31 mai, 2013

François !


Souvenez-vous, Nicolas Sarkozy venait à peine d'être élu, que la plupart de mes confrères de gauche, essentiellement psychanalystes, se jetaient sur lui comme une meute sur un cerf, dépeçaient à grands coups de dents savantes et acérées sa personnalité, ce côté agité tellement étonnant, afin d’avoir accès à son intimité, à ses tripes, afin de connaitre les moindres ecoins de sa psyché qu'il aurait osé nous cacher.

Eux habituellement garants de l'orthodoxie freudienne, toujours soucieux de coller aux mécanismes précis de la cure psychanalytique qui exige la quiétude du cabinet et le moelleux du divan avant de se livrer, n'avaient à l'époque eu aucune pudeur, aucun respect pour la personne de notre ancien président, n'hésitant jamais à fouiller toujours plus loin jusqu'à ses moindres prétendus traumatismes infantiles ou adolescents pour nous en dresser un un portrait saisissant qui nous faisant hésiter entre l'histrion cocaïnomane et le sociopathe avide de pouvoir. Rien ne lui avait été épargné, ne fut-ce que le bénéfice du doute car il était vraisemblablement l'ennemi à abattre.

Le portrait qu'on en dressait alors confinait donc toujours au pathologique à la limite de la folie, à moins qu'il ne se soit agi de le faire passer pour un pauvre con, un déclassé rêvant d'avoir enfin sa revanche, copie presque parfaite du personnage de César, interprété par Yves Montand, dans le film César et Rosalie, mais en moins sympa et touchant tout de même, mais en plus intrigant, plus méchant, plus médiocre, plus calculateur et retors, tout en étant aussi parvenu, soucieux du paraitre et du pouvoir au point d'en être ridicule.

Parce que même le beauf et le parvenu peuvent devenir touchant à force de maladresses, il ne s'agissait surtout pas de dresser du petit Nicolas, un portrait qui puisse attendrir, celui d'un môme sans père ni repère parvenu au sommet de l'état par désir de revanche sociale. Ce côté trop conforme à une success story comme les adorent nos amis américains, aurait pu plaire au prolo, au pauvre type qui rêve lui aussi de quitte son HLM pour vivre dans les beaux quartiers.A cette époque, il ne faisait pas bon ne pas appartenir au sérail socialo-germanopratin et Nicolas Sarkozy en avait fait les frais.

S'agissant de François Hollande, rien de tout cela. Personne ne se penche sur le cas de Flamby, mes confrères se murent sans doute dans une éthique pointilleuse, une distance toute faite d'éthique et de déontologie. Il n'est pas question que ce qui s'opère dans le silence de leur cabinet puisse s'étaler au grand jour, on ne saura rien d'autre de notre président que ce qu'en diront ses adversaires politiques. Il est mou, n'a pas de colonne vertébrale, ne sait pas prendre uen décison mais rien de plus, rien de son enfance ni de son adolescence ne nous permettra de comprendre comme on devient magré ces tares un président de la république.

Les réseaux fonctionnent sans doute, et qu'il s’agisse des camarades psychanalystes ou des amis journalistes, on ne dira donc rien de François Hollande, du moins rien qui puisse nous éclairer et nous permette de saisi le parcours de ce médiocre parvenu par hasard au sommet de l'état. Mes confrères se tiennent cois et moi qui ne suis pas psychanalyste, qui ne maitrise pas cet outil si puissant capable parait-il d'accéder à la vérité nue, moi qui aurais tant aimé savoir ce que dissimulait cette apparente bonhomie, ce qui se cache derrière ce sourire énigmatique de Boudha, j'en serai pour mes frais : François Hollande restera un mystère. 


Pourtant, jeudi dernier alors que je déjeunais avec un vieil ami psychiatre hospitalier, nous avons abordé le cas Hollande. C'est d'ailleurs lui qui a initié la conversation en me demandant ce que j'en pensais d'un point de vue psychologique, si j'avais eu le temps de réfléchir au fonctionnement de notre bon président et ce que j'aurais pu découvrir de particulier. Je lui ai avoué que j'y avais songé mais sans plus, n'ayant pas vu de choses qui me heurtaient particulièrement. Certes le personnage était plat, fade, inodore, incolore et sans aucune saveur mais ce ne sont là que des caractéristiques assez communes et partagées par bon nombre d'individus.

Penaud, j'avouais donc à cet ami que je n'avais saisi aucun trait qui m'aient alerté ou orienté vers une analyse plus fructueuse, vers une pathologie quelconque. Et même si l'on peut s'étonner qu'un type pareil ait pu se retrouver président de la république, je n'y vois moi rien d'anormal compte-tenu du déroulement des primaires socialistes et surtout du fait que beaucoup de gens de droite se soient abstenus de voter pour Nicolas Sarkozy. Et puis, même si je ne suis pas socialiste, il n'est pas question d'être de mauvaise foi alors avouons que François Hollande est dans la moyenne du personnel politique que l'on a pu observer depuis trente ans.

Alors de retour chez moi, j'ai juste consulté la biographie présente sur Wikipédia de notre président pour tenter de creuser si tant est que l'on puisse creuser dans le vide. Alors, il y a ce que tout le monde connait de lui, son passé de gosse de riche (papa médecin propriétaire de clinique), son passage au lycée Pasteur de Neuilly (pas très prolo non plus) puis entre en faculté de droit où il obtient une licence.

C'est sans doute là qu'il se découvre une conscience politique politique ce qui ne l'empêchera pas d'entrer à HEC (on se demande pourquoi), avant d'opter pour la politique en entrant d'abord à Sciences-Po puis en intégrant l'ENA. C'est une sorte de parcours sans faute, si ce n'est l'épisode HEC qu'on ne parvient vraiment pas à intégrer dans cette formation de bête à concours destinée à devenir un futur petit apparatchik. C'est tout à fait le type de parcours qui me fait toujours frémir moi qui me suis toujours ennuyé durant mes études. Sans doute que HEC à cette époque n'était pas assez élitiste pour notre ami François qui a préféré par la suite s'en remettre à des formations plus conformes à ce qu'on attend de ceux qui sont promus à un brillant avenir.

Sa biographie nous apprend aussi qu'il a milité à l'UNED-Renouveau, proche du parti communiste français. Les dés sont donc jetés, notre ami François sera un homme de gauche mais c'est un peu sociétal compte tenu de son année de naissance. A cette époque on portait les cheveux longs et on avait des idées courtes. On parlait et déparlait de tout et de rien, d'autogestion, de dictature du prolétariat et on était prêt à soutenir n'importe quel dictateur.  Mais c'est à ce moment que je suis surpris puisque l'on apprend aussi que bien que réformé pour myopie, il fait annuler cette décision pour faire son service national dans un régiment du Génie. Curieuse décision, dont on apprend qu'elle lui serait venue par devoir. A mon sens, mais sans doute suis je mauvaise langue, conseillé par ses mentors, on a du lui expliquer qu'être réformé risquait de lui nuire par la suite s'il voulait embrasser la carrière politique.

Dans ces années là, époque ou le service national était encore une valeur sure donnant une preuve de son patriotisme, se faire exempter pour ensuite briguer de hautes fonctions ne se faisait pas. On a du lui expliquer qu'après les EOR, il trouverait une affectation sympa et qu'un an après tout ce serait vite passé et qu'il pourrait en profiter pour fréquenter des français moyens voire très moyens, ses futurs électeurs. Ce serait aussi le prix à payer pour montrer patte blanche au système afin de ne pas être vu comme un dangereux gauchiste. Dans tous les cas, j'imagine difficilement qu'un type militant dans un groupe proche du parti communisme ait été militariste ni même patriote.

Il ne s'agit que d'une lecture à froid basée sur une simple biographie disponible sur Wikipédia mais je crois déjà sentir le petit carriériste bon teint, le calculateur, le jeune type sur de lui et de ce qu'il fera plus tard : de la politique et en plus à un haut niveau. Pas question, après un tel parcours, droit, sciences-po et ENA, de se faire allumer par un vieux patriote, droitard ou socialo, qui lui aurait jeté sa réforme à la face en jetant le soupçon sur son patriotisme. C'est avec des conneries de ce genre qu'on foire un beau parcours, qu'on se fait allumer en plein débat. Alors François mettra un beau képi pour faire valoir qu'il a des valeurs. A cette époque il y avait encore des tas de résistants en vie !

Subtil équilibre entre appartenance à un groupuscule proche des cocos tout en adoptant un peu des valeurs de droite, François, en bon futur apparatchik, sait que le vent peut tourner, que rien ne dure, que les bonnes places sont partout, que selon l'endroit où l'on est parachuté, on peut se présenter en ville comme à la campagne où les valeurs traditionnelles persistent, qu'on peut réussir sa vie un peu à droite comme un peu à gauche et ne veut rien gâcher.

Bien entendu, malgré l'engagement gauchiste de leurs jeunes années, bon sang ne saurait mentir et je n'imagine pas notre ami François se montrer trop à gauche tout de même parce qu'il ne s'agirait pas de se tirer une balle dans le pied. Quel que soit l'engagement dé départ, on sent que cela se terminera dans une gauche molle dite aussi gauche libérale ou réaliste qui flatte le prolo et l'exclu tout en dinant avec le patron. C'est une manière de ne pas renier le confort bourgeois de ses jeunes années tout en assumant sa révolte légitime contre son père. Encore une fois, ce n'est pas l'apanage de François mais plutôt un trait de caractère commun à bien des individus. On se révolte mais pas trop et surtout on ne pousse pas le vice jusqu'à embrasser totalement la condition de ceux que l'on défend parce que la condition de martyr n'est pas aussi enviable qu'un pavillon à Mougins.

S'éloignant des cocos, il adhère ensuite au PS avant d'entamer une carrière de bon lèche-cul modèle standard en étant d'abord auditeur à la cour des comptes, le fin du fin quand on est issu de l'ENA, pour finalement servir de factotum à quelques barons du PS de l'époque en assurant différentes fonctions dans différents cabinets. François a donc quitté bien vite le service public pour faire de la politique et remplir son carnet d'adresses. Qu'y-a-t-il fait, je n'en ai aucune idée, je n'ai pas creusé jusque là mais je suppose qu'il s'est agi de faire partie d'une quelconque jeune garde destinée à produire des idées afin que son patron conserve son poste en échange de quoi, si l'on se fait remarquer par ledit patron, si l'on est intelligent, retors mais aussi servile, le patron renvoie l’ascenseur en proposant au jeune impétrant un parachutage quelconque.

C'est ainsi qu'ensuite, celui qui n'était pas grand chose si ce n'est un étudiant intelligent et calculateur devient un parasite dument élu à différents postes dans une région où il a été parachuté : conseiller municipal, puis député, puis adjoint au maire d'une autre commune, puis député européen, puis maire et enfin de nouveau député et président du conseil général. Bref, partout et nulle part, cumulard comme les autres, tantôt élu, tantôt conseiller de l'ombre, tantôt tout autre chose, notre bon François qui fait partie du sérail peut enfin distiller les bonnes recettes apprises à l'ENA. Soit que je sois mal renseigné par manque d'intérêt pour le personnage, soit qu'on en ait peu parlé, il me semble que ces postes aussi honorifiques qu'ils soient auront plus rempli la bourse de notre ami et servi ses ambitions que procuré un avantage indéniable à notre pays même si la biographie que j'ai consultée parle tout de même de l'ouverture d'un boulodrome couvert en 2003 ce qui n'est pas une mince victoire quand on a fait HEC, Science-Po et l'ENA. Quand on pense que certains pensent que la pétanque est un sport d'abrutis !

La suite, parce que récente, nous est connue, qu'il s'agisse de ses liaisons féminines réelles ou supposées, de ses récents succès politique, aussi ne m’appesantirai-je pas sur le sujet. Voilà, un peu ce que la lecture à froid cette simple biographie me permet de voir, c'est à dire pas grand chose. On est certes très loin de Sarkozy l'histrion, le roi du coup de force, le type lambda s'élevant toujours plus haut à la manière d'un personnage de Scorsese. Avec François, on est face à un parcours on ne peut plus classique que pourrait choisir n'importe quel jeune type intelligent et calculateur qui a décidé de faire carrière. Ce type de profil est aussi disponible dans d'autres carrières telles que la médecine, le marketing, la carrière militaire, la crèmerie, l'audit ou que sais-je encore. On bosse, on calcule, on sait se placer, on négocie les virages avec un peu d'audace ou à grands coups de lèche ou de vaseline, on flatte, on suce, on trahit un peu, on se pousse du coude, on prend les bons amis, on se débarrasse deux ceux qui sont inutiles et à la fin on vit plutôt bien. Que celui qui n'a jamais péché de la sorte jette la première pierre à François. Cette vie est le lot de tous ceux qui n'ont pas vraiment de destin mais veulent juste faire carrière.

Alors, sincèrement d'un point de vue psychopathologique, je ne vois rien, mais alors rien du tout. Ou du moins rien de plus que le parcours classique de tout petit apparatchik de gauche ou de droite qu'un caprice du destin aura pu faire passer de président de conseil général à président de la république. C'est l'histoire commune et mille fois répétée du type intelligent, calculateur, avec des convictions sans doute moyennes mais suffisantes pour que les électeurs y croient, un physique moyen de monsieur-tout-le-monde qui a pu convaincre ces mêmes électeurs qu'il leur ressemblait et le dogmatisme fat et creux acquis dans les formations élitistes par ceux qui, ensuite adoubés jeunes par les réseaux de pouvoir, se tiennent loin de la réalité de la vie et distillent le mépris satisfait et les leçons pleines de morgues de ceux qui savent. La carrière type de l'homme qui avait tout fait pour se hisser tout en haut et qui n'y est parvenu qu'à la faveur d'un coup de pot. C'est un peu Ulrich le secrétaire de l'Action parallèle, héros du roman de Musil, L'homme sans qualités.

C'est sans doute beaucoup d'intelligence et de travail parce qu'on ne réussit pas un tel parcours en étant stupide et fainéant, aucun talent particulier ni de génie (du moins rien qui me permette d'en distinguer si ce n'est l'inauguration de ce boulodrome couvert en 2003, exploit que je salue à sa juste mesure), et c'est ma foi rassurant pour tous ceux qui étaient persuadés qu'il fallait des dispositions phénoménales pour sortir du lot. Finalement, accéder à l'Elysée est peut être moins dur que d'obtenir un premier rôle à Hollywood.

Mais à part cela, tous ceux qui s'attendaient à des révélations croustillantes en seront pour leurs frais. De mon humble point de vue de misérable petit psy, et à la seule lecture de cette biographie, je n'ai rien distingué de pathologique dans le personnage. A mon humble avis, François est normal, conforme au portrait que nous en avaient fait ses amis, au portrait qu'il dresse de lui-même, un mélange entre le tout mou de celui qui n'a pas de convictions bien établies et le très dur de celui qui sait se fixer des buts et à la finale, cela donne un Flamby, un machin flageolant qui malgré tout tient à peu près debout, quelqu'un qui s'offre le luxe d'exister en étant inexistant.

De plus, bien que certains le détestent depuis le passage en force du mariage pour tous, je ne suis même pas sur qu'il soit si méchant et dogmatique que cela. Sans doute que tiraillé entre ses molles convictions et les pressions de ceux qui l'ont soutenu, il a cédé tout simplement. Je crois que son plus grand défaut est qu'avec tout cela, on ne puisse même pas le détester. Quelques personnes qui le connaissent en privé m'ont même affirmé qu'il était plutôt rigolo. Bien sur, comme tous les socialos, il est dogmatique et idéologue et laïcard. C'est même amusant de le voir vivre en couple à la colle, sans jamais épouser une femme, ça a des relents libertaro-gauchistes issus des 70's. C'est sur qu'avec un tel comportement, on ne s'attendait pas à un type très ouvert politiquement. C'est un dinosaure, un petit et replet, c'est tout.

Et puis, autant l'avouer, comme tous les glandeurs patentés, ceux qui auraient pu bien faire mais qui n'ont rien fait de génial parce qu'ils avaient du mal à se concentrer sur ce qu'on disait en cours, préférant se laisser à rêvasser ou à bavarder, je suis sans doute un peu jaloux de François. C'est en voyant de telles réussites que je me dis que finalement ce n'était pas si dur, qu'avec un peu de constance et d'assiduité, moins d'originalité et de questionnements sans fin, moi aussi j'aurais pu devenir président de la république !

C'est peut-être cela le trait le plus marquant de notre président, nous rappeler à tous que finalement la réussite ce n'est pas très compliqué et qu'avec un peu d'application on y arrive. En même temps qu'il nous rassure sur ce que l'on est, on en vient à le détester d'avoir si bien réussi avec si peu de choses. En tant que chantre de la normalité et éloge de la moyenne, on finit par lui en vouloir. On aimerait tant percevoir chez ceux qui nous gouvernent, un zeste de quelque chose en plus, un talent particulier, un quelque chose de précis qui nous fasse comprendre qu'il ne faut pas nous en vouloir, qu'il nous manquait un truc. On rêve d'un roi à la lignée fabuleuse et on se retrouve avec un clerc de notaire de province.

A l'époque, quand j'étais au Lycée, j'en connaissais des François, de bons élèves appliqués et studieux et intelligents mais je ne les fréquentais pas. Non que je leur reproche leurs succès mais plutôt la manière dont ils les obtenaient. Bien sur que c'est normal quand on est intelligent et studieux de réussir ! Mais la classe, la vraie classe, c'était de ne rien foutre, si ce n'est au tout dernier moment, pour d'un unique effort passer en classe supérieure avec un mélange de culpabilité et de satisfaction. Si je n'avais pas pris mes études à la manière d'un dandy qui considérerait tout de loin, de peur d'être avili par la réalité du monde, moi aussi j'aurais pu être président.

Voilà tout ce que je perçois du personnage, qui allié à son premier ministre aussi falot que lui, nous proposent un bon remake de Dumb and dumber. Finalement, je comprends que mes confrère ne se soient pas intéressé à son cas. Peut-être qu'il ne s'agissait pas d'une question de réseaux ou de soutiens, mais d'un franc désintérêt pour François Hollande. En ce cas, je présente mais excuses les plus sincères à mes confrères de gauche.


« Si on me parle d’un homme dans les affaires ou simplement d’un écrivain quelque peu notoire ayant fait ses preuves, je me demande à moi-même si ce personnage qui m’est désigné a seulement prouvé sa propre existence. C’est cette preuve là qu’il me faut et pas une autre. Car je suis devenu extrêmement défiant depuis le jour où je me suis aperçu de l’inexistence absolue d’un très grand nombre d’individus qui semblaient situés dans l’espace et qu’il est impossible de classer parmi ceux qui ont une appréciable et suffisante raison d’être. (…) Les recensements ne signifient rien. On ne saura jamais combien est infime le nombre réel d’habitants de notre globe. »

Léon Bloy, Exégèse des lieux communs

2 Comments:

Blogger Maxime said...

"faisant hésiter entre l'histrion cocaïnomane et le sociopathe avide de pouvoir"

C'est pas une platitude applicable pour tout homme politique en vue, ça ?

1/6/13 6:17 PM  
Blogger séréniale said...

Encore mille mercis Philippe pour ce franc parlé si revigorant! Pour commenter votre première partie, que de déchainements de haine contre ce pauvre Nicolas sommes toutes bien séduisant et rempli de vitalité! Un vrai mec quoi! Un dominant qui nous le prouvait et qui portait la France (comme il le pouvait.. car avec des François en pagaille ça devient un peu lourd...) Un mec droit dans ses bottes,aimant l'argent et n'ayant pas l'hypocrisie de faire croire le contraire... ce qui ne l'empèchait pas d'être généreux: ne pas confondre.Mais la jalousie des gens de gauche à son égard a dépassé tout entendement...Une haine maladive, un déchainement de réactions, des pointes de mépris, du dégout à croire qu'on se salit soi-même rien que d'évoquer un point positif le concernant!(exemple commentaire du dessus)
Quel homme pour faire autant réagir!Or ce serait un despote que tout le monde se tairait! Nicolas a permis à tous les frustrés de la vie de s'exprimer et rien que pour ça les gens de gauche devrait le remercier... quel punching ball! et en béton! Quand à notre poire informe sous les traits de françois Hollande ... là tous les frustrés le couvent comme un petit canard fragile...Mais même si par leur appartenance commune il va canaliser leurs angoisses... comme on dit, ça ne met pas de beurre dans les épinards!!!! Je parle de frustration concernant les gens de gauche, avec une touche de "je cherche à me déculpabiliser d'aimer tant l'argent et d'être jaloux de ceux qui en ont!" et je citerais un personnage plus qu'important dans la réalité de notre pays "Le socialisme est une philosophie de l'échec, le crédo de l'ignorance et l'évangile de l'envie." Winston Churchill.
Alors François je pense est juste le triste représentant de la gauche caviar et pour ajouter une petite précision concernant ses motivations , je vois en lui de par le conflit qui l'opposait à son père homme de droite strict et ayant quitté sa mère ,elle de gauche, un complexe d'oedipe mal assimilé. Déjà tout petit il disait à sa mère vouloir être président de la république, disait-elle au moment de son élection... il fallait au moins ça pour pouvoir rivaliser avec l'image du père et donner entière satisfaction à la mère! Avec une telle motivation.. HEC pour aller vendre des moquettes en gros n'était pas suffisant pour éblouir maman et la consoler d'avoir eu un si vilain mari...On comprend alors mieux comment un petit bonhomme aussi banal est à la tête de notre pays... J'aurai aimé moi mieux connaitre le père.. c'est lui l'origine de notre histoire actuelle...qu'a-t-il fait de si terrible pour transformer son fils en Jedï!!! Bref. snif.

8/6/13 12:33 AM  

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