12 janvier, 2008

Merci !

Mon beau cadeau !

Vendredi onze janvier, mon agenda était chargé. Des rendez-vous le matin, ensuite aller attendre Laurence venant de Nancy à la Gare de l'est enfin, aller dans notre librairie préférée où je m'étais dit que je ne passerais qu'une heure, puis rentrer chez moi et me préparer pour la soirée. Il a fallu que je me dépêche car à 18h30, j'étais effectivement attendu à la salle des fêtes de ma commune.

Effectivement, ce onze janvier au soir, en compagnie de mes colistiers, nous présentions nos voeux à la population en liesse de ma commune. La personne figurant en tête de liste, nous a appelé les uns après les autres, et nous sommes benoîtement montés sur une estrade tandis qu'il faisait un discours plutôt sympa.

Par contre, comme il a du un peu stresser en parlant en public, il a zappé deux lignes de son discours, ce qui fait qu'il a oublié la moitié des gens de la liste et notamment trois des personnes les plus impliquées. Moi qui n'ai rien fait d'autre que de tracter deux ou trois fois et d'aller boire des coups au rade avec eux, je me suis retrouvé à jouer les beaux sur l'estrade, tout vêtu de Kenzo, tandis que des mecs qui bossent tous les jours dans des commissions, des purs et durs se sont retrouvés écartés ! Quoiqu'il en soit, c'est donc fièrement que j'ai incarné la tendance libertaire-fainéante de cette liste !

Après avoir fait les gugusses sur ladite estrade, nous avons bu un coup. Je me suis bien sur rapproché des plus mauvais éléments, à savoir ceux qui boivent sec et n'ont qu'un attrait modéré pour la politique. Non, que nous n'ayons pas d'idées, mais nous sommes trop vieux et revenus de tout pour encore y croire : voilà longtemps que nous avons perdu notre pucelage. J'ai noté que nous étions tous trois de vieux capricornes. Arborant un vieux fond libertarien, mâtiné de misanthropie, nous avons bien rigolé en ne parlant surtout pas de politique, parce que c'est finalement bien pénible.

Et puis, comme ma venue en politique est motivée par le fait que je me sois engueulé avec le maire actuel, mon combat est avant tout individuel. Ces élections sont donc pour moi, un combat personnel pour le faire perdre. Donc autant vous dire, que je suis assez loin des bouleversements de société et des grandes idées. Je n'ai négocié qu'une chose : d'accord pour que vous fassiez tout ce que vous voudrez avec votre liste, pourvu que les impôts locaux n'augmentent pas !

Ce n'est pas demain que j'irai chanter "L'internationale", rassurez-vous. On a un programme pépère, cela me convient puisque j'ai horreur des grands changements. La liste a beau être trustée aux trois quarts par des gauchos, notre programme on dirait du Guizot ! C'est carré et précis et on a largement insisté sur le développement économique. Tous les jours, je me demande ce que je suis allé foutre dans cette galère, mais je reste fidèle au poste. Parce que si j'ai moult défauts, je suis par contre quelqu'un de fidèle.

Alors, après cette petite sauterie, je suis revenu chez moi où nous organisions une petite soirée dite du "premier vendredi du mois", même si c'était en fait le second vendredi du mois ! Ayant déjà bu deux ou trois coups, voici que je me sers un peu de champagne. Ce qui est mal puisqu'il faut boire avec modération. On papote, on rigole, on mange, et bien sur on boit au mépris du message du ministère de la santé. Et d'un seul coup, on s'aperçoit qu'on est passé au douze janvier, date de mon anniversaire ! Le Gringeot m'offre alors un joli paquet emballé !

Je suis extrêmement touché et l'ouvre immédiatement. Sans doute pour cadrer avec mes prises de positions en matière de tabac, il m'a offert un superbe néon "non-fumeur", et cela le fait beaucoup rire ! Je le retire de la boîte, le fixe sur son socle, le branche sur le transfo. Je m'approche ensuite d'une prise. Mon copain Olive, celui qui a réussi dans la vie et roule en Touareg, se penche pour le brancher. Et moi, dont on a toujours vanté le côté manuel, je ne sais pas ce qui se passe, l'alcoolémie doit y être pour quelque chose, mais je laisse tomber le néon par terre, où il explose en mille morceaux coupants et minuscules sans avoir jamais connu les joies de l'illumination.

Je suis pétrifié d'horreur parce que cela la fout mal de casser un cadeau qu'on vient juste de vous offrir, surtout quand le mec vous a expliqué qu'il a fait des kilomètres pour le trouver. Je me trouve un peu con, bafouille des excuses mais remercie quand même. Ce qui fait qu'aujourd'hui, à défaut de néon, je me retrouve avec un joli socle en plastique noir et un transformateur comme cadeau ! Qu'on le sache, si vous voulez m'offrir un truc fragile, offrez-le moi déjà cassé.

Je dédie donc cet article au Gringeot en l'assurant que j'ai été extrêmement touché de sa délicate attention. Je lui rappelle cependant, que né dyspraxique, il y a des choses qu'il ne faut surtout pas me laisser entre les mains ; notamment les soir de beuverie ! Il serait bien avisé la prochaine fois de prendre en compte mon lourd handicap, et de se souvenir qu'il y a des choses qui me sont interdites : construction de maquettes, horlogerie, manipulation de verres en cristal, etc.

Je reste cependant sceptique en me demandait s'il n'a pas choisi la pure provocation ! M'offrir un truc aussi fragile en me laissant le monter, c'est aussi injurieux que si je lui avait offert un peigne ou une bouteille de shampoing ! C'est à de se demander s'il n'a pas sciemment voulu m'humilier !

Pour conclure, je rappelle évidemment qu'il faut boire avec modération notamment si vous pensez manipuler des truc fragiles entre vos mimines !

4 Comments:

Blogger Laure Allibert said...

Vous faites bien de rappeler qu'il faut boire avec modération, le journal le Parisien qui avait fait un article sur le champagne a été condamné pour avoir oublié cette mention !!!

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080109/tbs-ali-jur-med-cso-f41e315_1.html

13/1/08 7:34 PM  
Anonymous Syl said...

Ce n'était plus un soir de beuverie mais un matin... Je comprends parce qu'à force de nous dire de manger modérement, on finit par avoir plus de liquide dans l'estomac que quand on se calait au foie gras, au homard et à al croutonnade.
Bougez vous qu'ils disent ! Je voudrais les y voir avec tout ce liquide en trop qui ballote.
Votre mésaventure en est l'illustration même.

De toute façon, vous qui n'aimez que les "vieux trucs", quelque chose de neuf ne pouvait que vous donnez des tremblements !

Bon anniversaire !

13/1/08 10:05 PM  
Blogger paz said...

finalement c'est peut etre un signe !à defaut de "casser sa pipe" ,vous cassez le cendrier.peut etre est ce votre revolte interieure qui s'est manifestée.
Bah tiens,bonne idée de manif pour les fumeurs.RDV tous devant le ministere pour y casser nos cendriers.

14/1/08 1:32 AM  
Blogger philippe psy said...

Il faut absolument boire avec modération et se souvenir que fumer tue !

Merci Syl, suis passé sur votre blog, très bien fait !

14/1/08 2:16 AM  

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