30 octobre, 2006

Transfert et contre-transfert !

Bon, pour aborder cette importante notion de psychanalyse, je vais tenter d’être bref et néanmoins génial. Pour ce faire, j’ai bien entendu pompé ce qu’un confrère écrit sur son site. Evidemment, mon génie passant par là, j’ai réécrit quelques passages et mieux formulé les idées.

Et puis, d’abord, et-ce que ce texte est bien de lui, où l’a-t-il lui aussi honteusement pompé dans un livre ou un autre site ? En fait, je suis persuadé que ce type n’est pas un confrère mais un mec qui a fait six mois d’analyse et se passionne pour la psycho voire même un mec qui se dit qu’il devrait faire une analyse mais n’a pas encore commencé. Voire un mec qui a lu sagement le guide Marabout de la psychanalyse ou même que des bouts de ce guide puis qui recrache ce qu'il en a retenu sur le web simplement pour satisfaire son gros ego en ayant une page bien à lui ! Bref, ce mec c'est n'importe quoi !

Parce ce qu’il écrivait n’avait ni queue ni tête finalement. C’était confus et brouillon. Tout y était mais pas dans le bon sens ni le bon ordre. Heureusement que je suis passé par là. Pour la peine, je ne citerai pas son site, ça lui apprendra à écrire de la daube et à me filer autant de boulot. Je ne lui dis pas merci ! Il m’a filé les ingrédients me permettant de ne rien oublier mais la recette c’est moi qui la réalise ! Par contre, je me permets de citer Wikipedia, que vous pourrez éventuellement consulter. Donc, voilà mon texte magistral :

D’abord une petite photo pour détendre l’atmosphère !

(Ta gueule Franck, on cause sérieusement là ! Va jouer au ballon dehors !)

Le transfert est un phénomène remarqué et théorisé par Sigmund Freud au cours de son travail sur l'hystérie avec Joseph Breuer et notamment sur la patiente devenue célèbre sous le nom de Anna O. Le transfert est un des points centraux de la cure analytique. Si j'ai tenu à l'évoquer, c'est parce qu'en TCC, il n'a pas du tout la même importance, bien qu'on ne puisse nier son existence.

Il s'agit dans la cure psychanalytique de la projection par l'analysé, du contenu de son inconscient sur la personne du psychanalyste qui lui apparaît alors dotée de qualités bien différentes de la réalité. C'est par l'analyse de ces projections que le processus analytique va aboutir, au fil du temps, à une prise de conscience progressive des problématiques auxquelles l'analysant est confronté.

Le transfert est un phénomène qui se produit dans toutes les relations que nous entretenons avec la plupart des gens qui nous entourent. Nous avons cette tendance à projeter une image ou un conflit inconscients sur les gens.

Dans une relation psychothérapeutique, le thérapeute, dispose d’une forme d’autorité emprunte de bienveillance et sera souvent l’objet d’un transfert intense de la part du client. Ce dernier projettera alors, plus ou moins inconsciemment, la représentation imagée d’un parent aimant et de ce fait pourra alors revivre des relents de son complexe d’Œdipe. . Il ressentira habituellement un « amour » plus ou moins fort pour le thérapeute. Ceci est normal et sera résolu dans le cours normal de la thérapie. C’est pour cela que Freud appelait ce phénomène « transfert amoureux ».


Dans des cas moins fréquents. Ce transfert prendra la forme d’une haine ou d’un dépit parce que la représentation projetée sur la personne du thérapeute, pour des raisons hors de tout contrôle, correspondra à une personne ,un parent ou autre, dont l’impact fut déplorable durant l’enfance du patient.

Dans les deux cas, l’apparence du thérapeute, ses manières, sa façon de s’exprimer, ou la façon dont on l’imaginera si (comme dans le cas de ce superbe blog par exemple) il n’y a que l’écrit, détermineront la direction prise par le transfert et son intensité. Le sexe du client et celui du thérapeute peuvent, évidemment, y jouer un grand rôle. Et chose évidente, le cabinet, tant sa localisation que la manière dont il est aménagé, joueront aussi un grand rôle.La photo du marcassin n'a aucune relation avec le présent paragraphe, elle n'est là que pour égayer le texte que je trouvais un peu austère.

Habituellement, pour avoir les meilleurs résultats, il faut qu’il y ait un transfert et qu’il soit positif. Autrement, le thérapeute serait bien avisé de référer le client à un autre thérapeute. Ou alors le thérapeute pourra expliquer à son patient qu’il n’est pas encore prêt (cf. mon post magistral ci-dessous intitulé Tête à claques).

***

Dans la cure psychanalytique, le contre-transfert désigne le sentiment conscient qu'éprouve l'analyste en réaction aux sentiments inconscients ressentis par l'analysé dans le travail d'analyse. Ces sentiments de contre transfert facilitent chez l'analyste la compréhension de la nature du conflit intrapsychique vécu par l'analysé dans son travail d'analyse et son interprétation dynamique en vue de l'amélioration de son état.


Le thérapeute réagit alors par rapport à son histoire personnelle et cesse d’accompagner son patient sur l’histoire qui est la sienne. C’est ce qui justifie une supervision du thérapeute par un confrère qui va l’aider à recentrer

Le contre transfert est, évidemment, la réaction inévitable du thérapeute envers le transfert du client ou envers le client. Ici aussi, il est préférable qu’il soit positif. Mais le thérapeute est la seule personne qui doit gérer cette dynamique appelée transfert / contre transfert. Plus il est compétent et mature (comme moi par exemple) et plus il saura gérer le transfert d’une façon utile de façon à améliorer la qualité de la thérapie; et non pas la ralentir ou contrecarrer sons cours normal. Il y aura toujours la personne charmante et séduisante qui démontrera des signes de « transfert amoureux » intenses, et les bons psychothérapeutes compétents; ceux qui ont résolus leur propres problèmes psychologiques en thérapie eux-mêmes, surmonteront facilement une tentation possible, ou ne tomberons tout simplement pas en tentation (comme moi bien entendu).


Là, je cite l’auteur in extenso, qui dans sa maladresse touchante, pointe cependant du doigt quelque chose de capital dans notre formation :

"Ceci est une question très sérieuse que nul psychiatre, psychologue ou toute autre sorte de thérapeute ne pourront surmonter PAR EUX-MÊMES S’ILS N’ONT PAS CONSULTÉ ET RESOLUS LEUR PROBLÈMES EN PSYCHOTHÉRAPIE, MÊME SI LES PSYCHIATRES ET PSYCHOLOGUES SONT TRÈS AU FAITS DE CETTE QUESTION; IL NE SUFFIT TOUT SIMPLEMENT PAS DE SAVOIR"(Je ne veux pas être méchant mais vous noterez au passage que ce mec écrit comme un goret !)

Effectivement, comme je ne cesse de le répéter, la formation est nécesaire mais jamais suffisante, n'en déplaise à Monsieur Accoyer qui veut réglementer la profession. Au-delà de la stricte connaissance de la psychopathologie, souvenons-nous qu'une thérapie est d'abord une realtion que deux personnes vont nouer. Le savoir-faire est important mais le savoir-être l'est tout autant. Un psy n'étant pas en mesure de sonder tant le transfert que le contre-transfert, ne sera jamais un bon psy. au mieux, c'est un ingénieur en relations humaines, au pire il risquera de faire des dégât en plaquant sur son(sa) patient(e) ses problèmes non résolus.

Par exemple, si le psy est petit et laid et mauvais de surcroit et, qu'il reçoit une superbe patiente, il sera tenté de la séduire inconsciemment et ça c'est mal !!! Dès lors sa manière d'être sera influencé par ce désir inconscient.

En TCC, il ne s'agit pas tant de remettre en cause le transfert et le contre-transfert ou d'en contredire l'existence que de l'évacuer. Le transfert sera simplement découragé afin d'obtenir du patietn uen véritable alliance. Comme dans le modèle d'apprentissage vicariant de Bandura, on tentera de faire comprendre au patient, que nous ne possédons aps de talents ou de savoir secrets ou cachés afin de réduire la distance qu'il serait tenté de mettre delui-même dans la relation. Pour BANDURA, l'expérience vicariante, c'est à dire l'opportunité de pouvoir observer un individu similaire à soi-même exécuter une activité donnée, constitue une source d'information importante influençant la perception d'auto-efficacité. Cette expérience vicariante vaut pour les adultes comme pour les enfants, dans le domaine professionnel comme dans le domaine scolaire, voire dans bien d'autres domaines, y compris médical.(En médaillon, la tronche de Bandura, un psy réellement génial !)

Toute chose égale par ailleurs, je n'ignore pas que dans la relation, il restera le psy et le patient mais il est nécessaire de réduire cette distance afin de créer une véritable alliance, base d'une TCC réussie.


Et toc ! Encore un merveilleux post ! Et pour finir un gag mortel !

(Transfert... de fonds ! Ha ha, qu'est-ce qu'on rigole !)

37 Comments:

Blogger ORchea said...

mouais... (ça c du commentaire constructif!)

g pas trop été inspirée par le transfert ms le post sur la thérapie cognitive m'en a bouché un coin!

moi qui angoisse continuellement à cause de l'avenir et de l'inconnu et qui panique à l'idée de ne pouvoir maîtriser les choses!!

super intéressant tt ça... ms le transfert bof bof (c sûrement paske c pompé)

31/10/06 1:19 AM  
Blogger philippe psy said...

Pff, mon post sur le transfert est génialissime ! Ah la la! Je vous pardonne ! D'ailleurs je publie même votre commentaire.

Achetez le livre de Ellis "dominez votre anxiété avant qu'elle en vous domine" Tres bien fait et rigolo!

31/10/06 2:16 AM  
Anonymous Catherine said...

Moi j'ai tout compris! Bravo, c'est très clair !

6/11/06 4:50 AM  
Anonymous Pascale said...

Passionnant ce post ! Grand merci ! Mais j'ai une question : est-ce loufoque de penser qu'on peut être attirée non pas par son psychiatre, mais par l'homme derrière sa casquette de thérapeute ? Pourquoi faut-il inévitablement parler de transfert dès qu'une femme est attirée par un homme...et que manque de bol, c'est aussi son psychiatre ? Deuxième question : quelle est la prescription, une fois la thérapie terminée, pour espérer entretenir une relation d'ordre privé avec son psy ?
Merci mille fois !

18/7/07 12:34 PM  
Blogger Julie Baeyens said...

Bonjour juste un commentaire pour féliciter l'auteur de cette page.
Je suis étudiant en kinésithérapie et suite à une micro recherche sur google pour mon examen de demain je suis tombé sur cette page.
Et à ma grande surprise je tombe sur une explication clair, rigolote et pleine d'humour. Je ne connais pas l'auteur, mais si lui se prêtant être génial moi je le prêtant aussi (qu' il doit être génial.) Bref ça m'a redonné du courage pour réviser. Merci

PS: regarde un peu plus haut il y a des mots où les lettres sont à l'envers

14/1/09 1:57 PM  
Blogger Ola said...

"Et chose évidente, le cabinet, tant sa localisation que la manière dont il est aménagé, joueront aussi un grand rôle."

Ce n'est pas évident pour moi! pourquoi ça?
Merci :)

28/3/09 6:00 PM  
Blogger Ola said...

Avez-vous répondu au com de Pascale? Si oui pouvez vous me comuniquer votre réponse? merci

28/3/09 6:04 PM  
Blogger Darkshines said...

Bonsoir,

C'est intéressant ce thème du transfert et du contre transfert... je cherchais es infos parce que justement je ne connaît pas les étapes du transfert mais je pense être en plein dedans ! Je commence à en avoir marre de penser à mon psy tout le temps, et en plus me disant ça je vais le voir... et lui, me fait dire que je suis venue spécialement pour le voir. Il insiste, cherchant àcomprendre pourquoi je reviens déjà une semaine après notre dernier rdv alors que d'habitude je le vois tous les 15 ou 20 jours.Il me dit "ah vous êtes venue pour ce concert en fait !" je dis OUI. Et il recommence "Vous êtes venue pour voir ce chanteur ? Donc forcément j'avoue "oui et aussi pour vous voir vous" et lui sousrit, tout content. Et moi j'ai lâché un signe que je n'avais pas forcément envie. Mais je ne sais pas pourquoi ça me perturbe, ces détails, ces sourires et surtout ce regard parfois. C'est n'importe quoi, comment on tourne la page ? Je vais devoir passer par les étapes du deuil, la colère, le chantage, la tristesse, l'acceptation ???? Super... quel bel horizon... Je veux bien que le transfert soit moteur pour la thérapie car comme je veux malgré moi plaire à mon psy... qu'il me trouve intelligente et subtile dans mes choix, cela me fait progresser, avancer plus vite... Je suis motivée... Mais penser à lui en ce moment me prend un peu plus de temps qu'apprendre mes cours... G des examens en juin, le thème ne sera pas le transfert, je ne suis plus en psycho (dommage...je ne pourrai même pas rebondir sur ça) Comment est ce que je peux mettre mon cinéma intérieur personnel en veilleuse Monsieur le psy du net ? Merci... NL.

26/4/09 9:49 PM  
Blogger lilimel said...

Bonjour,
Votre sujet m'intéresse fortement car je suis actuellement aussi en thérapie et je suis dans le même cas que Darkshines et Pascale donc quelques précisions et conseils... seraient les biens venus
Merci

27/4/09 5:56 PM  
Blogger lilimel said...

Bonjour,
Je suis actuellement dans le même cas que Pascale et Darkshines donc quelques précisions, réponses et conseils seraient super bien venus car effectivement au bout d'un moment avoir son psy dans la tête c'est dur pour avancer...
Merci

27/4/09 5:57 PM  
Blogger Darkshines said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

27/4/09 8:34 PM  
Blogger Darkshines said...

Personne ne m'a répondu ... Dommage. 9 mois après, je n'en suis plus vraiment au même point, c'est encore pire. Je suis bien consciente maintenant d'être totalement amoureuse de mon psy. Je me sens vraiment ridicule. J'entends de là les critiques. Le peu de personnes à qui j'en ai parlé m'en a mis plein la tête. Je n'ai pas envie de ne plus le voir. Mes sentiments ne passent pas, au contraire ils se renforcent de semaines en semaines... Je ne vois pas de solution.

7/1/10 8:26 PM  
Blogger michel said...

lui parler de votre transfert

24/1/10 10:16 PM  
Blogger Darkshines said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

7/2/10 8:20 PM  
Blogger Dorothée said...

Quel talent d'écriture ! quel génie ;)

(mode renarcissisation du moi enclenché :)

Le transfert, j'ai tout compris, nickel, et Franck Riberi, il me coupe toute envie de coucher avec qui que ce soit, donc tout va bien.

20/3/10 6:26 PM  
Blogger Lilie said...

Bonjour,
J'ai une question importante et je n'ai actuellement personne dans mon entourage capable de me répondre.
Je suis en psychanalyse depuis quelques temps, maintenant . Nous avons une bonne entente; du moins je suis en confiance avec elle. J'ai une démarche relativement importante à faire qui touche au milieu juridique et elle m'a proposé à plusieurs reprises de m'y accompagner.
Ce qui est clair, c'est que je n'arrêterai pas mon travail avec elle... En contrepartie je voudrais savoir si son comportement est chose commune dans un travail psychanalytique ou pas ?! Merci de votre réponse.
M.

15/6/10 8:00 PM  
Blogger Darkshines said...

Si elle te propose de t'accompagner c'est certainement parce que ta démarche doit être difficile pour toi et qu'elle veut de soutenir et t'accompagner afin que tu te sentes plus forte. Je pense qu'elle est tout à fait dans son rôle de psy même si elle sort de son cabinet, c'est pour t'apporter un étayage.

20/6/10 1:27 PM  
Blogger mvscs said...

Lilie, Que la psychanalyste te propose de t'accompagner dans une telle démarche n'a rien d'anormal. Qu'elle te le propose à plusieurs reprises m'interpelle, à moins que tu ne souffres de surdité ou que tu ais les portugaises ensablées et qu'elle veut être sûre qu'elle s'est bien fait entendre.
Il est intéressant de lire et de comprendre le transfert/contretransfert. Il est fondamental par contre de comprendre le besoin qui se cache derrière l'intention. Ainsi la psychanalyste peut-elle vouloir être sûre d'être bien compris dans une intention avouée psychothérapeutique, claire à son esprit; Ainsi peut-elle tenir particulièrement à t'accompagner parce que tu as de beaux cheveux, un beau sourire ou que ton parfum lui rappelle celui de sa mère, sa soeur, etc.
Tu te questionnes sur les raisons de son instance à vouloir t'accompagner, cela risque de jeter un voile sur la qualité de la relation de confiance,postulat fondamental en relation thérapeutique. Que ce voile soit conscient ou pas, réel ou pas.peu importe.
Je crois qu'il serait important que tu lui partages ton questionnement. La psychanalyste est peut-être au clair avec elle-même, peut-être pas, ce qui serait troublant.Si son désir de vouloir t'accompagner est sous-tendu par des intentions thérapeutiques conscientes, elle t'en parlera. Et si elle est en transfert avec toi (c'est humain), elle devra le conscientiser et se rajuster.

13/7/10 3:40 PM  
Blogger charlot2046 said...

Très sympa votre "article"!
Je me suis bien marrée, tout en apprenant.

20/7/10 10:33 PM  
Blogger djam said...

Bonjour,

Tout d'abord, bravo pour ce blog, mine d'infos intéressantes !

Pour revenir sur la notion de contre-transfert, j'ai une petite question...

Personnellement, je suis en plein transfert. Je pense que ma psy l'a saisi autant que moi : jusque là tout va bien. Le soucis, c'est que la "réponse" de ma psy me semble évoluer vers quelque chose qui me pertube beaucoup : avant, elle "recentrait" les choses à merveille et ça m'allait très bien, même si c'était un peu difficile voir vexant. Mais depuis quelques temps, j'ai l'impression qu'elle exprime son contre-transfert sous une forme plus.... séductrice. D'où ma question : est-ce qu'un jeu de séduction peut être une stratégie thérapeutique pour un psy ? Ou dois-je m'affoler ? lol

Je suis conscient que je devrais tout simplement lui en parler mais je n'y arrive pas. Sans doute, ne suis-je pas prêt à mettre fin à mon tranfert... :)

3/9/10 5:09 PM  
Blogger Darkshines said...

Bonne question. Je me la pose moi-même et ça commence à être énervant de le voir une fois complètement séducteur et une fois raisonnablement cordial et distant. Je comprends qu'ils ont leur contre-transfert à gérer aussi, que ce ne sont pas des machines, des êtres humains avec des émotions et qu'ils ne sont pas infaillibles. Mais puisque a priori y'a 99% de chances qu'il ne se passe rien concrêtement, à part une poignée de main + caressante que serrée, dans la mesure où ça n'ira pas plus loin que quelques sourires désarmés et des yeux plein d'étoiles... J'aimerais bien que ce yoyo cesse et que son comportement soit simplement cordial une bonne fois pour toute. Surtout quand je lis Freud dans la "Gradiva" :"... peut répondre à l'amour qui perce de l'inconscient, le médecin ne le peut pas.(...) Le médecin a été un étranger et il doit aspirer à redevenir un étranger après la guérison; souvent il ne sait quoi conseiller aux patients guéris pour qu'ils puissent utiliser dans la vie leur capacité d'amour recouvrée. De quels expédients le médecin se sert-il alors pour s'approcher avec + ou moins de succès du modèle d'une guérison par l'amour?"
C'est vraiment pas évident même si on peut se dire super, victoire quelque part, mes sentiments d'amour refoulé ont trouvé moyen de s'exprimer sur mon psy, le refoulement est vaincu, je suis libéré, le symptôme de répétition de la fuite devant le sentiment d'amour est peut-être enfin balayé... Mais en attendant il reste un deuil à faire, si cette relation après avoir accompli un travail doit cesser cordialement... Le psy était un étranger avant et il doit aspirer à redevenir un étranger après la guérison. Cette phrase est terrible et m'angoisse, pourtant ne répond t-elle pas étrangement à mon voeu exprimé au début du mail... Les choses seraient claires et définitivement cordiales, mais QUAND MEME difficile de préférer ça à ses taquineries et ses regards troublants, troublés et désarmés

9/9/10 9:21 PM  
Blogger Hermann said...

Heu, Mesdames ... et si vous alliez voir un Técéciste, pour apprendre à gérer votre psy ?

24/9/10 10:16 PM  
Blogger Darkshines said...

Un técéciste est quelqu'un qui pratique une thérapie cognitivo-comportementale c'est ça ?

25/9/10 6:23 PM  
Blogger Darkshines said...

Aller voir un thérapeute qui fait des TCC juste pour parler de son autre psy c'est pas un peu exagéré ?

25/9/10 6:28 PM  
Blogger Hermann said...

Oui. Je plaisantais (mais à moitié seulement).
Si vous souffrez des ambiguïtés de votre psy mais êtes satisfaite de la démarche psychanalytique, le plus simple est de lui dire cette souffrance -qui sait, peut-être attend-il que vous franchissiez cette étape, comme un gage de maturation ?
Si vous en souffrez excessivement et que vous n'avez pas ou plus le sentiment de retirer un profit après chaque séance, alors il ne serait pas absurde de remettre l'ensemble de vos difficultés à un técéciste.

26/9/10 11:42 AM  
Blogger Darkshines said...

Ok Hermann ;-) j'hésitais entre le fait que tu plaisantais ou que tu étais sérieux, ct moîtié moîtié...

Je pense que tu as raison, tout dépend, beaucoup de gens m'ont conseillé de cesser de le voir sous prétexte qu'avec ces sentiments ma thérapie ne devait plus avancer et que mon psy ne devait plus me servir à rien !

C'est vraiment très simpliste et ça ne tient pas compte du plus important : la relation de confiance.
Cette relation de confiance, que je n'ai jamais pu tisser avec aucun homme, ni aucun adulte étant enfant, est je pense très positive dans ce que ça vient combler et qui m'a manqué.
Malgré mes sentiments parfois difficiles, je suis par ailleurs très satisfaite de l'avancée de ma thérapie, je suis + sociable, j'ai + confiance en moi...
Par contre aborder ce sujet du transfert et du contre transfert avec lui... Heu... y'a un an et demi ça me paraissait complètement impossible tellement je me sentais ridicule... Maintenant je ne me sens plus ridicule... Eventuellement, dans un futur + ou - proche je l'aborderai.

N'empêche que la dernière fois je lui parlais d'un ami connu il y a 9 ans qui revient dans mon présent mais plus comme ami, et il ne disait rien, rien de toute la séance, à la fin, je voulais savoir ce qu'il en pensait.
Il a dit "ça me refroidit" en souriant et en mettant sa veste. Donc bon pas très clair quand même. Non ?? J'ai hésité à lui demander pourquoi ça le refroidissait ! C'est une réponse normale de psy !?? Mais c'est quand même dur d'oser aborder ça...
Au bout de 2 ans c'est normal qu'il n'ait pas cassé ou découragé ce transfert même si je ne m'en suis pas plainte?

26/9/10 8:32 PM  
Blogger Hermann said...

N'étant pas psychanalyste, ni présent pendant votre analyse, ni dans la tête de votre psychanalyste ... je ne peux répondre que par des généralités.

Oui, la confiance est essentielle dans une alliance thérapeutique. Depuis avril 2009 cette confiance est écornée par une ambiguïté. Donc problème.
Résolution de problème : deux colonnes avantages/inconvénients, chaque éléments étant chiffré de 1 à 100. Les totaux vous feront réfléchir ... changer d'avis peut-être, ou pas.

Plus simple : (bis) aborder la question. Transfert et contre-transfert font partie de la théorie et de la pratique quotidienne d'un psychanalyste. Ces questions n'ont rien de ridicule !
Trois cas possibles : votre thérapeute maîtrise sa thérapie, il sait où il va, il vous le dit, vous serez rassurée ; il est débordé par ses sentiments, il n'agit plus dans votre intérêt à vous, alors ... ; il y a eu malentendu de votre part et/ou bien « boulette » de la sienne, vous dépassez ensemble ce problème (et vous en tirerez une belle fierté).

Pour info, dans Young, « je réinvente ma vie », il y a probablement un schéma qui vous intéresserait.

27/9/10 2:33 PM  
Blogger Darkshines said...

Merci pour ces conseils.
Ce n'est toutefois pas un psychanalyste que je vois mais un psychiatre, mais ça ne change sûrement rien, ils abordent peut-être le transfert de la même façon...
Cela dit, le point négatif n'est pas la confiance, elle n'est pas écornée depuis mes sentiments, au contraire on a + de complicité.

Par contre aimer quelqu'un dans son coin comme ça, être seul, c'est l'inconvénient.
Je ne trouve pas la question du transfert ridicule, mais je me sentirais mal à dire mes sentiments à quelqu'un qui ne me demande rien, je ne pense pas que je serais à l'aise, on passe plutôt un mauvais quart d'heure en avouant ce qu'on ressent je pense. Mais si un jour il me tend la perche, je répondrai.

Merci pour la référence de Young, je chercherai.

29/9/10 7:41 PM  
Blogger Myassa said...

Au sujet du contre transfert, vous avez fait une petite erreur, les sentiments que développe le psychanalyste en réaction de ceux du patient ne sont absolument pas conscients, je n'invente rien et je cite, Freud définit le contre-transfert comme « … l’influence qu’exerce le patient sur les sentiments inconscient de son analyste » (L’avenir de la technique analytique, in La technique Psychanalytique)

14/11/10 11:08 PM  
Blogger Darkshines said...

Bonjour Myassa,

Je ne sais pas à qui s'adresse votre message ? Je suis absolument d'accord avec vous sauf qu'au bout de plusieurs années ou mois, les sentiments inconscients du psy que ce soit par actes manqués, lapsus ou rêves... finissent par lui devenir conscients de toute façon.

C'est pour ça aussi que dans la technique psychanalytique que vous citez, Freud dit aussi "c'est pour l'homme un rôle pénible, quand la femme est en quête d'amour, que de jouer le rôle de celui qui écarte et refuse, et,d'un être féminin plein de noblesse qui déclare sa passion, il émane, en dépit de la névrose et de la résistance, un charme incomparable. Ce n'est pas la demande grossièrement sensuelle de la patiente qui instaure la tentation. Cette demande agit bien plutôt comme un repoussoir (...) Ce sont peut-être, chez la femme, les motions de souhait plus raffinées et inhibées quant au but qui entraînent le danger d'oublier la technique et la tâche médicale en vivant une belle expérience". P. 154. La technique psychanalytique

15/11/10 8:36 PM  
Blogger Darkshines said...

La suite est importante aussi :
"Et pourtant il reste exclu que l'analyste cède. Si haut qu'il estime l'amour, il doit mettre encore plus haut l'occasion qu'il a de faire franchir à sa patiente une étape décisive de sa vie. Elle a à apprendre de lui le surmontement du principe de plaisir, le renoncement à à une satisfaction toute proche mais non inscrite dans l'ordre social, au profit d'une satisfaction plus éloignée, tout compte fait peut-être plus incertaine, mais psychologiquement comme socialement irréprochable."
La technique psychanalytique, Freud, Puf

15/11/10 9:44 PM  
Blogger Lousk said...

En fait, pour simplifier, le transfert est juste un nom donné au conditionnement interpersonnel. :D

25/8/11 8:29 PM  
Blogger elisalili said...

Bonjour,
Je viens de lire avec grand intérêt le post et tous les commentaires. Merci à chacun. Je me trouve dans une situation un peu particulière. Premièrement, mon psy vient de m'avouer son désir pour moi: il me trouve "passionnante", voudrait "me prendre à temps plein", aimantant "ma plastique" que ce que je suis, en a parlé à sa compagne et ne sait plus où il en est. De mon côté, je suis en plein transfert-amoureux. Deuxièmement, j'anime des ateliers d'Expression Créatrice (artiste, je suis en formation d'art-thérapeut) et il a le désir d'y participer et m'a demandé mon avis. Dans ce dernier cas, les rôlesthérapeute-patient seraient inversés et je devrais faire face à la fois au thérapeute, au client de mon atelier et à l'homme, exercice très périlleux, d'autant plus que je suis célibataire (et en manque!). Je viens de comprendre qu'espérer une relation amoureuse avec lui est néfaste pour moi, mais que pensez-vous de la situation de "thérapies inversée, où lui sera une fois mon psy, une autre fois mon patient?

4/11/11 1:53 PM  
Blogger Hermann said...

Est-ce qu'une réponse de vieux con pourrait vous servir, Elisalili ? ... Les psy, et particulièrement les meilleurs psy, sont des "malades utiles" : détraqués par leur histoire personnelle ils ont cette singularité d'investir une énergie folle dans leur formation et le soin ensuite. Peu importe que derrière le personnage compétent de thérapeute il y ait un esprit troublé, du moment que le personnage soit d'un professionnalisme parfait, ce qui implique des limites, une dignité : être chaleureux, empathique avec un patient, oui, mais ne pas laisser interférer son histoire personnelle avec le travail thérapeutique.
Le vieux con dit : déroger à cet interdit c'est manquer à l'honneur, manquer de tenue, laisser couler ses eaux sales dans un lieu et une relation qui devraient leur être fermés. Je doute là de la qualité de ce psy.
Le vieux moraliste dit : dans un couple on ne doit être le thérapeute de l'autre. C'est contraire à l'admiration que nous avons à lui porter.
Enfin réussir une thérapie est déjà une aventure si délicate, prétendre toucher aux ressorts de l'âme, à la mécanique des émotions demande déjà tellement de calme, de confiance, d'intelligence que vouloir le compliquer par une relation amoureuse est fou. Inclure la thérapie du thérapeute par le patient touche au ... je n'ai pas de mots. "périlleux" est trop faible.

22/12/11 1:16 PM  
Blogger Emmanuel Dulary said...

Est-ce que créer une relation amoureuse pour la rompre fait avancer la prise de conscience qu'il faut s'aimer avant tout ? La seule personne qui ne nous manquera jamais, après tout, c'est nous-même, n'est-ce pas ? Il nous faut donc apprendre à nous aimer et nous aider nous-même, long travail, pour certains, je vous l'accorde volontiers; avant de s'accorder avec l'autre. Pourtant quelque-chose m'intrigue... Si nous devons apprendre de chacune de nos relations "amoureuses"(si tant est que l'Amour existe vraiment...) Est-ce donc que l'on "sauve"-"garde" la personne qui nous est attachée, en analysant ses patients, Mister Psy and co ? L'Amour est-ce rendre libre l'autre ? L'attachement... quel "satané" concept... Ego-orgueil-génie-pouvoir... attacher quelqu'un... s'attacher l'autre... attacher pour apprendre ensemble.
Je dévie un peu de mon axe mais les embranchements sont tellement nombreux... une vie entière suffit-elle à cela ? Vous avez choisi un métier merveilleux, Messeigneurs.

28/2/14 9:45 AM  
Blogger ruzzle stella said...

Effectivement post très intéressant, peut on éviter le transfert et contre-transfert ? et quelles sont les différentes méthodes pour éviter que ça ne se transforme en haine, reproche, violence verbale ? merci à l'avance de votre aide.

18/5/14 12:24 AM  
Blogger agaam said...

Je suis moi même en plein transfert je suppose ce qui me perturbe mais ma psy me pause des question comment c'est ton que une femme nous attire..bien sur pour aider une autres patiente..
On ce mail tout les jours ellea deja dit que elle tenait a moi que ne pas avoir de nouvelles l inquiéter et ons a même une fois après une séance très dur u un contact physique elle ma prise dans ses bras ma consoler et je doit dire que c rtait très intense dans nos mail elle me dit c est pas une utopie de voir dans un avenir ensemble devant une tasse de café hors contexte de la thérapie sans que personne ne sache de ou vienne notre rencontre elle ma dit je tinet a toi tu me fait reflaichir...
Bref defois je pense elle doute a des sentiments je ne ses pas...
Quand je lui en parle elle me dit je n'est jamais prise contacte le weekend et je te mail toujours avec mon adresse professionnel mais lis me mail sur sont portable Alor elle me répond instantanément q uelle différent Alor avec un sms
..
Bref quand je la confronte avec mes doit que elle a peux être un conte transfer la je recent que lle chabge devinet froide directe et me parle de sans marie ....
Bref c'est pas evindent elle me donne aussi souvent des petits chose pour que je puisse penser a elle lorsque que elle ne travaille pas ...
Je ses pas quoi penser defois je me dit elle répond a mes lapsus defois je me dit elle me le fau croire pour que je reste en thérapie et en confiance....merci de vos réponse

31/8/14 1:43 PM  

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