28 septembre, 2013

Fous ou méchants ! 2

 Ça doit être bien d'être un animal, aucun socialiste pour vous faire chier !

Et voici encore Chantal Jouanno qui refait parler d'elle. C'est par le plus grand des hasards en zappant que je tombe sur l'émission de Frédéric Taddei que je prends en cours de route. D'un côté des gens dont le redoutable Dupont-Moretti, le ténor du barreau, de l'autre, d'autres gens, dont Chantal associée pour l'occasion avec Clémentine Autain.

Sacrée Chantal qui nous rappelait encore récemment qu'elle était une femme de droite et que l'on voit associée avec une communiste notoire sans se poser la question de savoir si leurs combats sont les mêmes. Mais quand il s'agit du respect des femmes et autres questions sociétales, on voit que les frontières bougent aisément. En revanche, elle qui fustige les minimiss était plutôt proprette et bien coiffée !

C'est vrai qu'avec les questions sociétales, si l'on ne se met pas forcément politiquement en danger, en revanche, il est aisé de passer pour un vieux (vieille) con(ne) voire pour un(e) facho ! Alors, là attention, il s'agit de se positionner de manière à faire moderne, de donner dans l'apparence (comme les minimiss) en privilégiant la forme au fond.

Le premier débat portait sur la prostitution puisque le projet serait de poursuivre les clients et non les prostituées, étant entendu que les premiers sont des porcs tandis que les seconds seraient de pauvres victimes. Et tandis que Dupont-Moretti fait observer qu'il existe déjà des lois qu'il suffit d'appliquer, les deux cruches se récrient. Elles n'ont pas révisé leur droit pénal, sont prêtes à doubler voire à tripler des lois existantes, que l'on aura du mal à faire appliquer, mais restent focalisée dans l'émotionnel. On est habitué, il y a longtemps que plus aucun juriste ne fait de lois.

Peu importe que toutes les prostituées ne soient pas que de pauvres filles toxicomanes ou provenant d'un trafic quelconque mais que certaines aient décidé d'exercer cette profession, les dés sont pipés. De toute manière, l'homme est un porc et doit payer tandis que la femme est sa victime. On n'entendra rien non plus sur le fait que cette profession tant décriée puisse avoir une utilité sociale en permettant à des individus d'assouvir leurs besoins alors qu'ils n'ont justement pas de partenaire. Qui pense aux célibataires, aux moches, à ceux que leurs fantasmes fait préférer ces dames ? Personne et surtout pas Mmes Jouanno et Autain.

C'est d'autant plus amusant que tenter de se positionner ainsi à gauche, à la pointe d'un présumé progrès social tout en niant l'aspect pulsionnel mais aussi irrationnel de l'acte sexuel est tout juste digne d'une dame de charité du second empire. Les féministes, les vraies, celles qui ont vraiment combattu doivent se retourner dans leurs tombes ! Tant de luttes pour revenir à la case départ, celle dans laquelle la femme est le sexe faible, l'éternelle victime. 

Voici quelques années encore, des prostituées revendiquaient leur libre choix, choquaient la bourgeoise et réclamaient un statut de travailleuse du sexe. Et hop, voici que tout cela se termine, que l'ordre moral, comme aiment à l'appeler nos amis socialistes, retombe sur ces luttes ! Une ère prohibitionniste s'abat sur la France : après l'alcool, le tabac voici maintenant le recours aux prostituées que l'on sanctionne. Nos mères veillent encore sur nous, même devenus adultes !

Encore une fois, quelle lubie est-ce donc ? Faut-il être idiot pour songer qu'une loi abolira ce que l'on a coutume de nommer le plus vieux métier du monde. Certes, s'il faut l'encadrer et éviter les dérives, c'est déjà fait depuis longtemps. Et si le succès n'est pas au rendez vous, sans doute faut-il en chercher les raisons dans l'inefficacité des services sociaux, de la police ou de la justice, ou dans leur manque de moyens pour poursuivre leurs missions, plutôt que dans une prétendue absence de lois !

Le débat ayant été tranché et les harpies qui ont l'époque pour elles, n'étant pas revenues à la raison, ce fut un autre débat que lança Taddei. Là, il s'agissait d'un projet de loi dont les détails précis m'échéppent, tellement c'était alambiqué. Il faut un cerveau socialiste, un lobe entièrement dédié à l'enculage de mouches, pour comprendre du premier coup ce que l'on nous réservait.

En gros il s'agissait de corriger une grande inégalité qui réside dans le fait que ce sont les femmes qui prennent leur congé parental plutôt que les hommes. Donc, cela nuit à leur carrière, les pauvres et c'est injuste ! Alors, le projet de loi consiste à tendre un piège aux hommes qui fait que s'ils ne prennent pas leur congé parental, ils amputeront celui auquel aurait le droit leur femme, la sanctionnant de fait !

On fait donc fi de ce qu'aurait pu décider un couple en intégrant dans le dispositif une chausse trappe juridique qui fait que si par malheur, il avait été décidé que c'est madame qui prendrait le congé parental, le piège s'ouvre pour que monsieur soit forcé de prendre le sien. Les conventions valablement formées entre époux, au sein du couple, n'ont plus aucune valeur puisque l'état, au nom d'un égalitarisme qui n'a plus rien à voir avec l'égalité en droit jadis revendiquée, fait en sorte de tordre le bras des cocontractants de manière à ce qu'ils optent pour ce que l'état estime bon pour eux !

Avec de telles lois, on se retrouve dans un scenario pervers façon Saw sauf qu'il ne s'agit pas d'un film mais de la vraie vie ! Plus que du socialisme, c'est purement dictatorial et ce ne fut pas dit sur le plateau ou du moins tout juste chuchoté et encore, suggéré ... Plus personne n'ose s'élever contre des propositions aussi sidérantes, si ce n'est sur le web, sur des blogs ou dans les commentaires suivant les articles de journaux. 

A ce stade, assis sur son canapé, le regard vide le pauvre Dupont-Moretti semblait KO. Mais il y eut encore un autre débat ou la suite du précédent peut-être au cours duquel, nos deux commères s'inquiètérent du droit de garde en cas de divorce. Par souci d'égalitarisme, et surtout du fait que l'homme doit en chier autant qu eles femmes s'agissnt de l'éducation des enfants, il s'agissait de promouvori trè slargement la garde alternée. Clémentine Autain souhaitait d'ailleurs qu'au cas ou l'une des deux partie sla demande et notamment la femme, le juge fasse automatiquement droit à cette demande.

C'est proprement aberrant dans la mesure ou le JAF ne prend ses décisions qu'au regard de l'intérêt de l'enfant et non des désirs des parents. De cela, il n'en fut pas question puisque nos apprenties juristes, qui n'ont sans doute jamais mis le nez dans un code civil ne se rappelaient même pas de cette règle de base. Dans leur idée, le juge ne s'occupait plus de l'enfant pour devenir une sorte d'arbitre, enfin d'arbitre partial à vrai dire, peut-être même un commissaire politique dont le rôle reviendrait juste à vérifier à ce que la parité soit bien mise en place.

Dupont-Moretti a protesté mollement, tenté de faire valoir sa connaissance du droit mais peine perdue, les dés étaient pipés. On mesure la décrépitude d'un régime à son degré d'absurdité et là, c'était à son comble.

Et pour moi, assistant impavide à l'échange surréaliste, cette lancinante question : sont-ils plus bêtes que méchants ou bien l'inverse ?

C'est une époque très dure pour un mec né sous De Gaulle ! C'était vraiment mieux avant.

4 Comments:

Blogger El Gringo said...

"sans doute faut-il en chercher les raisons dans l'inefficacité des services sociaux, de la police ou de la justice, ou dans leur manque de moyens pour poursuivre leurs missions"
Ou dans la loi Marthe Richard, cette "tartufferie" qui perdure depuis 1946.
"Couvrez ce sein que je ne saurais voir!"
Quant au manque de moyens des administrations, tu sais bien que c'est le cache sexe qui dissimule mal leur inefficacité.

30/9/13 1:15 PM  
Blogger Brigit (petite française) said...

On n'entendra rien non plus sur le fait que cette profession tant décriée puisse avoir une utilité sociale en permettant à des individus d'assouvir leurs besoins alors qu'ils n'ont justement pas de partenaire. Qui pense aux célibataires, aux moches, à ceux que leurs fantasmes fait préférer ces dames ?

aouch... question fort mal posée mais intéressante. qu'est-ce que l'utilité sociale de la prostitution ? on aimerait bien trouver une réponse simple, à la fois éthique et morale, s'en référer au sacré comme au profane. il ne manque pas d'exemples, depuis les vestales antiques jusqu'aux courtisanes romantiques, aux geishas 'trésors vivants', bref les muses de l'élite artistique et politique, pour glorifier l'utilité sociale des prostituées...

ah vous vouliez parler seulement d'apaiser les frustrations sexuelles des individus par un acte physique tarifé de commerce de leur corps ?

oups...

2/10/13 7:28 PM  
Blogger philippe psy said...

Alors là "petite française", je suis incollable sur les courtisanes. Ce fut l'une de mes dernières lubies, je les connais toutes d'Aspasie à la belle Otero :)

Oui, les prostituée,s même si je comprends que ce ne soit pas une profession neutre, ont une utilité sociale.

3/10/13 2:17 AM  
Blogger El Jabalí said...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d%27Hanlon

4/10/13 6:51 PM  

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