02 janvier, 2010

Grippe A !


Mai dernier : la catastrophe est en marche, je m'en souviens encore. Je pars aux États-Unis tandis que l'épidémie de grippe A débute. Pour certains, ce que nous faisons est pire que de partir au front. Nous n'allons pas à Chicago, nous montons à Verdun au devant de la mort. Nous qui pensions savoir distinguer l'entube gouvernementale du vrai danger, on s'en foutait. Non qu'on ait douté de la réalité de la grippe A mais plutôt de l'épidémie telle qu'elle fut annoncée. Ce catastrophisme sentait déjà mauvais. Au retour, nous avions même du remplir une fiche destinée à nous pister au cas ou nous aurions contracté cette terrible maladie.

Après, le bug de l'an 2000, le SRAS, la vache folle, et la grippe aviaire, on commençait à être immunisé non contre les virus malheureusement mais contre les bidonnages médiatico-gouvernementaux ou du moins contre les approximations. D'ailleurs depuis quelques années, dès que je constate sur un sujet une trop belle entente des élus et de la presse, quelque soit leur appartenance politique, je me souviens de mes cours de psychologie sociale , de toutes les merveilles que j'ai pu apprendre sur le comportement humain et la manière de manipuler les masses, et je me dis que tout est décidément trop bien orchestré et qu'on cherche à m'entuber.

Et encore une fois, je ne crois pas avoir eu tort puisque le soir du 29 décembre dernier, tandis qu'affalé sur mon canapé je regarde distraitement les informations télévisées, j'entends que le pic de la contamination serait derrière nous. C'est une bonne chose même si je ne connais directement personne ayant eu cette grippe A.

Mais le pouvoir a décidément tout prévu parce que notre gouvernement ne veut pas passer pour une bande crétins ou d'arnaqueurs. Alors les officines de com' qui ont sans doute été employées ont tout prévu pour que quand la baudruche se dégonflera, personne ne puisse imaginer qu'on a été berné, floué, arnaqué et j'en passe ! Rassurez vous la psychologie sociale a tout prévu et sait comment vous berner encore après vous avoir escroqués. Toutes ces techniques utilisées généralement par les gourous de sectes, qui ont souvent les mêmes personnalités que bien des responsables politiques ou économiques, ont été disséquées et comprises depuis déjà bien des années.

C'est pourquoi, Laurence Ferrari nous explique aussitôt que selon les autorités sanitaires, il se pourrait qu'il y ait eu une grosse contamination mais sans que les gens ne l'aient su parce qu'ils n'ont eu aucun symptômes. Donc voici quelques mois, on allait tous mourir d'une grippe virulente et maintenant les autorités sanitaires nous annoncent qu'en fait il se peut que nous ayons été contaminés sans symptômes. Alors est-elle viruelent ou non ? Suffisait-il d'un bon système immunitaire pour être épargné ? Mais dans ce cas pourquoi avoir si souvent dit qu'elle touchait des gens en pleine force de l'age et sans problèmes médicaux connus ?

Ensuite, ça ne rigole plus car Madame Ferrai laisse sa place à un "expert". On convoque une "autorité". Et justement en voici une qui se présente sous les traits d'un quelconque agrégé de médecine travaillant dans un quelconque hôpital public (et donc payé par l'état) qui nous explique qu'effectivement certains auraient pu être malades sans qu'on le sache.

Le message est clair : n'imaginez pas que l'on vous ait menti ou qu'on vous ait angoissé pour rien, ou au mieux que les fameuses "autorités" se soient trompées, car vous avez sans doute été malade sans le savoir. Ne faites plus confiance à vos sens, fiez vous aux informations ! Certes, vous n'avez eu ni courbature, ni la moindre petite fièvre, ni même le nez qui coule et pourtant vous étiez grippé comme on vous l'avait prédit. On se croyait en bonne santé, mais c'était une illusion ; on vous l'assure et on le dit même à la télé !

On m'objectera que je ne suis pas médecin. Certes mais dans quelle mesure peut-on faire confiance aux médecins à propos de cette épidémie ? D'une part, étant pour la plupart conventionnés et tous soumis à des autorisations d'exercer, ils dépendent entièrement du pouvoir. D'autre part, et sans vouloir tous les condamner, je ne suis pas le premier à m'imaginer que certains pourraient avoir de menues accointances avec les laboratoires pharmaceutiques dont les hautes valeurs morales ne sont plus à démontrer.

A ce titre, je me souviens que le bon Professeur Bernard Debré, député UMP et ancien ministre, avait parlé de "grippette" voici quelques mois. Or voici une semaine ou deux, dans les colonnes du Point, il est à demi revenu sur ses propos. Il admet que le terme "grippette" était malvenu. Mais bon, on le sent mal à l'aise le bonhomme sur ce coup. J'imagine qu'il a du se faire remonter les bretelles par la hiérarchie de l'UMP dans le genre "sur ce coup tu es avec nous ou contre nous" mais que son côté "grande gueule" l'empêche tout de même de se renier complètement. Admettre la vérité officielle parce que la gamelle est bonne sans se renier entièrement quand on a une conscience, c'est un truc très difficile à négocier, un peu comme de faire rentrer un semi-remorque de 2,95 mètres de large dans une ruelle de 3 mètres de largeur.

Moi-mêmequi fréquente beaucoup de médecins dans le cadre de mon activité, j'ai vu leurs idées changer au fur et à mesure que la propagandastaffel accroissait son emprise. Plutôt rigolards au départ, ils se sont ensuite rangés du côté des "autorités". Pourtant aucun de ceux que je connais n'a été confronté à une masse de victimes de la grippe A.

Ceci dit, moi aussi je ne nie pas que la grippe A existe et je compatis aux douleurs des victimes et de leurs proches. Mais compte-tenu de la modeste amplitude de la pandémie attendue, était-il nécessaire de nous faire trembler à ce point et de dépenser autant d'argent ? La brave grippe saisonnière tue bien plus et on en entend moins parler. Bon on me répondra que c'est le principe de précautions. Ô principe de précaution, combien d'arnaques commises en ton nom ! Enfin, les gens auront au moins appris de sains principes de prophylaxie : se laver les mains c'est bien.

Enfin comme souvent le journal télévisé fut très distrayant. Bientôt, tous les français regarderont cela comme les russes de la défunte URSS lisaient la Pravda : en rigolant. Ce soir, j'ai vu un super agrégé de médecine nous refaire le coup du célèbre docteur Knock de Jules Romains que tout le monde connait sans doute et qui disait :

"Tout bien portant est un malade qui s'ignore !"

11 Comments:

Blogger Robert Marchenoir said...

Bref :

1. Une épidémie menace.

2. Une campagne de prophylaxie et de vaccination massive est déclenchée.

3. L'épidémie annoncée s'avère très limitée.

Avant même toute étude scientifique approfondie, objective et non partisane, la conclusion première, normale, évidente, de bon sens, serait de se dire : la prophylaxie et la vaccination ont, fort heureusement, réussi. Félicitations aux autorités.

Eh bien non.

Avant même tout approfondissement scientifique de la question, la conclusion tordue, contemporaine, répandue partout à droite comme à gauche, est : ça prouve que les prophylaxie et la vaccination étaient inutiles, et que le gouvernement complote contre les citoyens.

Le niveau baisse.

A ce compte, on pourrait aussi décréter (et ce ne serait pas forcément complètement faux) que l'étonnante prévalence des maladies mentales chez tout un chacun, de nos jours, est simplement la conséquence d'un bourrage de mou systématique des psychothérapeutes et autres psychanalystes pour voler leur pognon aux braves gens.

3/1/10 10:38 PM  
Blogger françois said...

Robert Marchenoir, je ne suis pas d'accord avec vous. Une simple analyse des chiffres dès l'été ( nombre de contaminés, nombre de morts, insuffisances diverses des victimes...) permettait, même à des non spécialistes , de voir que médias et autorités nous " bourraient le mou" à outrance.
C'est comme pour le "changement climatique": Le public se rendra compte dans quelques années qu'il a été abusé dans les grandes largeurs. La seule différence c'est que cette dernière gigantesque arnaque nous coûtera 200 fois plus cher que celle de cette gripette!

4/1/10 9:55 AM  
Blogger Laurent J said...

@ Robert Marchenoir,

Votre réflexion comporte deux petits biais :

Si la campagne de vaccination avait été un succès, on pourrait dire qu'elle a peut être évité une pandémie. Ce n'est pas le cas : le très faible pourcentage de la population qui s'est fait vacciner n'aurait pu stopper une épidémie... D'où la réflexion pertinente de tout contribuable qui a été contraint de financer tout ce bordel : était-ce bien nécessaire? Mais rassurez vous, bientôt cet esprit critique aura totalement disparu avec l'avènement d'une nouvelle europe socialiste et soviétique. Au besoin, on rééduquera les personnes comme Philippe Psy dans des camps de travail pour leur apprendre la vrai vie.

Votre réflexion sur les psy (chothérapeuthe ou chanalystes) occulte le fait que les soins proposés ne sont pas liés aux politiques de santé : Si vous y allez, vous ne serez pas remboursé par le système de santé que le monde entier (et non pas mon dentier) nous envie (et c'est tant mieux). Aller voir un psy est de la responsabilité de chacun, personne ne vous force la main, sauf cas de grave pathologie mentale. Il n'y a pas de phénomène de propagande d'Etat, de financement de contribuables dans ce cas. Par contre, il y a des statistiques : les suicides, les cas recensés de dépressions par exemple. Il y a aussi les réussites : les gens qui parviennent à reconstruire leur vie, sans forcément avoir vidé leur compte en banque au profit du thérapeuthe. Faut il les rééduquer eux aussi dans des camps pour leur apprendre à ne plus exercer un choix librement et de ne faire confiance qu'au système de soin estampillé "Etat" ?

4/1/10 10:38 AM  
Blogger philippe psy said...

@Robert Marchenoir : Oui on peut dire que l'étonnante prévalence des pathologies mentales est aussi liée aux psys et aux labos pharmaceutiques. Si vous saviez comme il est facile (si l'on est malhonnête) de faire croire à quelqu'un que son cas est grave et de lui piquer tout son pognon ! Ainsi chaque année, le DSM est augmenté de pathologies rigolotes cadrant parfaitement avec l'arrivée sur le marché de molécules pas toujours réussies.

Mon petit Bob, souvenez-vous que dès qu'il y a du blé en jeux, l'arnaque pointe le bout de son nez. Et ça commence chez votre fromager ou votre charcutier quand il dévie légèrement son couteau pour vous couper du brie ou une tranche de pâté alors que vous lui aviez dit "oui comme ça c'est bon".

4/1/10 11:36 AM  
Blogger El Gringo said...

Et la cerise sur le gateau: La france cherche à revendre son stock trop important de vaccins anti-grippe A...

Parmi les premières réactions, celle, sévère, de Bernard Debré, sur France Info:

"Il était évident qu'on avait entre 50 et 70 millions de vaccins en trop (…). On a poussé à l'extrême et à l'extrême stupidité le principe de précaution (…). Quand on exagère et on dramatise, on a tenu le pays en haleine pendant quelques mois mais après on a la note."

4/1/10 12:50 PM  
Blogger Robert Marchenoir said...

Philippe Psy :

"Mon petit Bob, souvenez-vous que dès qu'il y a du blé en jeux, l'arnaque pointe le bout de son nez."

Monsieur Psy, souvenez-vous que quand on s'abaisse à des expressions comme "mon petit", on renonce à toute tenue pour verser dans la paresse intellectuelle et le dénigrement personnel. Votre ton paternaliste est d'autant plus hors de propos que vous ignorez mon âge, et que je suis peut-être beaucoup plus âgé que vous.

François :

"Insuffisances diverses des victimes."

Oui : les victimes étaient "insuffisantes". Elles étaient malades. Elles souffraient d'autres pathologies, comme la presse ne manquait pas de nous en avertir à chaque décès. Ce n'était donc pas grave. Ce sont des morts qui ne comptent pas. C'est leur faute, après tout. Elles n'avaient qu'à ne pas être vieilles, ou cardiaques, ou que sais-je encore. Vous, vous n'êtes pas "insuffisant", n'est-ce pas ? Et vous ne le serez jamais ?

Laurent J :

"Votre réflexion sur les psy (chothérapeuthe ou chanalystes) occulte le fait que les soins proposés ne sont pas liés aux politiques de santé."

Je n'occulte rien du tout. Je ne mentionne pas ce point, parce qu'il n'a rien à voir avec la discussion. Sous prétexte qu'un arnaqueur ne serait pas payé par l'Etat, il ne serait pas un arnaqueur ?

"Si la campagne de vaccination avait été un succès, on pourrait dire qu'elle a peut être évité une pandémie. Ce n'est pas le cas : le très faible pourcentage de la population qui s'est fait vacciner n'aurait pu stopper une épidémie..."

Si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle.

D'abord, vous n'en savez rien : à partir de quel pourcentage de vaccination peut-on stopper une épidémie ? Avrez-vous des informations scientifiques, vérifiées, sur le sujet ?

Surtout, ce genre de raisonnement souffre du syndrôme de "l'inspecteur des travaux finis".

Après coup, il est évidemment facile de dire que l'épidémie n'a pas pris les proportions annoncées et de donner des leçons à tout le monde.

Les responsables que l'on critique, eux, ont dû prendre leurs décisions avant, par définition. Et donc sans aucune certitude.

En suivant la même "logique", on pourrait dire : voyez, je suis passé au rouge, et personne n'en est mort ; alors qu'est-ce que vous venez me casser les couilles avec votre code de la route ?

La condamnation automatique des gouvernements comploteurs contre leur peuple omet un tout petit détail : personne ne commande aux virus. Ni les communistes, ni les libéraux, ni personne.

La position la plus sage est probablement celle de Robert Debré, qui dit à la fois : on en a sans doute fait trop, mais il est un peu facile de clamer "je vous l'avais bien dit", car nous avons eu de la chance, tout simplement : l'épidémie aurait pu, en effet, être beaucoup plus grave.

Réaction de gens qui pensent que le chauffage central est un don de Dieu ou un droit de l'homme.

4/1/10 3:14 PM  
Blogger philippe psy said...

@Sacré Robert (mon tout petit Robert) Vous vous formalisez pour bien peu de chose. Moi si vous m'appeliez mon petit Philippe, je serais content.

Je ne nie pas les décès et je compatis, je l'ai même écrit en toutes lettres dans l'article. Ce qui me fait sourire, c'est que la montagne ait accouché d'une souris et encore d'une toute petite.

De plus vous prêtez à nos gouvernants des qualités qu'ils n'ont pas. Rassurez vous ils ne prévoient que lorsque rien ne se passe mais ne prévoient jamais ce qui va se passer réellement. Il n'y qu'à voir la crise qui leur est tombée sur le râble sans prévenir.

Je crois que vous faites trop confiance aux élus. En bref, on a semé la panique pour rien, comme à chaque fois (grippe aviaire, SRAS, etc.).

Enfin, s'agissant de Robert Debré, c'est bien lui qui a employé le terme "gripette" pour la première fois. Qu'il ait évolué me semble normal. Voici un monsieur qui cumule les postes de député UMP (comme Mme Bacheolot) et de médecin hospitalier, qu'auriez vous voulu qu'il nous dise ? Il a cependant vertement tancé le gouvernement à propos du nombre de vaccins.

A ce titre, je vous rappelle que moi l'adulte de 42 ans, je n'ai toujours pas reçu mon bon de vaccination. Ce qui veut dire que si cette épidémie avait aussi effroyable qu'imaginée, nous serions presque tous morts sauf les vieillards, les enfants et les femmes enceintes. Tout cela est grotesque et vous êtes en âge de le voir.

Quoique vous disiez, ce fut une gripette, rien qu'une gripette, et ce même si on déplore des victimes. D'ailleurs je reste persuadé que vous versez des larmes de crocodiles et qu'habituellement les morts de la grippe saisonnière ne vous arrachent pas un soupir. En bref, vous instrumentalisez les morts de cette grippe A pour me faire culpabiliser et défendre le gouvernement que vous soutenez sans doute ! Oh que c'est vilain tout ça monsieur Robert !

Ceci dit si Frédéric Lefevbre décide de quitter son poste, le gouvernement a en vous une recrue de choix !

4/1/10 11:36 PM  
Blogger Sylvie said...

Oubliez les règles d'hygiène élémentaires, c'est mauvais pour la santé paraît-il ^^ :-( http://www.lefigaro.fr/sante/2009/12/11/01004-20091211ARTFIG00648-trop-d-hygiene-pourrait-nuire-a-la-sante-.php
A part ça, bonne et heureuse année et merci pour votre blog!

5/1/10 1:59 AM  
Blogger mbraye said...

Un petit point de logique bien scientifique à destination de Robert Marchenoir (en référence à votre première réponse).
Vous serez sans doute d'accord avec la validité des affirmations logiques suivantes :

Pas de pandémie inquiétante + Traitement efficace
= Pas d'effets visibles

Pandémie inquiétante + Traitement efficace
= Pas d'effets visibles

Vous ne pouvez absolument pas invoquer la logique pour dire que l'absence d'effets visibles prouve qu'il y a une pandémie. N'appelez pas "scientifique" votre raisonnement.

5/1/10 11:40 PM  
Blogger Polo said...

Bonjour,

Je vais me permettre de commenter du bout du monde :Tahiti.
Ici l'épidémie est passée en Juillet août. Une belle rigolade, avec des médecins arrivés de France our assurer le surplus de soins nécessaires, qui se sont baignés dans le lagon 15 jours et sont repartis comme des couillons.
En juin, j'étais en vacances au Mexique tellement je rigolais de cette affaire et profitait de super promos vacances (club med à 200$ la semaine). eh bien, rien, tout le monde s'en foutait, le monde politique manipulait les gogos.
Ah oui, je l'ai atrappé et autour de moi aussi, à peine si j'ai eu un peu de fièvre, come la quasi totalité des personnes.
Mais bon, je m'en fous un peu, ce sont vos impôts de moutontribuables qui paient ces conneries, les labos qui se gavent, et nous qui rigolons de loin.

8/1/10 4:31 AM  
Blogger GCM said...

Bob, il en prend plein sa mouille !

Te laisse pas faire mon pti Bobounet !

Je suis avec toi ! (Même si tu racontes vraiment n'importe quoi !)

8/1/10 1:37 PM  

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