18 juillet, 2007

Richou le déjanté ! Approche psychologique d'un trouble bipolaire !

Le fanfaron !

Etait présent à ce mariage, Richou, le cousin dingue de mon ami Olive, celui qui a réussi dans la vie et roule dans une Touareg. Je connais bien Richou, le type le plus déjanté que j’aie jamais vu de ma vie. N’importe qui croisant Richou durant, allez dix minutes, est persuadé que ce type est sorti le matin même d’un asile d’aliénés. Et encore, on n’imagine pas qu’il soit sorti par la grande porte, mais en faisant le mur, en déjouant la surveillance des infirmiers, car aucun psychiatre sérieux, ne pourrait libérer un type comme le cousin Richou ! Richou, est bien sûr le diminutif de Richard.


J’ai de nombreux souvenirs avec Richard, de soirées mémorables. Ce type est le roi du n’importe quoi, toujours exalté, toujours prêt à faire n’importe quoi, se moquant des risques comme des conséquences. C’est une sorte de jeune chien fou, perpétuellement shooté à l’ecstasy et aux acides, qui ne ferait jamais aucune chose décente, toujours à deux cent pour cent. Lors d’une des dernières soirées de ma jeunesse que j’aie passé avec Richard, nous étions accoudés au bar d’une célébrissime boîte de nuit parisienne, totalement ivres mais dignes. Et d’un seul coup, je m’étais aperçu que Richard avait défait sa braguette, pour uriner tranquillement contre le comptoir, au nez et à la barbe des videurs énormes. Il est comme cela Richou, toujours dans la spontanéité. L’idée de se faire défoncer la tête par les cerbères puis de se faire jeter sur le trottoir, ne lui avait même pas effleuré l’esprit.

C’est le seul type que j’ai vu prendre seulement trois cours de deltaplane, puis s’introduire dans le local du club, piquer un delta, parce que l’instructeur ne le jugeait bien sûr pas suffisamment formé pour voler seul, grimper sur le causse qui domine Millau, et s’envoler pour se poser quelques heures du côté de Montpellier, dans un arbre. Ce type est totalement dingue mais c’est un agréable compagnon.

Samedi alors que nous redescendions de l’église pour reprendre nos voitures et aller à la réception, j’avertis Richard que sur ses trois enfants, il semblerait que le petit, Alberto, ne soit plus là. Et la seule réponse de ce déjanté fut de me dire : « ne t’inquiète pas, si c’est vraiment mon fils, il va retrouver seul la voiture. S’il ne la retrouve pas, et qu’il se perd, c’est que ce n’est pas mon fils, alors qu’il se démerde, c’est la sélection naturelle. ». Finalement, Alberto, âgé de sept ans, nous a retrouvé à la voiture. En fait de voiture, Richou possède une camionnette de manouche, avec deux sièges à l’avant pour lui et sa copine, et un sommier derrière sur lequel s’allongent les gosses. Quand on regarde par la porte de sa camionnette, on imagine les guitares accrochées et les chaises à rempailler entassées !

Juste avant, alors que nous attendions à la terrasse d’un café, l’heure de la cérémonie à la mairie, il était affalé sur sa chaise au soleil les jambes écartées en me disant que c’était drôle parce que la chaleur lui filait une érection. Comme je lui disais de se calmer parce que derrière nous, il y avait aussi des gens présents au mariage, avec de jeunes enfants, il m’a juste dit qu’avoir une érection était naturelle avant d’expliquer à sa copine d’écarter les cuisses parce que « cela lui ferait du bien à la chatte ». Comme je connais Richard depuis que nous avons seize ans, cela ne m’étonne même plus ni ne m’offusque.

Il se trouve que si Richard est totalement dingue, c’est aussi un type brillant puisqu’il est médecin. Ca surprend toujours les gens quand il le dit. Il faut même parfois qu’il sorte sa carte professionnelle, car sincèrement, personne n’imagine un médecin comme lui. Il est pourtant chef d’un service d’urgence dans un hôpital de province. Je rajouterai que c’est même un excellent urgentiste, pas un de ces geignards qui se plaint qu’ils font trop d’heures comme le docteur Patrick Pelloux, le héros de la canicule. Non, lui peut enchaîner les gardes de vingt-quatre heures, alternant les interventions sur des accidents de la route gravissimes et la drague des infirmières.

Mon épouse ne connaissait pas Richard mais je l’avais juste prévenue qu’il était gentil mais un peu spécial et de ne surtout pas s’offusquer de ses faits et gestes. De le considérer un peu comme un grand malade psychiatrique, pour lequel la science ne peut pas grand chose, et envers qui il faut avoir de la compassion plutôt que de la colère. Finalement, je crois qu’elle l’a apprécié même si l’avoir à notre table fut un poème parce que Richou, dit tout à tout le monde, sans réfléchir à rien. Parce qu’il peut être présent dans la conversation, puis passe à autre chose, immédiatement, et encore à autre chose, etc.

Juste avant le dîner, alors que nous prenions l’apéritif, la nouvelle copine de Richard, médecin comme lui, papotait avec moi. Dès qu'elle a connu ma profession (je n'ai pas une tête de psy), elle m’a interrogé pour savoir ce que je pensais de lui. Je lui ai répondu, que n’importe qui le trouverait barge, dérange, fou à lier, et pire encore, mais qu’il fallait, compte tenu de nos connaissances respectives, relativiser ce jugement. Je lui expliquais que le connaissant depuis longtemps, je n’attachais plus qu’une importance relative à ses frasques et qu’il était de toute manière très attachant comme beaucoup d’aliénés (je plaisante en employant ce terme !).

Je poursuivis en lui expliquant que compte-tenu de son mode de vie, on pourrait estimer que Richard a une personnalité borderline. Mais puisqu’il est médecin, plutôt bine inséré dans la vie, et sérieux malgré tout, on devait plutôt incliner vers un diagnostic de trouble bipolaire de type 2. C’est à dire que Richard n’est pas un grand maniaque avec des manifestations psychotiques mais seulement quelqu’un qui présente des épisodes maniaques classiques voire seulement hypomaniaques parfois, un type chez qui l’activité cérébrale déconne totalement, ce qui fait qu’il est totalement et perpétuellement dans les tours.

L’hypomanie est un ensemble de troubles caractérisé par la présence d'une élévation légère, mais persistante, de l'humeur, de l'énergie et de l'activité, associée habituellement à un sentiment intense de bien-être et d'efficacité physique et psychique. Il existe souvent une augmentation de la sociabilité, du désir de parler, de la familiarité, ou de l'énergie sexuelle et une réduction du besoin de sommeil ; ces symptômes ne sont toutefois pas assez marqués pour entraver le fonctionnement professionnel ou pour entraîner un rejet social. L'euphorie et la sociabilité sont parfois remplacées par une irritabilité ou des attitudes vaniteuses ou grossières. Les perturbations de l'humeur ou du comportement ne sont pas accompagnées d'hallucinations ou d'idées délirantes. C'est la plupart du temps, l'état de Richard.

La manie sans symptômes psychotiques se remarque par la présence d'une élévation de l'humeur hors de proportion avec la situation du sujet, pouvant aller d'une jovialité insouciante à une agitation pratiquement incontrôlable. Cette élévation s'accompagne d'une augmentation d'énergie, entraînant une hyperactivité, un désir de parler, et une réduction du besoin de sommeil. L'attention ne peut être soutenue et il existe souvent une distractibilité importante. Le sujet présente souvent une augmentation de l'estime de soi avec idées de grandeur et surestimation de ses capacités. La levée des inhibitions sociales normales peut entraîner des conduites imprudentes, déraisonnables, inappropriées ou déplacées. Dans ses très grands moments, j'ai vu ce cher Richard monter suffisamment dans les tours pour atteindre la manie, mais c'est plutôt rare.

Il existe aussi une manie avec symptômes psychotiques dans laquelle on note la présence, associée au tableau clinique du chapitre précédent, d'idées délirantes (habituellement de grandeur) ou d'hallucinations (habituellement à type de voix parlant directement au sujet) ou d'une agitation, d'une activité motrice excessive et d'une fuite des idées d'une gravité telle que le sujet devient incompréhensible ou hors d'état de communiquer normalement. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de Richard.

Richard souffre simplement d’un trouble bipolaire unipolaire. Je ne pourrais affirmer s’il s’agit d’un type 1 ou d’un type 2, mais avec une immense chance, puisque Richard ne connaît que des montées folles de régime, sans pour autant connaître les moments dépressifs. Tout au plus, à certains moments, va-t-il ressentir une forme de tristesse sans gravité, repasser par un court moment de normalité, pour remonter ensuite brusquement dans les tours.


Comme nous l’observions, je fais remarquer à sa copine, que Richard ne peut faire une chose après l’autre, mais toutes en même temps. Ainsi, elle put observer qu’alors qu’il prenait une flûte de champagne sur un plateau d’une main, il prenait aussi un petit-four sur un autre, tandis qu’il se retournait en même temps pour parler à quelqu’un, tout en continuant à parler avec une première personne située devant lui. Sa copine me demande si je pense qu’on devrait le mettre sous thymorégulateur, type lithium ? Je lui réponds, que d’une part, c’est elle le médecin et que je me garderais bien de faire de l’exercice illégal de médecine, et que cela ne me paraît pas à l’ordre du jour parce que même si Richard est parfois un putain de barge, je le trouve aussi parfaitement heureux et intégré dans la vie. Je poursuis en disant, que sa pathologie étant parfaitement compensée, il ne m’apparaît pas utile de lui administrer ce genre de traitement mais qu’à mon sens, quand il vieillira, et qu’il ne pourra plus utiliser sa formidable énergie, il faudra effectivement qu’il se traite.

Elle me demande ce que j’appelle compensation en psychologie. Dans les faits, lui expliquai-je, la pathologie de Richard est relativement grave. Toujours à deux cents à l’heure, il est la plupart du temps en plein accès hypomaniaque avec de brusques et éphémères accents maniaques, ce qui l’empêcherait normalement d’être intégré socialement. Mais, comme c’est un type brillant, il a parfaitement compris que s’il voulait être heureux, il devait aménager sa vie autour de sa pathologie. Il a ainsi choisi les urgences, secteur dans lequel il peut travailler une semaine presque 24h/24H puis bénéficier d’une semaine de repos, ce qui coïncide presque avec sa pathologie et les cycles qu’elle lui impose.

Lorsqu’il est aux taquets, en crise maniaque (ou hypomaniaque), il est parfait pour les urgences. Qu’il s’agisse d’un accident de car avec soixante-dix blessés et vous verrez Richard passer de l’un à l’autre, diagnostiquant brillamment, apportant les premiers soins avec efficacité, orientant les blessés avec une rapidité ahurissante, sans jamais être fatigué. Dans ces cas là, ce type est une machine ! Il faudrait même proposer aux hôpitaux de ne recruter que des médecins ayant des troubles bipolaires pour les urgences ! Jamais crevés, travaillant H24, pas le genre de mecs à aller pleurnicher en cas de canicule !

Il a aussi choisi d’exercer dans une ville de province un peu perdue parce qu’il s’y sent mieux qu’à Paris, alors qu’il est parisien. Dans un grand hôpital parisien, un type comme lui, aurait été perpétuellement sanctionné, tandis que dans son trou, il est parfaitement bien noté, même si ces collègues le jugent totalement barré, tout en le trouvant aussi très compétent et adorable. Enfin, il ne subit pas le regard des autres et peut vivre dans la nature, comme il l’entend. Il a retapé une vieille baraque où il vit un peu n’importe comment. Quand il ne travaille pas, et qu’il est en plein accès maniaque, il peut se défoncer en faisant du sport, randonnée, ski, etc., de manière à consumer sa formidable énergie. Ainsi, comme j’explique à sa copine, Richard est certes un joli cas pathologique, mais suffisamment intelligent pour avoir transformé ce qui aurait pu être une immense souffrance et un grave handicap, en atout. Donc, je ne trouve pas utile de le traiter pour le moment.

Je lui demande alors si elle a vu le joli film, que dis-je l’admirable film de Dino Risi, « Le fanfaron » ? Elle me répond que non, alors je lui explique qu’elle devrait se le procurer rapidement et le regarder en observant précisément le comportement de Vittorio Gassman qui interprète, le personnage de Bruno Cortona. Dans ce film, qui restera à jamais mon préféré (seuls les déjantés maniaques ou dépressifs peuvent l'apprécier), Gassman, interprète avec brio, un personnage ahurissant, toujours en mouvement, irrespectueux, et totalement déjanté. A ce moment survient l’ami Richard nous rejoint de l’autre côté de la piscine et je lui explique que je viens de dire à son amie de regarder ce film, me dit que j’ai totalement raison. Curieusement, il m’explique que c’est son film préféré et il est capable d’en citer des extraits entiers. Il se reconnaît totalement dans le personnage du film et trouve que c’est une excellente manière d’appréhender ce qu’il vit quotidiennement et que les gens ont toujours du mal à comprendre.

Et le plus amusant, c’est que je n’avais jamais fait le rapprochement alors que j’ai du voir cent fois ce film sans me lasser. Il m’a suffit d’observer Richard, gesticulant, de l’autre côté de la piscine, pour constater qu’il était exactement pareil que Gassman dans « Le fanfaron ». Pourvu qu’il puisse toujours vivre à trois cents à l’heure, le plus longtemps possible, sans courir trop de risques, et encore c’est sa vie et il en fait ce qu’il veut, ni surtout en faire courir à son entourage, qu’on lui fiche la paix.

Rien de pire qu’un individu mis sous thymorégulateur sans bonne raison, qui enfin normalisé, ayant adopté des comportements conformes aux attentes de la société, se souvient avec nostalgie, combien les crises maniaques étaient fabuleuses, lorsque pris de folie, les neuromédiateurs s’affolaient dans le cerveau, bouleversant tout, engendrant une incroyable pression aussi fabuleuse que des réacteurs en post-combustion d'un avion au décollage, faisant croire que tout était possible et qu'il pourrait bouffer le monde.

Normaliser à tout prix les gens n’a aucun sens. Dans un monde libre, les malades mentaux ont parfois leur utilité. Les idiots du village trouveront toujours quelque chose à faire pour se rendre utiles et être intégrés à la collectivité et les maniaques pourront toujours exceller aux urgences.

Je souhaite donc à ce cher Richard de pouvoir vivre le plus longtemps possible avec sa pathologie !

12 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Excellent, merci Philippe.

Toju.

18/7/07 6:18 PM  
Blogger Draco said...

Ce blog est décidément très bien fait ! Je cherchais justement un film que je n'aurais pas encore vu, et au détour de ce billet, hop ! un film italien des années 60 (si je me fie aux captures d'écran et à l'acteur cité), ce qui n'augure que du bon. Je reviendrai (de toute façon je viens tous les jours, je crois que je deviens psychothérapeutomne ;-) )

18/7/07 10:22 PM  
Blogger philippe psy said...

Bigre, un compliment de messire Urbain ! Merci !!!

18/7/07 11:00 PM  
Blogger philippe psy said...

Cher Draco,

Je tiens vraiment le cinéma pour un sous-art mineur pour mongoliens illettrés, je vous l'assure !

Mais s'il y a un film à voir, ce serait celui-ci. Bien sur si vous n'êtes pas vous même dysthymique ou bipolaire, vous ne pourrez jamais en saisir toute la susbstantifique moëlle. Mais vous aurez de belles gonzesses, deux acteurs géniaux et le bruit du six cylindres de la Lancia Aurelia B20 !

Merci pour votre commentaire !

18/7/07 11:02 PM  
Anonymous fromageplus said...

Très beau portrait. Votre bienveillance tendre et éclairée est aussi émouvante que le personnage est singulier.

19/7/07 1:42 AM  
Blogger philippe psy said...

Merci pour votre commentaire Fromage plus. venant d'un maître blogueur comme vous, sachez qu'il me comble totalement.

19/7/07 2:31 AM  
Anonymous fromageplus said...

Comme vous y allez !
;)

19/7/07 2:16 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour,
vous y allez fort en insultant Patrick Pelloux parce qu'il est juste normal et non pas hyperthymique comme votre "merveilleux Richard", qui semble excité comme un Sarkozy.
Vous pensez à ses enfants qu'il traite comme des choses soumises à la sélection naturelle ? Ca va donner quoi plus tard ? Des BP1 ou des BP2 ou des dépressifs ?
C'est exagérément optimiste de conseiller aux services d'urgence de n'engager que des médecins avec des troubles bipolaires, car le bipo le plus courant va alterner des hauts et des bas dont il ne pourra pas contrôler le rythme selon les nécessités de service ! Ce serait bien pratique mais c'est un doux fantasme !!

Kiki

9/8/07 11:19 AM  
Blogger philippe psy said...

Je n'ai pas insulté Patrick Pelloux, qui j'en suis sur reste un excellent médecin. Il s'agit aussi de faire un peu de provocation.

Logiement, le gosses de Richou devraient donner des BP1 ou des BP2, puisque c'est génétique.

Quoique, je ne suis pas sur que Richou soit BP1 ou BP2. La typologie des BP est en constante mutation et il ya maintenant des BP3 et des BP4. D'ailleurs Richou pourrait être simplement hyperthyme. Je vous avoue que je n'avais pas les questionnaires sur moi.

Quant au fait de recruter des BP, rassurez-vous, je ne suis pas demeuré. Tss, ne prenez pas tout au pied de la lettre. Ici le sérieux alterne avec le moins sérieux. A vous d'en faire la distinction. Sinon, écrivez moi et promis je vous ferai une explication de texte !

9/8/07 4:34 PM  
Anonymous Dispars said...

C'est mieux que brillantissime. Je suis rivé sur ce blog depuis bientôt plus d'une heure. Richou me fait penser à Dean Moriarty dans Sur la route de Kerouac.

20/8/07 12:55 AM  
Anonymous Anonyme said...

Je trouve ce post très intéressant et je pense que la devise connais toi toi même est particulièrement importante pour tous ceux qui sont atteint de trouble bipolaire. Je n'ai jamais été diagnostiqué comme tel mais mes symptomes correspondent pas mal je pense qu'avoir des troubles bipolaire c'est un peu comme conduire une voiture avec une pédale d'accélérateur coincé. Si tu prends conscience que la pédale fonctionne pas trop tu adapte ta conduite ou tu peu changer de voiture avec un traitement chimique...
Mais le discour de traitement systématique me fait peur. Par ailleur je pense qu'il existe un grand danger avec cette chimie mal maitrisé je suis allé voir un médecin généraliste quand je déprimais et sa réponse a été de me fournir des anti dépresseur alors même que je lui ai expliqué avoir eu une période ou j'étais réellement surexité avec parfois des hallucinations auditives. Les antidépresseur on eu un effet paradoxal et mon donné des crises d'angoisse importante.
Je défends vraiment l'idée d'une approche comportementaliste car quand on va mal il est important de s'imposer des rythmes des actions ne serais se que de ranger de se faire à manger de se forcer à sortir. De l'autre coté quand on va bien il faut savoir prendre le temps de se freiner dormir de calmer le rythme.
Car dans un cas comme dans l'autre la spirale nous entraine. Pour terminer je pense que la vision anglo saxone d'utiliser le même mot drug pour médicament et drogue traduit plus la réalité que notre vision française. A t-on réellement plus de recul sur le fonctionnemlent de certaine molécule des médicaments que sur le canabis par exemple?
Il ne s'agit pas d'un plaidoyer pour la drogue...

29/8/07 1:33 PM  
Anonymous mariepaname said...

Bon, je ne suis pas médecin, mais je vais y aller d'un diagnostic ;) : richard est de type VI.
Il a l'immense chance de ne connaitre que des hypomanies. Aucun bipolaire ne voudrait prendre de thymorégulateur, à sa place (de même que la mère de mon ponte de la bipo de psychiatre, même type que Richard, ne veut rien avaler non plus). Le seul risque réel : s'user prématurement. Mais quelle belle vie en attendant.

marie, bipolaire type 2

19/9/07 11:30 PM  

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