06 juin, 2008

Halde, qui va là !

Que fait la police !

Bien des séniors après une vie professionnelle riche d'expériences, ne savent plus quoi faire, une fois la retraite, ou la préretraite venue. Ils tournent en rond, lisent un peu, s'occupent de tout et ni'mporte quoi, et sombrent parfois dans une dépression morose qui les poussent à consulter un médecin ou un psy.

Tel ne sera pas le cas de Louis Schweitzer, aujourd'hui âgé de 66 ans, et ancien PDG de Renault, puisque l'âge de la retraite venu, il s'est trouvé une chouette occupation en présidant la HALDE. On peut penser ce que l'on veut de cet organisme. Moi, je ne m'y risquerai pas puisque comme chacun le sait, je suis toujours du côté des puissants. Maintenant que la société marche au "pas de loi" comme disait le regretté Muray, pas question d'avoir mes idées, je colle strictement aux lois. Et puis, s'agissant de discriminations, le sujet est trop brûlant pour que je me laisse aller à un seul commentaire désobligeant. J'aime tout le monde et je suis contre les discriminations, qu'on se le dise.

Certains imaginent aussi que présider un organisme public comme la HALDE doit être une sinécure. Et j'imagine déjà ces poujadistes à la petite semaine (pouah!) critiquer abondamment ce bon monsieur Schweitzer en l'accusant de ne rien faire tout en dépensant l'argent du contribuable.

Il n'en est rien ! Ce poste à responsabilités suppose une capacité de travail importante. Par exemple, une des tâches magnifique de cet apostolat consiste à tourner des pages de manuels scolaire pour dénicher des stéréotypes ! Comment puis-je l'affirmer ? C'est simple, j'ai mes sources. Il se trouve qu'hier, comatant devant la télévision, j'ai eu l'idée de piquer un Femme Actuelle (n° 1235) de mon épouse. Je le feuilletais distraitement lorsque je tombai sur un article en page douze proclamant : "Notre principal ennemi, c'est l'indifférence !".

L'article parle de la HALDE, que j'aime beaucoup, en laissant la parole à son président Louis Schweitzer, pour qui j'ai le plus profond respect. Ce dernier est interrogé par trois femmes, Sophie, Sylvie et Emeline, sur les discriminations et l'égalité, ce qui semble logique puisque la HALDE, c'est la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité.

Emeline, qui veut tout savoir, demande à Louis quelles sont les priorités de la HALDE pour 2008/2009. Ben oui, c'est normal, "que va-t-on dénoncer l'an prochain ?", se dit-elle, comme si elle s'interrogeait sur la prochaine collection de prêt à porter de Tartempion.

Le président, qui connait bien ses dossiers, lui répond immédiatement. D'abord, il admet que seuls 36% des français connaissent la HALDE et que c'est insuffisant. Il faut faire quelque chose pour que cela cesse !

Puis, il rajoute :

"Notre objectif est aussi d'agir pour la promotion de l'égalité dans trois domaines : l'emploi, le logement et l'éducation. Nous avons par exemple vérifié que ne subsistaient pas de stéréotypes dans les manuels scolaires : la femme aux fourneaux, le mari assis... Ca parait dérisoire mais un des éléments majeurs de lutte contre les discriminations, c'est cesser de trouver normal ces choses auxquelles nous sommes habitués."

Ouf, je repose le journal rassuré. Ces dernières années, je m'inquiétais de ces stéréotypes surannés montrant une femme à la cuisine et un monsieur assis. Pour tout vous dire, je trouvais cela vachement fasciste et phallocrate ! Je trouvais qu'en France, on ne défendait pas assez les femmes. Par exemple, une fois j'ai lu qu'il y avait 60% de femmes dans la magistrature et je m'étais agacé qu'une profession aussi importante puisse conserver 40% d'hommes, êtres violents par nature, en son sein.

Je vois qu'un organisme doté de puissants moyens s'occupe maintenant de tout cela. Nous pouvons paître en paix, des bergers avisés veillent sur nous en s'occupant de problèmes urgents ! Le panda chinois et le tigre indien pourront peut-être bouffer nos industries jusqu'à la dernière, nos jeunes élites partir vers des cieux plus cléments, mais les stéréotypes ne passeront pas !

Me voici rassuré !

Mais, excusez-moi, faut que je vous quitte, j'ai le repas à préparer ! Si je compte sur ma femme, ce sera peine perdue, elle lit le journal vautrée sur le canapé, les pieds sur la table basse !

(pour aller plus loin, lisez ce texte)

10 Comments:

Blogger Laurence said...

Ca me rend malhalde tous ces choses connifiantes...

6/6/08 2:13 PM  
Blogger Steph said...

J'ai lu le texte que vous mettez en lien et pour ma part : non je ne veux pas d'une parité obligatoire, car cela m'obligera à me demander, quand j'obtiendrai un meilleur poste ou autre, si je l'ai obtenu par obligation ou parce que je le méritais vraiment.
Cette idée ne me plait pas, mais alors pas du tout. (Et c'est la même chose pour les "minorités".)

6/6/08 2:13 PM  
Blogger monoi said...

Oulala, Docteur... loup chinois...tigre indien...si c'est pas du stereotype d'occidental, ca, j'en mangerai mon chapeau (sauf si c'est discriminatoire envers les casquettes ? Je ne sais pas, je ne sais plus, aidez moi Docteur Schweitzer)

Faites attention a qui vous ouvrez votre porte, vous avez surement ete repere...

6/6/08 2:33 PM  
Blogger philippe psy said...

il fallait lire "panda" et non "loup" car la Chine n'est pas connue pour ses loups !

Oui, je finirai sans doute dans un camp de rééducation par la pensée, je sais.

6/6/08 3:21 PM  
Blogger Sylvain said...

Mais comment faites-vous pour écrire autant d'articles...??

Toju.

6/6/08 3:56 PM  
Blogger philippe psy said...

Je ne sais pas, des phases hypomaniaques peut-être ? Un cerveau malade ?

On vous le dira après l'autopsie ! Promis !

6/6/08 4:05 PM  
Blogger Sylvain said...

Les mots ont un sens.

Soupesons bien la portée sémantique du mot "discrimination". Discriminer, c'est opérer une distinction.

Jetons un oeil sur l'Histoire.

Les nationaux socialistes allemands n'acceptent pas que les juifs soient discriminés par leur naissance et leur culture. La seule idée d'une différence est insupportable aux yeux d'un socialiste, qu'il soit "national" ou de tout autre tendance. Ce qui compte à leurs yeux c'est l'idéal d'une société égalitaire. C'est pourquoi il convient aux yeux d'un socialiste de gommer ces discriminations, de préférence par des voies légales, par des voies de normalisation.

L'illustration nationale socialiste peut sembler outrancière ou obscène, alors élargissons le regard, et nous trouverons d'autre illustrations historiques du socialisme appliqué.

C'est bien sous une forme régulière et légale que les Koulaks furent déportés en Sibérie sous le régime socialiste soviétique.

C'est bien sous une forme régulière et légale que les chars sont entrés à Budapest pour "sauver les hongrois de la contre-révolution orchestrée de l'étranger".

C'est bien sous une forme légale que le ministre socialiste de l'intérieur a pris la décision de "nettoyer le maquis" algérien, pour éliminer les anormaux qui s'insurgeaient (pour mémoire, le ministre de l'Intérieur en question s'appelait François Mitterrand).

Bref, lorsque les socialistes passent, il n'est plus question de discriminer.

Alors, celui qui est contre les discriminations, est pour quoi ?

Réfléchissons un instant.

Qui est contre les discriminations, est en réalité pour la confusion, pour l'absence de distinction qualitative.

Oui, c'est un fait, Monsieur Philippe Psy, l'argent public est mis au service de la confusion. Cette confusion est de nature à détruire, par pure vanité humaine, la variété de la Création.

Toju.

6/6/08 4:22 PM  
Blogger Marino said...

J'ai entendu dire que le féminin de "Vautré dans son canapé" était : "Debout devant l'évier"
Chez vous, les rôles sont inversés, et vous m'en voyez ravie !

6/6/08 5:08 PM  
Blogger Robert Marchenoir said...

"Un des éléments majeurs de lutte contre les discriminations, c'est cesser de trouver normal ces choses auxquelles nous sommes habitués." (Le chef de la HALDE)

Oui. Surtout, cessons de trouver normales ces choses auxquelles nous sommes habitués. Détruisons nos traditions, notre culture, notre héritage. Tout ce qui fait l'unité d'une nation. Tout ce qui fait sa volonté de... vivre ensemble.

Tiens, j'ai déjà entendu ces deux mots-là. Mais où?

Une fois qu'on a détruit, volontairement, tout ce qui motive une société à vivre ensemble, il est certain qu'il faut des HALDE, des assoces, des lois liberticides et des milliards en dépenses publiques pour essayer de retrouver, artificiellement, ce qui est naturel dans un pays qui fonctionne.

Sans aucun espoir d'y arriver, d'ailleurs.

Plus les gauchistes brament qu'il faut promouvoir le "vivre-ensemble" (quelle horrible expression!), plus ils font tout pour le rendre impossible.

8/6/08 6:31 PM  
Blogger philippe psy said...

Oui cher Robert mais la droite, enfin l'UMP semble d'accord et même parfois aller plus loin que la gauche dans ce genre de projets fous !

8/6/08 9:47 PM  

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