18 janvier, 2016

Chaud !


Coucou me revoici ! Désolé d'avoir patienté si longtemps avant d'écrire. Il faut dire que c'était chaud pour moi en ce moment ! Sale temps pour les capricornes !

Entre Noël et le jour de l'An, c'est d'abord Lemmy Kilmister, le bassiste chanteur de Motörhead qui calanche. Né un 24 décembre, il a eu la chance de passer l'arme à gauche le 28 décembre, le temps d'atteindre son soixante-dixième anniversaire.

Pour tout vous dire, Motörhead, ce n'était pas mon truc. Je n'écoute jamais de métal. Je ne saurais même pas vous citer le moindre titre de ce groupe ! Par contre Lemmy, je le connaissais vu que je joue un peu de la basse. Oh, un tout petit peu, rassurez-vous. Il se trouve que voici bien des années, j'ai eu un patient bassiste professionnel dans ma clientèle. Comme il avait été très satisfait de mes prestations, il m'avait offert l'une des ses basses, une belle Alembic, pour ceux qui connaissent.

Il se trouvé qu'étant un peu geek comme la plupart des mecs, dès que j'ai eu mon Alembic, je me suis mis à lire Bassiste Magazine. J'avoue que j'ai plus lu le magazine que je n'ai pratiqué la basse. Toujours est-il que je suis devenu champion en basses. Alembic, Warwick, Fender, Music Man, etc., je les connais toutes et je saurais même en parler à défaut de savoir en jouer. Quel escroc !

Ce que j'aime bien dans Bassiste Magazine aussi, ce sont les interviews de bassistes célèbres. Moi qui n'ai jamais été fan de qui que ce soit, ça m'a permis de connaitre tout un tas de gens. C'est ainsi que j'avais lu une interview de Lemmy Kilmister qui m'avait semblé extrêmement sensé et en rupture totale avec ce que la plupart de ses fans auraient pensé de lui. Derrière le balourd crachant du gros son se dissimulait un être bien plus fin qu'on ne l'aurait imaginé. Bref, le mec était moins conforme que ce qu'il annonçait. Ça fleurait bien le capricorne.

Ensuite, vint le toue de Bowie. Le père David, lui, il est né un 8 janvier et décède le 10 janvier dernier. Juste après son anniversaire aussi ! Bowie, c'est comme Motörhead, je m'en tape. Ça peut paraître choquant vu que lorsqu'il est mort, on a eu l'impression qu'on venait de perdre Mozart. Il a eu le droit à son moment d'hystérie collective avec petites bougies allumées devant son dernier domicile.

Pour moi Bowie, c'est cinq ou six bon titres dans un océan de morceaux très moyens. Quant à ses frasques, ses déguisements et ses maquillages, c'est juste générationnel. C'était les années soixante-dix, on faisait n'importe quoi, voilà tout. D'ailleurs le père Bowie a vite arrêté la came et les jupes pour remettre des costumes et boire de l'eau minérale. Là encore, ça relève de l'arnaque capricornienne. On joue au con comme les autres mais on a des limites, on ne finit pas comme Janis Joplin.

J'ai eu le malheur de parler en ces termes du dieu Bowie à Jean Sablon alors qu'on se trouvait à une terrasse de café. A côté de nous, se trouvaient deux gamines de dix-huit ans. L'une d'elle m'écoutait et m'a regardé. Si ses yeux avaient été des revolvers, j'étais mort ! J'aurais adoré qu'elle vienne me prendre la tête. Je lui aurais rétorqué que Bowie, j'en disais ce que j'en voulais, que c'était mon époque et ma vie et que ce n'était pas la place d'une morveuse n'ayant rien vécu de me faire le moindre reproche. Putain, je déteste les jeunes. Et ça s'aggrave d'année en année.

Enfin, ça a été le tour de René, le mari de Céline. René Angélil était né un 16 janvier et est décédé un 14 janvier. Pas de chance, si près du but, tout proche de la ligne d'arrivée, il meurt deux jours avant de souffler les bougies. 

René lui, je n'en ai jamais rien pensé, même si ce qu'il a réussi à faire avec la petite Céline tient du prodige. Certes Céline avait de la voix, mais transformer cette gamine aux vilains chicots en vedette internationale à l'affiche du Caesar Palace était un sacré travail. Le père René c'était un peu le Deus ex machina dans la vie de Céline, cette sorte de providence qui dénoue une situation désespérée. Çà encore c'est bien un truc de capricorne, d'ailleurs j'en ai un peu fait mon métier !

Bref, comme vous en conviendrez, la période était un peu chaude pour les capricornes en ce moment alors que c'est notre anniversaire. Moi qui suis né un douze janvier, je n'étais donc pas très frais. Je me disais qu'après Lemmy, David et René, ce serait peut-être mon tour.  

Je suis donc resté planqué discrètement, attendant fébrilement la date de mon anniversaire, bien décidé à n'émerger que trois ou quatre jours après. Voilà, le douze janvier est derrière moi. J'ai vieilli d'un an et je suis de retour !

Ceci dit, les Michel gaffe aussi parce qu'après Galabru, Delpech et Tournier, il semble qu'il y ait aussi une mauvaise série en cours pour vous !

5 Comments:

Blogger Le Touffier said...

Ah, ces gens superstitieux... pff...

Jésus, une petite 33 Export pour la route ?

23/1/16 12:10 AM  
Blogger Kevin Macarry said...

Donc quand on est dans une impasse dans la vie et qu'on sait pas comment s'en sortir il faut rencontrait un capricorne? :p

23/1/16 12:56 AM  
Blogger philippe psy said...

@Le Touffier : Y'a pas vraiment de sagittaires célèbres, alors toi on ne t'annonce pas des morts aux JT de BFM et d'I-Télé ! Comprends donc que je puisse avoir peur !

24/1/16 12:34 PM  
Blogger menvusa gerard said...

@Philippe: et Jim Morrison, c'est pas un sagittaire célèbre ???

24/1/16 1:23 PM  
Blogger Kevin Macarry said...

Ce n'est que de l'astrologie pas la peine de se prendre trop la tête :D

25/1/16 1:50 AM  

Enregistrer un commentaire

<< Home