28 mars, 2007

Aux pieds des femmes ! Paraphilies - Suite !

Le 15 cotobre 2006, j'avais rédigé un article intitulé "Aux pieds des femmes", dans lequel je tentais d'analyser la paraphilie, autre fois appelée "fétichisme du pied" dans laquelle les hommes sont attirés par cette partie du corps.

Cet article avait fort bien marché m'amenant quelques centaines de lecteurs. Toutefois comme il est ancien que bien peu lisent les archives, je me permets de le republier en lui apportant quelques petites modifications de fond et de forme. Cela me permet :

  • De vous faire croire que je travaille beaucoup alors qu'en fait je recopie mes propres articles. Ceci dit, dans la presse traditionnelle, vous n'y coupez pas non plus, puisque vous avez le droit à des sujets récurrents tels que : les prix de l'immobilier, les régimes, la bourse, les franc-maçons, etc. C'est ce que l'on appelle des marronniers dans le jargon journalistique.
  • D'engranger plein de nouveaux lecteurs facilement parce que dans la presse, fut-ce sur un aussi modeste blog, le "cul" paye toujours ! Et comme j'ai un côté boutiquier sordide, je surveille mes statisques fiévreusement.
En plus, tout à l'heure comme j'avais un peu de temps, je suis allé boire un café avec un patient que je connais bien, après la séance. Et alors qu'il me parlait, j'ai vu que son regard dérivait vers une jeune femme qui passait sur le trottoir. Et, comme je suis un putain de bon observateur, j'ai constaté qu'il regardait ses pieds, car du fait du temps clément, la demoiselle avait ressorti ses sandales.

Donc sous vos yeux esbaudis, voici un sujet superbe qui colle aux beaux jours qui reviennent ! Ah, le fétichisme du pied, voilà un sujet rarement abordé dans la littérature psychologique alors que la psychanalyse en a fait ses choux gras ! Bon, l'expression "en faire ses choux gras" est certes un peu désuète voire ringarde mais je n'en ai pas d'autres !

Déjà, admettons une fois pour toute que l'homme est un petit être fragile. Quand je dis homme, je parle bien sur de l'homme en tant que mâle. Il est tellement fragile qu'il nous consulte moins que la femme et que lorsqu'il nous consulte, il est en général parvenu à un stade ou il se dit :"bon je cherche une corde pour me pendre ou alors je vais voir un psy ?". Parce que l'homme ne veut pas s'avouer vaincu. Alors l'homme va tergiverser, attendre, se dire que cela va passer, boire, se camer, donner dans la délinquance, faire à peu près tout et n'importe quoi pour oublier et ne pas regarder les choses en face parce qu'il ne veut pas admettre que peut-être qu'il y aurait bien un petit quelque chose qui n'irait pas chez lui. Plutôt crever que d'admettre qu'il pourrait aller mal ! Certains font donc la bêtise de se pendre tandis que d'autres fort heureusement viennent nous consulter. Autant, je n'ai aucun talent pour réanimer les morts, autant, je pourrai faire tout mon possible pour aider un homme en vie, quelque soit son état psychologique. Dans ma clientèle, je n'ai jamais plus d'un tiers d'hommes. Et je vous l'assure, c'est une clientèle compliquée, complexe, et à aborder avec tact et dextérité, sous peine de remettre en cause leur VIRILITE !


Alors c'est quoi la virilité ? Ben la virilité c'est ce qu'explique cet excellent article de WIKIPEDIA, que vous irez lire si vous le souhaitez et, que je n'ai aucune envie de pomper dans cet article. Enfin, pour les plus fainéants d'entre vous, qui ne prendraient pas la peine d'aller sur Wikipedia, disons que la désigne tout à la fois :

  • Les caractéristiques physiques de l'homme adulte, au sens biologique ; en ce sens, il peut être synonyme de maturité.

  • Il désigne également le comportement sexuel de l'homme, en particulier sa vigueur et sa capacité de procréer (en ce sens, il peut désigner directement le membre viril).

  • Les caractères moraux de l'homme, en tant que genre sexuel, qui lui sont culturellement associés (voir traits).

La virilité est quelque chose de tellement important, qu'elle tansparaît dans toutes les discussions et situations dans lesquelles vous trouverez des mâles. Ainsi, comme je le disais dans l'article précédent, c'est la virilité, ou plutôt la peur d'en manquer, qui faisait dire aux personnes présentes à cette soirée, qu'elles seraient capables de tuer quelqu'un qui assassinerait un de leurs proches.

La virilité est donc quelque chose d'important mais de définir à circonscrire car ce n'est pas parce qu'on se targue de la démontrer à tout bout de champ qu'elle existe forcément. Ainsi, une grosse voiture et un gros compte en banque, sont parfois le signe, en tant que prothèses phalliques, d'une virilité défaillante. D'ailleurs, il existe un proverbe issu de la sagesse populaire qui dit : "Grosse voiture, petite bite".

En tout cas, il y a une chose dont je peux vous assurer, c'est que la virilité ce n'est pas, pouvoir tout, tout le temps, tout seul ! Malheureusement, c'est que pensent souvent les hommes jeunes et même parfois moins jeunes ! Parlez leur de sensibilité et hop, ils se braquent ! "Quoi moi sensible, et pourquoi pas pédé tant que vous y êtes ?" Vous aurez beau leur dire que la sensibilité n'a rien à voir avec l'orientation sexuelle, rien n'y fera : un homme c'est dur, fort et froid et certainement pas sensible.

Ce qui est rigolo c'est que bien souvent, on sent leur sensibilité à fleur de peau, elle est tellement évidente que face à certains patients et quelque soit leur attitude ou leur discours de déni, je sais avec certitude qu'ils pleureraient si je leurs montrais le passage où la mère de Bambi meurt tuée par les chasseurs.

Bon attendez deux minutes, que je sèche mes larmes car moi, j'accepte ma sensibilité : Bambi ca me fait toujours pleurer surtout quans sa mère meurt. Si vous même, vous n'êtes pas ému par la photo de gauche, ce n'est pas normal du tout ! Alors, soit vous êtes Steven Seagal, Chuck Norris ou Dolf LundGren, venu en visite sur mon blog. Auquel car, cela me fait super plaisir d'être lu par une star telle que vous. Piège en haute mer, par exemple, est mon film préféré parce que j'adore la manière dont Steven reprend le contrôle du cuirassé en mettant des mandales dans la gueule de tout le monde ! Soit, vous vous blindez et vous ne voulez pas intégrer votre sensibilité comme une donnée naturelle. Bon, mais et alors quel est le rapport entre la virilité et le titre de cet exposé me direz-vous ? C'est évident si vous lisez ce qui suit. Entrons dans le vif du sujet !



La compétition sexuelle entre jeunes mâles est très forte et a pour but de séduire la jeune femelle. Pour cela, le jeune mâle doit montrer qu'il a un bon patrimoine génétique et s'efforcera de prouver qu'il est fort, insensible et dur. Donc le jeune mâle, et le plus vieux aussi, aura une capacité à jouer les beaux totalement inouïe ! Et comme le jeune mâle sort souvent en bande, il fera toujours attention à ses copains, lesquels ne manqueraient pas de le vanner méchamment s'il venait à exprimer la moindre sensibilité ou à déroger aux attentes sociales liées au statut d'homme ! Si on admet qu'un homme c'est sensé aimer ceci, faire cela, etc., il ya fort à parier que le jeune mâle dira qu'il aime ceci et faire cela, pour ne pas échapper au groupe et risquer les moqueries ! Prendre le risque d'être différent, c'est risquer d'échapper au stéréotype masculin concon pour se faire vanner! Et se faire vanner par ses potes face aux gonzesses, c'est la mort sociale assurée ! Il ne resterait plus au jeune mâle que de s'adonner à ses études, en se masturbant puisqu'il n'aura pas de copine ou une très laide, pour éventuellement devenir ministre de la santé et faire chier le monde pour se venger. Alors, comme il n'a pas envie de devenir un clone de Xavier Bertrand, et qu'il veut assurer, le jeune mâle se vante !


Et les pieds dans tout cela ? J'y viens ! Donc qu'ils 'agisse de sport, de fringues, de je ne sais quoi, il y a un modèle auquel il faudra se conformer ! Imaginez qu'en matière sexuelle, c'est encore pire car la sexualité représente évidemment la quintessence de la virilité ! Un mâle un vrai, a une grosse bite et il saura s'en servir ! A l'écouter, il aimera les gros seins, il baisera comme un dieu, au moins dix fois par nuit et aura eu ses premiers rapports sexuels vers onze/douze ans avec une superbe femme mûre qui n'avait bien sûr jamais connu meilleur amant que lui. Il existe donc la virilité qui peut s'objectiver et la manière dont chaque mâle vit sa propre virilité et qui est toujours quelque chose de subjectif.


Le problème est qu'il ne faut pas toujours croire les jeunes mâles. Par exemple, globalement aujourd'hui encore l'âge des premiers rapports sexuels est de 17 ans pour les garçons et de 18 ans pour les filles. Et croyez moi, quoiqu'il dise, il n'aime pas forcément les gros seins. Parfois il aime les carrément les hommes et fera son coming out (parcours douloureux surtout en banlieue difficile justement parce que la virilité de pacotille y est manifestement encore plus survalorisée) pour s'acheter ensuite un appartement dans le Marais (s'il en a les moyens !) et devenir commercial dans la mode ou antiquaire ou bien steward.

D'autres fois, il n'aimera toujours pas les gros seins mais préférera d'autres parties du corps de la femme mais il se taira car il a peur. Et oui, il balise notre petit mâle car ile st moins assure qu'il n'y parait !

Il a surtout peur d'être différent de ses potes et donc d'être éjecté du groupe des hommes virils aimant les gros seins. Et comme, lui et ses potes, ne se parlent pas, contrairement aux nanas qui se racontent tout (la compétition sexuelle chez les femmes existe aussi mais est moins violente que chez les hommes), notre jeune hommes rumine sur ses différences, joue à être un autre et se tait. Donc, fut-il homo ou fétichiste, il va passer des années à jouer à celui qu'il n'est pas, en se taisant, et en faisant semblant d'aimer les femmes, et évidemment les femmes à gros seins.

Puis un jour ding dong, j'en vois un débarquer dans mon cabinet. L'histoire que je vais vous conter est réelle. Bien sûr, certains détails ont été modifiés afin de préserver l'anonymat du patient mais tout le reste est vrai et croyez moi, ce n'est pas la seule histoire de ce type. J'ai eu des tonnes de patients de ce type. D'ailleurs je suis plutôt bon pour traiter ce genre de cas. Ce n'est plus vraiment de la thérapie stricto sensu, on joue presque les papas !

On m'avait vendu ce jeune type comme étant un cas pratiquement irrécupérable. Toxico, dépressif, etc. En plus, il avait menacé de mettre son poing dans la gueule du psychanalyste qui le suivait précédemment (bon et alors moi non plus je ne suis pas fan de la psychanalyse !). J'accueille ce type et finalement, on s'entend à merveille. Vraiment, tout se passe superbement bien. Belle sensibilité, intelligence évidente, un cas idéal pour ma sagacité et mon talent légendaires. Il s'engage à fond dans sa thérapie et six mois après, m'ayant donné toutes ses économies car je suis très bon mais très cher, c'est un homme neuf prêt à dévorer le monde qui quittera mon cabinet ! Et c'est à ce moment là, alors que 95% du travail est fait, qu'il m'annonce :

-Voilà, m'explique-t-il, j'aimerais vous parler d'un truc.
-Oui, dites-moi.
-Euh, ce n'est pas facile à dire, murmure-t-il en rougissant légèrement.
-Ah, nous allons aborder le fantasme sexuel, lui dis-je en rigolant gentiment. Bon alors on fait quoi ? Vous m'en parlez aujourd'hui ? Une autre fois si vous préférez ? Vous pouvez aussi me l'écrire, me l'envoyer par mail ?

-Non, je préfère vous le dire en direct.
-Vous êtes sûr, sinon vous pouvez même vous allonger sur mon divan qui ne sert habituellement à rien, ce sera peut-être plus simple.
-Non, j'affronterai. Et aussitôt, il me dit : "Voilà, j'aime les talons hauts".
-Effectivement, dis-je en regardant ses pieds, en pointure 45, ce ne doit pas être très facile à trouver ?
-Mais pas du tout, répond-il vivement, ce n'est pas pour moi mais pour mon amie ou les femmes en général !
-Rassurez-vous lui dis-je, je plaisantais, c'était pour détendre l'atmosphère et puis même le travestisme n'est pas forcément grave ni même annonciateur de l'homosexualité, dis-je en souriant.
-Non, j'aime que les femmes portent des talons hauts, c'est tout.
-Et donc? Est-ce que votre amie en porte ?
-Oui, elle en porte, elle apprécie.
-Et donc, où est le problème puisque vous aimez les talons hauts et la jeune femme que vous aimez en porte, expliquai-je calmement, mariez-vous !
-Comment ? Vous ne voyez pas le problème ? Réplique-t-il étonné.
-Ben non, à vrai dire, je ne vois pas le problème lui dis-je sincèrement.
-Vous, le psy, cela n'attire pas votre attention que j'aime les talons hauts.
-Ben non, sincèrement non. Mais vous allez sans doute m'expliquer pourquoi je devrais être étonné ou préoccupé par cela, lui dis-je en souriant. Je n'ai pas la prétention de tout connaître.
-Ben voilà, me dit-il embarrassé. Si j'aime les talons, c'est que je cherche un substitut phallique. Et donc..

- Ok, lui dis je le coupant. Celle-là je l'ai entendue des centaines de fois. Je peux poursuivre à votre place. Vous cherchez un substitut phallique et donc ne seriez-vous pas homosexuel latent?
-Voilà, dit-il en rougissant.
-Alors là, vous savez il faut remettre vos idées en place. Personnellement, je ne crois pas à l'homosexualité latente. Etre homosexuel, c'est avant tout être attiré par les hommes et globalement, avoir une érection face aux fesses poilues d'un monsieur. Si depuis que vous vous masturbez, vous avez des fantasmes dans lesquels apparaissent des hommes, alors vous pourriez effectivement être homosexuel.

- Hmoui, fait-il, attendant que je poursuive.
- Par contre, si dans vos rêves érotiques, ce sont des femmes qui apparaîssent, quelques soient les chaussures qu'elles portent, croyez-moi, vous êtes hétéro. Il n'y a aucun doute.
- Non, j'ai toujours aimé les femmes bien entendu, me répond-t-il presque offusqué que j'annonce aussi clairement la couleur.
- Bon alors, si vos craintes sont liées à votre goût pour les talons hauts, rassurez-vous, tout va bien. Par contre, vous devriez consulter un ophtalmo ou un urologue car un talon ressemble peu à un phallus. Donc soit vous avez la vue qui baisse, soit vous avez une malformation. Ou bien, votre copine achète ses chaussures dans de drôles d'endroits. Dans tous les cas, ce sera des lunettes, une opération de chirurgie plastique ou trouvez un autre magasin de chaussures. Ce n'est pas de mon ressort.
- Non, ca va, je comprends, me dit-il en se détendant.
- Bon, venez avec moi lui dis-je.


Et de descendre, tous deux dans la rue. En face de mon cabinet se trouve un magasin de chaussures. Je lui ai donc demandé de compter le nombre de modèles à talons hauts par rapport au nombre total de chaussures exposées. Et il arriva au chiffre de 82% dans une seule des vitrines. En souriant je lui dis :
-Sincèrement si vous pensez que votre amour des talons hauts est un problème, elles sont tout de même redoutablement perverses car la vitrine démontre qu'elles aiment en acheter.
Plus jamais je ne l'ai entendu me parler de cela ou alors très très librement et en plaisantant sur le sujet. Bien sûr, le goût pour les talons hauts entraîne souvent, un attrait pour le pied féminin.


J'expliquai à mon patient ceci. Deux études, une britannique, l'autre américaine, ont montré qu'il existe en gros trois centres d'intérêt d'un homme pour le corps d'une femme : ses seins, la ceinture pelvienne (sexe et fesses) et ses pieds. Il existe aussi des attraits particuliers et moins courants, comme celui bien connu pour les cheveux. Mais, même si de longs cheveux peuvent exercer un attrait puissant, cela n'aura jamais la charge érotique des trois centres d'intérêts précités. Ces attraits peuvent aussi être culturels : chacun a entendu parler du phénomène des pieds bandés de la Chine impériale. Globalement, on imagine qu'il y a des attraits "normaux" tandis que d'autres sont appelés des paraphilies. Elles ne sont qu'anecdoctiques et n'ont pas d'intérêt psychopathologique, sauf quand la paraphilie devient obsessionnelle et constitue une gêne social.



Statistiquement, les goûts suivent une distribution de 1/3, 1/3, 1/3. Ce qui veut dire qu'environ un tiers des hommes apprécient les jolis pieds et éventuellement les talons hauts, car certains préfèreront les pieds nus, d'autres bottés, etc. Compte-tenu de la difficulté à réaliser ce genre d'études, certes les chiffres peuvent varier mais un fait est certain, c'est qu'aimer les jolis pieds n'est pas la preuve d'un désordre mental terrible. C'est banal et sans intérêt d'un point de vue psychopathologique comme je l'écris plus haut. On pourrait faire des études plus complexes en croisant des séries statistiques pour mettre en évidence par exemple, des traits de caractère spécifiques en fonction de l'attrait pour telle ou telle partie du corps. J'ai pu remarquer, mais c'est intuitif et je ne pourrais j'étayer sur aucune étude chiffrée, que les amateurs de pieds féminins ont peut-être une sensibilité plus importante que la moyenne.

Pour poursuivre mon exposé, il m'est arrivé aussi voici quelques années d'être confronté dans ma vie privée aux mêmes genres de questionnement. Lors d'une soirée dansante (pff ca fait ringard comme si j'avais 80 ans de parler de soirée dansante), le petit frère d'un ami vient me voir et m'explique :

-Philippe, mon copain, Jean-Marc voudrait te demander quelque chose à titre professionnel, cela ne te dérange pas?
-Non, du tout dis-lui de venir, répondis-je en tenant mon verre à la main, car nous étions en train de tiser gentiment (L'alcool se consomme modérément).
Le fameux Jean-Marc revient accompagné d'un de ses copains que je connais un peu et me dit :
-Voilà, je suis venu te parler avec Boris parce que nous avons le même truc. Ce n'est pas facile à dire, mais voilà, voilà, on aime bien les pieds des femmes.
-Moui et alors ? Et me voici, resservant le laïus habituel sur la banalité de ce type d'attirance en les assurant que cela n'a rien de grave et qu'on peut aimer les jolis pieds sans être un déviant gravissime. Je leurs dis par contre, que s'ils veulent venir me consulter, ca fera 65€ par séance à raison d'une ou deux séances par semaine et que je les garderai au moins dix ans en thérapie parce que comme il n'y a rien à soigner ce sera plus long mais que le fric facile n'est pas forcément pour me déplaire. Ils rigolent, sont satisfaits et libérés comme si je leurs avais ôté un poids. Dans mon immense bonté, je les bénis et leurs dis d'aller en paix. Fin du problème.


D'ailleurs, seule la psychanlayse voit dans l'attrait pour le pied ou la chaussure (ou des trucs de ce genre) quelque chose d'important et de révélateur ! Mais comme la psychanalyse n'est pas une science mais une pratique lambda, qu'on apprécie ou non, en fonction de ses goûts, on s'en tape car cela n'a aucune valeur scientifique. Ce que dit un psychanalyste, n'a en termes scientifiques, pas plus de poids, que ce que pourrait exprimer votre concierge. Dans bon nombre de sociétés traditionnelles, le pied revêt un attrait sexuel évident sans que l'on parle de fétichisme.

Cette notion de fétichisme est à mon sens une vaste escroquerie sauf dans les cas extrême ou un objet remplace totalement le rapport à l'autre. Cela reste relativement rare. Mais bien sur, quand la paraphilie envahit la conscience du sujet à un point tel qu'il est obsédé et que son fonctionnement social s'en ressent, il est temps de consulter. Peut-être que le talon haut, pour certains peut être l'outil de réalisation de fantasmes de domination-soumission. Une fois encore, ces problèmes sont marginaux et pas forcément très graves. Bon il est certain que si l'individu en arrive à faire des trucs comme sur la photo en médaillon sur la gauche, il est temps de consulter ou de devenir scénariste pour film gore. Sinon, je le répète, faire une thérapie pour comprendre cela, savoir d'où vient l'attrait pour les jolis pieds, et à quoi cela correspond psychologiquement, reste de l'escroquerie. A ce compte-là, il suffit de recevoir des gens fragiles et on peut leur trouver toutes les tares du monde du genre :"Tiens vous portez une cravate ? Hmm vous savez que la cravate est un symbole phallique... Je ne vous cacherai pas que votre cas est grave, ne seriez-vous pas homosexuel ? Moui, regardez, vous vous tenez trop droit comme si vous aviez un manche à balai dans le c..".

Dans les faits, si madame accepte de se balader en mules à plateforme et talons de quinze cm, elle risque surtout une fracture dela cheville, c'est l'orthopédiste qui sera à conseiller plutôt qu'un psychologue. Quant à monsieur, si il aime se faire piétiner par les talons pointus et métalliques de quelques jolies sandales et accepte de jouer à cela sans en souffrir, au pire celle qui les porte sera accusée d'homicide involontaire si elle y met trop d'ardeur et ça concernera surtout la justice. Dans ce cas, l'avocat vaudra mieux que le psy !


Dans une écrasante majorité des cas, les hommes aiment les talons hauts, parce que cela fait de jolies jambes, que cela fait ressortir les fesses et que cela cambre les reins. En plus certains préfèreront les sandales parce que cela dénude de jolis pieds. Où est le mal ? S'intéresser à ce genre de non-problèmes, c'est sombrer dans la branlette intellectuelle. Il me semble qu'un psy à d'autres chats à fouetter. Dédramatiser et rassurer, c'est aussi notre métier. Il existe suffisamment de vrais problèmes pour ne pas rester bloqués sur ce qui n'en est pas. D'ailleurs, on constate qu'il est assez courant, que les femmes adorent les chaussures.J'ai une patiente qui en possède plus de cent paires et personne ne l'a jamais traitée de fétichiste. Le fétichisme est donc une notion aberrante, n'ayant aucune réalité scientifique. Le problème n'est pas d'être ou non fétichiste, mais d'accepter ce que l'on est en évitant de se faire dévorer par sa paraphilie.


Bien sûr, s'agissant d'un post j'ai nécessairement été vite sur ce sujet. Ceux que cela intéresse, trouveront des tas de choses dans les livres et notamment celui-ci ou même sur le net soit dans des services tels que doctissimo ou encore Wikipedia.



Pour conclure : un homme décomplexé et épanoui.

15 Comments:

Anonymous Marie said...

Très bel article, très sensuel et intelligemment développé. Super !

28/3/07 4:48 PM  
Anonymous Anonyme said...

Belles photos ! Votre analyse m'enlève un poids..

28/3/07 4:51 PM  
Blogger LapinJaune said...

ça fait un peu redif d'un ancien épisode... à quand la prochaine saison?

28/3/07 10:57 PM  
Anonymous Anonyme said...

Salut pitit Phiphi,

Le tauju est devenu lecteur régulier.

29/3/07 1:07 AM  
Blogger philippe psy said...

Cher Lapin Jaune, c'est une redif mais j'ai un bon audimat à chaque fois!!!

29/3/07 3:04 AM  
Blogger philippe psy said...

ahh Urbain! Cela me fait plaisir de te voir ! Comment vas-tu ?
Demain je vois Sean, on ira sans doute diner après ! Phone nous !

29/3/07 3:05 AM  
Anonymous Frédéric said...

I am Steven Seagal and I fuck Bambi! What? You talk to me!?

Mais bien sûr que je suis ému par mon faon préféré et pourtant je suis un gros mâle qui soutient le PSG, roule en 4L avec le berger allemand derrière et boit cinq bières par jour, sans blague!

Plus sérieusement, même si j'apprécie le second degré de votre caractérisation de la virilité, vous conviendrez avec moi que la nature masculine, n'en déplaise à Badinter et consort, est tout de même plus complexe, et souvent plus subtile, que les féministes veulent bien le laisser supposer.

Depuis notre ancêtre en peau de bête, quel bel homme, jusqu'à la deuxième moitié du 20ème siècle et l'avènement du dogme féministe, on peut dire que le débat virilité/féminité ne se situait pas sur le même terrain qu'aujourd'hui où l'on a parfois l'impression qu'il sert plutôt de justification aux nouveaux comportements hommes/femmes qui fondent nos sociétés contemporaines.

L'homme n'a pas attendu la fin du 20ème siècle et le début du suivant pour exprimer une sensibilité qui lui est propre, cf Mozart, Rembrandt..., sans pour autant tomber dans le syndrome du SPAP (sous-père à poussette) et de la féminitude.

De nos jours, il est de bon ton de fustiger la virilité comme source de tous les maux, cf l'imposture Da Vinci code, et de considérer la féminité à l'aune du divin. Et nos doctes savants-idéologues de décrire l'avenir radieux des sociétés post-féministes, quand l'origine du mâle aura disparu au profit de sa part de féminité en lui révélée. Pourquoi pas le nouvel âge réminiscent tant qu'on y est!?

Je subis ce conditonnement et cette propagande depuis mon adolescence, arrivé maintenant au seuil de la quarantaine j'ai décidé de m'assumer tel que je suis sans satisfaire aux idées dominantes, viril sans les clichés afférant à cette condition, sensible sans affectation ni féminité aucune, amoureux du pied féminin enfin.

Et tant pis, tant mieux devrais-je dire, si je ne correspond pas à l'archétype de l'homme contemporain auquel on veut à tout prix nous faire ressembler, comme pour mieux dissimuler des vérités plus profondes, mais ça c'est une autre histoire...

29/3/07 5:48 PM  
Blogger philippe psy said...

Vous avez entièrement raison. Tout ce débat est stupide et surtout dépassé. La neurobiologie nous prouvera qu'il ya plusieurs manières d'être hommes ou femmes sans sombrer dans des stéréotypes idiots.

29/3/07 11:35 PM  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour

Pouvez vous me contacter svp
vals1964@yahoo.fr

Merci

6/4/07 12:56 PM  
Blogger philippe psy said...

Ecrivez moi à :
philippepsy@yahoo.fr
et je vous répondrai!

7/4/07 6:34 AM  
Anonymous Anonyme said...

Vous pouvez m'écrire sur
philippepsy@yahoo.fr
Je vous répondrai!

7/4/07 6:40 AM  
Anonymous Anonyme said...

jimbo

tres bon article..beaucoup d'intelligence et d'observation
de tres jolies pieds

10/8/07 2:18 PM  
Anonymous KroziS said...

Bonjoir !
Je trouve l'article très bien fait et j'aime beaucoup votre humour =)
J'ai particulierement accroché sur l'attitude des jeunes en bande : j'ai 18 ans, je suis lycéen, et je peux confirmer c'est exactement ça !
En tout cas très bon article ! <3

PS : J'ai pas pleuré devant Bambi, je vous présente toutes mes excuses :'(

28/2/08 12:47 PM  
Blogger rafael said...

Les femmes à expériences savent que le pied féminin est un atout majeur pour l'homme, alors que l'homme se cache pour les regarder dans la plupart des cas, tel est le paradoxe

30/8/09 1:49 PM  
Blogger PauvType said...

Bonjour,

quel type de psy est-il conseillé de consulter lorsque la paraphilie
est une gène sociale ?

Merci.

29/8/12 4:23 PM  

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