grande guerre est arrivée et l'Europe s'est suicidée. Tout cela avec le jeu débiles des alliances et l'acte stupide de Gavrilo PrinciUn débile flingue un archiduc en costume d'opérette et zou, tout fout le camp. Cinq ans après, c'est la désolation. On comptera des millions de morts, d'estropiés, de veuves et d'orphelins. La France est morte en 14-18 et avec ele une kyrielle de jeunes écrivains et artistes. 



Voici quelques temps je vous avais expliqué qu'un jeune patient 'avait demandé ce qui avait le plus changé entre mon époque et la sienne. J'avais alors parlé de l'argent. Le gros argent étalé et un peu sale a effectivement changé les choses. Du moins il me semble. 

Ce qui a changé aussi, c'est que je suis la dernière génération à avoir connu des héros, anonymes ou pas. Actuellement, dans n'importe quelle série américaine, on croise un personnage ténébreux, un peu mutique, beau gosse et blasé, qui explique qu'il "était à Falloudja" comme s'il revenait de l'enfer. Et là, les gens se taisent face à tant d’héroïsme. Moi ça aurait tendance à me faire rigoler. Falloudja c'est environ 95 morts américains. Pour un pays ayant une tradition militaire comme le notre, Falloudja, reste une escarmouche, un galop d'essai, un heurt entre la coloniale et une tribu rebelle à la fin du XIXème siècle mais certainement pas un haut fait d'armes. Pour quiconque aurait quelques lettres et aurait lu Georges Darien, grand écrivain anarchiste, Falloudja, c'est bien moins terrible que Biribi le terrible bagne militaire installé en Afrique du Nord, ces terribles compagnies de discipline destinées à mater les plus rebelles.

Aujourd'hui qu'en en parle tant, j'ai conscience d'avoir discuté, fréquenté des gens, le plus souvent anonymes qui avaient fait l'histoire. Mobilisés un premier aout de 1914 pour aller faire une guerre qui ne devaient pas durer, ils y sont restés cinq ans pour les plus chanceux, moins pour ceux morts au champ d'honneur ou blessés grièvement.

J'étais jeune et ils étaient déjà vieux. Je me souviens de plusieurs d'entre eux. Mais l'un d'eux a particulièrement retenu mon attention parce qu'il avait un côté fascinant. Aujourd'hui, on dirait qu'il était perché. Et si l'on est psécialiste on dirait que c'était simplement un beau cas, bien réel, de syndrome de stress traumatique. A l'époque on ne comprenait pas, on les prenait pour des simulateurs. Puis on a fini par comprendre que soumis à un stress intense, certains n'avaient jamais repris leurs esprits. Comme on ne savait pas comment les traiter, on s'est contenté soit d'interner les plus atteints. Les autres ? Il se son débrouillés comme ils pouvaient. Ils ont eu de petites vies, de petites joies, des peines immenses et ils sont morts sans qu'on ne comprenne vraiment ce qui leur était arrivé. 

Qu'il s'agisse de soldats traumatisés par une bataille ou d'une mère devenue folle à la mort de tous ses fils, on se contentait de dire d'un air navré : le(la) pauvre, tous ces malheurs ça lui a tapé sur le ciboulot. On les appelait aussi "les malheureux" ou disait d'eux que leur esprit "battait la campagne". C'était à peu près le seul diagnostic fait par les braves gens. Sans doute que les spécialistes avaient un diagnostic plus savant mais comme ils étaient totalement démuni en termes de traitements, ça n'avançait pas les choses.
 
Celui que j'ai bien connu, il s'appelait Roger. Quand il a été mobilisé il était étudiant aux Beaux Arts. Autant vous dire, que muni de pinceaux et de sa palette, il était bien loin des faits d'armes. Mais la République, cette vieille catin, n'en a eu cure et a envoyé tous ses enfants, quels qu'ils soient à la guerre.

Roger avait été l'ami de Georges Braque mais dieu seul sait comment il l'avait connu. Peut-être parce qu'ils étient tous deux des anciens de 14, Braque ayant été très grièvement blessé à la Somme. Il parlait de Braque sans jalousie. Il était content de l'avoir connu comme si l'aura de ce grand peintre rejaillissait ainsi sur lui l'obscur. Il en parlait savamment. Parce que s'il était un peu étrange, en matière d'art, Roger avait un jugement sûr. Roger, n'avait pas eu "la chance" de Georges Braque. On m'avait expliqué qu'il était revenu de la guerre comme ça, uun peu bizarre et qu'il ne s'en était jamais remis. Pris dans les terribles bombardements lors de la bataille du Chemin des Dames ou était-ce de la seconde bataille de la Marne, je ne sais plus, le fait est qu'il avait été blessé mais surtout qu'il avait perdu la tête. Il n'a jamais fini les Beaux Arts mais il était devenu artiste peintre parce que c'était là sa passion.



Il vivait non loin de chez nous. Je ne l'ai jamais vu que juché sur un ridicule petit vélo avec lequel, quel que soit le temps, il allait et venait. C'est même étrange car à l'époque il était âgé et pourtant il allait en vélo. Il émanait de lui une sorte de jeunesse étonnante. De temps à autre, il prenait le train avec son matériel et s'en allait peindre, disparaissant quelques jours sans avertir personne. Il était étrange et lunaire mais d'une grande gentillesse. Déjà très jeune, j'avais conscience qu'il était "paumé" et c'est plus tard que mon père m'avait expliqué qu'il était comme cela depuis la guerre.

Mon grand père par solidarité, parce que lui aussi avait connu la guerre, lui achetait des toiles et lui en commandait. Je crois qu'il a peint la maison familiale par tous les temps. D'où j'écris, j'en ai une en face de moi, peinte par lui. Je ne suis pas sur qu'elle soit d'un grand intérêt artistique. En vous écrivant, je la fixe et je me dis qu'il n'avait peut être pas un talent immense. Mais la toile est jolie, agréable à regarder avec une touche personnelle qui fait que je reconnaitrai toujours une toile de ce vieux Roger. Il avait son style et si je ne suis pas critique d'art,  au moins savait-il peindre, ce qui de nos jours reste incroyable. A la mort de mon grand père, mon père a pris la suite. Il lui a acheté des toiles. Certaines étaient intéressantes d'autres moins. L'important, c'était de ne pas le laisser crever de faim. Et pour vivre, Roger n'avait qu'une maigre pension et pour toutes compétences, son talent de peintre.  Certaines fois Roger s'appliquait, d'autres fois non. Mais même la plus médiocre de ses toiles valait largement la production d'un artiste du dimanche.


Parfois il se murait dans sa solitude, battant la campagne, seul dans ses pensées, et on le croisait arpentant la ville sur son ridicule petit vélo. On n'avait pas de nouvelles et personne ne s'inquiétait parce que malgré tout, Roger, aussi étrange soit-il, revenait toujours à bon port. Parfois, comme un chien errant en manque de caresse, il venait chercher du contact. Dans ce cas, il pouvait passer plusieurs fois par semaine. Il ne restait pas longtemps sauf si mon père l'invitait à diner. Mon père prévenait ma mère qu'il resterait à diner et on rajoutait une assiette. Ce qui n'emballait pas ma mère parce que Roger n'était pas le convive idéal. Il restait quelques minutes avec nous, l'air presque normal, avant de se remettre à battre la campagne et de parler de ce qu'il avait connu mais aussi de peinture. Mon père discutait avec lui et je restais à les écouter.

Parfois, même si j'étais seul, Roger sonnait à la grille. Il se présentait à l'ancienne, jamais par son prénom mais par son nom. Il me disait : ah bonjour Philippe, c'est C., ton père est là ? Je lui disais que mon père n'était pas là et j'allais lui ouvrir la grille. Je le trouvais là tenant son ridicule petit vélo par le guidon. Il me saluait fort courtoisement avant de me répéter trois ou quatre fois "ah ton père n'est pas là, c'est bien dommage". Il prenait alors un air de chien battu que je ne savas pas bien décrypter. Jouait il la comédie dans le but de m'attendrit et de se faire offrir un café ou était il réellement triste.

Dans tous les cas, le sachant fort seul et d'une grande gentillesse, je le faisais rentrer. Je lui faisais alors un café. Il avait des gestes très précis. Il sucrait son café et le buvait à petites gorgées sans parler puis prenait de mes nouvelles et me donnait des siennes. Puis, invariablement il parlait d'art. Je n'ai jamais été passionné par la peinture à laquelle j'ai toujours préféré la sculpture. Mais lui, me fascinait. Il me parlait de peintres célèbres qu'il avait connus sans jamais avoir eu leurs succès. Et plus que ce qu'il me racontait, j'aimais ses extases, cette impression qu'il était branché sur quelque chose, auquel je n'aurais jamais accès. Aujourd'hui, l'impression qui me vient lorsque je me remémore ces souvenirs est la même que j'ai eue lorsque j'ai lu le Grand Meaulnes. Roger lorsqu'il me parlait me faisait pénétrer dans le domaine mystérieux d'Yvonne de Galais.
 
Cela m'amuse d'ailleurs toujours lorsque des patients me disent que je vais les trouver bizarres comme si la bizarrerie allait m'arrêter. A dix/douze ans, je conversais avec un peintre ancien du Chemin des Dames particulièrement perché sans être impressionné, alors croyez moi l'étrangeté ne me fait pas peur.

Roger pouvait à tout moment s'abimer dans sa songerie.Ça  arrivait d'un coup, d’un seul. Il parlait, finissait sa phrase, concluait l'entretien par une sorte de "bah oui, c'est ainsi" et il partait ailleurs.  Comme j'avais aussi mes occupations et que je savais qu'il était inutile de lui parler dans ces moments là, je l'installais dans le bureau de mon père, je lui laissais un paquet de cigarettes, un briquet et un cendrier et j'allais vaquer à mes occupations. Parfois mon père rentrait et le trouvait là pensif. Ils discutaient un peu et mon père chargeait son ridicule petit vélo dans le coffre de sa voiture pour le ramenez chez lui. Peut-être lui glissait-il un petit billet au passage mais cela, je ne l'ai jamais su. Mon père était quelqu'un de bien et n'aurait pas eu l'idée de faire de la publicité pour la charité qu'il faisait. Parfois, Roger sortait de son rêve et déçu que mon père ne soit pas encore là, partait tout seul. Je le raccompagnais alors à la grille et il me rappelait deux ou trois fois de ne pas oublier de dire à mon père qu'il était venu, ce que je ne manquais pas de faire.

Et puis il est mort assez âgé et seul. J'étais encore très jeune. Je ne saurais vous donner la date précise de son décès et plus personne ne se souvient sans doute de lui, si ce n'est votre serviteur en ce jour.  Il avait deux neveux qu'il voyait rarement mais qui étaient là le jour des obsèques. Une petite maison avec un beau terrain dans une jolie ville de banlieue ouest, ça valait tout de même quelque chose.

C'était un drôle de type, un homme âgé et étonnamment jeune à la fois, un peintre sans doute très moyen qui savait pourtant parler de peinture, C'était un de ces héros anonymes de la Grande Guerre dont on commémore le centenaire aujourd'hui. Un jeune type mobilisé comme tant d'autres, abimé par ce carnage et mort oublié de tous.

Aujourd'hui en ce onze novembre deux-mille-dix-huit, je lui dédie ce modeste article.

10 novembre, 2018

La femme qui se prenait pour un Scénic !



L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau est un ouvrage d'Oliver Sacks,neurologue de profession, publié en 1985. C'est un recueil dans lequel l'auteur décrit les affections neurologiques « les plus bizarres » qu'il a rencontrées. Le titre provient du cas d'un homme atteint de prosopagnosie, qui savait reconnaître les objets composés de formes géométriques simples, comme un chapeau mais plus les visages comme dont le sien et celui de sa femme. 

Si ma patiente n'est atteinte d'aucune neuropathe grave, le fait est qu'elle m'a déclaré voici quelques temps que si elle était une voiture, elle serait une Scénic, un modèele Renault assez courant dont l'achat; selon elle; est guidé par l'aspect pratique plus que par le coup de coeur. Peu soucieux de la contrarier, je lui ai dit qu'elle ne manquait pas de qualités et que si elle était une Renault Scénic, elle serait sans aucun doute un modèle haut de gamme doté d'une sellerie cuir et de la climatisation automatique bizone. 

Car il en va du Scénic, comme du Kangoo ! De même qu'il existe un bas de gamme, il existe aussi une version luxe. Dans la gamme Kangoo, c'est le fameux RXE dont je vous ai déjà parlé et dont je suis propriétaire, pour les Scénic, c'est la version Initiale Maris (rien que ça) avec tout un tas de fourbi haut de gamme fourni avec la voiture dont je n'avais même pas idée que cela peut exiser vu que je roule toujours dans de vieilles bagnoles. 

A première vue, je ne retrouve pas ma patiente dans ce véhicule courtaud et un peu pataud vu qu'elle es petite, blonde et menue. Au jeu du portrait chinois, vous savez ce jeu pénible qui consiste à répondre à des questions du genre "et si vous étiez une fleur (ou une bagnole) vous seriez quoi, je l'aurais plutôt perçue comme un petit cabriolet que comme un monospace. Mais bon, elle est libre de se comparer à ce qu'elle veut. Après tout, c'est elle qui le vit !


Personnellement, je n'ai jamais eu l'idée de me comparer à une voiture au jeu du portrait chinois. Mais si je devais être une voiture, je serais ? Qu'est ce que je serais ? Je n'en ai aucune idée. Disons qu'étant plutôt doté d'un volume important, je ne serais pas une voiture de sport, c'est certain. Tenez je me vois bien en antique Volvo 240 break, une bagnole increvable ayant fait les délices de la profession d'antiquaire vu qu'on pouvait y charger une armoire normande sans laisser le hayon ouvert.

D'ailleurs j'adore cette voiture même que parfois, à l'insu de mon épouse qui me croit sur Wikipedia, je regarde les annonces de vente de Volvo 240 sur Le bon coin en rêvant de m'n offrir une. Mais une essence parce que le moteur Man qui équipait les versions diesel semble être une merde sans nom. Oui, vous l'aurez compris, moi qui suis champion de la perte de temps, il a fallu que je lise les forums Volvo afin de tout connaitre d'une voiture que je ne posséderai jamais. Sur le moment, ça me fait rire mais quand j'y réfléchis, je me dis que si j'avais investi tout ce temps perdu à des projets intelligents, je serais sans doute très riche et influent comme Gérald Darmanin ou Bruno Lemaire !


Mais revenons à ma patiente. D'un point de vue objectif, elle est plutôt mignonne mais à la limite, ça on sen fout parce qu'il y en a plein. Enfin, précisons qu'elle est très mal coiffée. C'est d'autant plus rageantpuisque j'ai dans ma clientèle un coiffeur de star qui fait des miracles pour un prix modique quand je lui envoie des patientes. Et croyez moi, il connait son métier. Voici quelques mois, je lui ai envoyé une patiente à qui a il a fait payer soixante euros la coupe au lieu de quatre-cents euros. Si ça c'est pas du social et du piston !

Mais bon, quand j'ai abordé le sujet avec ma patiente qui se prend pour un Scénic, y'a rien eu à faire. Elle m'a objecté qu'elle avait le cheveu fin. Comme si mon coiffeur de star ne triomphait pas du cheveu fin ! Ah cet orgueil de jeune femme diplômée de Sciences-Po qui pense que si l'on n'est pas issu de l'IEP on n'est qu'un bon à rien. Tant pis pour elle ! 

Dans les faits, pourquoi se prend t elle pour une Scénic, cette voiture pratique que personne n'achète sur un coup de coeur mais simplement parce qu'elle correspond à une étape de sa vie, comme le fait d'avoir trois enfants; un chien et des trucs à transporter ?

Simplement parce qu'elle a une mauvaise image d'elle-même et qu'elle connait si peu les hommes qu'elle reste persuadée que, hormis pour les salopes à gros nichons, il n'y a aucun salut à attendre d'eux. Il faut dire que si l'ons e réfère au panorama télévisuel, les femmes que l'on nous montre relèvent plus souvent de la salope aventurière prête à tout plutôt que de la petite blonde de bonne famille brillante.

Car si elle est coiffée comme un dessous de bras, ma patiente est extrêmement brillante. Elle dispose ce qui est rare : l'instinct de finesse. En plus elle pratique l'humour noir et a très mauvais esprit, ce qui constitue un grand intérêt. Hélas, quelle que soit les qualités que je pointe, elle reste persuadée de n'être qu'une Scénic dans un monde où seules les salopes à gros nichons et faible QI prospèrent. 

Ce qui est évidemment faux. Comme il faut de tout pour faire un monde, il faut de tout pour tout le monde.Et je connais un tas de types brillants qui après avoir lancé un regard salace à la salope à gros nichons épouseront pour autant la fille bien. D'abord parce que ce son des gens bien et qu'ils ne se verraient pas amener à la table familiale une gonzesse qui allumerait leur père mais aussi parce que soucieux d'avoir des enfants, ils préféreront tout de même que ces derniers soiet d'eux plutôt que d'un mec rencontré par hasard à la salle de sport avec lequel leur salope à gros nichons aurait fait des galipettes.

Bref le monde étant bien fait, il n'y a pas de Scnéic ou de voitures de sport en matière de femmes. Il y a des femmes bien, qui peuvent être salopes ce qu'il faut mais fidèles et de grosses catins. Et soucieux de ne pas être taxé de sexisme, j'en ai autant à propos des mecs. Il y a de gros toquards mais aussi ds mecs bien qui pour autant ne sont pas forcément des trous du cul vissés devant leur ordinateur.

D'ailleurs un mec comme le Gringeot, mâle parmi les mâles, qui a couché avec plus de femmes qu'il n'y a de cheveux sur la tête de Sébastien Folin, animateur plus connu pour sa luxuriance capillaire que pour sa carrière, ne s'y est pas trompé puisqu'il vit avec une femme bien. Même si je le soupçonne, à raison, de mater de temps à autre, les salopes à gros nichons qu'il croise sur son chemin.






D'ailleurs, ne nous y trompons pas, même les grandes horizontales, comme on appela les demi-mondaines de la Belle époque, n'étaient pas que des catins mais s'étaient efforcées de parfaire leur éducation pour avoir l'air de femme bien. Car sinon, Liane de Pougy, Isabelle Otero ou Émilienne d'Alençon, auraient pratiqué dans des bordels militaires plutôt qu'avec les têtes couronnées de l'époque. Coucher c'est bien, mais avoir une femme avec qui l'on peut partager plein de choses et que l'on peut sortir dans tous les milieux c'est bien aussi. 


Alors, puisque je sais qu'elle me lira, vu que je lui avais dit que je ferais un article sur sa curieuse comparaison, j'enjoins donc à ma chère patiente de cesser tout cela et la prie de se considérer désormais comme quelqu'un de bien. Voilà, ça c'est de la thérapie express. 

Le plus drôle c'est qu'en juillet dernier, alors qu'elle était entre deux emplois, ma patiente est venu au cafing. Ce jour là, sans le savoir elle a fait forte impression. Les gens l'ont trouvée mignonne et extrêmement intelligente. Et ça c'était l'avis du banquier, un mec aussi riche que mon ami Olivier qui a réussi et roule en Ferrari et Le Touffier, un chirurgien vachement intelligent et très riche aussi. Bon, c'est sur que les deux avaient l'âge d'être le père de ma patiente mais n'empêche qu'elle a fait forte impression. Y'a que la coiffure qui n'a pas suscité d'éloge vu qu'elle est mal coiffée. Voilà c'est dit et redit, si elle me flingue mercredi quand je la verrai, je ne l'aurais pas volé !

D'ailleurs puisqu je parle de mon ami Olivier, qui est riche, a réussi et roule en Ferrari, le plus drôle c'est qu'il ne roule pratiquement jamais avec vu que c'est pas une bagnole fiable. Il lui préfère sa BMWqui démarre au quart de tour et ne le laissera pas en rade sur la route. 

Voilà c'est ainsi, on est ce qu'on est. Et c'est un mec qui se compare à une Volvo 240, et ce sans aucun complexe, qui vous l'affirme.

PS : le coiffeur que je connais est vraiment très bien même avec les cheveux fins.

22 octobre, 2018

Me contacter !


On me demande souvent comment me contacter. C'est vrai que si j'étais moins fainéant et plus efficace, j'aurais mis le lien sur la page d'accueil du blog. Donc régulièrement, je redonne mon mail que voici :

pa6712@yahoo.fr

Voilà ! Et une belle photo de marcassin pour la peine !

C'était coment à ton époque ?





Voici  quelques temps, un de mes jeunes patients m'avait demandé : dis-moi, qu'est ce qui a le plus changé entre ton "poque et maintenant ?

Quand j'ai entendu ça; j'ai eu l;'impression d'être un grand-père à qui sont petit fils demanderait "comment c'était avant papy ?" J'ai bien sur eu envie de le traiter de petit con pour lui apprendre à être poli puis je me suis ravisé. Après tout, il est né en 1989 et moi en 1967, soit vingt-deux ans après moi. Bref, j'ai l'âge d'être son père ou presque. 

Je n'ai pas vu le temps passer. Ces vingt dernières années ont filé à la vitesse de l'éclair même si je n'ai rien fait de spécial vu que je fais à peu près toujours la même chose aux mêmes endroits. Mais c'est ainsi. Jusqu'à trente ans, vous grimpez en haut du toboggan. Puis de trente à quarante vous descendez doucement et après quarante, ca s'accélère. Vous vous retrouvez passé les cinquante balais, vous vous retournez sur votre vie et vous vous dites que ça a drôlement été vite. 

Dire que petit, j'attendais Noël ou les vacances qui tardaient toujours à venir et qu'aujourd'hui, je vois le compteur tourner si vite que je me dis qu'il me reste peut-être dix belles années avant d'être un vieillard cacochyme. Bon ce qui me rassure, c'est qu'étant né vieux, l'âge n'a pas vraiment de prise sur moi. Certains regretteront les performances de leurs vingt ans. Moi, même à vingt ans, le mec qui m'avait vu faire du sport commençait à calculer ses points de retraites.

Mais revenons à nos moutons. Qu'est ce qui a changé entre moi né sous De Gaulle et mon jeune patient, né sous le second septennat de Mitterrand ?

Et bien, je vais vous le dire : l'argent ! Quand j'étais jeune, ceux qui étaient allés aux USA, et ils étaient rares, se gargarisaient du fait que là-bas, l'argent n'était pas tabou parce que les gens y auraient été dénués de jalousie. Tandis qu'en France, c'était le contraire. On parlait peu d'argent, on ne se jetait pas son salaire au visage lors d'une conversation parce qu'on était de gros hypocrites.

Moi, j'avais une autre explication. Je trouvais simplement qu'on était mieux éduqués et rien de plus. Et que jeter à la face de quelqu'un ce quon gagnait ou possédait était essentiellement l'apanage des parvenus. Ici; cela ne se faisait pas. 

J'ai par exemple le souvenir d'un café pris en compagnie de ma tante qui sortait de chez Hermès où elle s'était acheté un joli carré de soie. Assis face à elle, j'avais eu la surprise de la voir sortir un minuscule nécessaire à couture d'où elle avait extrait une paire de ciseaux. Et d'une main alerte, elle avait coupé l'étiquette du carré Hermès. Surpris par la manœuvre, j'avais alors demandé :
- Mais que faites-vous donc ma tante ? (Elle et moi, capricornes tous deux, adorions nous vouvoyer)
- Mon cher neveux, je coupe l'étiquette car ceux qui ne savent pas n'ont pas besoin de savoir et ceux qui savent n'ont pas besoin de l'étiquette.

J'avais trouvé la manipulation amusante et intéressante. On se faisait plaisir sans pour autant afficher ostentatoirement la marque de ce que l'on avait acquis. Certains diraient que c'était bien hyporcite et je ne trouve pas. On vivait selon ses moyens sans pour autant écraser ceux qui en avaient moins. C'et du moins ce que j'ai ressenti de cette époque.

De la même manière, en 1979, j'étais parti successivement aux USA, à Boston dans une famille pour un séjour linguistique, puis en aout au Mexique avec mes parents. Aujourd'hui, de telles pérégrinations sont devenues bien plus accessibles. A cette époque, elles ne l'étaient pas. C'était un privilège dont je jouissais et j'en avais conscience. Mon père nous avait sermonné, mon frère et moi afin que nous ne disions rien de tout cela. Selon lui, il ne servait à rien d'étaler, cela ne se faisait pas. Il était inutile de provoquer l'envie et la jalousie. 


J'ai alors rajouté à mon jeune patient qu'il en allait de même pour les voitures. Elles étaient plus discrètes. On achetait plus cher pour acheter mieux. Objectivement une Mercedes était mieux qu'une Peugeot. Je ne suis pas sur qu'il en soit de même aujourd'hui.. A cette époque, le SUV n'auraient pas eu la cote : trop voyants, trop ostentatoires. Tous les Audi Q7, Mercedes GLE et autre BMW X6 auraient été jugés du pire mauvais goût. Je ne suis pas sur qu'on aurait osé assumer le fait de s'asseoir dans ces monstres inutiles auxquels ne anquent que le prix d'acquisition pour être de parfaits outils de parvenus. A cette époque, on aurait appelé cela des voitures de B.O.F. (pour Beurre, Oeufs, Fromage), du surnom des crémiers qui avaient fait fortune dans le marché noir durant la guerre comme les Poissonard (photo illustrant l'article) dans le roman de Jean Dutourd.

C'est finalement ce qui a le plus changé en vingt et quelques années : le rôle de l'argent. Je ne me baignerai pas dans les eaux lénifiantes du "c'était mieux avant" en disant que l'argent n'avait pas son importance. Du moins, on faisait attention à n'en pas faire la mesure de toute chose. De cela je suis sûr.

Et si l'on désirait quelque chose, c'était pour obtenir quelque chose de mieux et non pour calquer son désir sur celui des autres. Aujourd'hui, me semble-t-il, on désire essentiellement ce que les autres désirent. Un peu comme ces crétins qui vont au Costa-Rica et reviennent enchantés en vous expliquant que le pays est couvert de réserves naturelles et qu'ils ont assisté à la ponte des tortues marines. Ces mêmes qui en Europe seraient bien incapables de distinguer une tortue grecque d'une tortue d'Hermann ! Et voilà que pourvu qu'ils soient à dix mille kilomètres de la mère patrie, ils sont pris d'une folle envie de tout connaitre des chéloniens !

Bien sur ma réflexion vaut pour n'importe quel voyage stupide que les gens font. Le tourisme consiste de toute manière à envoyer des gens qui n'ont rien à y faire dans des endroits divers, l'idée étant que plus c'est loin mieux c'est. Le comble de la crétinerie étant atteint par ceux qui trouvent génial d'aller boire des bières sur une plage australienne en faisant un barbecue. De toute manière, mes lecteurs le savent : je déteste les voyages.

Le désir mimétique est devenu roi. Girard avait peut-être raison. Les professionnels du marketing l'ont bien compris. Qu'une personne connue possède quelque chose et voilà que cette chose acquiert un statut particulier qui fera que les autres la voudront. Il n'y a plus de gens de qualité, juste des gens de quantité.

Voici deux ou trois mon filleul Lapinou, ravi de gagner sa vie s'était offert une Rolex. Sans doute que ivre des quelques milliers d'euros qu'il gagnait par mois, il en était venu à confondre son statut de salarié avec celui d'associé de son cabinet. Et aussitôt dit, aussitôt fait, le voici qu'il avait acquis une montre "de riche", une vraie montre "de patron, de possédant". Comme il la portait et qu'il considérait la bien modeste Casio que je portais au poignet (30 € chez Amazon), il m'avait demandé pourquoi je ne portais jamais ma Rolex. Je lui avais alors répondu que la Casio donnait tout aussi bien l'heure et que considérant qu'il venait d'en acquérir une, cela me donnait une bonne raison de ne plus la porter.

Bref, lorsqu'il a affirmé que l'homme diffère des autres animaux en ce qu'il est le plus apte à l'imitation, Aristote ne s'est pas planté. Je n'ai jamais été de gauche et je n'ai rien contre l'argent. Mais quand on en fait la valeur de tout, le monde devient vraiment pourri. Il y a des choses qui ne s'achètent pas.

Un double express avec un Perrier autour d'une table en terrasse entouré de beaux esprits restera sans doute l'activité la plus salutaire et la plus agréable qui soit pour moi.

28 mai, 2018

Guérison miraculeuse !


Dernièrement, mon épouse, avocate de profession, a aidé notre filleul Lapinou le socialiste à faire valoir ses droits auprès de son employeur. Ses conseils ayant valu à Lapinou d’obtenir un franc succès, ce dernier a décidé de nous inviter afin de nous remercier. Certes, c'était essentiellement mon épouse qu'il remerciait mais il n'allait pas la recevoir sans moi. 

C'est ainsi que vendredi soir, nous arrivions chez Drouant, le restaurant où se réunissent les jurys décernant les prix Goncourt et Renaudot. Ne voyant pas le jeune Lapinou et son épouse, je l'appelai sur son portable. 

Et là, quelle ne fut pas ma surprise de constater que mon filleul socialiste, celui qui a voté Hollande, avait réservé un salon privatif à l'étage dans lequel il nous attendait. Après nous être salués, le sommelier arriva et Lapinou, d'un ton n'admettant aucune réplique commanda un champagne assez cher. De toute manière il était hors de question que nous nous gâtions les gencives avec un mauvais champagne de bar à filles !

Je le laissai faire, m'étonnant de retrouver un champion du socialisme, trôner ainsi comme s'il était un habitué des lieux. Je lui rappelai qu'en tant que socialiste, il me semblait qu'il nous recevait dans un endroit était bien luxueux et que nous aurions pu nous contenter d'un Courtepaille et d'un kir comme apéritif ! 

Et là, sans se départir de son air de fils de famille, le voici qu'il me dit qu'il n'est plus socialiste. Je lui demande comment s'est opéré la conversion, s'il a vu la Vierge comme les petits bergers de Fatima ou s'il a subi des électrochocs. Non, me dit-il, maintenant que je gagne bien ma vie, je suis de droite.

J'ai évidemment pris ce qu'il y avait de plus cher à la carte ce qui me convenait bien parce que j'adore le filet de bœuf ! A la fin du repas, Lapinou l'ex-socialiste a réglé l'addition faramineuse sans sourciller. Ceci dit, prétextant ne pas avoir d'espèces sur lui, c'est moi qui ai du lâcher les pourboires au maître d’hôtel et au serveur ! Et hop, cinquante euros qui sont partis en fumée !

Comme quoi le socialiste est plus prompt à partager l'argent des autres que le sien !

99,999% !






Je suis parti dix jours en Corse, d’où mon absence de ce blog. J'ai bricolé, je me suis reposé et j'ai retrouvé la France de mon enfance. Aucun stress !


Avant de partir, je pouvais considérer que j'avais une clientèle sympathique et adorable à 99,99%. De fait, les gens pénibles sont très rares. Les médecins avec qui je collabore me connaissent suffisamment pour m'adresser une clientèle à qui je convienne et qui me convienne. Quant au solde, ils viennent de ce blog, et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'y suis suffisamment explicite pour ne recevoir que ceux à qui ma prose correspond. 

Hélas, les process les mieux étudiés et rodés n'en comprennent pas moins des erreurs. C'est ainsi que j'avais reçu voici quelques années, une jeune femme se plaignant de son compagnon. L'ayant reçu, je l'avais trouvé fort bien si ce n'est qu'il travaillait un peu trop et ne laissait pas suffisamment de temps à son couple. Pour le reste, c'était un type sympathique et équilibré jouissant de nombreuses qualités.

Mais, cela n'avait servi à rien. Ma patiente n'en démordait pas : son compagnon ne correspondant pas totalement à ce que promeuvent les magazines féminins elle avait continué à s'en plaindre. Je les avais alors reçus tous les deux.

Il est toujours compliqué de recevoir un couple parce que je dois me montrer neutre et bienveillant envers les deux. Or l’expérience prouve, du moins la mienne, qu'il y en a toujours un que je préfère. Il ne 'agit pas de départager les torts que l'un ou l'autre a, mais simplement que j'ai pu constater qu'il y en a toujours un pour tenter d'arranger les choses tandis que l'autre campe sur ses positions, désireux d'obtenir réparation.

La première fois que je les avais vus tous les deux, ma patiente m'avait vraiment agacé. Tant et si bien, qu'après avoir tout tenté, je lui avais dit que son mec étant plutôt beau, riche, fidèle et désireux d'avoir des enfants, elle pouvait l'abandonner dans mon cabinet si elle n'en pouvait plus et que je me ferais un plaisir de lui trouver une remplaçante dans les deux jours. Elle n'avait pas voulu, m'assurant qu'elle était très amoureuse.Ils s'étaient fait un bisou dans mon cabinet avant de repartir. J'imaginais que l'affaire était réglée. L'idée qu'elle puisse être remplacée avait suffit à calmer son gros caprice.

Non ! Car ils étaient revenus le mois suivant. Cette fois ci, ma patiente se plaignait que son compagnon n'ait pas les mêmes fantasmes qu'elle : son fantasme consistant à aller au sous-sol de la boutique Chantal Thomass, rue Saint Honoré. Elle semblait trouver cela très coquin et semblait émoustillée à cette idée qu'elle avait encore du pêcher dans un article de Mademoizelle. Las, le pauvre conjoint étant doté de nature d'un sexe en état de marche, il ne trouvait pas très excitant d'aller offrir à sa compagne un canard en plastique avec lequel elle se donnerait du plaisir. L'idée d'aller faire ses emplettes rue Saint Honoré n'était pas dans ses projets.

Ce jour là, j'avais été étonné qu'elle lui propose cela dans la mesure où il ne m'avait jamais semblé être du genre à sombrer dans ces "coquineries si convenues". De fait, la proposition n'avait vraiment  pas enthousiasmé le conjoint. J'avais alors du expliquer à ma chère patiente que l'érection n'étant pas automatique, il ne servait à rien d'entrainer son compagnon dans une aventure à laquelle il ne participerait que pour lui faire plaisir mais sans en retirer une once d'excitation. Peut-être serait il bon qu'ils parlent tous les deux de leurs fantasmes, dans la mesure ou elle semblait totalement ignorer ceux du conjoint.

Ce jour là, je m'étais même risqué à deviner le fantasme de son compagnon. Ayant chargé une photo sur mon Iphone, je lui avais montré et il avait souri en me disant que je le connaissais bien. C'est ainsi que j'avais expliqué à ma patiente que, bien que son conjoint et moi, n'ayons jamais parlé de ses fantasmes, je me retrouvais à mieux le connaitre qu'elle, ce qui était un comble ! Le fantasme n'avait d'ailleurs rien de bien compliqué. Avec une jupe, des bas et des talons hauts, on peut faire des merveille. 

De son côté elle n'avait pas apprécié ce fantasme parce que selon, elle c'était une manière d'assujettir les femmes aux désirs des hommes. Je 'étais alors risque à lui expliquer qu'il ne s'agissait pas pour les femmes de tout tolérer des hommes mais que l'érection était chez les sujets cérébraux un mécanisme complexe, il fallait parfois accepter certains jeux. 

De fait ce n'était pas les "jeux" qui la choquait mais le fait que ce fantasme soit si courant, tellement évident. Elle y voyait une permanence de la femme objet, ce qui la rendait folle. Il faut dire que nous étions en pleine époque de "metoo" durant laquelle toutes les actrices balançaient les producteurs et les acteurs. Ces mêmes actrices qui, je vous le rappelle, nous ont émoustillé avec leurs tenues affriolantes lors de la montée des marches du Festival de Cannes.

#balancetatruie

J'avais alors du l'écouter me traiter de phallocrate et de misogyne tout en rajoutant que mon épouse devait être une vraie soumise pour me supporter. Ce à quoi, j'avais répondu qu'à côté de mon épouse, elle n'était qu'un chaton et qu'avoir du caractère n'était pas se comporter en princesse pénible et qu'il était triste à qu'à trente quatre ans elle puisse montrer moins de maturité que certaines gamines de quinze ans. 

Bref, ça avait chié parce que quand tout est bloqué c'est aussi un moyen de débloquer les choses.  mais aussi parce que je n'ai pas envie de me faire insulter par une semi-débile qui ne comprendrait jamais rien au fonctionnement des hommes alors que ces derniers auraient du deviner ses moindres souhaits. De plus si je suis tout à fait capable de dire à une femme qu'elle m'emmerde, fut-ce la mienne, cela ne fait pas de moi un misogyne. Non mais !

Elle était alors partie un peu courroucée, trainant derrière elle son conjoint avec qui je m'entendais si bien au sujet duquel je me demandais combien de temps il allait supporter cette harpie. Cela m'avait rendu un peu triste dans la mesure, ou bien qu'elle soit chieuse et socialiste, je m'étais plutôt bien entendu avec cette patiente lorsque je l'avais aidée professionnellement. 

Nous en étions restés là et je n'avais plus jamais eu de nouvelles jusqu'à ce vendredi onze mai quand j'ai réçu un très gentil SMS de sa part m'expliquant qu'elle avait donné mes coordonnées à son frère. J'avais été un peu interloqué. Dans le SMS suivant, elle m'avait alors présenté des excuses en m'expliquant que si j'étais "un peu" misogyne, elle était très chiante et qu'elle le reconnaissait. Enfin, dans le troisième SMS, elle m'annonçait être enceinte de six mois et me remerciait d'avoir été si direct avec elle.

Ce vendredi, ma clientèle est devenue sympa à 99,999;%. J'ai bien sur félicité les deux futurs parents.

Collectionneurs !


Ca y est, j'ai enfin vendu ma Jaguar XJ6. Finalement elle est partie assez vite et a un bon prix. Je n'en espérais pas autant. Je me dis que j'aurais même pu en demander plus. Je devrais être content et je le suis. Toutefois ma joie est assombrie par le fait que j'aie du fréquenter, l'espace d'un instant, des gens que je déteste à peu près autant que les cycliste : les collectionneurs.

J'avais eu l'occasion d'en parler voici quelques temps, lorsque pour faire plaisir à des amis, j'avais participé à un rallye de voitures anciennes et que j'avais du les fréquenter toute la journée. Fort heureusement, j'avais entrainé mon filleul Lapinou le socialiste dans cette galère, en lui mentant éhontément et en l'assurant qu'on serait rentrés en début d'après midi.

Toute la journée, j'avais du me taper une cohorte de médecins et de déntistes et autres cadres supérieurs, ne jurant que par leur bagnole qu'il bichonnait mieux qu'un nourisson, ne s'en servant que l'esapce de réunions de ce genre. Toute la sainte journée, il avait fallu que je feigne de m'intéresser aux caractéristiques de leurs voitures et à leurs mille et unes péripéties leur ayant permis de découvrir, qui le boulon manquant, qui l'accessoire d'origine. 

S'agissant d'une ancienne Jaguar, mon annonce a évidemment intéressé ces fameux collectionneurs. Le pire ayant été un type agé d'une soixantaine d'années, venu en superbe Mercedes et tout habillé de blanc, ce qui est d'une rare intelligence quand on sait qu'on va devoir se pencher pour observer l'état d'un véhicule.

Celui-ci détient la palme parce que, nonostant sa profession, qui devait être de haut niveau vu le prix de la Mercedes qu'il conduisant, je n'ai jamais vu un crétin pareil. Preuve qu'on peut avoir beaucoup de diplômes et être très con.

Son truc a été de me demander s'il s'agissait d'une couleur "bleu Jaguar". Fort benoîtement, je lui ai répondu que vu que c'était une Jaguar bleue, j'en déduisais qu'il s'agissait d'un "bleu Jaguar". Qu'à cela ne tienne, le crétin a tenu à vérifier en notant les références figurant sur la voiture. Et là, s'agrippant à son portable, ce gros débile s'est mis en tête de retrouver la référence inscrite sur la voiture, sur un forum Jaguar. Et, effectivement, et on s'en serait douté, il s'agissait bien d'un "bleu Jaguar" vu que c'est une Jaguar, jamais repeinte et qu'elle était bleue.

Ensuite, il m'a fait un cours, m'expliquant que les pires voitures étaient celles ayant trop de kilomètres ou pas assez. La mienne n'ayant que 45 000 km faisait donc partie des véhicules pas assez kilométrés. Je lui ai répondu que le renseignement figurant dans l'annonce, il aurait pu ne pas venir s'il pensait que c'était une voiture à risques. Il n'a rien dit.

Je lui ai alors donné le carnet d'entretien dument signé et tamponné par un concessionnaire Jaguar, Franc Britannic pour ne pas le nommer. Mais lui ce qui l'intéressait, c'était de savoir où j'avais fait les vidanges. Je lui ai dit que je les faisais dans un centre auto et que je n'allais pas en concession pour de si menues opérations. Il a été dubitatif.

Ensuite, après l'avoir auscultée sous toutes les coutures, mais sans jamais demander à faire un essai routier, il m'a déclaré qu'elle était en trop bon état et que cela lui posait problème. "Pour être franc, m'a t il dit, on dirait presque un véhicule maquillé".

C'est à ce moment que j'ai vu rouge. Le prenant par le coude gentiment mauis fermement, je l'ai raccompagné à la grille en lui souhaitant un bon dimanche. Les passionnés peuvent être pénibles mais les obsessionnels sont encore pire. Je déteste vraiment les connectionneurs.

Finalement, c'est un jeune de trente trois ans qui est venu de province pour l'acheter. Le type était sympa, a posé de bonnes questions, l'a essayée et s'est décidé en dix minutes. Il n'était pas collectionneur mais, roulant assez peu, il trouvait amusant de se déplacer en vieille Jaguar. Rien de plus.

Maintenant qu'elle est vendue, je vais pouvoir m'acheter mon Imac !

09 avril, 2018

Utiitaires !



Mon article sur la Kangoo RXE m'a valu bien des commentaires enthousiasmés. Je ne me suis jamais déclaré comme étant le spécialiste en utilitaires même si une lubie m'a parfois conduit jusqu'à comparer les gammes d'utilitaires des constructeurs français. Mes lecteurs savent que je suis friand de connaissances stupides et inutiles.

Toutefois au cours d'un échange par mail avec un lecteur parisien, motard de surcroit, j'ai appris qu'il n'avait rien contre les utilisateurs de Kangoo. J'en ai été fort aise. Toutefois, comme il me sait amateur de deux roues, il m'a expliqué que son expérience parisienne de la moto l'avait amené à se méfier comme de la peste des Citroën Berlingo !

Il m'a expliqué que chaque fois, qu'on lui a fait une queue de poisson, ou grillé une priorité, c'était généralement un conducteur de Berlingo qui était l'auteur de l'infraction. Il m'a expliqué que si je voulais rester longtemps en vie à Paris en deux-roues, je devrais me méfier à tout prix de ces dangereux individus qui étaient sans conteste de vrais psychopathes.

Je lui ai dit que j'avais bien fait de choisir un Renault Kangoo RXE et il m'a de suite rassuré en m'expliquant qu'un être aussi exquis que moi ne saurait rouler en Citroën Berlingo qui était, me le répéta-t-il, le véhicule préféré des gens possédés et des assassins en puissance. D'après lui, tout conducteur de Berlingo devrait être fiché S.

Estimant l'information pertinente et intéressante, je me permets de la livrer ici à l'intention de mon lectorat roulant en moto ou en scooter à Paris. Apprenez à reconnaitre un Berlingo et si d'aventure vous en croisiez un, tenez vous sur vos gardes, ils sont dangereux !!!

Conducteurs de Berlingo, il est bien fini le temps de l'impunité ! Il est révolu le temps ou; après avoir fait une queue de poisson à un pauvre motard, vous pouviez vous enfuir, riant sous cape, en etant surs de votre impunité ! On vous à l’œil maintenant !

Procédure ou pas !


Dans mon métier, on voit de tout. Des choses graves ou pas graves. Je comprends que chacun voit midi à sa porte mais une partie de mon temps est consacré à dédramatiser des situations que mes chers patients dramatisent à outrance. Je ne leurs en veux absolument pas dans la mesure ou un simple rhume me donne déjà envie de choisir la meilleure des conventions obsèques afin que mon épouse ne débourse rien pour mes funérailles. Ce qui trouble l'homme, ce ne sont point les choses mais le jugement qu'il porte sur les choses, disait ce brave Epictete voici deux mille ans. Rien n'a changé.

Et puis parfois, il y a des personnes qui se présentent parce qu'ils vivent ou ont été victimes de situations gravissimes. Ainsi, ma seconde patiente; reçue voici déjà vingt ans, était venue me voir en me disant ces simples mots : voilà, j'ai une leucémie, je vais mourir et je voudrais savoir comment le dire à mon fils de neuf ans. Fort heureusement, après moult péripéties, elle n'est pas morte et n'a donc jamais eu à parler de sa fin proche à son fils.

Récemment, une personne est venue me consulter, venue de la part d'un ancien patient, en me disant qu'elle avait été violée dans son adolescence. Comme toujours ou presque, l'agresseur est un membre ou un proche de la famille. La situation a évolué dans la mesure ou il ne lui reste qu'un an pour porter plainte avant que l'action ne soit prescrite.

Et la question que cette personne m'a posé est de savoir si elle devait ou non porter plainte ? D'après ce que je ressens de cette personne, je n'ai pas à mettre en doute son témoignage. De toute manière, même si j'avais le moindre doute, il ne m'appartient pas de m'en ouvrir. C'est à la justice et à l’éventuel expert qui sera missionné de faire son travail. Moi, je reçois et j'écoute puis je conseille. Et là, il s'agissait pour cette personne de raconter son histoire à un tiers de confiance et d'avoir un avis qu'elle estimait éclairé.

Alors porter plainte ou non ? Je sais que la mode est aux justiciers et aux chevaliers blancs mais les choses sont plus compliquées que cela. Parce qu'il existe chez certains individus une résilience qui permet d'amortir les chocs psychologiques. Parfois, quand on a été traumatisé, on reçoit justice et d'autres fois non et on doit malheureusement faire avec. C'est là qu'entre en jeu la résilience qui fait qu'on va devoir vivre avec cet événement singulier tout en admettant que notre statut de victime ne sera jamais reconnu. C'est ainsi que certains devront vivre malgré ce qu'ils ont enduré sans jamais rien espérer et parfois même pas l’apaisement d'autrui. 

 J'ai le souvenir d'une patiente reçue pour des problèmes professionnels qui m'avait ainsi dit qu'elle avait été violée par son père. A l'époque, elle avait juste veillé à ce que cela n'arrive pas à sa plus jeune sœur mais avait préféré menacer son père sans le dénoncer pour ne pas briser la famille. C'était son choix. Pour elle, la simple culpabilité que ressentait son père lors de leurs rares rencontres dans les fêtes de familles était une juste consolation et un juste châtiment. Il avait mendié un pardon qu'elle ne lui avait jamais accordé. Il vivrait avec sa faute. Elle m'avait expliqué que rien n'aurait pu réparer l'outrage et surtout pas la justice. C'est vrai que la justice n'est pas toujours une panacée car elle n'a pas pour mission de réparer ce qui a été commis mais de sanctionner.

Dans le cas de cette personne venue me consulter récemment, je lui ai simplement demandé pourquoi il se "réveillait" tant de temps après alors qu'elle était autonome financièrement et affectivement depuis quelques années déjà. En fait, c'est en entendant parler du possible allongement de la durée de prescription qu'elle a pris conscience de tout cela; Jusqu'à maintenant, le viol dont il avait été victime était dans un coin de sa tête, tenu à distance et le seul lien qu'il avait entretenu avec ce traumatisme était cette possibilité qu'elle avait de porter plainte ou non ?

Sa question  a d'abord été de savoir ce que moi je ferais. J'ai répondu sincèrement en lui disant que de toute manière, n'ayant pas connu ce qu'elle avait connu, quoique je dise, cela resterait de la science fiction ou du roman. Parce que l'empathie est une réalité mais ne va pas jusqu'à croire qu'on est la personne en face de soi. Ou alors on est fou !

J'ai alors demandé son point de vue lequel était que même si les choses étaient actées, cette personne trouvait un peu "saumâtre" que l'agresseur n'ai jamais pris la peine de présenter des excuses, ce qu'il aurait pu faire à maintes reprises. Non, il a simplement nié l'évidence que tout le monde connaissait et a continué à fréquenter la famille de la personne comme si de rien n'était. Dans l'entourage, comme bien souvent, tout le monde s'est tu par peur du scandale.

J'ai compris sa démarche, je l'ai juste prévenue de ce qu'elle allait endurer. : le dépôt de plainte, la déposition, la confrontation puis sans aucun doute une expertise psychiatrique. non qu'il s'agisse de décourager cette personne mais simplement pour lui faire comprendre que tout cela réveillerait sans doute le traumatisme et que ce ne serait pas un parcours de santé. Et que le pire, c'est que son agresseur, tel que je le ressentais au travers de ce qu'il m'en avait dit, n'allais certainement pas se mettre à table et tout avouer mais nier et l'accuser elle de tous les maux et notamment de mentir. Je lui ai même dit que parfois, cela n'aboutissait à rien d'autre qu'un non lieu, les faits étant trop lointains et les preuves trop minces.

Parce que souvenons nous que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs et que l'on sort rarement indemne de ce genre de procédures, surtout si elle n'aboutissent pas. C'est prendre le risque de rouvrir des plaies à peu près refermées depuis longtemps et pire encore, prendre le risque d'endurer une décision de justice qui rajoutera de l'injustice à celle que l'on a endurée. C'est aussi lors de ces affaires sordides, prendre le risque de voir la famille liguée contre soi parce que pour l'entourage, c'est du passé, quelque chose avec lequel tout le monde vivait et qu'on ne devait pas réveiller. Quelque chose qui devait rester dans un groupe restreint et non pas être étalé en public, avec des juges en plus ! Ça s'appelle un secret de famille.

La personne m'a dit qu'elle s'en foutait que l'important n'était pas la condamnation mais que l'agresseur, au travers de la procédure pénale, vive quelque chose d'aussi traumatisant psychologiquement qu'elle lors de l'agression. 

Je pense que sa décision était murement réfléchie, il ne lui restait plus qu'à trouver un bon avocat pénaliste et à lancer la procédure. Il ne s'agissait pas d'obtenir réparation mais, le délai de prescription approchant, de refuser de vivre avec ce souvenir, même s'il s'était atténué, tandis que l'agresseur coulerait des jours heureux sans jamais endurer les conséquences, mêmes minimes, de ses actes.

Cela m'a rappelé ce qu'un chirurgien disait; toutes choses par ailleurs, des erreurs médicales. Il expliquait qu'un patient pouvait pardonner une erreur, parce que c'est humain, mais que la morgue et le déni étaient ce qui généraient les procédures. 

Je comprends tout à fait cette démarche. Être face à quelqu'un qui nous a nuit et ne même pas parvenir à lui arracher un repentir sincère, ainsi qu'on est en droit de l'attendre dans un monde où les gens seraient tous en bonne santé mentale et feraient preuve d'empathie, est sas doute la pire des choses. Ça déshumanise, ça ravale au rang de sous-être, de chose sur laquelle on peut marcher sans s'excuser.  

Mais comme j'ai trouvé cette personne parfaitement équilibrée et tout à fait de taille à endurer une telle procédure, je lui ai dit que j'étais d'accord avec elle. Non que mon accord ait le moindre intérêt dans la bonne marche de la justice mais qu'elle était justement venue pour avoir du soutien dans le combat qu'elle s'apprêtait à mener.

Comme je lui ai dit, je ne suis pas sur du succès total de la démarche mais le simple fait de l'entreprendre va grandement déranger l'agresseur qui se croyait à l'abri de la moindre procédure depuis tant d'années et pensait exercer suffisamment de crainte à sa victime pour dormir sur ses deux oreilles. Et puis comme disait Guillaume d'Orange-Nassau :

« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »

19 mars, 2018

Profilage de notre bon président !


Bon, comme on me l'a demandé, je vais me plier aux désirs de mon estimable lectorat. Mais vous imaginez bien qu'en me laissant aller au profilage de notre cher président Macron, je deviens la proie de tous les services de France et de Navarre. Parce que si je ne suis sur de rien, en revanche je suis bien persuadé que sous ses dehors de jeune type souriant, petit Kennedy à la française, notre bienaimé président est tout sauf un rigolo et encore moins ceux qui l'ont fabriqué.

Alors je rédige cet article en me disant qu'au mieux, cela rajoutera une note sur la fiche que possède déjà la DGSI sur moi  et qu'au pire, un soir, tandis que je rentrerai chez moi, une voiture anonyme se garera, que deux types en descendront et m'obligeront à monter à l'arrière. Là, le visage masqué et rendu aveugle par une capuche, je ne tenterai même pas de me débattre. Après une heure de trajet qui m'aura semblé en durer dix, je ressentirai les cahots provoqués par une petite route forestière. Et là, dans un bois noir et humide, on me fera descendre, on m'ôtera ma cagoule et on m'emmènera jusqu'au bord d'une fosse creusée récemment.

On me fera me mettre à genoux. Mon seul éloge funèbre consistera en un simple : tu écris trop connard et tu sais ce qui arrive à ceux qui écrivent trop ? Je ne répondrai rien. Digne jusqu'à la fin de ma terne vie, sachant que je meurs pour la liberté de parole, j'attendrai la balle qui me fracassera mon occipital dans un brouillard d'esquilles d'os et de sang. Les ténèbres aussi froides qu'un caveau me saisiront alors et mon cadavre sera recouvert de pelletées de terre, anonyme jusqu'à la fin de temps, sans même une croix ou une simple pierre pour en laisser la trace.

Car c'est ainsi que meurent bien souvent les héros anonymes et discrets qui osent braver la tyrannie. Sans doute, quelques années plus tard, y aura-t-il une modeste rue à mon nom et pourquoi pas une statue. Peut-être que l'on composera quelques poèmes en mon souvenirs ou que des femmes sensibles donneront mon prénom à leur premier né, espérant par cela attirer sur eux mon courage proverbial. Sans doute que mon histoiire alimentera quelques thèses d'histoire ou encore quelques écrivains amateurs d'énigmes. Mais mes ossement blanchiront dans cette tombe anonyme, ,ne faisant plus qu'un avec les racines des chênes environnants. Quelques promeneurs hypersensibles passant par là un beau jour de printemps, sentiront bien que l'endroit est habité par une présence, mais sans deviner que là, sous leurs pas, dans le sol, je gis à tout jamais.

Voilà, le décor est planté avec une remarquable sobriété car j'ai des pudeurs de jeune fille dès qu'il s'agit de parler de moi comme vous le savez ! Attelons nous au cas Macron. Pour cela, je ne dispose que de la fiche Wikipedia, laquelle a été modifiée après son élection et de ma sagacité, de ma sagacité à deviner en creux ce qui manque dans les belles histoires qu'on nous raconte.

Les creux c'est d'ailleurs ainsi que l'on diagnostique les sociopathes qui aiment tant contrôler l'image qu'ils donnent d'eux. Ils sont prolixes dès qu'il s'agit de se mettre en scène tout en taisans ce qu'ils imaginent être le plus gênant. Si l'on devine aisément les collines et autres sommets qui parsèment leur profil psychologique, c'est en s'aventurant dans leurs vallées, ces recoins plus sombres qu'ils taisent qu'on prend conscience de ce qu'ils sont. Ceci tant dit je n'ai pas dit que notre président soit un sociopathe même si un confrère italien l'a fait.

Alors sa fiche Wikipedia nous apprend qu'il est né un 21 décembre 1977 à Amiens en Picardie et que c'est un élève modèle, très intelligent. Bon, bien sur ses parents, l'éloignent de Brigitte parce qu'ils voient d'un mauvais oeil qu'il se tape sa prof de français. Pour cela, ils le mettent à Henri IV. Comment, on n'en sait rien mais ils ont peut-être acheté un bien dans le cinquième arrondissement de Paris ou Manu a été logé chez des amis ou de la famille dans le coin. Parce qu'il y a la carte scolaire.

S'agissant de Brigitte, le jeune Emmanuel n'en fera qu'à sa tête puisqu'il épousera sa belle Mme Trognux un beau jour de 2007, à l'âge de trente ans, vivant librement sa matrolygnagnie (gérontophilie orientée vers les femmes). MAis de cela, il ne faut pas en parler car seuls les gens de droite on des défauts et des travers tandis que les gens de gauche sont juste ouverts d'esprit. Les gens plus bornés et ayant un certain âge, se souvenant de l'affaire Gabrielle Russier, s'étonneront un peu de voir qu'un type de quinze ans qui se tape sa prof finit par l'épouser.

Issu d'un excellent milieu, fils de médecins, son frère et sa soeur l'étant également, Emmanuel se tourne vers une autre carrière, s'orientant vers Normale Sup' qu'il n'intégrera jamais. Qu'à cela ne tienne, il entrera à L'IEP de Paris puis intégrera l'ENA où il sera si bien classé qu'il intégrera l'inspection des finances. Ça y est, la carrière du jeune Emmanuel est lancée. 

Je ne sais pas pourquoi mais le jeune Emmanuel fera un de ses stages dans la préfectorale et c'est là, à la préfecture de l'Oise. Et c'est là qu'il aurait été remarqué par Henry Hermand, homme d'affaires et penseur de gauche qui fera du jeune Emmanuel ce que l'on sait, le président de la République française. Sans doute le coachera-t-il tout en lui faisant rencontrer les grands de ce monde. Tant et si bien que de vilains complotistes se demandent si de vilains messieurs (et dames) n'auraient pas fabriqué ce gendre idéal pour en faire la marionnette des banques. Moi, je n'en sais rien, je constate juste qu'on constate une série incroyable de coups du sort heureux pour faire d'Emmanuel ce qu'il est aujourd'hui.

Personnellement, durant la campagne électoral, je ne l'ai jamais trouvé mirobolant. Il navait aucun programme et ses interventions frisaient le grotesque quand il hurlai des slogans sans queue ni tête. Je ne doute pas qu'il soit intelligent mais je ne peux pas dire qu'il m'ait estomaqué par son intelligence. En revanche, il a un physique agréable et en face à face, il est très doué.

Bref la présidence devait échoir à François Fillon et par un sacré manque de chance, il a été rattrapé par des affaires. Affaires qui au demeurant ont tendance à s’enliser lorsqu'il s'agit de l'entourage de notre président actuel. Mais encore une fois, laissons les complotistes imaginer tout un tas de choses. Dès lors face à Marine Le Pen, quelle qu'ait été sa prestation lors du débat de l'entre-deux tours, c'était joué d'avance, Emmanuel serait président.

Pour le reste, on pourrait aussi s'étonner que personne ne parle jamais de sa famille ni de celle de son épouse mais il semblerait que le couple vedette se suffise à lui-même pour que l'on ne se soucie par de leur passé. Et pourtant Dieu sait si le couple présidentiel aime se donner en spectacle. Mais là, rien. Pourquoi pas me direz vous ? Les fées qui s'étaient penchées sur son berceau ont décidément fait du bon travail.

Sinon, pour aborder maintenant la psychopathologie, rappelons-nous que les sociopathes sont des individus extrêmement charmeurs et charismatiques. Le DSM parle à ce propos de charme et faconde superficiels. Leur personnalité est généralement décrite comme magnétique et ils retiennent l'attention et génèrent les louanges d'autrui. On a aussi souvent noté que les les sociopathes sentent avoir un droit légitime à occuper certains postes, à diriger certaines personnes ou à posséder certaines choses. Ils pensent que leurs propres croyances et opinions sont l'autorité absolue et ne prennent pas en compte l'opinion des autres. Remords et empathie ne sont pas des qualités que l'on leur reconnait.. On notera enfin que les sociopathes sont rarement timides, peu surs d'eux ou bafouillent rarement. Ils ont du mal à contrôler des réponses émotionnelles comme la colère, l'impatience ou l'ennui.

Retrouvez-vous notre bienaimé président dans cette brève description ? Peut-être ? Et moi ? Moi je ne dirai rien. Ah si lorsque j'ai vu son intronisation, j'ai eu l'impression désagréable d’assister à une cérémonie magique. Entre la pyramide en arrière plan avec le fanal qui brulait au sommet et l'hymne à la joie, tout y était. J'ai même eu un peu peur.

Ce soir là, j'ai pensé à un film que j'avais vu étant jeune , Damien ou la malédiction, dans lequel Robert Thorn (Gregory Peck) est ambassadeur des USA à Londres. Plusieurs décès tragiques et étranges ont lieu dans son entourage. Keith Jennings, un photographe, et le père Brennan finissent par convaincre Thorn que Damien, son fils de cinq ans, un orphelin aux origines obscures qu'il a adopté le jour de sa naissance à l'insu de sa femme, celle-ci venant de faire une fausse couche, n'est autre que l'Antéchrist. Je n'ai jamais pu me débarrasser de ce funeste présage. Aussi fou que cela paraisse.

Voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire. Bien malin celui qui devinera exactement ce que je pense de notre président. Personnellement je ne l'ai pas élu. Comme les gauchistes disait de Sarkozy : ce n'est pas mon président.

Curieusement depuis son élection, il ne se passe pas un mois sans que je songe à tout vendre et à me retirer en Corse.

Faussaires !


On nous parle souvent de crimes terribles. Je ne vais pas vous en parler ici. Les crimes sont assez ignobles pour qu'on les laisse où ils sont et qu'ils ne viennent pas polluer si ce blog si ce n'est pas nécessaire. On sait aussi qu'en dessous des crimes, il y a les délits et parmi eux la contrefaçon !

En droit, la contrefaçon est la reproduction ou l'imitation d'un objet, d'un document (en particulier officiel), d'une œuvre ou d'une marchandise, soit en indiquant ou en laissant présumer que la chose est authentique, soit en violation d'un droit de propriété intellectuelle ou du droit d'auteur

Ces choses étant posée je vais pouvoir m'ouvrir du drame que j'ai vécu. Comme chacun le sait, je suis de nature affable. Plutôt froid quand on ne me connait pas, on a tôt fait de se dire dès que la galce est rompue que je suis décidément charmant et que ce fut un drame atroce que de ne pas m'avoir connu car j'enjolive la vie d'absolument tous les gens que le destin a mis sur ma route. Je suis un bon garçon aimable et gentil et bourré à ce point d'empathie que le chien le plus fidèle vous apparaitrait comme le chat le plus distant à côté de moi. Doté d'un charme à toute épreuve, d'une vaste culture, et d'une vive intelligence me permettent d'être une personne avec laquelle on aime deviser gaiement ou avec laquelle on peut aborder des sujets plus sérieux, tant je sais m'adapter. Mais assez parlé de moi, ma modestie aurait à en souffrir, je suis un bon gars, voilà tout.

Ainsi, tandis que je me sentais jaguariste, ayant en ma possession une Jaguar XJ, je ne pouvais voir un véhicule de cette marque passer sans faire un petit signe de main discret de manière à en saluer l'heureux propriétaire. Même assis à la terrasse d'un café, je ne dérogeais pas à cette règle sacro-sainte : entre jaguariste, on 'estime et on se salue, on n'est pas chez Dacia putain ! C'est ce que j'ai souvent expliqué à mes compagnons surpris de me voir saluer ce qu'ils prenaient pour un inconnu. Rien n'est moins inconnu pour un jaguariste qu'un autre jaguariste puisque l'un et l'autre communion à l'ombre du feulement du six-en-ligne, de la ronce de npyer et du cuir connolly. Mais ça, les gens vulgaires, les gros parvenus, qui roulent en grosses berlines allemandes ne peuvent le saisir.

Hélas, trois fois hélas, ayant peu l'occasion de sortir ma Jaguar, je me suis décidé à la céder à quelqu'un qui saura mieux en profiter que moi. Je suis donc rentré dans un processus de deuil que tous les possesseurs de Jaguar tenus de la vendre connaissent bien. Dès lors que la décision fut prise et alors même qu'elle est en ma possession, je ne puis plus me sentir jaguariste. Ce serait indécent ! Ainsi, lorsqu'il m'arrive de croiser une de ces magnifiques voitures, je la regarde mais ne salue plus son propriétaire : je n'en suis plus digne. 

Ma dernière lubie ayant été de m'offrir une camionnette, vous n'êtes pas sans savoir que je suis aujourd’hui l'heureux possesseur d'une populaire voire prolétaire Renault Kangoo, véhicule rigolo qui fit sans doute le bonheur d'une humble famille nombreuse.

Ma grande humilité n'ayant pas triomphé d'un penchant pour le luxe affirmé, je ne pouvais me contenter d'un Kangoo normal et c'est ainsi que je me suis retrouvé l'heureux possesseur d'un Kangoo RXE, le haut de gamme de la marque, un peu comme la 812 Superfast chez Ferrari ! Autant vous dire, que c'est un véhicule richement doté en équipements. Ils sont pléthoriques ! Cela va de la radiocassette avec commandes au volant (et d'ailleurs il faut que je remette la main sur mes cassettes), à la climatisation, aux lève-vitres avant électriques, en passant par la direction assistée jusqu'aux antibrouillards de série joliment intégrés dans le parechoc ! 

Et que dire des enjoliveurs en plastiques spécifiques à ce modèle qui viennent joliment décorer sans l'alourdir ce magnifique véhicule. J'en reste là, tant il y aurait à en dire sur cette merveille. Les passionnés, et je me doute qu'il y en a, seront avisés de lire la fiche technique afin de se renseigner sur ce modèle. Autant vous dire que je retire une très légitime fierté a être à son volant, montant et descendant le son du radiocassette d'un auriculaire expert. Car oui, les ingénieurs de la célèbre firme au losange ont tellement bien pensé l'ergonomie que le radiocassette se pilote du petit doigt tout naturellement ! 

Ces messieurs n'ont pas fait Centrale ou les Mines pour rien, on sent qu'il y a un concentré d'intelligence dans l'habitacle. On dira ce qu'on veut mais dès qu'on réfléchit une minute à l’ergonomie poussée du Kangoo RXE on comprend pourquoi les ingénieurs de nos prestigieuses écoles s'estiment fiers d'eux-mêmes. Ce n'est pas du narcissisme mais de la simple justice. J'aurais aimé moi aussi, la mort venant me prendre, me dire que j'aurais fait dans ma vie œuvre utile en concevant un habitacle aussi bien pensé !

Le possesseur de Kangoo étant plus frustre car ce n'est pas un oisif lascif comme l'est le jaguariste, on ne se salue pas. Pas de temps à perdre, le kangouiste est un homme pressé et affairé qui va d'une occupation à l'autre, qu'il s'agisse du travail ou d'aller chercher les gamins à l'école ou encore de faire les courses car le Kangoo RXE, nonobstant le luxe insolent dont il se pare, reste un utilitaire au volume de chargement étonnant !

Néanmoins de la même manière qu'une femme enceinte remarque toutes les femmes enceintes alors qu'habituellement elle n'y aurait pas prêté attention, le possesseur de Kangoo RXE remarque évidemment tous les Kangoo RXE et ne peut s'empêcher de sourire en se disant que ce monde est décidément bien fait qui compte autant de personnes de bon goût. Que je marche ou circule à bord de mon Kangoo RXE, l'observateur avisé ne manquera pas de voir s'esquisser un sourire de satisfaction quand je viens à croiser le même véhicule que le mien. 

Et bien sur, en parfait connaisseur comme vous aurez pu le constater au cours de cette longue introduction qui n'aura pas manqué de vous passionner, je reconnais maintenant du premier coup d'oeil un Kangoo RXE, à de tous petits détails que le béotien serait bien en mal de distinguer tant le sublime ne le passionne pas. Car si tout un chacun peut reconnaitre un Kangoo tant sa ligne fluide et élégante que n'aurait pas reniée le grand Da Vinci, tranche dans ce monde fade et banal, il n'est pas si aisé de reconnaitre la version RXE ! C'est une affaire de spécialiste pour laquelle aucune formation n'existe. C'est du vécu. Il faut avoir un Kangoo RXE pour les reconnaitre dans la masse des Kangoo encore en circulation !

Je suis évidemment devenu un spécialiste, aidé en cela par un sens de l'observation aiguisé et une sagacité de tous les insistants. Un enjoliveur qui brille, deux phares antibrouillards qui me font de l’œil et hop, dans ma tête s'allume une petite lumière qui me fait me dire : tiens un collègue. Et d'un coup, d'un seul, je me dis que quelle que soit la crise morale que l'on vive, il est satisfaisant de constater qu'il existe encore des gens bien et de goût qui le moment venu sauveront l'humanité. Le Kangoo RXE est l'objet ultime qui m'oblige à croire en l'homme et me permet d'affirmer que Dieu a un grand dessein pour nous et qu'il ne nous laissera pas tomber. C'est même assez étonnant que Saint Jean n'en parle pas de l'apocalypse. Car mes soeurs et mes frères, je vous le dis, le Kangoo RXE sauvera le monde. 

Et puisqu'on est là pour tout se dire, je vais vous avouer que bien que je nage dans le bonheur le plus parfait depuis que j'ai un Kangoo RXE, il m'arrive parfois d'avoir du vague à l'âme depuis que j'ai découvert qu'une version avait l'option double porte arrière s'ouvrant latéralement alors que mon modèle n'est équipé que d'un hayon bien commun. Je m'en suis ouvert à mon épouse laquelle n'a pas vraiment semblé concernée par l'objet de mes tracas. Double portes ou hayon classique, je crois qu'elle s'en moque. Les femmes sotn décidément de grandes écervelées qui ne sauront jamais prendre en compte les grands sujets de ce monde. On leur fait passer le bac, on les envoie en faculté de droit, comme mon épouse, et l'utilité et l'aspect pratique de la double porte sur un Kangoo RXE ne leur saute pas aux yeux !


Ça m'a attristé un moment parce que je me suis dit qu'il fallait absolument que je vende mon Kangoo RXE équipé d'un hayon pour en racheter une équipée d'une double porte. Je sais que c'est idiot mais je ne voudrais pas un jour avoir à subir le sourire dédaigneux d'un possesseur de Kangoo RXE à double portes lorsqu'il s'apercevra que la mienne n'a qu'un hayon. J'ai beau me dire stoïcien, le chemin est long pour devenir Épictète. J'ai renoncè à le faire parce que la belle peinture bleue métal dont s'orne la flatteuse carrosserie de mon Kangoo RXE compense sans doute un peu el fait qu'il ne soit pas équipé de la luxueuse double porte arrière. Et puis je me dis que c'est une épreuve que Dieu m'inflige pour venir à bout de mon orgueil. 

Mais revenons à nos moutons ! Voilà que la semaine passée, je marchais dans les rues de Paris afin de me rendre à mon cabinet lorsque j'avise un Kangoo RXE, garé dans dans la rue que j'arpentais. Je me mets à sourire mécaniquement, ravi que la détestable Hidalgo ne soit pas parvenue à chasser tous les hommes de goût de la capitale. Quoiqu'il en soit, la peinture est impeccable et le véhicule entretenu, même les enjoliveurs semblent n’avoir subi aucun choc dus aux trottoirs, c'est sans doute comme moi un collectionneur. Car le véhicule est équipé des fameux enjoliveurs spécifiques à la version RXE du Kangoo. C'est d'ailleurs à cet infime détail que seuls les spécialistes remarquent que j'ai su qu'il s'agissait du même véhicule que le mien.

Face à ce superbe exemplaire, je me sens un peu comme un étudiant puceau de l’École du Louvre au musée des Offices à Florence ; éperdu devant tant de beauté et je manque de faire un syndrome de Stendhal. Accélération du rythme cardiaque, vertiges et suffocations, je ressens tout et je suis à la limite de l'hallucination confronté à tant de beauté. Toutefois, capricorne je suis, capricorne je reste et il me reste assez de bon sens pour noter un détail : ce Kangoo n'a qu'une porte arrière. Car pour la petite histoire, il existe des Kangoo plus les gens aux revenus modestes qui n'ont qu'une porte arrière située à droite du véhicule tandis que des versions plus luxueuses, comme Le RXE bien entendu, sont dotées d'une seconde porte arrière du côté gauche. Je sais que c'est un dtail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu'on est plus libre vu qu'on peut sortir des deux côtés.

Là, me dis je il y a un problème car aucun Kangoo RXE nest jamais sorti des chaines de l'usine Renault de Maubeuge ! Ca j'en suis sur et certain. Je suis donc face à une énigme. Soit il s'agit d'un modèle unique et je suis béni parmi tous les hommes de cette terre puisque Dieu me permet d'observer cette rareté, soit comme je le pense, il s'agit d'un faux grossier, le propriétaire s'étant livré à un travail de contrefaçon de manière à faire passer un modèle bas de gamme pour un RXE ! Le besoin de plaire et d'être admiré est tel chez certains esprits faibles qu'ils ne reculent devant rien pour contenter leur égo bouffi. Si certains copient des tableaux de grands maitres, d'autres encore plus vicieux semblent ne reculer devant rien et osent contrefaire le Kangoo RXE !

Courroucé et sur de moi, je fais alors le tour du véhicule. Effectivement, le parechoc avant ne s'orne pas des antibrouillards pourtant de série sur le Kangoo RXE. Enfin je jette un coup d'oeil à l'intérieur et là, je n'ai plus aucun doute. La planche de bord est dénuée du luxe habituel que l'on constate dans la version RXE. Nulle commande au volant pour le radiocassette qui n'est même pas de série mais un modèle du commerce sans doute acheté dans un magasin d'accessoires auto. De même, le contrefacteur qui utilise cet odieuse contrefaçon doit sans doute rouler les vitres ouvertes en été car je constate que son véhicule ne dispose pas de la climatisation. Enfin, dernier détail, une manivelle orne chacune des contreportes avant : il n'a pas de lève-vitres électriques.


Mais alors me dis-je ? D'où viennent ces enjoliveurs qui ornent fièrement ses roules et sont à n'en pas douter les mêmes que veux qui équipent les Kangoo RXE ? Sans doute, dans un accès de jalousie les a-t-il dérobé à l'heureux possesseur d'un vrai Kangoo RXE, espérant ce faisant faire passer sa version médiocre pour le joyau de la gamme ? C'est sans doute cela. La jalousie n'a pas de limites chez certains individus. Le propriétaire de ce Kangoo doit être socialiste car chacun sait que les socialistes sont des gens jaloux prompt à voler les fruits du travail d'autrui !

Une rage folle me saisit alors ! Une envie de prendre ce faussaire à la gorge et de l'étrangler pour lui faire expier son crime atroce ! Une envie de saisir un objet contondant et de briser les vitres de cette abomination, ce bas de gamme Kangoo qui se prétend RXE ! Mais je me ressaisis et garde l'esprit froid. C'est une grande leçon que je viens de prendre. Même si je prétends avoir vécu et n'être plus un enfançon crédule, je sais que je dois toujours rester sur mes gardes.

Je dois me souvenir que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles sont et me défier des illusions ou des transports des sens !

Je dois admettre que certaines personnes parmi les plus nuisibles que compte la création sont prêts à tout dans l'assouvissement de leurs noirs desseins.

Je me promenais primesautier et gai comme un pinson et Dieu mis cet ersatz de Kangoo de RXE pour me rappeler que Satan est toujours là prêt à tromper les âmes pures.  

NB : je suis à ce jour, et ce dans le monde entier, le blogueur qui aura le plus cité Kangoo RXE dans un article ! Je n'en suis pas peu fier !