23 mai, 2008

Hyperesthésie relationnelle !


En psychiatrie, on parle d'hyperesthésie relationnelle pour désigner la sensibilité et la susceptibilité exagérées dans les contacts sociaux telles qu'on peut les observer chez les personnalités sensitives décrites par le psychiatre berlinois Ernst Kretschmer.

La personnalité sensitive est un type de personnalité paranoïaque marqué par un sens élevé des valeurs morales, de l'orgueil consistant en une haute estime de soi, amenant à se considérer comme toujours insuffisamment reconnu, une hyperesthésie relationnelle entraînant une grande vulnérabilité dans les contacts sociaux, une tendance à l'autocritique générant une douloureuse intériorisation des échecs et une vive susceptibilité.

Contrairement aux grand paranoïaques, que l'on surnomme paranoïaques de combat, les personnalités sensitives, surnommées paranoïaques de souhaits ne présentent ni hypertrophie du moi ni quérulence. Ce sont donc de petits paranoïaques. Ce sont d'ailleurs couramment ces personnes à qui l'on dit de cesser "d'être parano" tant leur interprétation des choses et des paroles nous semblent fausse.

Car les personnalités sensitives peuvent être carrément sujettes à des délires non schizophréniques, que l'on nomme délire des sensitifs. Par exemple les propos, mimiques, gestes de son entourages vont être interprétés comme des signes évidents de mépris et d'hostilité à son endroit. Les thèmes du délire, c'est-à-dire le contenu des interprétations concernent des idées de persécution, de préjudice et de mépris dont le sujet serait victime, ou d'atteinte de ses valeurs morales.

Le délire est en général limité au cercle proche du patient (sa famille, ses amis, ses collègues, ses voisins, etc). Il est vécu douloureusement et de manière solitaire et se complique généralement d'épisodes dépressifs parfois sévères. L'agressivité est rare envers l'entourage mais un vrai risque suicidaire existe.

La personnalité sensitive se distingue donc par une méfiance exacerbée et une faible estime de soi intervenant sur un fond dépressif. Ce sont des personnes difficiles à fréquenter. Tout ce qu'on leur dit est sujet à interprétation, tant et si bien que leur susceptibilité extrême les place souvent dans une situation faite de rejet et d'exclusion. Ces personnes qui comptent sur l'approbation d'autrui, se retrouvent donc le plus souvent solitaires.

L'exemple évident est le personnage interprété par Bruno Moynot dans le film Les bronzés. Lors d'une scène du film, Luis Régo, interprétant le rôle de Bobo, se livre à une pantomime au cours de laquelle il utilise des valises. Ce sketche ne faisant pas rire l'assistance, Luis Régo se retrouve peu après au bar en train de noyer son chagrin dans l'alcool. C'est alors qu'arrive Bruno Moynot, qui l'interpelle violemment en lui disant : "le coup des valises, c'était pour moi hein ? Parce que moi, je peux en avoir autant que je veux des valises !". On note donc un délire interprétatif de la part du personnage qui l'amène à penser que Luis Régo a sciemment voulu se moquer de lui alors que tel n'était pas le cas.

Si dans un film, la présence d'une personnalité sensitive peut être divertissante, tant leurs délires interprétatifs sont ridicules, il n'en va pas de même dans la vie. Un vif désir de faire aimer allié à une extrême susceptibilité rend ces personnes très difficilement fréquentables. bien que craignant le rejet, elle finissent forcément par le susciter.

Tant et si bien, et quoiqu'aucun ouvrage de psychopathologie ne vous le dise jamais, j'affirme que les personnalités sensitives adhèrent pleinement au concept de bâton merdeux, ces fameux bâtons dont on ne sait par quel bout les prendre. Le vocable de boule de pus, sorte de bubon vous explosant à la face dès que vous le touchez, qualifie aussi assez bien la personnalité sensitive.

Ainsi, même si vous n'excellez pas en psychopathologie, si vous êtes persuadé que la personne avec laquelle vous communiquez vous agace tant qu'elle pourrait être qualifiée de bâton merdeux ou de boule de pus, soyez assuré que vous êtes face à une personnalité sensitive, dite aussi personnalité sensitive de Kretschmer. En ce cas, mieux vaut cesser la communication.

En effet, si une personnalité sensitive vous déteste, vous essuierez de sa part des reproches incessants manifestant le fait que vous ne lui prodiguez pas assez d'égards. Mais, si au contraire, vous devenez le confident d'une personnalité sensitive, vous serez obligé de l'écouter se plaindre sans cesse des autres.

Dans tous les cas, sauvez-vous vite avant d'avoir des envies de meurtres.

46 Comments:

Blogger Gold said...

Bonjour,

Je crois que j'en suis un. Je n'agresse jamais mon entourage, je raconte jamais mes ressentis, mais j'intériorise extrêmement (d'ailleurs je commence tout a coup à avoir tres peur de moi-meme :( )

Ca se soigne ? :

23/5/08 1:22 PM  
Blogger philippe psy said...

Oui, il faut apprendre à développer un pôle d'excellence de manière à ensuite supporter la critique plus aisément.

Ainsi, moi qui vous écris, si l'on me critique, je ne dis rien car je sais intérieurement que je suis le meilleur psy de l'univers entier !

23/5/08 2:27 PM  
Blogger Marino said...

Y'a des chevilles qui vont enfler !!!

23/5/08 2:59 PM  
Blogger philippe psy said...

Non, mes chevilles n'enflent pas, je suis réaliste, c'est tout !

Alors, l'article vous a intéressé, vous qui êtes super susceptible ?

Vous saurez que c'est de l'hyperesthésie sociale maintenant !

23/5/08 3:31 PM  
Blogger Marino said...

Pour moi aussi, c'était de l'humour et non pas de la susceptibilité, il faut déjà en mettre un bonne dose pour me vexer ! Allez, sans rancune !

23/5/08 5:44 PM  
Blogger Laurence said...

Chuuuut mère ! sachez que vous vous adressez non seulement au meilleur psy de l'univers mais aussi au sosie officiel de George Clooney !

23/5/08 7:24 PM  
Blogger philippe psy said...

Je ne suis pas rancunier, rassurez-vous. De la même manière, loin de moi l'idée de vouloir vous vexer ou de vous manquer de respect !

23/5/08 9:12 PM  
Blogger boubou said...

Ouin, ben ma mere en est une c'est certain. Pas de diagnostique officel mais ma soeur et moi on en est certaine. C'est vraiment pas drole de les entendre se plaindre de tout et surtout de rien et essayer de se rapeller que c'est une maladie psychiatrique qui la fait plaindre comme ca. On essaye bien lui remonter le moral mais ya jamais rien d'asser beau ou fin pour elle. Elle ne voit jamais le positif mais elle voit et invente du negatif.
Merci bien pour l'article, tres interressant.

14/3/09 1:49 AM  
Blogger Unknown said...

une amie ayant vécu la fin de vie atroce de son père (cancer,métastases..) est devenue hypersensible à toute contrariété et ne veut plus voir ni entendre la douleur :est ce que l'on peut dire qu'elle est "devenue" hyperesthésique ?

9/11/09 8:05 AM  
Blogger bambooo said...

intéressant l'article.cependant je m'étonne que vous conseilliez au gens de fuir ces personnes. ne serait ce pas les pousser justement à cet épisode de depression suicidaire? je m'étonne du manque de compassion et surtout vous ne proposez aucune solution pour les aider. ma meilleure amie est je pense dans le cas et je ne la laisserais jamais tomber.

28/1/10 6:45 PM  
Blogger Josée said...

Je sors tout juste d'une relation avec un homme que selon moi est de personnalité sensitive. Il est très rancunier, il n'accepte aucune critique, son image et ce que les autres pensent de lui est d'une immense importance. Il n'avoue jamais ses torts et ne s'excuse jamais. Il refuse toute remise en question et les autres sont responsables de ses problème. Par contre, il est ainsi qu'avec ses proches (femme, enfants, mère). Il est tout le contraire avec ses amis (très peu d'amis)et ses collègue. Il a tendance à la paranoia. Si son voisin ne lui parle le pas et ne fait que le saluer, il se pose des questions. Si quelqu'un ne le rappelle pas après lui avoir laisser un message, il se demande pourquoi. Il a un peu tendance à l'hypocondrie. L'autre jour il a dit à sa jeune fille de 10 ans qu'il avait mal au foie et qu'il avait peut-être le cancer, sans même avoir consulté. Il est très très rigide dans sa façon de penser. Il n'a pas d'empathie. Il est incapable de se mettre dans la peau de l'autre. Il n'apprécie rien et ne fais aucun compormis. Il est très autoritaire et contrôleur. Tout doit fonctionner à sa façon. Il a un orgueil plus que démesuré. Ne montre en aucun temps sa vulnérabilité.

J'ai besoin de vos conseils. D'après vous, a-t'il un trouble de la personnalité sensitive.

Il m'enlève le droit à la parole, soit en criant ou en étant tolalement indifférent à ce que je dis. Il est très anxieux et souffre d'insomnie. Il semble malheureux. Je lui ai proposé de consulter avec moi mais il a refusé et m'a dit que je devrais y aller moi.

J'ai besoin d'être éclairer sur ce genre de personne. Merci à l'avance de vos commentaires.

19/2/10 4:31 PM  
Blogger Unknown said...

a l'attention de Josee

Ah et bien voila moi aussi je me pose la question d'une personne que je connais - personnalite sensitive ou pervers narcissique ??? alors la distinction c'est un peu difficile... d'une susceptibilite effroyable ...

14/4/10 4:50 PM  
Blogger une sensitive said...

merci pour les "bâtons merdeux" et autres !!! vous devez être un super psy, j'en suis convaincue !!! Bravo pour votre bienveillance, première qualité de psy ! Conseil à toutes et tous sur ce blog : vous fuir très très vite !!! Il y a heureusement d'autres sites sur ce sujet qui ont le mérite d'être sérieux.

1/9/10 12:35 PM  
Blogger emily said...

Je rejoins le commentaire de une sensitive.
J'espère (pour les clients) que vous n'êtes psychothérapeute que dans vos rêves, car des propos aussi acerbes et péremptoires ne sont pas dignes d'un bon thérapeute à mon avis, et causent certainement des dégâts sur des gens qui ont besoin d'être aidés. Autrement dit de tels propos ne font pas avancer le schmilblick.
Par ailleurs vous oubliez de parler de la personnalité psychasthénique, puisque la personnalité sensitive est un mélange des personnalités psychasthénique et paranoïaque.
D'ailleurs, en parlant de psychopathologies, peut-être êtes-vous narcissique.

29/10/10 2:50 PM  
Blogger Caroline said...

j'ignore si vous êtes mort, plus d'article depuis lundi c'est terrible je m'ennuis! Je rejoins le commentaire de sensitive et de Emily C'est assez inutile de se faire traité de boules de pus car vous devriez savoir que l'on est rarement responsable de ce que l'on est !
C'est peut être pour cela que je n'ai plus d'amis ? Non pour une autre raison également !

Même si je rejoins leurs commentaires - je n'ai pas l'intention de vous prendre en psy si un jour j'en ai vraiment besoin,- mais vous êtes assez simpa à lire !! Il faut que je me calme dans les commentaires je sais!

Même si j'ai le malheur de croire que vous vous amusiez à vous payez la tête de certains de vos lecteurs, -moi je doute qu'il s'agisse de V -(normal au regard de mon Hyperesthésie relationnelle )!

11/11/10 7:51 PM  
Blogger Caroline said...

Bien que je ne suis pas du genre à me plaindre!oralement)!! N'empèche que je ne sais toujours pas de quoi je souffre psyhcologiquement si je souffre d'un truc bien évidemment!

11/11/10 7:53 PM  
Blogger Slawko said...

j'ai fait une tentative de suicide suite a des delires paranoiaques, j'avais deja eu une hospitalisation anterieure pour une psychose paranoiaque, et a 16 ans j'ai eu le même probleme, on m'a diagnostiqué psychotique, souffrant d'une légère et d'hyperesthesie, et je me reconnais, d'ailleurs je suis susceptible a tel point que d'etre traité de baton merdeux ou boule de pus ne me fait pas rire... lol, non mais c'est vrai que j'ai plus de contacts sociaux et j'ai plus de travail, et j'ai du mal a m'integrer dans la societe, je m'angoisse a l'idee de parler aux gens parce que j'interprete tout ce qu'on me dit, et le fait d'en etre conscient ne resout pas le probleme, a la rigueur ca empeche juste de virer a la vraie parano, parce que contrairement a ce que tu a dit j'ai fait de la vraie paranoia, j'ai cru que le gign avait mis une puce dans mon telephone, qu'il surveillait mon ordinateur, et quand je sortais dehors j'avais l'impression d'etre dans matrix que tout etait faux, qu'a la tele tout le monde se foutait de moi, que même sur internet on parlait de moi partout, j'avais même maigri de 10 kilos et je dormais 3h par nuit (quand je dormais !!) non vraiment c'est penible comme maladie, et les medicaments endorment, et font grossir.

22/5/11 2:09 AM  
Blogger Marie-Ange said...

Monsieur le psychothérapeute, suite à la lecture de cet article, je trouve que vous êtes une personne d'une méchanceté cruelle et que vous êtes un être négatif et nuisible.

3/7/11 10:33 PM  
Blogger Marie-Ange said...

Bonjour monsieur le psychothérapeute. Suite à votre article, (était-ce de l'humour??? tellement pas drôle....)je trouve que vous êtes une personne d'une méchanceté inouïe, cruelle et nuisible pour l'évolution de la psychothérapie.

3/7/11 10:36 PM  
Blogger Marie-Ange said...

Bonjour Monsieur le psychothérapeute, suite à la lecture de votre article (c'est de l'humour?? vraiment pas drôle....) je trouve que vous êtes une personne d'une méchanceté inouïe, cruelle et nuisible pour l'avancement de la psychothérapie.

3/7/11 10:40 PM  
Blogger spinoza64 said...

Merci Philippe, pour l'excellence de votre article. Merci de pouvoir y lire entre les lignes ce que l'on ne trouvera dans aucun autre lieu, et spécialement pour la définition du concept de "bâton merdeux" et " boule de pus " qui confirme l'idiosyncrasie de certains des précédents blogueurs :-))) puisqu'ils hystérisent précisément là , où ils devraient vous manifester un minimum reconnaissance... non ??? C'est commun me direz-vous...
Au plaisir de peut être un jour dialoguer, à défaut de pouvoir , encore vous rencontrer.

6/12/11 12:57 PM  
Blogger Mireille S. said...

C'est votre blog et vous en faites ce que vous voulez, mais vous êtes parmi les premiers résultats lorsque l'on cherche "délire sensitif", et ce n'est pas sans conséquences. J'ai tout d'abord pensé avoir l'avis d'un autre psychiatre en vous lisant. Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte, c'est comme dire à un dépressif que sa compagnie nous emmerde. Mon fils n'était pas un bâton merdeux. Il a gardé pour lui sa souffrance pendant sept ans, son entourage aimait sa gentillesse et ses qualités humaines dont l'absence fait clairement défaut à beaucoup de personnes de nos jours. Je pense qu'il y à des choses qu'il vaut mieux ne pas publier sur le net sous l'apparence d'avis sérieux, ce n'est pas anodin pour les patients dont le diagnostic vient de tomber.
Cordialement.

23/2/13 1:34 AM  
Blogger camille said...

Moi aussi cette qualification si negative m'a quelque peu perturbé. Je pense que par cette expression "baton merdeu", il voulait dire que bien qu'on essaie de leur parler avec des pincette, il sera toujours difficile de reellement les satisfaire et repondre a leur attente emotionelle. en fait ces personne attendent beaucoup des autres notamment par des attention, des geste montrant de l'affection. mais il ne faut pas oublier que ces personne attendent autant parce qu'elles en font autant. Dans vos commentaire vous n'avez garder qu'un infime critere, celui de se plaindre. mais cela n'est pas du tout representatif de la personnalite sensitive. certains d'en eux vont meme garder leurs ressentis pour eux, c'est juste qu'ils sont blesses par un grand nombre de chose qui les entourent, a tel point qu'on ne peut l'imaginer. dire qu'il faut les eviter signifie juste "pourquoi je memmerderai avec un insatisfai?!" mais un critere tres important de cette personnalite est que ces personne font preuve d'une immense ampathie! ils apportent beaucoup aux gens, mais se sentent reellement incompris, delaisses, peu soutenus, souvent tres seul, et d'une sensation de malheur immense. souvent cause par un traumatisme, des personne pareil meritent a mes yeux un minimum de consideration pour tout ce qu'elles peuvent apporter, etant souvent tres interessante. si vous etes pret a vous donner entierement a ce genre de personne vous ne ferez que la combler et l'aider au mieux, et elle saura reconnaitre que vous etes different avec elle. Mais si vous n'etes capable que de vous preoccuper de vous, alors en effet fuyez. Vous ne lui ferez qu'encore plus de mal

11/3/13 5:12 PM  
Anonymous Anonyme said...

Enfin vous mettez des mots à ce que je ne comprenais pas de la part de mon conjoint...ce trouble de la personnalité font de ces personnes des êtres fragiles et dépendants des autres (et forts à la fois dans leur solitude).Je le voyais comme un "Caliméro" avec une demande toujours insatisfaisante d'égards et d'amour.Une hypochondrie engendrant une grande anxiété.Un besoin de tout prévoir à l'avance et de contrôler pour éviter d'avoir des problèmes avec les autres( vol, agression, maucaises surprises) et le plus curieux est qu'en effet il jouait souvent de malchance! Alors est-ce cette malchance qui l'a rendu si paranoïaque et craintif? Que de rassurantes vérités vous nous dites concernant ces personnages boulimiques de réassurance,de compassion et d'aides en tout genre qui sont souvent là encore souvent insuffisament satisfait ce qui engendre de leur part des reproches culpabilisants.Après 3 ans de disputes sur mes faits et gestes éternellement interprétés négativement (il me voyait comme avide de relations avec les autres, dans la séduction perpétuelle alors que je suis tout simplement dans la relation normale aux autres...) N'ayant aucun amis que des contacts de travail lui donnant l'illusion d'avoir de bons rapports avec les autres et d'être respecté, il me soupçonnait toujours d'infidélités mêmes homosexuelles!!!Sa vision de moi m'était très difficile à supporter car j'avais beau lui soutenir la vérité la plus simple c'est à dire ma loyauté il ne me croyait pas.Mais cela ne l'empéchait pas de m'aimer quand même selon lui! Tristes sentiments...si j'écrivais "coucou" en sms il pensait que je voulais dire "cocu"...Si je ne voulais pas faire l'amour c'est que j'avais forcément fait l'amour avec un autre dans la journée...si je dormais déjà quand il rentrait tard je lui manquait cruellement d'égards ce qui n'était pas normal de ma part selon lui...c'est ainsi qu'il m'a cataloguée d'égocentrique...Et je tiens ici à témoigner que si le conjoint d'un sensitif est un peu fragile il peut facilement être détruit.Alors oui la fuite peut être salutaire...J'ai tenu 3 ans...et il y a 15 jours je l'ai enfin quitté.La vie à ses cotés devenait un calvaire...une série de reproches et plaintes continuelles sur les autres qui cherchent toujours à lui nuire et font exprès de tout..et sur mon propre comportement qui le faisait tant souffrir...là aussi il me soupçonnait de faire exprès de l'éviter concluant que j'avais ainsi d'autres investissements sentimentaux(comme il me disait...)alors que je bouquinais simplement tranquillement dans mon lit ou que j'étais occupée à autre chose qu'à lui. Ainsi la compréhension de chacun est forcément impossible, la relation compromise et gachée et les discussions pour rassurer sont usantes et souvent stériles.Bien que l'on ait de bonnes intentions on est toujours perçu comme des horribles personnes alors qu'eux sont toujours si parfaits , si gentils ,si empathiques,si...sensibles! Alors oui c'est énervant...oui c'est fatiguant ce sens unique...oui ça devient crispant de vivre auprès d'un sensitif (ce mot me fait rire quand je vois le calvaire qu'il fait endurer à son entourage de par ses exigences d'être compris, son incomprehension de l'autre,ses doutes et suspicions de tout! ) sensible pour lui oui...dans la sensiblerie excessive surtout!Dans son propre monde où l'autre n'existe que pour qu'il puisse exister lui...Alors fuyez oui! EXCELLENT conseil!

6/6/13 7:22 PM  
Anonymous Anonyme said...

Enfin vous mettez des mots à ce que je ne comprenais pas de la part de mon conjoint...ce trouble de la personnalité font de ces personnes des êtres fragiles et dépendants des autres (et forts à la fois dans leur solitude).Je le voyais comme un "Caliméro" avec une demande toujours insatisfaisante d'égards et d'amour.Une hypochondrie engendrant une grande anxiété.Un besoin de tout prévoir à l'avance et de contrôler pour éviter d'avoir des problèmes avec les autres( vol, agression, maucaises surprises) et le plus curieux est qu'en effet il jouait souvent de malchance! Alors est-ce cette malchance qui l'a rendu si paranoïaque et craintif? Que de rassurantes vérités vous nous dites concernant ces personnages boulimiques de réassurance,de compassion et d'aides en tout genre qui sont souvent là encore souvent insuffisament satisfait ce qui engendre de leur part des reproches culpabilisants.Après 3 ans de disputes sur mes faits et gestes éternellement interprétés négativement (il me voyait comme avide de relations avec les autres, dans la séduction perpétuelle alors que je suis tout simplement dans la relation normale aux autres...) N'ayant aucun amis que des contacts de travail lui donnant l'illusion d'avoir de bons rapports avec les autres et d'être respecté, il me soupçonnait toujours d'infidélités mêmes homosexuelles!!!Sa vision de moi m'était très difficile à supporter car j'avais beau lui soutenir la vérité la plus simple c'est à dire ma loyauté il ne me croyait pas.Mais cela ne l'empéchait pas de m'aimer quand même selon lui! Tristes sentiments...si j'écrivais "coucou" en sms il pensait que je voulais dire "cocu"...Si je ne voulais pas faire l'amour c'est que j'avais forcément fait l'amour avec un autre dans la journée...si je dormais déjà quand il rentrait tard je lui manquait cruellement d'égards ce qui n'était pas normal de ma part selon lui...c'est ainsi qu'il m'a cataloguée d'égocentrique...Et je tiens ici à témoigner que si le conjoint d'un sensitif est un peu fragile il peut facilement être détruit.Alors oui la fuite peut être salutaire...J'ai tenu 3 ans...et il y a 15 jours je l'ai enfin quitté.La vie à ses cotés devenait un calvaire...une série de reproches et plaintes continuelles sur les autres qui cherchent toujours à lui nuire et font exprès de tout..et sur mon propre comportement qui le faisait tant souffrir...là aussi il me soupçonnait de faire exprès de l'éviter concluant que j'avais ainsi d'autres investissements sentimentaux(comme il me disait...)alors que je bouquinais simplement tranquillement dans mon lit ou que j'étais occupée à autre chose qu'à lui. Ainsi la compréhension de chacun est forcément impossible, la relation compromise et gachée et les discussions pour rassurer sont usantes et souvent stériles.Bien que l'on ait de bonnes intentions on est toujours perçu comme des horribles personnes alors qu'eux sont toujours si parfaits , si gentils ,si empathiques,si...sensibles! Alors oui c'est énervant...oui c'est fatiguant ce sens unique...oui ça devient crispant de vivre auprès d'un sensitif (ce mot me fait rire quand je vois le calvaire qu'il fait endurer à son entourage de par ses exigences d'être compris, son incomprehension de l'autre,ses doutes et suspicions de tout! ) sensible pour lui oui...dans la sensiblerie excessive surtout!Dans son propre monde où l'autre n'existe que pour qu'il puisse exister lui...Alors fuyez oui! EXCELLENT conseil!

6/6/13 7:23 PM  
Anonymous Anonyme said...

Et pour finir mon témoignage et mes ressentis,Ce dernier paragraphe cher thérapeuthe est pour moi tout simplement criant de vérité! Et comme tout ces sensitifs ne pensent décidément qu'à eux avec leurs petits ressentis de souffrance, ils ont du mal à comprendre que vous êtes aussi thérapeuthe pour les autres et que cela fait un bien fou d'être enfin compris en tant que conjoint de ces personnes "sensitives"!Alors mille fois mercis...ma décision de fuir me faisait encore beaucoup culpabiliser...mais là plus du tout!!!! Vous m'avez libéré d'un poids qui m'était tombé dessus un beau jour de juillet 2010 et qui me rongeait à petit feu au point oui parfois de ruer dans les brancards ! Mieux vaut choisir ma dernière solution....la fuite car le meurtre leurs ferait trop plaisir! c'est le rôle ultime de leur victimisation légendaire! Bye les sensitifs! Sachez que vous faites de beaux dégats autour de vous vous aussi et j'espère ne plus croiser votre chemin..désolée...mais le masochisme est aussi un trouble de la personnalité que je n'ai pas et heureusement pour l'humanité il y a des gens sains qui ont envie de vivre sainement et ne plus être pris en otage de vos problèmes psychiatriques. Il y a des professionnels pour ça..mais manque de bol vous êtes dans un tel déni de vos troubles que vous ne vous traitez jamais! Alors on vous quitte.On a encore le droit de dire stop malgré tout le respect que l'on a pour vous....

6/6/13 7:24 PM  
Blogger Victoria said...

eh bien, moi je n'aime pas qu'on mette des gens dans des cases, qu'on les stigmatise aussi facilement.
Je trouve que le concept de "personnalité sensitive" est vague et peut s'appliquer à différentes personnes à des moments divers de leurs vies, selon leur entourage du moment. Parfois, on se plaint, parfois on s'enthousiasme... quand c'est trop contrasté, on est bipolaire. Quand on est trop dans la plainte, on est sensitif. Quand on s'enthousiasme trop, on est hystérique. Quand est-on normal ? Les "psys" sont-ils eux-mêmes normaux ?

22/8/13 6:11 PM  
Blogger Unknown said...

Quel plaisir de vous lire! Je viens de quitter ma femme pour éviter le...pire. Séréniale décrit bien cet enfer quotidien. Toujours vous remettre en doute, très rarement de geste tendre, on peut y rajouter le mensonge, des crises de folie sous l'emprise de l'alcool. La phrase que j'avais trouvé à la fin c'était toujours dans le même sens! J'arrivais, dans les derniers jours à le dire jusqu'à 10 fois par jour! Ma passion est la cuisine... Je pouvais préparer un excellent plat, elle soulevait son assiette e disant quelle avait bien "les boules".. Quand je lui demandais pourquoi? Elle répondait qu'elle n'avait pas eu le plus beau morceau, que c'était calculé!!! Un monde de fou... J'ai fini (pas ce soir là) mais un soir où nos 5 enfants étaient présents,(elle n'aimait pas mes enfants), une crise de jalousie, sous l'effet de l'alcool, se transforma en bataille de mains.... Impossible de la stopper! La solution que j'ai appliqué sans me contrôler à été une bonne tête à la Zizou! en un instant tout c'est arrêté... Le lendemain, je quittais ma maison avec mes 3 enfants sous le bras! Le pire dans cette histoire... Je la quitte et je l'aime à la folie!

7/1/14 4:07 PM  
Blogger Gilles said...

Bonsoir,
article très intéressant.
On se le prend dans la gueule la première fois mais en y revenant (plusieurs mois après...), mais au moins, si on lit bien, on a déjà la solution. Comprendre qu'on doit choisir de se débarrasser de la merde sur le bâton en développant un pôle d'excellence.
Je trouve quand même que la personnalité histrionique et la personnalité sensitive paranoïaque présentent des points communs. Alors, pourrez-vous me dire si des critères en particulier permettent de faire pencher la balance vers l'une ou l'autre des catégorisations (même si on sait qu'il ne faut pas faire de catégorisation ;o)...).
A vous lire!
Gilles

2/8/14 10:32 PM  
Blogger Luen said...

Bonjour.

J'aimerais simplement faire remarquer à ceux plus haut qui disent merci, qu'ils n'étaient pas avec des personnalitées "sensitives". En fait, ça se rapproche largement plus de ce qu'on appelle un pervers narcissique pour Séréniale. Pour Ludovic plumez je serais moins catégorique, c'est peut-être une personnalité sensitive. Le seul détail c'est qu'elle semble ne jamais s'être pris de claque. Et elle en aurait bien besoin d'une. Je pense qu'en fait ces parents ont peut-être toléré ses "crises" et qu'elle n'a rien eu pour arrêter son délire.
Un sensitif normalement c'est pas un con, c'est quelqu'un qui capte les choses différement. En l'occurence, là il n'y a aucune empathie par exemple, ce qui n'est pas censé être le cas des personnes sensitives. Alors oui, dans ce que le monsieur a écrit il y a de la merde, mais il n'y heureusement pas que de ça.

4/4/15 12:35 PM  
Blogger melissa said...

Bonjour, MERCI de cet article. Je découvre une "maladie" et met à présent des mots sur des maux récurrents!! SI je me reconnais par certains traits de mon caractère et attitudes en société dans "la personnalité sensitive" ce qui est une souffrance et dont je souhaite sinon m'en débarrasser, au moins me soigner! Je trouve toutefois que l'article du psy manque totalement de bienveillance, de compassion mais surtout de solution pour tenter de canaliser,aider et soigner les personnes qui se tournent vers lui avant qu'ils ne passent à l'acte...Le suicide! Le Bipolaire lui à "la chance" de ne vivre ses "démons" que la moitié du temps! Nous, je peux désormais, me dénommer ainsi, nous devons lutter au quotidien, quand nous sommes conscients de cette "déviance" ce qui est mon cas( ET souvent par période, par crise aussi...la lune y est pour beaucoup je crois aussi!) Bref afin de préserver un minimum de lien social et tenter quand cela est possible d'éviter les dégâts collatéraux... Nous devons FUIR, nous même les autres avant qu'ils ne vous fuient!!! TRES TRES difficile!! Je vais donc poursuivre mes recherche sur d'autres sites et surtout en parler à mon tout nouveau psy qui ELLE me semble être bienveillante!!

27/4/15 8:53 AM  
Blogger Tardi said...

Chacun sa définition du " bâton merdeux". Pour moi, ce sont les personnes arrogantes qui jugent sans essayer de comprendre,qui en sont fières ( en plus!), et surtout qui vivent sur le dos des malheureux qu'ils méprisent.

1/4/16 12:25 PM  
Blogger Unknown said...

Enfin, c'est dit! Mais qu'attendent-ils pour se soigner ces "sensitifs"?
Sans parler des schizophrènes, psychopathes et paranos en tout genre... ceux-là vont vraiment finir par se faire détester si ça continue! Réagissez bon sang!

Ironie mise à part, le concept de "bâton merdeux" dont la subtilité (ou non) semble avoir échappé à beaucoup de commentateurs et qui pourrait être à un geste altruiste de l'auteur envers les malades et leur entourage (ou ce qu'il en reste), a-t-il un effet thérapeutique? Heurter l'extrême sensibilité de ces personnes, en leur affirmant qu'elles sont des "merdes", les amènent-elles à prendre conscience de leur toxicité sociale?

8/7/16 10:31 PM  
Blogger seb said...

Bonjour,

Je suis tombé sur ce site et m'interroge sur mon caractère. Je ne suis pas sur d'être sensitif au sens de cet article, malveillant a outrance.

Mais admettons que je le soit. J'ai déjà entendu le mot hyperesthésie me concernant. Une sorte d'acuité particulière sur l'entourage, les personnes, les relations, comme les sons, les odeurs etc...

Je reconnaît une immense difficulté sociale, mais c'est une peur, une honte quelque part. Manque cruel de confiance en moi et en les autres, pour de multiples raisons.
Je suis cependant d'accord avec Luen, je crois qu'il y a des amalgames malheureux en raison du mépris de l'auteur dans cet article.

Je ne suis pas pervers, pas violent, pas machiavélique ni quoi que ce soit de malsain. En tout cas, pas avec les autres...et pas capricieux non plus. Je pense plus avoir...comme un cerveau rapide, qui analyse les choses très vite, ressent les choses très vite. Et parfois, cela m'agresse, me bloque, me fige. Au quotidien, cela demande une gymnastique, de l'effort... pour ne pas avoir a y penser...

Je ne reconnaît pas le coté tyran. En revanche, je suis pétri de doute, d'un doute existentielle qui peut agacer. Mais pas menteur, ni froid avec une compagne, ni insultant, c'est EXACTEMENT le contraire. C'est avec mon ex femme que j'ai pu m'épanouir vraiment, et j'ai tout fait pour elle.

Si le problème de la sensitivité peut conduire au suicide dans la solitude, si la personne rencontre le vrai amour, la vraie rencontre, il peut être réellement lumineux, dévoué.

Donc je récuse le mensonge, le vice en fin de compte... Les personnalités difficiles évoqués plus haut dans les commentaires se rapprochent beaucoup de la perversion narcissique ou égocentrique. Je pense qu'un sensitif est avant tout esclave de ces ... sensations.

Dire 'FUYEZ' ... cela me fait rire. Et pourquoi pas 'TUEZ LES TOUS'. Si votre conjoint a un grave accident et qu'il lui manque un bras, une jambe ... vous le fuirez aussi alors j'imagine ?

Un peu de sérieux, les sensitifs n'avancent pas masqués, au bout de quelques entrevues, peut être même la première la personne se montre telle qu'elle est...

Et je vais vous faire rire. J'ai quitté ma femme et non l'inverse, car sa mère était tellement méprisante, insultante qu'au bout de 10 ans j'ai jeté l'éponge. C'est mon hyper sensibilité que j'ai du maitriser pendant ces années pour me convaincre que c'est moi qui interprétait etc...le doute je vous dit...et un jour, ce fût les cris en trop, l'insulte en trop et j'ai craqué, c'est moi qui ai du demander le divorce, 3 fois avant qu'elle accepte enfin...

Et cette belle mère paraissait tellement normal, tellement sociable, tellement ... et derrière cette devanture, comme beaucoup de gens si sociables, se cachait un véritable tyran domestique. Alors faites moi rire sur le plan des interprétations, si vous saviez le quart de ce que j'ai enduré....par une personne dite 'normale'...

Donc, je terminerais par dire qu'être sensitif, c'est pas être fou, mais qu'effectivement, le stress vient plus facilement chez eux (ce que je crois personnellement et qui n'engage que moi) et que oui, dans certaines conditions, cela ne peut pas le faire. Un environnement calme et sain en font des petits génies, un environnement toxique en fait des marginaux.

13/7/16 12:56 AM  
Blogger seb said...

J'ai relu attentivement votre article....

Je ne pense pas être sensitif...la relation a l'autre en général m'est indifférent, sauf avec ceux qui m'aiment.

Je crois par contre, avec le recul, mieux cerner le sujet...de la je pense en avoir croisé une dans la vie...

Emotions en dents de scie, Jean qui rit, Jean qui pleure, pour un rien on passe de l'un a l autre...et toujours dans les comérages, dans les interprétations jusqu'à dénigrer autrui sans remords. Gratuitement. Parceque cette personne lui avait montré qu'elle était indifférente a elle ou qu elle ne l'aimait pas.

Alors oui dans ce cas...si vraiment j'ai compris, je ne suis pas sensitif relationnel. Pas du tout, c'est autre chose, moi ce sont les sons, les couleurs, les odeurs etc...mais surtout les sons.

Et dans ce cas, les sensitifs relationnels se remarquent tout de suite et oui, comme pour les bipolaires, il faut être très vigilant. Extrêmement vigilant. Car on ne sait jamais si on fait bien ou mal et la sanction peut être très sévères en cas de faute.

Donc oui a éviter.

Je comprends mieux les termes. C'est violent a lire, écoeurant même. Mais dans la réalité, c'est ça.

16/7/16 10:28 PM  
Blogger Luen said...

Salut Seb !

Merci de ton commentaire, en espérant que ça ouvre un peu les yeux aux gens.

Tout le monde a des problèmes, la vie n'est évidente pour personne alors si au lieu de se cracher dessus perpétuellement on pourrait un peu... je sais pas, au moins s'ignorer ? Ca serait toujours mieux.

Heureusement, il reste encore pas mal de gens ouverts et attentionnés. Le soucis, c'est que ces gens-là deviennent de moins en moins ouverts et sociables, à force de se faire avoir, à force de se faire rabaisser et de voir toute la violence du monde humain.

C'est triste. Et c'est absolument horrible de voir que tu est même aller jusqu'à divorcer pour ça.

Honnêtement, j'en ai ras le bol des humains. Si il n'y en aurais pas qui soient si amicaux et si gentils, je pense que j'aurais déjà quitté ce monde depuis longtemps. Et avec un sourire.

Sois fort, car j'ai peur que bientôt la situation empire vraiment. Les pays s'arment, les relations entre les pays se dégradent, et des gouvernement comme celui en France cachent de moins en moins qu'il s'en tapent de notre gueule et qu'ils feront ce qu'ils veulent, quoi qu'on fasse.

Perso, tout ce que j'espère, c'est que les choses se déclenchent, que les humains aillent au bout de leur connerie pour qu'ils comprennent vraiment que c'est une connerie. Il faudrait comprendre à un moment qu'on est en train de se suicider en détruisant la flore et la faune sur Terre, mais bon c'est sûr que c'est plus intéressant de se taper dessus.

18/7/16 1:47 PM  
Blogger Linaa said...

Bonjour,

Comme beaucoup ici, je trouve cet article extrêmement intéressant et pertinent tout en ayant tiqué sur la manière dont un sensitif/une sensitive peut éventuellement, selon son évolution et son recul, prendre les termes incriminés qui correspondent cependant à une certaine réalité.

En bref, oui, soit on peut se consacrer entièrement et totalement à ces personnes qui, dans ce cas, peuvent être les plus adorables, les plus empathiques, intéressantes et douées mais pas de tout repos et la relation peut alors, selon les cas, aussi, être relativement épanouie voire épanouissante bien que très compliquée (doux euphémisme). Admettons-le, rares sommes-nous à pouvoir nous offrir ce luxe.

Soit, les fuir, en effet, surtout si on ne peut être suffisamment disponible*. Ce qui n'améliore rien pour eux.
*attention à ne pas passer de disponible à peu disponible (exemple, changement d'organisation dans sa vie pro) car c'est très, très mal vécu. On passe alors pour le pire menteur, le pire pervers.

La question reste : peut-on les aider et comment ? Comment faire aussi quand le dialogue est rompu à cause de la tendance à tout mal prendre/vivre (y compris le silence, quand on ne sait plus comment sortir de la spirale du malentendu, quand seules des phrases aussi neutres que "peux-tu me passer le sel" - et encore- ne peuvent être retournées à un certain point de la relation ?

En fuyant, j'ai fait très mal à cette personne, c'est certain. J'assume cela.
J'imagine aussi qu'on ne peut aider personne malgré lui. Mais quand même, la perspective de savoir que quelqu'un va presque fatalement aller de mal en mal voire de mal en pis est un constat d'impuissance terrible qui questionne, comme tout constat d'impuissance, sa propre "responsabilité" envers autrui, dans l'agir ou ne pas agir... Une question de conscience, dans tous les sens du terme.

Je ne peux que souhaiter à cette personne de trouver un point d'appui positif qui soit un tremplin vers une meilleure vie. Mais à quel prix pour la personne qui fera office de tremplin ? Même les psys n'identifient pas toujours cela, ce qui la laisse aussi dans la souffrance (je ne prétends pas avoir raison dans mon hypothèse, il faut se méfier des diagnostics sauvages, mais je le reconnais tellement dans cet article et les commentaires, ainsi que sa souffrance).

Je ne peux pas attirer son attention là-dessus en ce moment (j'aurais l'air de jouer à un ping-pong où les balles seraient des diagnostics psy... ce qui, de toute façon, n'aurait aucun impact positif. Quant aux amis communs, nous n'en avons pas, chacun a les siens, la relation étant trop récente - quelque part, tant mieux, car les dégâts auraient été immenses. La dernière tentative qui consistait à essayer de tenter de passer par une des siennes pour résoudre un problème pratique a passé pour une tentative de manipulation de ma part).

2/10/16 1:58 PM  
Anonymous Anonyme said...

Le meurtre leur ferait trop plaisir, leur victimisation legendaire, le deni de vos troubles fait que vous ne vous traitez jamais. C'est bien de mettre tout le monde dans le même panier, surtout avec autant de respect et d'empathie. Et bien moi je me soigne et je suis en couple depuis 14 ans. J'ai un traitement et aujourd'hui tout va bien dans ma vie personnelle comme professionnelle.

5/4/18 1:47 AM  
Blogger Élie said...

Bonjour à tous !

J'ai été diagnostiquée récemment sensitive, alors évidemment, je me suis précipitée sur Internet pour me documenter. Et là, je tombe sur cet article. Et ben, en découvrant le terme de bâton merdeux, j'ai bien rigolé !

Ça n'empêche pas qu'il y a une souffrance derrière tout ça, sinon je n'aurais pas été amenée à consulter. Ça fait du bien de mettre un terme sur ce qui ne va pas, qu'il s'agisse de termes officiels ou officieux :)

Il ne faut pas oublier que sous le merdeux, il y a le bâton, qui vaut ce qu'il vaut. Mais à la suite d'un certain nombre d'"événements de vie" (Ah ! Le délicieux vocabulaire des psy !), une conjonction d' événements douloureux, tristes, pénibles, eh bien, au bout d'un moment, on pète un câble et on dit stop ! Arrêtez de charger la mule ! Dans ces cas-là on consulte, on fait un break, on envoie balader les responsabilités et on se met au vert le temps de recharger ses batteries, ce qui, au passage, évite de faire du mal à son entourage. Il faut " s'isoler de son milieu pathogène" (Ah ! Le délicieux vocabulaire déjà évoqué !)

Et une fois les batteries rechargées et le recul nécessaire pris, une fois réapprise une certaine légèreté, on vient reprendre ses responsabilités et on retourne dans ce jeu un peu chaotique et imprévisible qu'est la vie.

Mais oui, pour cela évidemment il faut déjà être conscient qu'on ne va pas bien et accepter de l'aide, et accepter l'idée que pendant un certain temps on ne sera pas bon à grand-chose.

Et c'est sûr qu'on va tout de suite mieux quand on évite de s'entourer de grandes gueules et de gens indélicats qui n'ont pas la même sensibilité que vous : il faut accepter une fois pour toutes que tout le monde ne ressent pas les choses de la même manière que vous, c'est comme ça, ils ne changeront pas et nous non plus. Pour tous ceux qui, sur ce forum, voit le monde en noir et gris, je vous assure : j'ai plein de gens dans mon entourage bienveillants, agréables, délicats, en présence desquels je suis tout à fait à mon aise.

Bien sûr j'écris tout ca à un moment où je me sens mieux, loin des deux ou trois personnes sur lesquelles j'ai fait une fixation. Oui, deux ou trois personnes, quand on est fragilisé par l'épuisement et une conjoncture d'événements difficiles, ça peut suffire à noircir tout un tableau, quand on est sensitif... Des personnes qui ne sont peut-être pas toxiques en elles-mêmes, mais qui le sont pour nous à umoment donné.

Qu'on me dise "sensitive" ou "bâton merdeux", je m'en fous, du moment qu'on m'aide de façon adéquate et qu'on me laisse un peu de temps pour y voir clair dans ma tête quand ça va mal, qu'on me laisse m'isoler un peu le temps de remettre les choses à plat et en perspective.

Il faut le faire le plus tôt possible, tant que des schémas rigides ne se sont pas installés définitivement dans notre esprit, parce que là, c'est vraiment la fin des haricots, et on risque vraiment de jeter le bébé avec l'eau du bain. Comme le disait ce bon vieux Goethe, vivre et laisser vivre !

18/5/18 4:24 PM  
Blogger Élie said...

Et bien moi j'ai été diagnostiquée sensitive, et l'expression "bâton merdeux" m'a bien fait rigoler ! Après tout, sous le merdeux, il y a le bâton, qui vaut ce qu'il vaut !

Après un enchaînement "d'événements de vie", comme disent si délicieusement les psys, événements tristes, pénibles, douloureux, mon corps et mon psychisme ont crié STOP ! Arrêtez de charger la mule ! Dans ce cas-là on fait quoi ? On consulte, on délègue ses responsabilités et on "s'isole du milieu pathogène" :), on part se mettre au vert quelque mois, le temps de recharger les batteries et pour éviter de faire porter son mal-être à son entourage, le temps de remettre les choses bien à plat et de prendre du recul. Ensuite ? On repart dans cette chose un peu bizarre et chaotique qui s'appelle la vie !

Et sinon, il faut éviter la fréquentation des grandes gueules, des gens indélicats, des Mr et Mme Moije, et alors tout se passe plutôt bien au quotidien si on a su s'entourer de personnes saines et qui vous font du bien, et il y en a suffisamment dans ce monde. Il faut accepter une fois pour toutes l'idée que tout le monde ne ressent pas les choses à la manière des personnes sensitives, et c'est comme ça.

Pour finir sur l'article, je vais creuser l'idée du pôle d'excellence.

22/5/18 12:22 PM  
Blogger Unknown said...

Je cherche depuis longtemps à comprendre la pathologie d’une collègue de travail très insupportable.
Après avoir lu des blogs de psychologie sur internet je pensais qu’elle était bipolaire : dans les moments d’euphorie elle est très ouverte, très sociable presque trop. Elle parle à tout le monde dans un mode de connivence et se livre sans aucune retenue au moindre inconnu. Elle est plutôt amusante même si c’est excessif. Dans les périodes difficiles par contre elle sombre dans une déprime profonde avec une absence totale de discrétion. Elle va dans tous les bureaux pleurer et raconter ses misères horribles qui sont les mêmes que celles de tout le monde. Elle devient très dangereuse car elle interprète ce qu’on lui dit, raconte aux uns ce qu’ont dit les autres en déformant les propos du type « machin a dit sur toi que tu ne méritais pas ta promotion ». Des gens se comportent soit disant mal avec elle. Elle devient épuisante, discute pendant des heures avec ceux qui veulent bien l’écouter, ne les lâche plus, dis du mal des uns et des autres. Seul refuge pour l’éviter : les toilettes. Puis la direction cherche une solution pour qu’elle nuise moins au travail de ses collègues. Son état se stabilise et elle repart dans l’euphorie. Donc je la croyais bipolaire.
Mais elle est à nouveau en crise et a lâché elle-même le mot d’hyperesthésie. Et je retrouve sur ce blog tellement d’éléments qui lui correspondent. Elle n’arrête pas de pleurer sur son sort. Le moindre élément lui parait insupportable alors d’autres supportent dix fois pire qu’elle et en silence. Elle envoie des mails à toute la boîte pour les informer de sa situation difficile (en l’occurrence que son nouveau bureau est près de l’ascenseur et que ça fait du bruit). A nouveau elle dit du mal des uns aux autres, s’agite, crie au scandale. Passe sa vie dans les bureaux de la direction pour se plaindre. Je ne parlerai pas de bâton merdeux mais c’est vrai que dans ces moments là on a juste envie de la frapper pour qu’elle arrête de nous pourrir la vie. Car ce n‘est pas une gentille. Elle est comme un petit animal enragé. Elle a une énergie dans la recherche des problèmes très épuisante. Et elle est complètement autocentrée et n’a aucune empathie avec les autres.
Y-a-t-il des soins pour combattre cette pathologie ?

10/11/18 11:48 PM  
Blogger Unknown said...

Bonjour à vous Philippe,

Étant moi-même un bâton merdeux qui a réussit à nettoyer ses deux extrémités et à extirper le pus de mes furoncles je dois vous féliciter pour votre magistrale copier-coller du DGSM-4.
Effectivement, vous m'avez l'air d'être le meilleur psychothérapeute de l'univers et je ne doutes pas que les nuages s'écartent sur votre passage et que les arbres jouent chaque matin le boléro de Ravel rien que pour vous.
Comme écrit plus haut j'ai nettoyé la merde qui me collait au cul (vous avez l'air d'aimer les métaphores scatophiles alors je veux que vous preniez plaisir à me lire)juste avec un rapide travail sur moi. Comme Philippe vous le conseil, voici le programme en 5 étape:
1/ Devenez mythomane (inventez-vous une vie de psychothérapeute par exemple)Les gens sont complétement cons vous pouvez leur faire croire n'importe quoi de toute façon!!!
2/ Déversez votre frustration due à une rupture pénible avec une jolie sensitive qui vous a raconté ses misères pour mieux vous tromper avec votre meilleur ami, ou dû à votre sale gueule que vous n'assumez pas ou au fait qu'on vous à piquer votre gouter toute votre enfance car vous étiez la tête de turc ou du à une mère autoritaire que vous n'avez pas réussit à baisser et qui vous laisse un complexe d’œdipe inachevé. Bref. Faites le même exercice que Philippe à fait pour lui-même : déversez votre frustration sur les autres
3/ Faites preuve de Mégalomanie
4/Ayez un discours haineux en poussant les gens au suicide
5/ Faites comme Philippe. Oubliez ce blog... il s'est peut-etre déjà pris la réalité en pleine face et suicidé le pauvre...

Bref, oui je suis une sensitive et sa me restera à vie mais un simple travail sur vous vous apprendra à laisser couler les critiques,à ne plus y porter attention. Pour les crises de parano, un AD naturel vous suffira.
Rassurez vous, vous pourrez reprendre une vie normale: Je vis bien, je m'entends bien avec mes collègues, je joue à feindre une fausse susceptibilité surjouée pour les faire rire, je ne fais plus de crise de parano... Il faut savoir que c'est une chance inouïe d’être comme nous sommes car une fois soigné vous verrez une grande ouverture d'esprit faire surface, une grande compréhension fine des choses et une spiritualité décuplé ainsi qu'une bienveillance dont ne fait absolument pas preuve ce torchon de blog merdique (cacaproutpipibitecouillenichon)
Si vous voulez plus d'infos faites plutôt appel à moi qu'à cette personne (et voilà comment je te pique ta clientèle).

Ah et en plus de sa , très cher Philippe, je suis méga bonnasse... dommage, j'aurais pu être une vos patiente... Je suis désormais psychothérapeute et ce genre de discours me révulse au plus haut point!

19/3/19 12:30 AM  
Blogger Luen said...

Bonjour Unknown.

On a pas de nouvelles du môssieur, et je ne pense pas qu'on en aura un jour.

En tout cas c'est assez intéressant de venir ici je trouve, les commentaires sont une preuve massive d'à quel point l'auteur de l'article étais à l'ouest.

Etre sensible/hypersensible n'est pas quelque chose de facile à vivre. Personnellement, je ne montre quasiment jamais ce que je ressent, car je sais que les gens ne comprennent pas vraiment. En tout cas la plupart.

Surtout qu'en plus j'ai des "plus" si je peut dire. Je vis très régulièrement des expériences étranges, je vois des choses, j'entends des voix. Rien de négatif, c'en est même surprenant, car ça me guide afin d'avancer dans la vie, ça me pousse à travailler sur moi-même et à me remettre en question. A affronter ce que je ne veut pas affronter.

Et tout ça cumulé, fait que je ne connais personne avec qui je peut partager ce genre de choses.
Néanmoins cela comme vous dites pousse à l'ouverture d'esprit, à considérer les choses d'un point de vue assez large, et à voir les choses justement sous différents angles de vue.

Ce qui mène par là même à tenter d'imaginer ce à quoi ressemble la vie des gens "ordinaires" (si je puis dire ainsi). C'est un des chemins vers l'empathie.

Vous êtes psychothérapeute du coup ?

Félicitations pour votre réussite dans la vie ! Une preuve de plus que le monsieur raconte nawak.

Je vous souhaite une belle journée :D

2/4/19 1:09 PM  
Blogger Unknown said...

Je suis assez d accord avec vous, fuir ces personnes au lieu de les aider les soutenir ne me semble pas tres psy à mon humble avis

26/10/19 10:45 AM  
Blogger Coco said...

Bonjour Elie. J'ai bcp aimé votre commentaire dans lequel je me retrouve. Comment allez vous à ce jour. Avez-vous des conseils a me donner pour avancer et ne pas bloquer. Connaissez vous des centres d'aide specialises? Ou autre thérapeute qui connaisse bien cette difficulté. Merci a vous

8/10/21 10:57 AM  
Blogger Coco said...

Bonjour
Merci pour votre reponse
J'ai bien ri
Êtes vous toujours thérapeute et comment pouvons nous communiquer hors ce blog?

8/10/21 11:13 AM  

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