03 janvier, 2007

Bande de confrères !


Alors nous voici en 2007, et voilà la livraison de mon premier article de l’année. Article dans lequel je vais m’épancher sur les confrères ce qui n’est pas joli-joli et ce qui me fâchera à jamais avec tout le monde !

Voilà mon problème, il m’arrive parfois qu’on me demande l’adresse d’un confrère. Rien que de plus banal, me direz-vous ? Et pourtant, voilà bien une question qui me terrorise parce que je ne sais pas y répondre !

Je connais des tonnes de médecins, généralistes ou spécialistes, même dans des spécialités improbables et je peux en conseiller de très très bien. Je propose même d’appeler de ma part pour avoir un rendez-vous plus proche ou pour voir un chef de service plutôt qu’un obscur sous-fifre.

Dans la même veine, comme je suis assez proche de ma clientèle, il m’arrive de mettre les gens en contact, pour du travail, un appartement, une réduction chez un grand couturier, des prix pour les parfums, se faire coiffer par le directeur artistique d’un grand coiffeur, des cours de boxe, etc. En bref, tel un camelot, je peux proposer des tonnes de prestations annexes, et mettre des tas de gens en contact parce que je pense que le côté « social » est souvent trop absent des thérapies que je crois très fort en la nécessité de cultiver un réseau pour vivre mieux ! Je vous assure que j’ai un coté Huggy-les-bons-tuyaux avéré dont je suis très fier, car c’est ma marque de fabrique. Mais, vous recommander un confrère, est pour moi, la chose la plus difficile qui soit.

Si je calcule bien, mon réseau de confrères est très mince puisque je pense ne connaître que trois psychiatres. L’un est un ami, un vieux psychanalyste à l'ancienne, que je recommanderai sans problème comme médecin, mais il ne prend pas de nouveaux patients, mais que je trouve déplorable comme psy car trop doctrinaire avec ses patients, alors qu’il est adorable quand je déjeune avec lui. Le second, est un pédopsychiatre hospitalier, très cool, et très adroit que je recommande aux mamans qui se plaignent de leurs enfants et aimeraient avoir l’avis de la faculté. Et le troisième est aussi un vieux psychiatre, un peu froid et austère, mais que je propose comme roi de la molécule, car il n’y a pas mieux pour vous faire un cocktail de psychotropes pour soigner tout ce que vous avez, quand vous allez mal. Voilà, tout mon réseau et vois noterez que n’y figure pas un seul psychologue.

Je ne fréquente aucun psychologue. J’en connais quelques uns, comme cela, mais qui n’exercent pas en tant que thérapeutes et c’est tant mieux car sinon je les aurais chassés. Ce que je vais vous dire est monstrueux, mais j’ai tellement peu d’estime pour les études de psychologie qu’il ne me viendrait pas à l’idée de proposer un psychologue. Le cursus, du moins pour ce que j’en ai connu, n’est pas très élitiste et ne permet pas d’affirmer qu’il y aura un minimum de prestations intelelctuelles. Les quelques psychologues que je connais m’ont toujours semblés un peu niais, compensant leurs failles par une posture sérieuse et grave, les amenant à dramatiser et faire de la surenchère en termes de psychopathologie, comme si tout devait être grave pour justifier leur importance. Il y a chez les psychologues, un côté « j’ai pas pu faire médecine mais me prenez pas pour un con quand même » qui m’exaspère souvent. Bien sur, toute choses égale par ailleurs, c’est mon point de vue et il est établi par rapport à l’échantillon que j’ai pu fréquenter. Ne prenez pas mes dires pour parole d’évangile ! Toutefois, et c'est mon avis, je trouve les psychologues souvent chiants, coincés, psychomoralisateurs, ultra normés et plutôt cons par leur volonté effrénée à tout vouloir expliquer à l'aune de leur science balbutiante. Par exemple, dernièrement, j’ai été mis en présence de deux confrères, au cours de soirées.

Le premier, était reçu à une soirée organisée par un ami proche. C’est un psychologue psychanalyste, qui doit avoir une trentaine d’années. Rien que son regard me glace et je me demande comment font les patients pour rester avec lui ? Ce mec aurait du être juge d’instruction, on aurait avoué même des trucs que l’on n’avait pas fait : le juge Burgaud est largement battu. Lorsque j’ai discuté boutique avec lui, il m’a sorti des références extrêmement datées, me vantant par exemple les écrits de Mélanie Klein ou d’autres auteurs morts et enterrés depuis des lustres. Ce mec est un musée vivant de la thérapie et vous balance des théories surannées en vous assurant qu’elles marchent. De toute manière, ses thérapies doivent marcher puisqu’au bout de dix années avec lui, soit vous êtes mort, ou vous en avez tellement raz le cul de son inefficacité que vous passez à autre chose en vous convainquant que vous allez bien ! Eut-il été médecin, qu’il aurait continué à pratiquer la saignée et serait venu en consultation, coiffé d’un chapeau pointu comme Diafoirus et aurait été capable de vous amputer sans anesthésiant pour une simple écharde. En plus, le pire est qu’il n’a aucun humour. Je me souviens, de m’être risqué à faire une petite vanne, le truc vraiment gentil ! Et je me souviens encore de son regard. Je pense que j’ai du vivre l’expérience que vit une mouche lorsqu’elle croise le regard de la grenouille qui va la bouffer. Ce type m’a observé de ses yeux fixes et un peu vides et n’a pas souri. Sincèrement, ce mec tient un truc parce que s’il vous observe, vous regardez tout de suite si vous ne vous êtes pas tâché, et vous commencez à vous demander ce qui ne va pas chez vous ! Il a le regard qui rend malade, à moins que ce ne soit un regard de malade ?

La seconde, je l’ai rencontrée chez d’autres amis. Une femme obèse vêtue de noir comme un gros corbeau, une sorte de Barbara XXL, j’ai cru qu’elle allait me beugler « L’aigle noir » dans les oreilles. Spécialisée dans les thérapies pour couples, alors que manifestement elle vit seule et que côté mec, elle ne doit pas être à la fête tous les jours, elle m’a assommé en parlant de projet parental et en m’expliquant l’importance dudit projet quand on voulait avoir un enfant. Pour des raisons techniques, que je ne vous exposerai pas ici pour ne pas vous ennuyer, je n’étais pas d’accord avec elle. Il faut dire que je dédramatise souvent que je préfèrerai toujours l’humour de Socrate à la bouffissure de la psychologie clinique à deux balles qui vous assènent des théories sans les prouver. Elle aussi m’a regardé bizarrement, et j’ai vu que dans sa tête, j’avais définitivement été classé parmi les baltringues, inaptes à suivre le cours sinueux de sa lumineuse pensée ! J’ai été viré aussi rapidement qu’un pet sur une toile cirée ! Hop à dégager et cela ne m’étonnerait pas que par derrière, cette grosse salope ait demandé à voir mes diplômes ! S’il y avait des commissaires politiques dans notre beau pays, elle m’aurait balancé aussi sec, j’en suis sûr. Et je me serais retrouvé dans un camp dé rééducation par la pensée à annoner les bienfaits de la psychologie clinique et du projet parental !

Si, je reconnais que tous les psychiatres, ne sont pas des flèches, au moins peuvent-ils prescrire parce qu’ils sont médecins, et que médecine c’est tout de même plus dur que psycho ! Et sortir avec une ordonnance pour du bon vieux Prozac, c’est déjà avoir quelque chose ! Se faire escroquer de soixante euros, par un mec qui vous fait « hmm hmm » durant quarante-cinq minutes, n’amène rien, si ce n’est à vous faire détester les psys, ce qui ne fait vraiment pas mon affaire.

Voilà pour mon réseau de confrères à qui je présente mes meilleurs voeux !

1 Comments:

Blogger Laure Phaco said...

Hooooo
Ils se sont multipliés!!!
J en ai rencontré plein plein: des écorchés de l humour, des qui savent mieux que vous, des qui veulent plaquer la théorie sur vous même si ça ne convient pas (mmmh problème avec sa mère celle-là vu qu elle ne sait pas sa date de naissance!! Bin non je sais pas sa date car elle est morte quand j étais enfant hé, toubib!!)
Ils sont partouuuuuuut.

4/1/13 12:15 AM  

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