29 janvier, 2021

Nos "ainés" !

 


Je suis fasciné par l'importance qu'ont pris ces derniers mois les vieillards et encore plus ceux qui croupissent dans les EPHADs en attendant la mort. De puis que l'on sait que le Covid19 fait principalement ses victimes chez les largement plus de soixante-quinze ans, on n'a jamais autant parlé des vieillards. Honte à ceux qui voudraient les confiner, arguant du fait que cela ne sert à rien de maltraiter les forces vives de la nation qui risquent peu pour sauver des vieux !

Non, c’est hors de question, on masquera les enfants, on poussera les étudiants au suicide et les autres au chômage mais on ne touchera pas à un seul des cheveux blancs de "nos aînés". Voilà, le mot est lâché, le vieux, le vioque, le vieillard, le croulant, le débris, le pré-cadavre est devenu par la magie de la période que l'on traverse un "aîné", une sorte de figure tutélaire et sacrée à laquelle on ne touche pas, sous aucun prétexte. 

Grâce à a communication, ces vieux qui nous emmerdent à la poste le samedi mati, alors qu'ils ont toute la semaine pour y aller sont devenus intouchables : de vraies vaches sacrées. On les imagine tour à tour en grands-parents gâteaux ou en augustes sages à qui tout est du, chargé d'éclairer notre chemin de la lumière de leur grande expérience. 

C'est vraiment magnifique cette image d'Epinal montrant un vieillard chenu et fragile défendu par un ministre.

Dans les faits, qu'en est-il ? Une de mes grand-mères a fini ses jours dans que l'on n'appelait pas encore un EPHAd mais une maison de retraite. Mon frère, l'ainé était son préféré, ce n'est pas pour autant qu'il soit allé la voir. Il s'en foutait. C'est moi qui me cognais les visites, de la même manière que j'ai toujours été l'abonné aux obsèques pour représenter la famille. J'ai certes un côté branleur mais j'ai le sens du devoir.

Je me souviens d ela tristesse des lieux quand j’allais lui rendre visite. Et pourtant, mon père n’avait pas lésiné, l'endroit était magnifique, un superbe château au milieu d'un très bau parc. Mais château ou pas, les vieux restent des vieux et une fois à l'intérieur des lieux, malgré les moulures, les lambris et le parquet au point de Hongrie, ça sentait toujours légèrement la pisse et le désinfectant.

Mais pire que tout, ça sentait l’abandon et la solitude, un vrai cimetière de voiture, une casse ! Je me souviens que lorsque j'arrivais à l'étage où ma grand-mère avait sa chambre, la plupart des portes étaient ouvertes parce que la plupart des vieux qui avaient échoué en ces lieux, n'auraient d'autres spectacles, ni d'autres distractions que de voir passer les personnes qui allaient visiter les rares plus chanceux qu'eux.

Comme je suis un bon garçon, j'avais mes œuvres. Je descendais ma grand-mère dans un salon où nous prenions un café puis au moment de la raccompagner dans sa chambre et après lui avoir dit au revoir, je restais un peu pour papoter avec le pépère d'à-côté un pauvre vieux en fauteuil roulant que personne ne venait jamais voir. Je papotais ensite avec une ou deux vieilles tout aussi solitaires,avant de m'arracher de là au volant de ma sublime Alfa-Roméo Alfasud Sprint 1500 en songeant que nous vivions dans un sacré monde d'enculés. J'avais beau être jeune, j'avais des tas de réflexions sur la vie !

Ayant bonne mémoire, je peux me souvenir précisément de ces visites et de la tristesse qui planait en ces lieux. Je me suis d'ailleurs toujours dit que si tele chose devait m'arriver, je préférerais crever que d'échoucer comme une épave dans un EPHAD. Qu'en sera-t-il ? Je ne sais rie, je sais qu la vie est plus forte que tout et que ce que je dis aujourd'hui n'est pas ce que je ferai demain.

Enfin comme vous le savez, je suis fort sociable et toujours intéressé par la vie des autres, non par indiscrétion, mais simplement parce que j'aime bien écouter les gens me parler de leur vie. Tandis que a formation et mon milieu social devraient me pousser à fréquenter du cradre sup' ou du consultant, ces gens là ne m'ont jamais intéressé. La vie des termintes et des fourmis ne me passionnent pas, soumise qu'elle est a des procédures. Je préfère les gens originaux qui ont ou ont eu des vraies vies et ont des choses à raconter.

C'est ainsi que je connais C., qui exerce la noble profession d'aide-soignante, le grade en dessous d'infirmière, le métier qui consiste à faire la toilette des vieux en se cassant le dos et à leur donner à bouffer, le pire du pire, le métier le plus mal payé et déconsidéré. Aide-soignante, c'est un an d'études pour ensuite aller nettoyer la merde des autres en étant payé le smic. Et pourtant C, adore son métier et n'en changerait pour rien au monde. Elle travaille dans un Ehpad luxueux ou la chambre est à 4000€ par mois et se fait un peu de gratte en faisant des ménages.

Elle n'a rien d'une petite chose mièvre vu qu'elle ressemble plutôt à Jeen Gavin mais en blond avec des cheveux longs. Elle est rapide et efficace et si elle n'enverra jamais de sonde sur mars, ce qu'elle sait faire, elle le fait vite et bien et se montre digne de confiance. Je ne sais même plus comment je la connais, sans doute une rencontre dans un café, mais toujours-est-il qu'on se tutoie, qu'on se fait la bise et que si je la croise, on papote et même que si l'on est prêt d'un rade, je lui offre un café de bon coeur. elle a toujours des tas de trucs à raconter.

Et croyez moi, elle m'ena paré des vieux en ephad, de la manière dont ils sont traités. Oh pas par la résidence d'accueil qui a tout intéret à les conserver le plus longtemps possible mais par leurs proches. Comme elle me l'expliquait, même dans son établissement de luxe, les visites restent rares, on vient à l'anniversaire et à Noël et une fois de temps à autre mais dans les faits, on s'impatiente surtout parce qu'à 4000€ par mois, on voit l'héritage fondre au soleil. Papa et maman ils sont bien gentils mais ils coûtent vraiment cher.

Le pire qu'elle m'ait raconté c'est l’histoire dune femme médecin qui, alors que sa mère était proche de la fin n'a pas voulu renoncer à ses vacances, chargeant C de faire au mieux en cas de problèmes. Mais des histoires plus ou moins semblables, C en a à la pelle. Dans les faits, pour de nombreux vieillards dont elle s'occupe, elle reste l'unique visite, l'unique personne avec qui ils peuvent encore bavarder en attendant la mort.

Alors quand j'entends ces salauds d'élus ou de journalistes nous dire, des sanglots plein la voix, qu'il ne faut pas confiner nos aînés, ça me fait doucement rigoler. Sans doute que ces "boomers" nés jute après guerre, sentant que cela sera bientôt leur tour de croupir dans un mouroir aimeraient bien qu'on les traite mieux qu'ils n'ont traité leurs propres parents.

Saletés de soixante-huitards ! Confinons-les et rouvrons les bars et les restaus !

Bienvenue chez les dingues !

 


Mes chers patients se satisfaisant de skype, je ne suis plus à mon cabinet que le jeudi. Les lieux de convivialité, comme on dit aujourd’hui, cafés et restaurants, étant fermés, il ne m'est plus possible de m'adonner au cafing, mon sport préféré. Mais restant extrêmement sociable, je continue à voir du monde. 

Je déteste déjeuner. Quand je suis seul, je me roule en boule et je ne mange pas et si ça persiste, j'ai le poil terne et je perds du poids. Fort heureusement, malgré les conditions difficiles que nous traversons, il se trouve toujours quelqu'un pour partager ce que je nomme maintenant mon "déjeuner de clodo". Eh oui, tout étant fermé, les seul endroits restants accessible restent les bancs publics.

J'ai mon banc à moi, juste en face de a porte de l'immeuble où j'officie.Il faut dire que personne ne s'y assied jamais parce qu'il est coincé entre les parkings à vélos que cette folle d'Hidago a fait installer un peu partout. Il est toujours libre et accueillant bien que le bois un peu dur finisse par faire mal au cul. Je me suis dit que je devrais m'équiper d'un petit coussin.

Ce jeudi, nous étions trois à ce déjeuner de clodo. Il y avait L'ami des stars, un ancien patient qui connait tout le monde et Jerry, un gars très sympa de tweeter et puis moi. Comme on n'est pas des avares, on avait jeté notre dévolu sur le menu à 10,50€ proposé par la boulangerie d'en face consistant en un sandwich, une tartelette et une boisson.

On devisait de manière fort sympathique en regardant passer les zombies masqués lorsqu'une fois ce pantagruélique déjeuner fini, j'ai proposé d'offrir le café. Je suis comme ça, je suis un prince, au diable l'avarice !

De retour sur notre banc favori, on s'est dit que c'était le moment de se fumer une petite clope avec le café, enfin sauf Jerry, vu qu'il ne fume pas. Clope au bec et gobelet de café en main, nous continuions a bavarder lorsqu'un quidam chapeauté et muni d'un masque FFP2, vous savez les gros masques en bec de canard, passant près de nous, nous lance un regard noir et remue sa tété en signe de dénégation. Manifestement, quelque chose dans notre attitude le choquait, sans doute, le fait que malgré les mesures liberticides, nous nous obstinions à arracher à cette période folle un peu de chaleur humaine.

L'ami des stars demande alors à ce malotru quel est le problème et ce dernier, se retournant nous lance : j'ai été réanimateur messieurs et laissez-moi vous dire que vous faites n'importe quoi ! J'ai évidemment lâché l'affaire bien qu'au fond de moi, j'aurais bien eu envie de lui dire "d'aller se faire enculer bien profond". L'ami des stars aurait bien aimé en découdre mais je l'ai retenu, lui expliquant que cela ne servait à rien.

Comme il me l'expliqua : "tu te rends compte que j'ai soixante-deux ans et que j'ai passé l'âge qu'un inconnu me tance comme un garnement et me fasse des leçons de morale". Il m'a ensuite demandé comment j'avais pu rester si calme face à cette incroyable agression. Il trouvait l’attitude de ce type tellement odieuse que cela suffirait à lui faire passer une mauvaise journée. Je lui ai alors expliqué que cela ne servait à rien d'avoir lu Sénèque, Cicéron et Marc-Aurèle si c'était pour ne jamais tenter d'appliquer leur philosophie ; parfois il faut rester stoïque. 

J'ai ensuite rajouté qu'en tant que psy j'étais plutôt fasciné par ce type de comportements parce que l'époque révèle vraiment ce qu'il y a de pire chez les individus, qu'ils soient délateurs ou donneurs de leçons. 

Alors c'est vrai que tout au fond de moi, j'ai eu envie de d'insulter ce type et peut-être même de le gifler très violemment de manière à ce qu'ils se souviennent qu'en faisant la morale à des inconnus, on prend des risques. Mais à quoi bon ?

Combien de fois ai-je dit  des patients confrontés à certaines situations : "si vous avez décidé de débarrasser le monde de la connerie, levez vous très tôt, couchez vous très tard et vivez très longtemps et encore !".

J'ai décidé d'appliquer les principes que je vante, voilà tout.


11 janvier, 2021

La stratégie de la paire de claques libératrice !


 Ce n'est un secret pour personne, l'essentiel de ma clientèle va mal. Globalement, aucun n'a peur du Covid19, tout le monde s'en fout. En tant qu'entraineur de chevaux de course, je m'honore d'avoir une clientèle redoutablement intelligente et je remercie Dieu chaque jour qui fait qu'ils puissent m'honorer de leur confiance. Et là, croyez moi je ne déconne pas.

Ce qui les fait souffrir, c'est l'absence de visibilité, le fait d'être soumis aux caprices autoritaires d'un gouvernement qui tel un adolescent fou et tyrannique décide du jour au lendemain de vous enfermer chez vous, quitte à changer en cours de route les règles. Une fois, ce sera le nombre de morts, le lendemain, les admissions en réanimation, et le jour d'après, le nombre de contamination. C'est une vraie souffrance psychologique, une torture mentale d'une cruauté inouïe !

Contre cela, je ne peux pas grand chose, je subis moi aussi cette folie sanitaire ! Mes observations ou les nombreux témoignages que je recueille, ont beau contredire ce que me disent le gouvernements ou les médecins tarés des plateaux TV, je n'y peux rien, je n'ai pas mon mot à dire. La seule chose que je puisse faire, c'est de résister passivement en conservant un maximum d'activités sociales. De tout manière, si l'on me coupe des autres, on me retrouvera pendu, c'est une certitude. Il parait que c'est à cause de ma Vénus en Verseau et de mon amour du genre humain, c'est ma copine Agnès, vachement calée en astrologie, qui me l'avait expliqué en 1993 !

Mais je suis comme tout le monde et je ne vais pas raconter la messe, je ne me vois pas dire à quelqu'un en souffrance : mais ta gueule, c'est pour ton bien qu'on t'enferme, qu'on t'empêche de faire la bise à tes parents et de bosser, la vie est belle, cesse de te plaindre ! N'y croyant pas moi-même, je ne me voyais pas vendre la chose à mes chers patients.

J'ai donc cherché une stratégie alternative parce qu'étant payé, il faut bien que je trouve un truc. Si c'est pour dire à quelqu'un qu'il souffre, que je comprends et que moi aussi, autant changer de boulot et monter une entreprise de pompes funèbres ! J'ai donc imaginé la "stratégie de la paire de claques" parce que chacun sait que la violence est un exutoire efficace. Quand on sent que la pression monte, autant gifler autrui que de se pendre non ? 

C'est ainsi que le premier à avoir bénéficié de ma trouvaille fut mon Marquis du Mardi. Alors qu'au cours d'une séance je le trouvais dans un sale état, je lui proposai donc d'ouvrir un compte tweeter dont il se servirait en cas d'urgence.

Dès qu'il sentirait que son moral vacille, que sa vision du monde se teinte de gris, hop, on se connecte à tweeter et hop, on se trouve un militant LREM ou un médecin taré, un de ces Diafoirus qui n'a jamais publié un papier scientifique mais se prend pour un Nobel et on le gifle ! Ça détend, lui expliquais-je, ça permet de faire passer sa colère sur quelqu'un, ça évite la dépression, la picole, la violence sur son chien et sur sa femme ! C'est une mesure sanitaire  salutaire qui ne coute rien. Pas besoin d'AMM !

Bien sur, on fait cela dans les le strict respect de la loi du 29 juillet 1881, régissant la presse, on n'insulte jamais, on ne menace jamais, on ne prend pas le risque de se retrouver convoqué au commissariat pour je ne sais quelle raison crapuleuse, on se comporte en gentilhomme. Non justement, puisque Dieu, dans sa grande sagesse, nous a accordé la grâce de bénéficier de l'esprit de finesse, on s'en sert, tel un matador qui après une superbe véronique, planterait une banderille dans le cou du taureau furieux et idiot !

En général quand votre interlocuteur idiot vous explique "qu'on verra bien quand tu seras intubé dans uen chambre de réanimation" ou vous traite de "connard", vous avez gagné, il est à cours d'arguments, touché-coulé. Vous aurez alors la maigre satisfaction d'avoir énervé quelqu'un encore plus que vous ne l'étiez et c'est très salutaire pour la psyché. D'ailleurs ça a bien marché pour le Marquis du Mardi qui, ayant pratiqué la stratégie de la paire de claques, s'en est trouvé mieux. Il a arrêté mais sait depuis "qu'en cas d'urgence, brisez la glace", on se connecte et on va gifler un demi-habile.

Il existe évidemment d'autres stratégies comme la pratique d'un sport ou la méditation mais chacun sait que le sport n'est pas trop mon truc et que méditer me fera vite chier. Si je privilégie la stratégie de la paire de claques c'est à cause de mon ascendant bélier et aussi du fait que j'aie un carré mars-soleil qui prédispose à la violence, ça aussi c'est ma copine Agnès, redoutable astrologue qui me l'avait explique. Bref, je suis esclave de mes gènes et c'est pas toujours facile !

Quoiqu'il en soit, adoptez ce qui vous convient le mieux, ne vous laissez pas faire, résistez et gardez le moral. On finira par rire de cette époque merdique. Je fais partie des pessimistes optimistes.

Et souvenez vous, quelles que soient les ruses du diable, Dieu gagne toujours et il est avec nous !

Ai-je été malade ?

 

Jeudi dernier, je recevais une élève infirmière extrêmement brillante, une jeune femme qui aurait pu faire médecin sans problème si l'on n'avait pas définitivement fermé la voie aux littéraires en faisant croire que la médecine était une science.

Comme, elle effectue un stage dans une unité Covid d'un hôpital quelconque, on a parlé de ça. Elle m'a expliqué que quelques vieux calanchaient mais qu'un tas s'en sortait aussi. Ce n'est pas non plus l'hécatombe. D'ailleurs, moi qui suis allé deux fois à des obsèques courant décembre dans de très grands cimetières, à chaque fois, il n'y avait pas d'autres inhumations.

Et comme elle connait mieux le bouzin que moi, on a parlé de symptômes. C'est rigolo pare qu'avec le Covid19, tout est devenu Covid19. Bientôt, pour faire médecine, ça prendra une semaine puisqu'à part la symptomatologie du Covid19, on n'aura plus besoin d'apprendre autre chose. J'ai mal au dents, Covid ! J'ai des cors aux pieds, Covid !

Mon camarade GCM qui est encore pls facétieux que moi, suggérait d'ailleurs pour faire baisser le taux de contamination de faire croire que le Covid19 serait responsable de l'apparition d'un micro-pénis. Gageons qu'avec une telle information, la plupart des hommes expliqueraient qu'en fait, ce n'était qu'un rhume !

Toujours est-il que la petit m'expliqua qu'en fait de symptômes, la plupart du temps, ceux-ci se bornaient à la goutte au nez, de la fatigue et un essoufflement ! Mais Sacrebleu, lui dis-je alors, il me semble avoir ressenti tout cela début octobre ! Elle me répondit derechef que j'avais pu être contaminé et sérieusement me demanda si je m'étais fait tester. Ce à quoi je répondis que non parce que je déteste faire la queue et que l'idée de me mettre un coton tige dans le nez ne me plaisait pas.

Et qu'au-delà de tout cela, je suis un grand hypocondriaque persuadé que toute pathologie nécessitant plus qu'un Doliprane entrainera ma mort ! Alors si j'ai un petit truc, je n'y pense pas, ça calme mes angoisses. Si on me dit que ce n'est qu'un rhume je vais vivre normalement mais si on m'annonce Covid19, alors même que les symptômes sont ténus et légers, je me connais, je vais angoisser, je vais faire chier ma femme en lui parlant de mes dernières volontés et me préparer à quitter cette vallée de larmes.

Ma petite élève infirmière m'a alors dit, que bien qu'elle ne puisse l'assurer évidemment, j'avais pu être contaminé par le Covid19, que c'était fort probable.

Vrai ou pas, je n'en sais rien mais saches d'ores et déjà que c'est un survivant qui vous écrit. Depuis d'ailleurs,j'ai le regard sombre et lointaine de ceux qui savent, de ceux qui sont allés là où aucun humain ne voudrait aller !

Stratégie vaccinale !

 

C'est rigolo ce que l'on vit avec la fameuse stratégie vaccinal parce que ça me rappelle ce que j'avais déjà vécu avec le H1N1 en 2010. Dix ans déjà ! 

C'était à peu près pareil; on nous prévenait qu'on allait tous mourir et un de mes potes médecin généraliste m'avait montré une sorte de plan départemental dans lequel il était sensé être réquisitionné  pour intégrer un machin ou revêtu d'un scaphandre il aurait tenté d'apaiser les souffrances des mourants. N'importe qui connaissant l'état de délabrement de notre pays aurait ri de ces précautions, sachant que passer du plan à la réalisation aurait été impossible. Il aurait forcément manqué un truc ou un autre !

Cette année là, on était partis aux USA avec le Gringeot. C'était en mai et il y avait fêté ses cinquante ans même que je trouvais cela super vieux alors que demain j'en aurais moi-même cinquante-quatre. Je ne lui avis pas dit parce que le Gringeot est super fort et qu'il faisait un peu peur.

On avait passé un super séjour aux States et on n'avait même pas eu peur sauf une fois dans un bus dans lequel une vieille s'était mise à toucher, cracher et éructer. On avait collé nos écharpes devant notre bouche : courageux mais pas téméraires !

De retour en France dans un Boeing moisi de Continental Airlines qui nous ramenait dans notre belle Europe civilisée, on nous avait distribué des papelards où il fallait mettre nos noms, nos numéros de siège et tout un tas d'autres renseignements pourris mais aussi le nom de la personne que l'on devait prévenir au cas ou l'on mourrait du H1N1. 

Comme le Gringeot et moi savions à quoi nous en tenir, on avait rempli ça comme des gorets parce qu'on n'en avait rien à foutre, sachant par avance que ces "précieux documents" finiraient sans doute oubliés sur un coin de bureau puis à la poubelle ! Je me souviens que pour la personne à prévenir en cas d'urgence, le Gringeot avait mis "moi-même", estimant qu'en tant qu'adulte il n'avait plus besoin de sa maman, tandis que j'avais écrit facétieusement Mickey.

Juste à coté de nous, dans la rangée, étaient assise deux ravissantes américaines que le Gringeot avait remarqué parce qu'à l'époque il portait encore beau et qu'il était très "chaud de la bite" (désolé mais je balance). L'une d'elle avait alors demandé au Gringeot de l'aider à remplir sa fiche de renseignements H1N1 et fort courtoisement, on lui avait refilé les nôtres pour qu'elle voie comment il fallait faire. 

En lisant que j'avais mis Mickey, elle avait failli s'étrangler en me disant d'un air ahuri : but it's for french government ! Pour une américaine, un document émanant du gouvernement devait être aussi sacré que la bible alors que pour nous, on en avait rien à branler parce que justement on sait à quoi s'en tenir avec nos "french governements". La blondinette avait du nous prendre pour des gauchistes patentés ! 

Et arriva ce qui devait arriver. Une fois parvenus à Roissy-CDG qui est un laid aéroport très sale, nous avions poireauté devant une porte fermée car elle était en panne. Le temps qu'un mec de l'entretien vienne nous secourir, j'avais noté qu'un clampin portant un badge Roissy-CDG était parmi nous, portant les précieuses fiches de renseignements. 

Mais au moment ou nous étions enfin libéré afin d'aller chercher nos bagages, je m'étais aperçu que ledit clampin, sans doute lassé de porter les trois-cents fiches de renseignements à bout de bras, les avait tout simplement posé par terre où il les avait oubliées. C'était moi, héroïque, qui les avait ramassées en lui disant qu'il oubliait sans doute quelque chose. Sans doute que si je n'avais pas été là, le tas de fiches aurait fini à la poubelle.

De toute manière, je suis sur que quelque soit le circuit d'information qui ait été choisi, ces fiches ont fini égarées, détruites ou oubliées quelque part. Tout ça parce qu'on est en France, un pays où l'on est accablés d'impôts et de taxes diverses en échange de services merdiques dont personne ne voudrait s'ils étaient privés.

Alors nanti de cette expérience, plus de quelques autres, je souhaite bonne chance à la stratégie vaccinale française. Ce sera évidemment merdique et foireux. Et qu'on cesse de dire que c'est de la faute du bon peuple ou des "anti-vaccins" parce qu'un escalier ça se balaye par le haut !

04 janvier, 2021

Meilleurs voeux et bonne année !

 

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021, puisse-t-elle être meilleure que l'année passée. Je vous souhaite de réussir vos projets ainsi qu'une excellente santé mais aussi la liberté. 

Rouvrons les restaurants et les bars bordel ! Imaginez que moi, grand amateur de cafing et donc adepte des terrasses, je suis obligé de trouver des lieux de rassemblement clandestins pour faire ce que je fais le mieux, boire des cafés en fumant et en refaisant le monde !

Les théâtres et les cinémas, je m'en fous. D'abord parce que j'y vais rarement et enfin parce que ça apprendra à tous ces artistes de gauche à cracher sur les gilets Jaunes. Quand l'état étrangle le prolo en taxant le diesel et les clopes, l'artiste subventionné s'en fout mais quand on lui interdit de bosser, l’artiste subventionné en appelle à la solidarité nationale ! Ce sera toujours le problème de ces pseudo-élites qui se prennent pour les 1% des plus riches. Et non abruti de comédien, quand Jeff Bezos s'enrichit malgré la crise, toi tu plonges. Sic transit gloria mundi !

De toute manière, soyons sérieux, le cinéma qui s'y intéresse encore maintenant qu'on peut s'offrir de superbes télés 4k avec écran géant pour pas trop cher avec un super système de son ? Le cinéma, c'était sympa quand on n'avait qu'une Ribet-Desjardins avec une chaine en noir et blanc ! Et le théâtre ? Qui a vraiment envie de payer une blinde pour avoir mal au cul avec les genoux dans le menton a écouter des histrions se pavaner ! On n'est plus au XVIIème siècle ! 

Mais j'arrête là mes récriminations et autres réflexions décousues. 

Meilleurs voeux à vous pour 2021 !

27 décembre, 2020

Jean Castex

Peut-on dire du mal du premier ministre ? Je ne sais pas. Je m'en fous, je vais le faire quand même. Quand Edouard Philippe s'est barré, il a bien fallu trouver un type capable d'être à la tête du gouvernement. Ce qui consistait à imaginer que l'iceberg étant en vue et le capitaine s'étant barré, il en fallait un nouveau sur le Titanic.

 


Je pense que tous les gens malins ont refusé et qu'il a fallu faire toutes les poubelles et les chiottes de la haute administration pour dégoter Jeannot. La France, fille ainée de l'Eglise a du bien pécher pour qu'on lui envoie pareille punition. Précédent les quatre cavaliers de l'apocalypse voici que Dieu courroucé nous a envoyé l'âne du désastre.

On nous avait vendu Jeannot comme étant "monsieur déconfinement" comme s'il s'était agi d'une tâche ardue et complexe requérant une intelligence prodigieuse alors que dans les faits, il s'est agi de dire que tout le monde rouvrait sauf les restaurants qui seraient punis un mois de plus. Dans l'imaginaire on aurait pu imaginer Jeannot en démineur, la sueur au front désarmant une bombe complexe à la manière d'un Ethan Hunt de Mission impossible alors que c'était un travail de bênet aussi compliqué que de brancher une prise.

J'ai appris qu'il avait été secrétaire adjoint de l'Elysée. Même si je ne connais pas cette fonction, je suppose que c'est un truc qui doit s'apparenter aux "moyens généraux", le mec qui vérifie que la commande de Bics est bien passée, que les photocopieurs sont bien pourvus de ramettes de papier, le gars à qui l'on demande d'aller acheter des clopes quand on n'en a plus, qu'il pleut et que ça nous fait chier de sortir.

Quoiqu'il en soit, maintenant qu'on nous l'a survendu, faisant passer cet âne pour un pur-sang, voilà que le père fouettard est au pouvoir et qu'il nous emmerde. Enfin peut-être pas vous mais moi. Son physique me fait penser à l'illustration que Sempé faisait du Bouillon dans Le petit Nicolas. 

Savoir que ce type n'a que deux ans de plus que moi me remplit d'une incroyable haine. J'avais moi-même deux ans d'avance et je me dis que j'aurais pu être à l'école avec lui. Savoir que ce type qui a du se prendre des steacks et des balayettes à la récré a le pouvoir de me boucler et de me tenir en laisse m’inonde d'une rage sourde.

Je suis généralement amène et bien que je puisse parfois apparaitre comme froid on dit généralement de moi que je suis sympathique. Et là pourtant, je n'y arrive pas. Que je voie Jeannot sur un écran ou que je l'entende suffit à me rendre fou.Je crois que s'il m'adressait la parole je ne saurais que lui répondre d'aller se faire enculer.

Si je déteste cordialement Macron, je suis tout de même enclin à lui financer un grand procès assorti évidemment d'une très lourde peine de prison à accomplir dans une froide forteresse de Franche-Comté. Pour Castex non, un coup de pied au cul assorti d'un retour dans sa lointaine province suffirait. Je ne le crois même pas assez intelligent pour qu'on retienne quoique ce soit contre lui. Castex, c'est le type qui passe sur un plateau en plein direct, le type qui ne devrait pas être là.

Tous les jours, je prie évidemment pour l'éviction de Jeannot et son renvoi au néant dont il n'aurait jamais du sortir. A la limite, n'étant pas méchant, qu'on lui donne un poste de chef de gare dans une sous-préfecture, il a une tête à porter une casquette.

Moi qui suis né sous De Gaulle et qui ait eu le même coiffeur que Malraux étant petit, croyez moi ça me fait mal au cul de savoir qu'on a Jean Castex comme chef du gouvernement.

Je dois être dans un réalité parallèle !

J'ai un peu peur !

Voici plus de dix ans que je possède ce blog. J'y ai toujours été sincère et j'ai généralement observé les lois et réglements en vigueur. Pourtant; Blogspot, la plateforme sur laquelle je publie est la propriété de Google si je ne m'abuse. Auparavant, j'avais conscience de bénéficier d'un outil technique, lequel n'était en rien responsable de mes écrits. Blogspot n'est pas éditeur que je sache.

Et puis, à la faveur de la crise que l'on traverse, de cette hystérie incroyable, je constate que les contenus n'allant pas dans le sens de la narration officielle peuvent être ôtés sans préavis. Comme vous vous en diutez, j'appartiens à la caste des "covidiots"; ainsi que l'on qualifie ceux qui doutent largement du récit officiel concerntant le covid19. D'ailleurs, vous aurez noté que j'en parle au masculin et non au féminin. Ceux qui disent "la" covid19 sont généralement les partisans de la doxa officielle tandis que ceux qui s'entêtent à parler "du" covid19, sont généralement des fous complotistes, les fameux "covidiots" qui s'opposent aux "covidéments".

Cette guéguerre aurait pu en rester là. Après tout, on peut être tour à tour pour quelque chose et contre autre chose, voire ne pas prendre parti, c'est la vie. Mais c'est manifestement une lutte à mort qui oppose les covidiots, qui relativisent la gravité de la crise, dont je fais partie aux covidéments qui ont peur de mourir.

J'espère que le simple fait d'écrire cela ne me vaudra pas un bannissement. La dictature est là et elle a revêtu des atours auxquels on ne s'attendait pas. On redoutait des casquettes et des matraques et elle est apparue sous la forme de médecins faussement bienveillants maniant la seringue pour notre plus grand bien.

Il va sans doire que tout lecteur qui serait enclin à me traiter de connard ou de pauvre mec est en retard, ça m'est arrivé bien souvent depuis quelques mois. Je ne porte pratiquement jamais de masque, sauf s'il est requis dans un espace privé, je serre des mains et je fais la bise, c'est vous dire si je suis vraiment le roi des cons. Si je rajoute que je suis sorti à peu près comme je l'entendais durant le dernier confinement, dûment muni de mon autorisation puisque mon photocopieur Kyocera en imprime plus rapidement que je ne pourrais jamais en remplir, je deviens réellement un très sale con. 

Ceux qui me connaissent s'en moquent puisque je ne fréquente que des gens intelligents pensant peu ou prou comme moi. Les autres m'ont tout prédit avec toujours le même sadisme teinté de méchanceté. On m'a souhaité d'attraper le Covid19 en espérant qu'on me laisserait crever sans avoir le droit à une chambre de réanimation. D'autres, plus pervers, usant de la culpabilisation m'ont reproché de ne rien en avoir à foutre des autres, un peu comme si j'étais une sorte de Mary Mallon, un réservoir de vilains Covid&ç très agressifs et prêts à contaminer tous les petits vieux et les gens fragiles.

Pourtant, il me semble qu'à mon âge, je n'ai jamais eu besoin de l'état pour me maintenir en vie. Je suis d'ailleurs d'un naturel plutôt prudent. J'ai une grande gueule mais un fond anxieux, autant vous dire que je sais mesurer les risques. Par exemple du temps ou mon père était de ce monde, si j'avais la crève, je lui disais simplement : je ne te fais pas la bise aujourd’hui, j'ai la crève. Comme quoi, je connaissais les gestes barrière avant qu'on ne nous bassine nuit et jour avec. 

D'ailleurs vous aurez noté que puisque je vous écris, c'est que je suis toujours vivant. Je ne fais pas partie des personnes à risques et ne compte pas me surprotéger. Je trouverais cela aussi bête que de sortir muni d'un parachute en voiture !

On pourrait me dire que je fume et que je suis trop gros. C'est vrai. Mais, j'ai fait voici quelques mois une analyse de sang qui s'est révélée incroyablement positive et ma tension est celle d'un jeune homme. Peut-être même que j'ai pu choper le Covid19 à mon insu. 

En octobre durant une quinzaine de jours, j'ai eu un peu mal à la  tête et je me suis trouvé très fatigué. Je me suis dit que c'était soit un syndrome de fatigue chronique ou bien tout bêtement, un symptôme de dépression. Parce que malgré ma grande gueule, je n'échappe pas à la morosité ambiante et si je n'avais pas la chance, au travers de mon activité professionnelle, de fréquenter des gens brillants pensant comme moi, j'aurais pu moi aussi m'abattre, mortellement touché par la propagandastaffel à laquelle il est si dur d'échapper. 

Je ne suis pas allé me faire tester parce que je déteste faire la queue et que la méthode PCR me semblait de toute manière totalement foireuse. Alors était-ce une fatigue passagère ou le terrible Covid19, je n'en sais rien et je m'en fous. Les symptômes étaient tellement supportables que je n'y aurais pas forcément prêté attention si l'époque n'était pas aussi anxiogène. Il faut être vraiment dingue pour se faire tester alors qu'on n'a rien.

C'était le cas d'une cousine de mon épouse que l'on a côtoyé en Corse. Tandis qu'elle vivait normalement, n'hésitant pas à faire la bise et à mener sa vie, voici qu'à peine rentrée à Paris, elle s'est précipitée dès le lendemain dans une tente érigée près de chez elle pour faire ce test gratuit. Les gens sont parfois bizarres, c'est tout. On apprend ça en psychologie sociale. Je suis sur que si l'on avait demandé une participation de deux euros, il y aurait eu moins de candidats au dépistage.

Et les médecins me direz-vous ? Je m'en fous de ce qu'ils disent à longueur de temps ? Alors d'une part, rappelons qu'il n'y a pas consensus sur le sujet malgré l'incroyable pression qui est mise sur les déviants. Pour le reste, rappelons aussi que la médecine est une pratique, un art disait-on autrefois, et non une science et que les médecins sont des praticiens qui ne font que répéter ce qu'on leur a dit ou ce qu'ils ont lu. Et si je suis ravi de trouver un médecin quand je suis malade, je n'en attends pas pour autant des fulgurances. Quand ma voiture est en panne, je suis ravi de trouver un mécanicien compétent sans pour autant m'attendre à ce qu'il me fasse un cours de physique mécanique. Lui aussi est un praticien.

Je suis moi-même un praticien. J'ai lu et appris des choses et l'expérience m'a permis d'acquérir d'autres trucs que l'université n'apprend pas. Je ne suis pour autant toujours pas un spécialiste des neurosciences. Et dussè-je discuter avec l'un d'eux d'un sujet qui me passionne, je sais qu'il resterait plus prudent qu'un généraliste de plateau TV qui nous assène des vérités du haut de ses dix heures de cours de virologie.

J'espère juste qu'après avoir écrit cela, mon cher blog ne sautera pas. Parfois je me suis surpris à penser à ce qu'il deviendrait après ma mort, c'est curieux se survivre de manière digitale planqué sur un quelconque disque dur.

Quant à vous, chers lecteurs, je me garderai bien de vous dire de m'imiter. Il ne manquerait plus que l'on m'accuse de mettre en danger la vie d'autrui ! Sortez masqué, observez les gestes barrière et tartinez vous de gel hydroalcoolique. 

Ne m’imitez pas, ne devenez pas un dangereux(se) déviant(e). Je suis ici pour vous intéresser, vous amuser, vous irriter ou vous agacer mais jamais au grand jamais pour vous servir d'exemple. Si j'avais voulu être gourou, j'aurais entamé cette carrière voici vingt ans. Mais je suis trop honnête.

Je suis peut-être un sale con qui n'obéit pas au gouvernement mais soyez assuré que je suis au fond un brave gars. Peut-être ne suis-je qu'un brave con.

 

 

25 décembre, 2020

Joyeux Noël !

 

Je souhaite à tous mes lecteurs un très joyeux Noël 2020. Que vous respectiez ou non a jauge de six personnes, peu me chaut : chacun pour soi et Dieu pour tous !

Ceux qui me connaissent, m'ont lu depuis longtemps, ou m'ont rencontré, avent que je me suis toujours qualifié d'anarchiste de droite et ce, depuis trente ans ou presque. C'est vous dire si je me défie de l'autorité, qu'elle soit gouvernementale ou médicale.

Si je juge que cette jauge de six personnes m'est bénéfique, je l'observerai sans problèmes, sinon je la transgresserai avec plaisir. J'ai trop connu de cons à diplômes pour ne pas obéir aveuglement à ces Diafoirus qui squattent les plateaux télévisés. Comme disait le grand Philippe Pinel : méfions de la bouffissure doctorale.

Joyeux Noël à tous !

06 juillet, 2020

Ma grenouille !


J'avais mon intuition que j'avais fait valider par des experts plus à même de comprendre l'épidémie de Covid19 et de projeter des chiffres réalistes. Mes "experts" avaient validé mes projections intuitives en affirmant que la catastrophe n'aurait pas lieu et elle n'a pas eu lieu. 

Même si l'on accordait du crédit à ces trente mille morts dont on nous parle, cela ne serait qu'une "grosse grippe" équivalente à celles que l'on a connues en 1959 puis en 1969, rien de plus. Mais j'avoue qu'il était difficile de s'y retrouver face à l'avalanche d'informations généralement catastrophiques que l'on nous assénait chaque jour.

Par chance, j'avais eu mes experts et je me sentais rassuré : mes intuitions se confirmaient. Et j'avais aussi pas très loin de chez moi un médecin généraliste agissant à l’instar des grenouilles dont on dit qu'en fonction du barreau de l'échelle sur lequel elles se trouvent, vous pouvez prédire le temps.

Au tout début, ce médecin croyant sans doute dur comme fer la propagande de la ministre de la santé de l’époque, Agnès Buzyn, ne voyait aucune raison de s'alarmer. Comme il me l'avait dit, avec son métier s'il avait peur des virus, il n'aurait pas pu continuer. C'est vrai que la salle d'attente d'un généraliste est sans doute l'un des pires endroits à fréquenter si l'on veut rester en bonne santé. Sans prendre les choses totalement à la légère, il affirmait alors qu'avec un simple masque et une distance de sécurité, il n'avait rien à redouter.

Ça c'était au début, quand il me parlait normalement et n'hésitait pas à me serrer la main ! Une fois le confinement mis en œuvre,n son discours changea brusquement. Tandis qu’étant de sortie, dûment muni de mon autorisation, je le croisais, il ne vint pas à ma rencontre mais resta sur le perron de sa maison. Il avait du lire que le vilain virus était aéroporté sur huit mètres et il se tenait prudemment à dix mètres de moi. On avait alors papoté comme ça.

Tandis que je m'étonnai de sa peur soudaine, il m’expliqua que le Covid19 était très dangereux. Pour preuve, il m'expliqua qu'il envoyait un de ses fils muni d'un manteau, de gants et d'un masque faire les courses, et qu'au retour, ce dernier était prié de se changer au sous-sol tandis que les denrées rapportées patienteraient vingt-quatre heures, le temps que le virus meure de sa belle mort. Pourquoi pas puisque j'avais entendu parler de gros débiles lavant les emballages ou laissant les vêtements avec lesquels ils avaient fait leurs courses sur le palier !

J'essayai alors de lui opposer des arguments rationnels mais rien n'y fit. Vous comprenez, il était médecin et il savait ! Ma profession me mettant souvent face à des comportements bizarres, je ne répondis point et le laissai à sa phobie, espérant qu'elle serait passagère et qu'il ne finirait pas comme Howard Hugues, confiné chez lui par peur des microbes et autres germes !

Un peu de temps passa et que je le recroisai derrière sa grille. Il vint à ma rencontre sans me serrer la main mais se tint à deux mètres de moi. Je comprenais que la terrible pandémie était en recul puisqu'il osait se rapprocher aussi dangereusement. A moins qu'il n'ait eu d'autres renseignements, ça changeait si vite. Un jour, ça ne touchait que les vieux et le lendemain voici qu'on vous sortait la mort d'un enfant !

Les jours passant, il me proposa qu'on aille tous les deux faire des courses dans une jardinerie avec mon Kangoo, bien pratique pour charger des tas de trucs. Etait-ce la pandémie qui reculait ou lui qui en avait marre de faire le guignol et de s'ennuyer chez lui, je n'eus le droit qu'à un sourire complice par lequel il me demandait de ne pas trop le chambrer d'avoir été une grosse flipette. Nos horaires ne coïncidant pas, je lui prêtai ma voiture mais ne pus l'accompagner.

Quelques jours après, le recroisant de nouveau, il vint carrément à ma rencontre et oubliant les fameux gestes barrière, il me serra la main. Je sus que les ennuis étaient derrière nous et que le Covid19 ne serait qu'un vieux souvenir.

Je crois que la crise du Covid19 que nous avons traversée nous a prouvé que la médecine était une pratique et non une science. Je crois qu'au cours de ces quelques mois écoulés, pas une profession ne s'est autant ridiculisée que la profession médicale. Qu'il s'agisse des plateaux télé ou de tweeter, tous les jours, nous avions Molière en direct et Diafoirus aux manettes !

Heureusement que dans ma pratique, qu'il s'agisse de personnes avec qui je collabore ou de patients, je connais suffisamment de médecins intelligents ou j'aurais fini par me soigner avec des plantes et par prendre rendez vous chez un chamane en cas de problème !

En cas de symptômes, rentrez chez vous et prenez un Doliprane et si vous sentez que vous allez mourir, appelez le Samu !

« Clysterium donare, postea saignare, ensuita purgare »
(citation pour les lettrés)

Et pour ceux qui ne le connaissent pas, le fameux sketche !
 

Je cherche les morts !






Autant vous dire que cet article va choquer. Je connais évidemment pas mal de monde. J'en connais qui sont à Paris, en province ou à l'étranger. Étant plus que circonspect vis à vis de la propagande gouvernementale, j'avais pris l'habitude de demander à ma clientèle qui me consultait à distance s'ils avaient dans leurs relations des personnes décédées. 


Il se trouve qu'on m'a rapporté le cas de trois grands vieillards décédés du Codi19, rien de plus. Pourtant certains de mes patients sont lorrains ou alsaciens, vous savez, cette région grand est dont on nous disait que c'était l'hécatombe. Rien que dalle, même parmi les gens âgés, parents ou grand-parents qu'ils connaissent ! 

Une fois le confinement terminé, j'ai repris ma quête demandant à des commerçants ayant l'habitude de voir beaucoup de monde s'ils avaient eu à déplorer des décès. Qu'il s'agisse de cafetiers, coiffeurs, etc., la réponse était la même, Diue merci; ce terrible virus avait épargné leur clientèle.

Ayant diné avec des amis, même son de cloche. Si ce n'est l'un d'eux qui m'a dit avoir appris le décès d'un type de notre âge. Il se trouve que ce pauvre gars déchargeait les avions venant de Chine à Roissy mais que notre état bienveillant s'était abstenu de lui fournir gants et masques. A l'époque, on disait que les masques ne servaient à rien, souvenez-vous en !

En revanche, j'ai eu des témoignages directs ou indirects de gens ayant été malades. Fort heureusement, la plupart s'en sortis indemnes avec des symptômes ayant duré de quelques jours à une semaine. D'autres, présentant tous une pathologie associée, ont failli passer l'arme à gauche et se sont retrouvés en réanimation, mais on ne m'a rapporté que deux cas de ce type. 

Je cherche donc les morts. Non que je sois morbide ou quoi que ce soit mais que je doute toujours et encore de ce que l'on vient de vivre. 

J'ai encore en tête ces images de l’hôpital de campagne monté à Mulhouse ou celles de ces TGV affrétés à la hâte pour convoyer des patients vers l'ouest et j'ai l'impression très nette que j'ai assisté à du cinéma. D'ailleurs, il semblerait que les lits des cliniques privées étaient vides, de nombreux médecins dans ma clientèle me l'ont affirmé.

Alors oui, je cherche les morts et ne les trouve pas. Je connais des dizaines de personnes, connaissant elles-mêmes des dizaines voire des centaines de personnes, et rien, pas de morts, ou très peu. Je ne sais pas ce que cela représente d'un point de vue statistique. Peut-être est-ce normal et que je me fais des idées. Peut-être que trente mille morts, ce n'est pas un nombre assez significatif pour qu'un simple individu comme moi en ait connaissance ? C'est fort possible même si cela me semble incroyable. Mais il y a tellement de choses incroyables en statistiques. 

Cela me fait penser au paradoxe des anniversaires qui contredit l'intuition puisque l'estimation probabiliste du nombre de personnes que l'on doit réunir pour avoir au moins une chance sur deux que deux personnes de ce groupe aient leur anniversaire le même jour n'est que de 23 et qu'à partir d'un groupe de 57 personnes, la probabilité est carrément supérieure à 99 %. Posez la question à n'importe qui et l'on vous répondra un nombre bien plus élevé. L'intuition, même si je fais confiance à la mienne, est parfois mauvais guide. Comme je l'ai souvent dit, j'aime bien vivre entouré d'experts.

J'ai deux actuaires dans ma clientèle, autant vous dire que les probabilités, c'est leur truc, c'est même leur gagne pain ! Je vais simplement leur demander si après avoir interrogé tant de personnes, connaissant elles-mêmes tant de personnes, j'en sois à "simplement" cinq ou six morts. 

Peut-être est-ce statistiquement normal ? Peut-être me fais-je des idées ? Peut-être que ma méfiance vis à vis de l'état vire à la paranoïa. Peut-être que non ...

Coucou c'est moi !

 




C'est fou, j'aurais pu profiter du confinement pour publier des tas de choses et je ne l'ai pas fait. D'une part, parce que cela faisait un peu neuneu de publier un journal du confinement et enfin parce que je n'ai pas vu passer le temps.


S'agissant du confinement, je vous avoue que je l'ai plutôt bien vécu. Cela m'a dispensé d'aller à Paris, la ville du diable, pour rester chez moi à honorer mes rendez-vous. C'était très pratique et mon chiffre d'affaires a même augmenté, c'est dire si le malheur des uns fait le bonheur des autres ! D'ailleurs, maintenant que l'on peut aller et venir à sa guise, je n'ai rouvert le cabinet que le jeudi. Le reste du temps, je suis tranquille dans ma banlieue où je connais plein de gens, de restaus et de bistrots sympas. J'y suis heureux comme un coq en pâte et la capitale ne me manque pas du tout.

Il faut dire que j'ai de la chance d'avoir une grande maison et un grand jardin. Alors comme il a fait beau, j'ai pu en profiter. J'ai honoré mes consultations par Skype, FaceTime ou WhatsApp et le reste du temps, j'ai jardiné, j'ai fait du piano, j'ai lu et j'ai glandé comme à mon habitude. J'ai passé de très bons moments et ce d'autant plus que je me dispensais d'écouter la litanie des morts présentée chaque soir par Jérôme Salomon. De toute manière, je n'ai absolument aucune confiance en l'état, je n'allais donc pas accorder la moindre once de confiance à la soupe servie par ses serviteurs.

S'agissant de mon pari, je crois l'avoir amplement gagné même si j'avais prévu une vingtaine de milliers de morts et qu'il y en a eu un peu plus. L'important, c'est que la catastrophe annoncée n'ait pas eu lieu. Les plus délirants parlaient de centaines de milliers de décès et l'on doit en être à un peu moins de trente mille dont sans doute un tiers voire la moitié morts d'autre chose. L'important, que vous calanchiez d'un infarctus ou d'un accident de la route, c'était qu'on vous étiquette Covid19. Ça validait la gigantesque Psy-op mondiale et ça permettait sans doute à établissement dans lequel vous aviez rendu votre dernier souffle de se faire un petit billet sur votre mort.

Ce dernier paragraphe doit en choquer plus d'un. Que voulez-vous, ce n'est pas à mon âge que je vais me refaire. Je ne crois pas un seul instant à la propagande gouvernementale. Durant tous ces mois, j'ai même écouté Alexis Cossette sur Radio-Quebec qui m'a tenu de lieu de Radio Londres. C'était sympa, je me sentais moins seul.

Un soir, d'autres amis, des gens gentils qui ont voté Macron, m'avait proposé de faire un "apéro-skype" consistant à feindre la joie malgré tout en buvant chacun chez soi et en se racontant des trucs pas drôles face à un écran. Autant vous dire que j'ai décliné l'invitation. Comme je le leur ai dit : un apéro-skype, pourquoi pas une baise par téléphone pendant que vous y êtes. 

D'ailleurs ce soir là, je recevais un bon ami chez moi, qui était venu dûment muni de son autorisation signée de sa main. Comme il est informaticien, il a bricolé un truc sur le PC de mon épouse. Rien de plus légal en somme vu qu'il était là pour travailler mêlesi cela lui a pris cinq minutes. On en a profité pour se faire une côte de bœuf et on a envoyé de chouettes photos aux glandus qui m'avaient proposé l'apéro-skype. La réponse que j'ai eue était : mais c'est le confinement ? Quelle bande de soumis ! L'état leur aurait demandé de sortir avec leur slip sur la tête qu'ils l'auraient fait !

De toute manière, le confinement était parfaitement débile et nous n'aurons pas fini d'en payer les conséquences. Mais bon, par solidarité avec les soignants, j'avais décidé de rester tranquille jusqu'au quinze avril. Après, qu'ils aillent se faire foutre. De toute manière, comme l'avait prévu un de mes patients super intelligents, le pic avait eu lieu le 3 avril et le plus gros était passé.


Alors avec d'autres rebelles ayant les mêmes doutes que moi quant à la propagande gouvernementale, on avait trouvé un chouette endroit pour se retrouver et on y a tenu un café clandestin où l'on se retrouvait en petit comité. A la carte, il y avait bière, Perrier, coca ou café, c'était réduit au minimum mais on a bien rigolé.

On n'avait pas besoin de montre vu qu'à 20 heures précises, les gros débiles du voisinage tapaient sur des casseroles ou applaudissaient les soignants. On savait qu'on devait replier les gaules. On sortait nos petites attestations que l'on remplissait soigneusement, au cas ou la maréchaussée nous aurait contrôlés. C'était d'autant plus drôle qu'à cette époque la propagande gouvernementales nous disait de rester chez nous pour sauver des vies. On aurait du se sentir coupable et bien pas du tout, on en rigolait comme des sales gosses !

Certains penseront que nous avons couru des risques inouïs. Bien sur que non ! Déjà, je suis adulte et je n'ai pas besoin du gouvernement pour m'aider à rester en vie. Enfin, comme nous étions tous confinés, on ne voyait pas grand monde, si ce n'est au cours de quelques courses. Et comme on n'avait pas décidé de se rouler des pelles ni de coucher ensemble, autant vous dire qu'on ne risquait rien du tout. D'ailleurs, nous sommes tous encore en vie, c'est vous dire si l'on a eu raison d'en profiter. Et puis, si cette bande de cons de journalistes avaient le droit de pérorer à plusieurs sur les plateaux des chaines d'infos à raconter leurs conneries, je ne vois pas pourquoi cela m'aurait été interdit. Je ne suis pas plus con qu'un journaliste.

Bref, quand le onze mai est arrivé, ça m'a fait tout drôle. L'impression de sortir de zonzon où j'avais pris mes habitudes était très forte. J'étais habitué aux rues désertes, au silence. Et comme j'avais réussi à garder des contacts sociaux très sympas, je n'étais pas en manque. Je ne rêvais pas de boire une bière en terrasse ! De toute manière, je n'aime pas la bière et la terrasse, je l'avais depuis le quinze avril. D'ailleurs, depuis que j'ai repris le cafing en terrasse, le café clandestin me manque. On y était mieux.

Les abrutis pensaient qu'il y aurait un avant et un après. A part les faillites et les chômeurs que ce confinement idiot aura créé, il n'y aura pas d'après. La vie a repris son cours et puis c'est tout. Ca a été pareil en 1918 et en 1944 ; la vie reprend toujours son cours.

Tant et si bien qu'aujourd'hui, qui se souvient du Covid19 et du confinement ?

08 avril, 2020

Le croque-mitaine !


Mardi j'avais une de mes patientes qui vit place des Vosges par FaceTime. Comme elle tenait à la confidentialité de notre entretien, elle a pris son chien et l'a promené tout le temps de notre séance. A un moment donné, elle a fait fonctionner la caméra arrière de son Iphone et j'ai pu constater que sur la place, si ce n'était pas vraiment l'affluence des grands jours, il y avait tout de même pas mal de monde. Ma patiente m'a même dit que dans l'immeuble où elle vit, ses voisins lui proposaient régulièrement de sortir son chien afin d'avoir une excuse pour être dehors. 

De ce que j'ai pu constater, les gens n'étaient pas en groupes compacts mais plutôt épars. Certains marchaient, vaquant à leurs occupations, faire des courses ou promener le chien, tandis que d'autres s'adonnaient à un jogging assidu. C'était un joyeux bordel où les règles étaient à peu près respectées. De toute manière, je ne crois pas que l'on puisse exiger plus de la population. 

Et puis, ce confinement est criminel. Habituellement ce sont les malades que l'on met en quarantaine et non les gens bien portants. Exiger de personnes qui n'ont pas de symptômes qu'ils se calfeutrent chez eux dans la crainte hypothétique d'un vilain virus est stupide. Si l'on peut compter sur l'intelligence humaine pour ne pas trop se mettre en danger et mettre en place des mesures de bon sens telles que se laver les mains et éviter de se retrouver en groupes trop important, il est illusoire de compter sur une stricte observance des prescriptions gouvernementales et médicales. Il y a une subjectivité humaine avec laquelle on négocie.

Évidemment ça n'a pas raté, le soir, sur tweeter, des photos apparaissaient de différents quartiers de Paris où l'on voyait les gens se promener et les oiseaux de mauvais augure et les délateurs anonymes y allaient de leur langue de vipère pour conspuer cette absence de respect, les pires souhaitant aux promeneurs récalcitrants de finir intubés, les poumons rongés, dans un service de réanimation. Et moi, trollant comme j'aime à le faire, je ne cessais de dire que c'était juste un comportement humain et que pourvu que la prise de risques soit mesurée, ce n'était pas un drame.

J'ai évidemment eu le droit à toutes les insultes et l'on m'a souhaité à moi aussi de finir intubé dans un service de réanimation. J'ai à chaque fois répondu que j'étais un adulte doué de raison tout à fait capable de prendre soin de moi sans qu'un état obèse et incompétent n'intervienne. Mais même ça, ça ne fait pas d'effet. Ces individus dont la plupart sont faits pour le fouet plus que pour la liberté gardent une entière confiance en les capacités de l'état à nous protéger et traiteront de fou l'électron libre qui aurait décidé de s'affranchir ds règles étatiques pour suivre les siennes. 

Les individus sont inégaux face aux règles. Comme le savent les psychologues, la plupart du temps, le législateur édicte une règle mais le citoyen l'interprète. C'est ainsi et notamment en France, pays renommé pour l'indiscipline de ses habitants. Quant à l'Italie, nos voisins, il aura fallu que l'armée patrouille pour que les gens restent chez eux, mais aussi une avalanche de nouvelles quotidiennes macabres pour instaurer la peur. C'est bien simple, en Italie, il semble que l'unique cause de mortalité soit devenue le coronavirus. Qu'un vieux meure et on invoque le coronavirus même si la criminologie nous enseigne que ce n'est pas parce qu'on est sur le lieux du crime que l'on est l'assassin.

Chez nous, pas d'armée mais l'état a lâché les pandores. Les éborgneurs de prolos en gilet jaune ont repris du service en alignant maintenant à coups de contredanses à 135€ parfois sans aucune nuance. Momo, le maçon tunisien que j'emploie souvent, s'est ainsi vu rappeler à l'ordre parce qu'après avoir sorti les poubelles, il s'était permis une pause cigarette sur le muret qui sépare son immeuble du trottoir pour souffler un peu loin de ses gosses et de sa femme. Il a eu beau dire et faire, les pandores sont restés inflexibles : c'est interdit.

Pourtant ce confinement est sans doute la mesure la plus stupide qui soit. Il ne nous est pas adressé. Rassurez-vous l'état n'en a rien à foutre que vous creviez. Si vous pouviez simplement le faire chez vous sans encombrer l’hôpital, ce serait juste mieux. Et encore, maintenant que l'on comptabilise tous les morts, ça la ficherait mal aussi. Même si le nombre de morts est bien en deçà de la catastrophe annoncée par toutes les projections mathématiques débiles, chacun d'eux souligne le fait que l'état si prompt a vous spolier de vos biens n'a rien fait, rien prévu et n'a eu à peu près aucune réaction depuis un mois. Ils font n'importe qui mais c'est vous qui êtes punis.

Aucune réaction si ce n'est d'affréter des TGV pour emmener quelques malades dans des hôpitaux lointains dont les chambres de ranimation sont encore vides avec force de caméras et de commentaires élogieux de la part des journalistes. On rajoutera aussi l'importance de certains moyens destinés à traquer les récalcitrants qui auraient l’audace de se promener seuls en forêt. Qu'ils ne se croient pas à l'abri ; la gendarmerie veille avec un hélicoptère relié à des patrouilles au sol. Du cinéma idiot et de la répression stupide. 

Restez chez vous, non pas pour votre sécurité que l'on aurait pu garantir avec un minimum de précautions telles que la fermeture des frontières, la distribution de masques et de gel hydroalcoolique. Mais non, parce qu'ils en ont été incapables, ils nous confinent et nous, troupeau bêlant nous obéissons plus ou moins par peur du croque-mitaine invisible qui traine dans les rues, là dehors. Peu importe que nous soyons autorisés à sortir sous certaines conditions, l'important c'est d'avoir sa propre attestation signée de sa main comme un chien se promenant la laisse tenue dans sa gueule. Pouvait-on imaginer mesure plus stupide, inhumaine et avilissante ?

Et puis sans doute que, et les complotistes comme on qualifie aujourd'hui ceux qui tentent de comprendre le devinent, y-a-t-il derrière tout cela une forme de mesure punitive. Enfermés les gilets jaunes, à la niche les rebelles et à défaut de LBD et de gaz lacrymogènes dans la figure, on vous jettera quotidiennement un nombre de morts et d'infectés plus ou moins fantaisistes parce que l'important c'est que vous viviez dans la peur et que vous compreniez bien que si l'envie vous prenait de désobéir, vous mettriez votre santé en danger mais surtout celle des autres !

Et gare à ceux qui prendraient un peu ce confinement à la légère, il sera mis au ban de l’humanité, on l'accusera de mépriser les soignants et de vouloir contaminer les bien-portants. On le dit et on le répète, en restant chez vous, vous sauvez des vies. A-t-on jamais entendu slogan plus idiot ? ET que dire de ces maires totalement idiots qui traquent le promeneur solitaire sur une plage ou dans une forêt ? Sans doute ont-ils l'impression de vivre l'affaire de leur vie et de se sentir importants. Pensez-donc, ils peuvent enfin jouir du pouvoir de séquestrer leurs citoyens.

Mais je parle et je n'agis pas autrement. Moi aussi je me fais mes petites autorisations même si bien sur je triche en en ayant plusieurs en poche en fonction des horaires. J'ai un copieur professionnel à la maison, cela ne me coûte rien d'en imprimer à la pelle de ces autorisations débiles. Pourtant je ne sors pas vraiment. Nous nous faisons livrer depuis longtemps. Je ne sors que pour acheter du pain et des cigarettes. Où irais-je de toute manière puisque tout est fermé ? Quand j'ai pas mal de temps, je vais entretenir le jardin de la propriété de mon père que je n'ai toujours pas vendue. Je déteste le sport mais j'aime bien jardiner. 

Et puis il y a une immense terrasse très bien orientée. La cuisine est encore équipée, il y a une cafetière et un réfrégirateur qui regorge de boissons. Deux amis sont passés me voir. C'était assez drôle. On avait l'impression d'être des résistants tentant d'échapper à la police. De toute manière eux aussi sont confinés depuis le début et font aussi peu de déplacements que moi. On s'est retrouvés, on a pris des cafés et on a fumé des clopes. Rien de bien méchant. Nous étions dehors et les risques hypothétiques que nous aurions pu courir n'étaient pas supérieurs à ceux que l'on prendrait en allant faire nos courses de toute manière.

L'un d'eux avait scotché son autorisation de sortie sur la vitre arrière de sa voiture. J'ai trouvé cela malin, ça évite de la chercher. Il m'a dit que cela lui évitait surtout d'avoir à parler à l'un de ces "fils de pute de flic" qui peut ainsi la vérifier facilement sans engager aucun contact. Il semblait très en colère et n'a cessé de me dire : tu imagines qu'à notre âge et avec nos qualifications on doit se justifier auprès de semi-débiles qui ont l'âge d'être nos gosses ?!

Mon autre ami était plus stoïque, question de caractère. Le confinement ne l'enchante guère mais il faut contre mauvaise fortune bon cœur. De toute manière, on ne va pas prendre les armes ni bruler le premier Kangoo sérigraphié qui passe. Il n'a pas tort. Toujours est-il que durant trois heures, on a oublié cette période étrange. On avait l'impression d'être normaux. On a discuté de plein de choses puis on s'est quitté en refaisant chacun notre attestation au cas ou on nous la demanderait. Signe infime de résistance qui nous a fait nous sentir vivants. 

En rentrant j'ai croisé un voisin que je connais bien, presque un pote. C'est un généraliste et lui qui prenait les choses stoïquement est maintenant paniqué. Il m'a laissé drrière sa grille et m'a parlé de son perron car il est persuadé que le virus peut voyager sur plus de huit mètres. Il m'a expliqué que ses enfants faisaient les courses en adoptant une tenue spéciale qu'ils laissaient dans le garage avant de se changer. 

Il m'a raconté qu'un de ses patients âgé de soixante-dix ans était mort en quatre heures du coronavirus. Je lui ai dit que c'était impossible et qu'il devait avoir des symptômes depuis longtemps. Soit qu'il les ait plus ou moins ignoré soit qu'on lui ai dit : ce n'est rien restez chez vous et prenez du Doliprane. J’ai tenté de le raisonner mais rien n'y a fait. Le farouche médecin qui voici un mois n'avait pas peur du virus s'est transformé en petite vieille paniquée.Je l'ai salué et suis rentré chez moi. Je comprends la prudence, pas la la pleutrerie.

Quant à son patient, pauvre de lui qui n'aura eu aucun traitement si ce n'est quand il était trop tard, paix à son âme. Parce que le traitement de Raoult n'est que pour les élus qui ont vite compris que le risque lié à la chloroquine était moindre que celui de ne rien prendre. Il est aussi pour pas mal de médecins de ma connaissance qui se sont tous plus ou moins débrouillés pour avoir leurs boites de Plaquenil au cas ou. On a l'impression d'être dans Titanic quand les premières classes s'engouffrent dans les canots de sauvetages laissant les femmes et les enfants de troisième classe crever à bord.

Le soir sur tweeter j'ai retrouvé les mêmes commentaires haineux et débiles des balances professionnelles fustigeant l'incroyable inconscience du promeneur solitaire ou du jogger qui n’obéit pas à l'état et se moque de nos pauvres soignants. J'ai trollé, prenant un malin plaisir à blesser leur cerveau rabougri. Je sais qu'ils sont tellement idiots que l'ironie et le second degré leur échappe totalement. Ils m'ont bien sûr souhaité de mourir du coronavirus en souffrant beaucoup.

J'enrage et je ne peux rien faire si ce n'est attendre comme tout le monde. J'ai cinquante-trois ans et on me fait le coup du croque-mitaine comme si j'en avais trois. A mes amis ayant voté Macron et qui se plaignait des risques économiques que pourrait couter ce confinement à la France, j'ai répondu qu'ils avaient qu'à mieux voter, que cela leur apprendrait. De toute manière, moi je m'en fous, je n'ai pas de goûts de luxe et j'ai toujours vécu assez simplement. Que ces abrutis qui ont voté Macron se débrouillent, leur ruine ne m'importe guère. 

Compte-tenu de mon mode de vie, je pense qu'il me reste dix sept ans à passer sur terre, ce n'est pas beaucoup. J'ai de quoi tenir assez largement avant de tirer ma révérence. Au pire, je me retirerais dans la maison de mon épouse en Corse. Entre le potager et quelques poules, on se débrouillera.

 Jamais je n'aurais cru que je vivrais ce type d'expérience.

***

Il est évident que ce texte ne constitue pas un appel à désobéir et je ne saurais trop vous conseiller de respecter à a lettre les consignes gouvernementales et de rester chez vous comme ils disent à la télé ! 

Ce que j'écris est le produit de ma propre subjectivité. Souvenez vous que je ne suis qu'un gros con d'anarchiste de droite détestant les élus et les forces de l'ordre même si je ne doute pas que dans le lot, il puisse en exister qui soient de braves gens, mais aussi que l'on me dise ce que je dois faire quand je n'ai pas envie de le faire.

Je ne suis donc pas un exemple à suivre. 


 
 


04 avril, 2020

Trop de réflexion face à la crise !



La première semaine de confinement s'est bien passée. Sans doute que mobilisés par l'adaptation au changement, mes chers patients n'ont pas eu trop le temps de penser à autre chose. Entre le télétravail à adopter pour ceux qui le pouvaient, les courses à faire, le lieu de résidence à choisir quand c'était possible, leur esprit était mobilisé par un mille et un petits soucis qui leur faisait oublier la réalité de la situation. Un départ en vacances un peu chaotique aurait produit le même effet.

Puis, il y eu la seconde semaine. Les choses s’étaient installées. Tout était sensé tourner à peu près bien. L'urgence était passée, il suffisait de continuer à s'adapter à cette situation que personne n'aurait imaginée le mois dernier. Et c'est là que les choses se sont aggravées. 

L'écrasante majorité d'entre eux n'a pas peur du coronavirus et le décompte macabre quotidien, cette sinistre mise en scène gouvernementale n'a pas vraiment de prise sur eux. Non, qu'ils nient la réalité de la situation mais qu'ils estiment l'apprécier à sa juste valeur. Chacun sait que 98% des gens atteints sans s'en sortent sans problèmes mais que lorsque cela s'aggrave, l'âge moyen des personnes décédées est de 71 ans en France et même de près de 80 ans en Italie. 

La plupart, à l’instar de votre serviteur, sait que l'on ne peut accorder aucune confiance en l'état français et que les chiffres publiés sont évidemment fantaisistes. En l'absence de tests pratiqués sur un large panel de population, les statistiques sont nécessairement biaisées et d'un intérêt tout relatif. Peut être l'ai je eu ou pas, et vous qui me lisez aussi, on n'en saura jamais rien. 


On peut aussi estimer que compte tenu des chiffres avancés par le directeur général de la santé, l'épidémie est passée dans le grand est comme en région parisienne et que bien des gens ont pu être en contact avec le virus sans le savoir. Lorsque l'on voit comment il se propage dans un EPHAD, pourquoi imaginer qu'il en serait différemment pour ceux qui ont fréquenté le métro, les cinémas et les théâtres, les restaurants ou tout bonnement leur bureau de la Défense ?

Personne ne nie la réalité de l'épidémie mais pour autant, aucun de mes chers patients ne bascule dans la psychose telle qu'elle est véhiculée par les soignants exerçant dans les services de réanimation. Lorsque je vois une infirmière de réanimation parler, je me souviens que ma mère me tenait les mêmes propos au sujet de la moto que je voulais quand j'avais quinze ans. A l’entendre, j'allais forcément mourir ou au mieux, finir à Garches tétraplégique. J'ai finalement eu ma Suzuki TS50 et je suis toujours en vie. Est-ce du à la grande loterie de la vie ou au fait que j'aie toujours été relativement prudent même jeune ? Je ne le saurai jamais. 

Pour autant, aucun d'eux ne jouerait avec le feu. Le moment n'est pas venu de se faire des tas de bises ni de se tousser à la face. Mais au delà de ces simples mesures de bon sens, aucun de mes patients ne m'a parlé de mesures sanitaires plus drastiques. Certains plus rebelles rompent même le confinement de manière délibérée pour se retrouver en famille lorsqu'ils habitent proches les uns des autres. Il ne s'agit pas de se retrouver à dix personnes mais à quatre ou six. Je sais que c'est très mal et que je devrais hurler que ce sont des assassins en puissance et qu'ils verront bien quand ils seront intubés mais bien sur, je n'en ai rien fait. J'estime qu'ils sont, tout comme moi, parfaitement à même de prendre leur sécurité en main, et en tout cas bien mieux que ne le fera ce gouvernement de brêles.

Bref, tout ceci pourrait fort bien se passer sauf que ... Sauf que c'est bien plus la perception de l'environnement immédiat qui en a plus marqué certains que le virus proprement dit. C'est ainsi que mon cher marquis du mardi m'avait envoyé un message dans lequel il me disait : il faut vraiment qu'on se fasse une séance parce que ta marquise a bien des soucis en ce moment.

Une fois encore, j'ai à faire à un jeune homme extrêmement intelligent tout à fait capable d'appréhender la crise que l'on traverse sans se rouler en boule et gémir. De plus, son milieu social fait qu'il a accès à des informations privilégiées qui donnent à penser que c'est bien plus l’hôpital à bout de souffle que 'on cherche à épargner et l'impéritie du gouvernement que l'on cherche à couvrir, que notre santé que l'on cherche à préserver. N'oubliez pas que les politiques, ayant souvent des traits sociopathiques, n'en ont à peu près rien à foutre de nous. Vous noterez qu'ils ne redoutent que la violence. 

Mon marquis n'est donc pas plus inquiet que cela et tout ce cirque le ferait plutôt sourire. Il est encore jeune, possède une bonne assise sociale et se remettra de la crise. C'est terrible à dire mais nous sommes inégaux face à ce confinement idiot. Certains en paieront le prix fort tandis que d'autres n'auront comme souvenir que la privation d'aller et de venir durant un certains temps.

Ce qui trouble le plus mon marquis n'est donc pas d'appréhender le phénomène avec son intelligence qui traite parfaitement tous les paramètres mais avec son système limbique, cette part animale qui subsiste en nous et que l'on nomme l'instinct. Excellent stratège, il est de fait un piètre tacticien. Il voit lon et plutôt justement à mon sens mais il a du mal à s'adapter.

Le monde est ainsi fait qu'un officier d'état major n'est pas forcément le mieux placé pour être commando. Son système limbique enregistre des modifications de paramètres dans son environnement immédiat et il ne s'adapte que très imparfaitement. Il faut dire que l’immeuble parisien où il réside s'est vidé instantanément des 2/3 de ses habitants, partis vers de plus riantes résidences secondaires. Au rez de chaussée, la boutique et le restaurant sont fermés.

Il n'en fallait pas plus à mon marquis pour noter d’imperceptibles modifications de son environnement : il n'y a plus de bruit. L’ascenseur fonctionne moins, on n'entend plus de portes claquer et si l'on ouvre la fenêtre, peu de bruits aussi puisque la circulation est devenue rare. Comme il me l'explique, ce sont les heures du matin qui sont les plus pénibles. Ces bruits insignifiants ou au contraire agaçants avec les lesquels on avait l'habitude de vivre et qui rythmait notre vie n'existent plus. L'alternance semaine weekend est abolie, tout est calme. Et émergeant du sommeil, mon marquis met deux heures à émerger d'une sorte de torpeur. 

Je lui ai expliqué qu'il était simplement ne train de "rebooter" et qu'un type aussi réfléchi que lui dont la pensée était l'arme ultime n'était pas forcément le mieux placé pour s'adapter rapidement. Ca se fera sur les jours suivants. Je lui ai dit d'imaginer la petite roue multicolore Apple ou encore le sablier Microsoft pour visualiser ce qui se passait dans son cerveau. Un nouveau programme se met en place lui permettant d'appréhender d'une manière réfléchie son environnement. Et c'est vrai que cela se passe mieux. 

Un autre de mes patients résidant en centre ville a eu le même souci. Au début, comme il a cessé son activité professionnelle depuis quelques temps, il plaisantait en disant que finalement les gens allaient vivre comme lui en restant chez eux. Il se sentait mieux armé que nous, estimant que sa vie quelque peu ralentie serait un atout pour affronter cette crise. Il n'en est rien car il y a une différence entre la réclusion que l'on choisit et celle que l'on subit. Celle que l'on choisit, on peut y mettre fin quand bon nous semble ; celle que l'on subit, on n'a d'autre choix que l'endurer. 

Une fois encore, la solitude à laquelle on consent n'est pas la même lorsque l'on sait qu'on peut la rompre à tout moment en allant faire des courses ou boire un café. Posséder un droit sans l'exercer n'est pas la même chose qu'en être privé. C'est ainsi que ce patient s'est trouvé confronté à un environnement qu'il n'avait pas imaginé : le fait que les gens en soient réduits à vivre comme lui a fait que la vie a été abolie. Terminés les bruits du marché, des voitures, des gens, ce brouhaha auquel on ne prend plus garde tellement il est devenu banal. En échange, les fenêtres de l'hôtel particulier de mon patient ne s'ouvrent plus que sur une immense place vide ou nul ne passe. Sa thébaïde d'où il pouvait s'extraire pour se frotter au monde n'est plus qu'un sinistre tombeau.

Et puis, il y a moi, votre serviteur. J'enrage et je tempête parce que je trouve que ce confinement n'est que l'aboutissement d'une incroyable suite de fautes de ce gouvernement d'incapables. Je les déteste à un point que vous n'imaginez même pas. Je pourrais commander un peloton d’exécution et dormir comme un bébé le soir venu. Et pourtant, je vous l'assure et ceux qui me connaissent vous le confirmeront, je suis naturellement bienveillant.

Mais mon confinement se passe bien. Habitant en banlieue dans une grande maison au milieu d'un jardin, rien n'a vraiment changé. Lorsque je rentre du cabinet, je rejoins toujours un endroit calme et il l'est tout autant aujourd'hui. Rien n'a vraiment changé dans mon environnement. J'avais déjà l'habitude de consulter par skype et cela continue même si c'est la totalité de mes consultations qui se font maintenant de cette manière. De fait ma semaine est assez rythmée et je reste le même, que je sois au cabinet, par Skype ou assis à une terrasse de café. C'est d'ailleurs ce qui me manque le plus, de m'asseoir en terrasse avec mes JPS, un bon livre ou des gens sympathiques. Le reste je m'en passe.

Et puis, il y a Jésus, que mes fidèles lecteurs connaissent bien, ce patient un peu perché que j'avais fait exorciser voici quelques années faute de mieux. Jésus m'a appelé pour prendre de mes nouvelles. ll allait bien et comme il me l'a dit, il ne sentait pas bien l'affaire, tant et si bien qu'il s'est barré une semaine avant le confinement pour se réfugier à la campagne chez ses grands parents qui possèdent une exploitation agricole. Il a observé une quarantaine tranquille en résidant dans une maison indépendante puis il s'est mis au travail.Il retape des clôtures, révise les toitures et s'occupe ds bêtes. 

Mais Jésus c'est un tacticien, le genre de type qu'on parachute derrière des lignes avec une mission et qui revient toujours. Je me souviens des médecins qui avaient considéré son cas comme grave et qui aujourd’hui, face au coronavirus se retrouvent commet des poules devant un couteau. Jésus lui, n'a pas ce problème. C'est sur que le placer face à des choix l’engageant sur des années, relevait de l'impossible mais au quotidien, ça reste un des meilleurs que j'ai connus.

Jésus ne fait pas de statistiques, il se contente de s'adapter perpétuellement.