22 mars, 2007

Vivre en couple ! De la biologie aux éditions Harlequin !


Ma clientèle est composée aux trois quarts de femmes. La plupart sont diplômées, mignonnes comme des cœurs et seules comme des chiennes. J’ai de tout en stock, de l’avocate, du médecin, du pharmacien, du notaire, de la journaliste, y’a qu’à demander ! Après thérapie, je peux même les garantir pièces et main d'oeuvre, kilométrage illimité !

Je me coltine à longueur d’années leurs histoires d’amour, ce qui fait qu’au bout de dix ans, je suis un putain de spécialiste en histoires d’amour. Je suis chaque fois étonné de la méconnaissance qu’ont les femmes des hommes, et vice-versa. A force de lire les conneries féministes ou pseudo-gays, ils en sont venus à croire que la femme est un homme comme les autres ou plutôt, puisque c’est l’époque qui veut cela, que l’homme est une femme comme les autres.

Ca c’est une connerie sans nom. Il n’y a que les théoriciens gauchos admirateurs de feu Lyssenko pour prétendre ériger en dogme qu’hommes et femmes seraient rigoureusement les mêmes. Selon, eux, bien sur si les femmes sont différentes, c’est uniquement parce qu’elles furent exploitées durant des millénaires par des salauds d’hommes. Mais maintenant qu’elles sont libérées, on va voir ce qu’on va voir. Je constate qu’elles se libèrent surtout à coup de lois iniques leur garantissant la parité, leur offrant sur un plateau, ce que les hommes conquièrent toujours par la lutte : le pouvoir ! Dans les faits, rien n’a changé, on trime pour avoir quelque chose, alors qu’elles n’ont qu’à chouiner et à geindre. La société imite à la perfection la famille dans laquelle maman dit au grand frère : « Ca suffit, donne ce jouet à ta petite sœur ! ».

Au fait, je précise pour les ignares, que Lyssenko, fut un maître de la biologie soviétique sous Staline et Khrouchtchev, et qu’il combattit la génétique, en montrant que ses enseignements étaient contraires au marxisme. Aujourd’hui, c’est un peu pareil. On vérifie qu’une avancée scientifique est conforme aux dogmes sociétaux et on la valide ensuite, sinon à la trappe. C’est ainsi que durant quelques temps, un rapport était publié sur le site de l’INSERM mettant en relief la très nette supériorité des thérapies comportementales cognitives sur la psychanalyse, mais qu’il fut ôté après que les psychanalystes se soient plaints auprès des politiques, via leurs réseaux de journaleux ! Quand on connaît le courage des politiques, on ne s’étonne pas qu’ils aient obéit à ce diktat !

Aujourd’hui, une discipline nouvelle comme la sociobiologie subit un peu le même ostracisme. Cette discipline qui tente de savoir si nos comportements, ne seraient pas dictés en partie par nos gènes se heurte au politiquement correct. Pensez donc, imaginez que des femmes pourraient avoir des comportements biologiques ? Et pourquoi pas un instinct maternel pendant qu’on y est !? Bientôt, on pourra enseigner les thèses de Momone de Beauvoir ou de Babeth Badinter en fac de psycho, ce sera plus simple. De toute manière, on le sait, l’homme est un salaud ! Et pour nous les hommes, pas de détail, nous sommes ontologiquement, et donc biologiquement des salauds. Tandis que la femme, chantre de la délicatesse, s’élève au niveau de la culture, nous autres hommes, pensant avec nos bites et un peu avec nos épais cerveaux, en resterons toujours au niveau de nature.

Toujours est-il que dans l’intimité de on cabinet, le réel reprend ses droits. Et là, je constate que la femme se heurte et se heurtera toujours à deux failles de tailles :

  • D’une part, il semble que l’amour soit une vraie faille pour le beau sexe. L’émotionnel prenant souvent le pas sur le factuel, la femme est sans doute tributaire de ses hormones lorsqu’il lui arrive de penser. Et chacun, sait que pour penser, le néo-cortex est plus habile que les ovaires ! Et toc, combien en vois-je des femmes, pourtant brillantes, se faire escroquer par des glands profiteurs, genre pseudo-artiste, souvent plus intéressé par le logement et les revenus de la belle, que par la belle elle-même. Débarrassé par ce monde nouveau, de ce qui aurait pu faire de lui un homme responsable, le mâle peut dès lors aller de conquête ne conquête, pinant de droite et de gauche, prenant parfois des pauses lorsque l’appartement lui plait. Bien sur ce n’est pas une généralité mais c’est courant ! L’opposé existe, mais le trouduc qui se fait avoir par une hystéro de service semble plus rare.

  • D’autre part, même si les plus malignes ne se font pas avoir par l’escroc de service, force est de constater qu’elles semblent moins se faire à la solitude que nous les hommes. Dès lors, elles seront plus sensibles à la solitude. Elles feindront de vivre dignement, mais dans leur petit cœur, elles seront très tristes de ne pas avoir rencontré le prince charmant, c’est à dire le géniteur capable de leur faire des enfants car ce qui se joue, ce ne sont pas les sentiments mais les besoins de la perpétuation de l’espèce ! De son côté, l’homme a sa bande de potes, avec qui il pourra sortir et aller boire des demis et souffrira moins de la solitude, sauf quand il aura trop mal à la main droite !
Dans les faits, je rappelle souvent des choses simples à mes chers patients !

  • Aux femmes, j’explique déjà que l’homme, n’est pas son enfant mais un individu à part entière ! Dès lors, elle n’a aucune raison de le surprotéger mais elle peut cependant lui laver et repasser son linge, sinon il n’y a aucun intérêt à la vie de couple ou alors elle aura un gros soumis très chiant sur le long terme. Moi-même, malgré mon intelligence phénoménale, je ne sais pas coudre un bouton, ni faire tourner une machine à laver le linge. Quant à l’aspirateur, n’en parlons pas, son bruit m’effraie et je ne sais même pas où il est ! De toute manière, je ne suis pas génétiquement programmé pour cela ! Je dis souvent aux femmes, qu’avec nous, le secret d’une vie matrimoniale épanouie, est une question de longueur de laisse ! Trop courte, monsieur enrage de son manque de liberté et risque de mordre la main puis de se barrer ! Trop longue, monsieur prendra trop de libertés, se sentant peu tenu et peut-être mal aimé, il ira voir ailleurs.

  • Aux hommes, j’explique le plus souvent, que quoi qu’ils aient lu ou entendu, c’est une connerie de penser que les femmes font partie du sexe faible. Certes elles sont moins fortes physiquement que nous, mais Dieu, en son infinie sagesse, a compensé cela en leur octroyant des capacités psychologiques étonnantes. Là où l’on jouerai les gros bras, elles manipuleront. Dès lors, je leur recommande de cesser de les admirer béatement comme lorsqu’ils étaient encore puceaux émus par les grâces naissantes de leur cousine germaine. Non, une femme cela se tient fermement. Combien de tristes histoire ai-je entendu dans lesquelles, mon patient totalement déburné se faisait niquer dans les grandes largeurs par une petite nana exigeante qui, la plupart du temps, finissait par le larguer pour aller vers un homme un vrai. Dans ces cas là, je leur dis souvent : « Comment ? Elle vous a dit cela, et vous ne lui avez pas collé deux claques ? ». Et là, j’ai souvent le droit aux regards horrifiés ! Je suis aussitôt obligé de préciser qu’il ne s’agit pas forcément de claques physiques mais au moins psychologiques pour bien montrer qui est le maître chez soi ! Qu’ils se souviennent qu’ils sont en droit d’exiger que la soupe soit servie chaude et à l’heure !


J’entends déjà les hurlements que mes écrits pourront provoquer ! Dans les faits, ce que je dis marche. Et c’est chaque jour, que mes chères patientes, dont la plupart sont, croyez-moi, de sacrées femmes de têtes, avec qui je m’entends fort bien, me disent : « j’ai besoin d’être tenue, je ne supporte pas les hommes trop gentils ». Alors, aujourd’hui, même si mes propos ne sont évidemment pas de légitimer la violence conjugale, je reste persuadé, qu’au-delà de toutes les conneries que l’on peut lire, et des lois qu’on veut nous imposer, le fonctionnement du couple, obéit bien plus à des lois biologiques relativement simples, amenant un équilibre, que psychologiques.

Tout cela pour vous dire, qu’en dix ans, je suis devenu vachement calé en histoires d’amour. Je ne compte plus les histoires rattrapées in extremis parce qu’il a fallu expliquer à madame ou monsieur, que s’il voulait récupérer le truc, il faudrait peut-être tenter ceci ou cela. Je ne compte plus non plus, les profilages, que l’on m’a demandé, et qui ont permis d’échafauder des tactiques pour mettre la corde au cou d’un monsieur qui ne s’est jamais douté de rien. Oui, je l’affirme haut et fort, sous mes airs froids et durs et mes discours emprunts de biologie réductrice, je suis très fleur bleue !

Je me suis toujours dit que je serais super bon pour répondre au courrier du cœur dans les canards féminins, que ce soient ceux destinées aux ados ou aux femmes adultes !

Tiens, je devrais même écrire des romans dans la collection Harlequin, pour me faire un peu plus de blé. Je me prendrais un pseudo féminin, genre Constance de Saint-Ange, et hop, hardi petit, je vous en écris un par semaine ! Ma fausse bio rédigée par mon attachée de presse, racontera que j’ai fait des études merdiques de lettres à la Sorbonne, que je suis mariée depuis vingt ans et que je suis mère de quatre beaux enfants. Pour l‘édition américaine, je deviendrai Dorothy Woodbridge, habitant une banlieue résidentielle de boston, et diplômée de Vassar, dans une discipline improbable vaguement artistique ! Et toc, par ici la monnaie ! Au passage, je présente toutes mes excuses à Laurence, qui ici me fait tous les montages et me choisit les photos, parce qu'elle adore les livres de cette collection (traduits en patois lorrain), et que je ne voudrais pas qu'elle imagine que je me moque d'elle !

Toujours pareil, ma belle héroïne aime et croit être aimée en retour, mais le drame survient, car en fait, elle n’était pas du tout aimée en retour, même que son amoureux était un gros mufle ! Mais fort heureusement, tout finit bien, car elle rencontre un homme qu’elle aimera encore plus que le premier, et qui, lui, l’aimera vraiment en retour et à la fin ils discuteront même d’enfants.

Vous noterez que je parle d’enfants et non de projet parental ! On peut bien sur envisager une édition gauchisante de mes ouvrages préfacée par une chienne de garde, dans laquelle mon héroïne ne se marie pas, car elle juge ce projet totalement phallocrate, garde les enfants pour elle, en accusant son mec de pédophilie de manière à ce qu’il ne puisse les voir qu’une fois par mois sous le contrôle d’une assistante sociale tout en payant bien sur une pension exorbitante ! Tous les projets sont à l’étude !

Bon, bien sur, comme je suis un rat de boutiquier, et que je ne vais pas rater une belle occasion de me faire de la pub, j’insisterai lourdement, sur le fait qu’elle est allée consulter un super psy à Paris, qui moyennant une somme exorbitante, lui a réglé ses problèmes. Mais bon, comme on le sait, l’amour n ‘a pas de prix, et puis le prix s’oublie et la qualité reste !

Résumé : Laurence, jeune directrice d'une grande salle de spectacle dans l'est de la France est amoureuse de Ferdinand, un jeune facteur. Mais ce dernier, lui ment et feint de l'aimer car il aime en secret la belle Josiane, agent d'exploitation à la régie des transports en commun de Metz, avec qui il partira finalement vivre le grand amour à Bitche.

Laurence, seule et abandonnée sombre alors dans la dépression et l'alcoolisme. Dès lors, dérivant de bar en bar, pour noyer son chagrin, vendant ses charmes comme la dernière des catins, pour payer sa dose quotidienne de mirabelle, le destin de Laurence est prêt à basculer. Le destin en décide autrement puisque son amie Lucienne lui parle d'un psy formidable à Paris, prénommé Philippe. Lucienne lui explique, qu'elle a vu de la publicité pour ce psy dans Télé7jours ce qui achève de convaincre Laurence !

Après une thérapie réussie, au cours de laquelle son formidable psy lui prendra toutes ses économies, Laurence comprendra qu'elle s'était trompée et que Ferdinand n'était pas pour l'homme de sa vie. Elle rencontrera bientôt le grand amour en la personne de René, adjoint au secrétaire général de la mairie de Foug (54570), qu'elle finira par épouser.

7 Comments:

Anonymous Anonyme said...

ben non extremix elle doit finir avec le psy ta laurence c kui ki la sauvée!! pfff fo tout leur dire a ces conservateurs machos admiratifs de celine et de le pen!
gauchix

22/3/07 9:49 AM  
Blogger philippe psy said...

Gauchix ? Hmm, Hubert je t'ai reconnu !!!!

22/3/07 11:42 AM  
Blogger Laure Allibert said...

Vous devriez penser à écrire des livres, vous avez de la matière et un rude sens de l'humour.

Connaissez-vous Ron l'infirmier ? (http://ron.infirmier.free.fr/ ). Il a commencé par un blog, puis il a fini par un best-seller (ou presque).

22/3/07 1:34 PM  
Blogger philippe psy said...

Merci je vais passer voir! Ceci dit je suis en attente chez Harlequin !

22/3/07 4:04 PM  
Anonymous Clothilde said...

Très belle histoire, dès que le livre sera en vente, je l'achète ! Continuez Constance, on vous adore :)

23/3/07 7:54 PM  
Anonymous El Gringo said...

Bon, il est 1h37, il faudrait que j'arrête de vous lire mais qu'est ce que je me marre!

29/3/07 1:40 AM  
Anonymous Anonyme said...

Salut, juste pour dire: être tenue oui (c'est à dire trouver à qui parler quoi, pas une carpette), mais la popotte et le ménage non non non!! ça n'a RIEN à voir!!! Désolée de vous décevoir, mais moi non plus jai pas été génétiquement programmée pour ça!

10/9/07 7:55 PM  

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