15 février, 2008

Pour qui as-tu voté ? Ben euh ...


J'avais beau jeu, jusqu'à une date récente de me foutre de ceux qui avaient voté pour Ségolène. Sincèrement, je peux comprendre qu'on soit de gauche, autant j'ai du mal à admettre qu'on ait pu se laisser berner par la dinde du Poitou. A ce niveau de démogagogie et de bêtise, la dame aurait du recevoir une belle médaille.

J'en étais là, à me gausser comme un gros goret de mes amis socialos. Moi avec Nico, même si je n'en suis pas fan, ça allait encore, on ne pouvait que le trouver largement moins nul que l'autre godiche.

Et puis, le temps a passé. Négociations foireuses avec les syndicats, la lettre de Guy Môquet, histoires de fesses sordides et grotesques, mesures débiles à propos de la télévision publique, perte de pouvoir d'achat, les couacs se sont enchaînés. Tant et si bien, que souvent des gens me demandaient de quoi souffrait Nicolas. Certains me demandait si d'après moi, il sniffait ses quatre g de coke, tandis que d'autres auraient voulu savoir s'il n'avait pas un gros trouble bipolaire.

En gros, plein de gens subodoraient qu'il devait y avoir un truc pas clair chez notre Nicolas National pour se conduire de la sorte. Moi, je ne disais rien, je restais coi, parce qu'il ne m'appartient pas de me prononcer sur ce genre de choses. Mais, il ne faut pas croire, les gens ne sont pas stupides, ils sentent bien que quelque chose ne tourne par rond chez Nicolas. Enfin je le répète, moi pas un mot, bref je faisais le mec sérieux super à cheval sur la déontologie !

Puis hier, il y a eu le coup des enfants morts. J'ai entendu notre président expliquer que nos chers petits élèves devraient s'identifier à l'un des milliers d'enfants juifs morts en déportation. J'ai cru rêver. Comment un type élu à ce niveau peut-il être assez dingue pour proposer à des enfants de huit/dix ans de s'identifier à des enfants morts dans des conditions aussi atroces ?

Et pourquoi, qu'on ne ferait pas des rafles fictives, et qu'on ne chargerait pas les gamins dans des wagons à bestiaux, qu'on laisserait en plein soleil, sans eau, et qu'on ferait rouler quelques centaines de kilomètres, pour que l'identification soit complète, que ces petits salauds se rendent compte de la chance qu'ils ont de vivre au XXIème siècle sans nazisme. Hein Nicolas, pourquoi pas ? Bon, après on expliquerait aux gosses en larmes que c'est pour leur bien et qu'ainsi ils apprécieront ce qu'ils ont et qu'ils aimeront tout le monde.

Putain, les bras m'en tombent ! Pour parvenir à ce niveau de démagogie, de connerie, d'injustice et de monstruosité, il faut vraiment avoir une case en moins ou pratiquer le cynisme à haute échelle. Ce mec va finir par nous péter une durite, nous faire un AVC et claquer net la tête dans son goulash.

Certains de mes confrères spécialisés en pédopsychiatrie, tentent jour après jour de libérer des gosses de l'emprise d'un traumatisme ancien, et voici que ce monstre magyar propose d'en créer de toutes pièces chez les gamins les plus sensibles. A chaque catastrophe, vous aurez noté qu'on envoie une antenne psychologique d'urgence pour éviter que le traumatisme vécu ne devienne un stress post-traumatique quasi-insurmontable, et voici que le bas-du-cul de L'Élysée, nous sort ce truc odieux et monstrueux !

Alors, tout ceci m'a fait réfléchir. Maintenant, quand on me demandera si Nicolas est camé ou s'il souffre d'un trouble bipolaire, je sortirai un peu de ma réserve. Je dirai que je ne sais pas, mais qu'il y a forcément un truc qui merde dans sa tête. Allez hop, scanner et IRM et on en saura plus ! La psychologie n'est pas la panacée, et il faut toujours un diagnostic différentiel.

Et puis, si on me demande pour qui j'ai voté en 2007, je dirai que j'étais loin, en Australie et que malheureusement je n'ai pas pu voter. Je sais qu'en ce moment, certains sites anglo-saxons font des paris sur le sort réservé à Britney Spears ou Amy Winehouse. Moi je leur propose de rajouter notre Nicolas. Finira ses cinq années ou pas ?

En attendant, si quelqu'un peut me proposer un passeport américain, je suis preneur ! Mais bon, allez retour en 2007, face à face Sarkozy et Royal. Y'a pas, je revote encore Sarko. L'autre, je ne peux décidemment pas.

8 Comments:

Blogger Laure Allibert said...

Eh, mais vous devenez sarkophage ("bouffeur de Sarkozy") !

Moi je n'ai pas voté pour lui, ni pour la dinde. Je savais qu'il était dingue, Marianne m'avait avertie : Sarko le dingo.

15/2/08 6:19 PM  
Anonymous Anonyme said...

Tiens si on faisait ça dans les banlieues ? Comme ça les gniards de la téci ils comprendraient qu'ils ont pas besoin des dernières shoes à la mode. Après tout les morts, ça a pas besoin de chaussures !!^^

Je propose de distribuer "bourreaux et victimes" de F. Sironi dans toutes les écoles afin d'aider les survivants à retrouver une vie normale et d'expliquer aux enseignants comment on fait pour les pousser à devenir tortionnaires.

15/2/08 6:26 PM  
Anonymous Anonyme said...

oui, mais Nicolas est SINCERE !!! Ce qui l'exonère de toutes ses conneries. Au moins, la morgue de plus en plus voyante de Ségolène ne laisse pas d'ambigüité sur sa soif de pouvoir ...
A quand la distribution de couronnes d'épines dans les cours "d'éveil au fait religieux" ?
A vous lire.
Jean-Philippe

15/2/08 10:03 PM  
Blogger philippe psy said...

Sarkophage ? Non, à vrai dire je m'en fous un peu.

Je crois qu'en matière politique, j'ai perdu mon pucelage depuis longtemps. Mais la mesure, ne me semble pas seulement loufoque, mais carrément dangereuse.

Tant qu'un politique fait ses conneries ordinaires, moi je m'en fous, mais là, cela devient étonnant je trouve.

15/2/08 10:25 PM  
Blogger Josick said...

L'excellente caricature de Marie-Annick m'a inspiré un post que j'ai intitulé Sarko cinglé qui conclu ainsi : ".... tenus par un même homme qui s'inscrit dans une continuité de sa propre rupture permanente. Cassé, notre idiot planétaire qui tiens par la main le cadavre de Chirac, lequel tenait celui de Mitrand dont la politique a honteusement privilégié (voir la seconde partie de ce commentaire, lorsque Charles Gave est cité) le rentier au détriment de l'entrepreneur prenant des risques, seul véritable facteur d'enrichissement !"
Oui, c'est un soulagement de n'avoir pas voté.

16/2/08 10:18 AM  
Blogger Sylvain JUTTEAU said...

Dans la mythologie grecque, un Dieu est un concept. La personification du "Dieu" facilite ensuite la représentation du concept. Le Dieu Hybris est saisit par la démesure et l'orgueil, il est la personnification de ce sentiment de démesure. Il est saisi par l'ivresse du pouvoir qui déconnecte du réel, comme tout autre type d'ivresse.

Dans la Constitution d'origine de la V° république en 1958, le président de la république était élu par un collège de grands électeurs et pour sept ans.

Mais dans le système démocratique tel qu'il a été modifié, le président est élu au suffrage universel pour cinq ans. L'électeur vote pour une période plus courte et pour le candidat qui est le plus proche de lui, c'est à dire le candidat qui a une vision courte et consumériste.

Nous portons donc en toute logique au pouvoir un candidat qui a une vision superficielle.

Le président est d'autant plus sensible à l'hybris que sa profondeur stratégique est réduite. Il est balloté par l'orgueil et l'immédiateté.

Je crois que la solution est de restaurer la stabilité présidentielle du point de vue des institutions, au moins par le rétablissement de l'élection à deux degrés.



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NOTA :

La mythologie ajoute une vision eschatologique. Je cite l'article de Wikipédia :

"L'homme qui commet l’hybris est coupable de vouloir plus que la part qui lui est attribuée par la partition destinale. La démesure désigne le fait de désirer plus que ce que la juste mesure du destin nous a attribué. Le châtiment de l’hybris est la némésis (« destruction »), le châtiment des dieux qui a pour effet de faire se rétracter l'individu à l'intérieur des limites qu'il a franchies."

16/2/08 10:44 AM  
Anonymous Anonyme said...

Nicolas Sarkozy n'a pas réfléchi en décidant de cette mesure. Elle doit venir d'un de ses conseillers, probablement Guaino (anciennement commissaire au plan). Il l'a prise au vol, pensant qu'il avait besoin d'une annonce forte pour la journée. End of story.

C'est qu'il est branché sur un mode où penser les conséquences de ses décisions n'est pas la priorité. Manque de pot, il est allé trop loin cette fois-ci.
Je pense qu'il s'en est rendu compte, et il aura fallu que Mme Veil prenne position pour cela. Sinon, aucune chance de lui faire entendre raison.

Je préférais un Chirac et son immobilisme. Le malheur est que l'après période électorale va être encore très chargée d'annonces de ce genre.

17/2/08 11:14 PM  
Anonymous Anonyme said...

Et voilà... Il suffit d'abandonner votre blog sanitaire quelque semaines et ça y est, on distribue les sarkomnifères...

Mais, cher et chers ami(s) -vous permettez?- vous n'avez donc pas compris que vous vivez une époque qui suinte... j'ai bien dit qui suinte et non pas qui transpire - les activités manuelles sont telles des corneilles parties sous d’autres cieux pour n’en point revenir -. Et pourtant, notre sarko-près-de-sa-blonde s’y entend pour nous faire suer le burnous et cela tombe finalement à pic dans un c’pays multiculturel…Vous avez remarqué ? Non allez, ne me dites pas non, pas des individus de votre qualité ! Si, vous avez remarqué. France n’existe plus. C’est un mot banni : comme le Franc, comme marchand de couleurs - et c’est tellement poétique un marchand de couleurs !!!!- plus poétique qu’un Leroy Merlin - non, non, je ne parlerai pas d’enchantement cela serait trop facile, c‘t‘une vanne pour cour de récré pas pour une rédac -. Enfant, j’imaginais vraiment qu’ils vendaient des couleurs et qu’ils les fabriquaient dans une mystérieuse officine avec du soleil, du sable chaud et de la mer toujours recommencée. Adieu marchand de couleurs, adieu marchandes de quatre saisons… enfant également, je me disais qu’elles avaient bien du courage ces marchandes…pensez donc ! Dehors pendant quatre saisons ! Alors bien sûr, de Pâques à la rentrée des classes ça va, mais en janvier, quand l’arroseuse municipale balance du sel comme un loufiat de la sciure… là…la pauvre marchande regrette de ne pas être - même si c’est moins glorieux - une marchande de trois saisons. Tout ça pour en venir où ? Pour dire que les mots c’est important et c’est surtout signifiant comme dirait mon garagiste qui est accessoirement un dépendeur d’andouilles, métier également disparu. Alors ils en sont tous atteints de la c’payte : journaleux, politicouilles de mes deux cards, comédiens (braves gens) écrivains (on écrit encore) et autres. Oui, chers amis, dans c’pays quelque chose ne va pas ; il faut réformer c’pays ; c’pays doit évoluer…Oui, ils en sont tous atteints de la c’payte …ils ne sont plus français, ils n’habitent pas en France. Ils habitent c’pays…un vague espace de diversité mou et flou et flasque…c’pays comme un éternuement ou un crachat. Ce sont des c’payens…ils suintent…ils expient, ils tremblent.

Bref, l’époque suinte. Ce sont les temps de la honte et de la peur. Honte d’être ce que l’on est ; peur de se trouver écarté du troupeau pour pensée non-conforme. Votre ami Sarko pour lequel j’ai voté avec autant de conviction que lorsque j’achète du Mir (je touche des droits là-dessus) est LE grand suinteur en chef. Battons notre coulpe et suintons notre honte pour la colonisation, pour ne pas embaucher des burnes illettrées de la diversité ou de l’extérieur, pour ne pas louer nos studios à des fesse Mathieu polygames, pour Vichy, pour l’Indochine, pour le commerce triangulaire, pour Bousquet, pour Drumont, pour Napoléon l’esclavagiste, pour le code civil machiste, pour la bombe A, pour Joséphine Baker et sa ceinture de bananes, pour l’exposition de 1931, pour Lyautey, pour Mohamed V, pour le Roi Farouk…. Et je peux vous en tartiner des couches et des couches à n’en plus rouiller jusqu’à la fin de siècles. Quel rapport me direz vous ? Cette histoire d’enfant juif est un suintement de plus. Une dégoulinade de bien pensance répandue sur le dos d’un troupeau à genoux. Rassurez vous pour les enfants. D’ailleurs les enfants tout le monde s’en branle ! C’est comme les morts : On les utilise pour justifier le présent ; époque perverse ! Si on pensait aux enfants on n’expliquerait pas que c’est bon de supprimer l’école le samedi matin pour leur bourrer encore plus le crâne le restant de la semaine ! Oui soyez tranquilles pour les enfants. Déjà un enfant ça rêve, ç’est capable d’imaginer Clovis couper des mains et des têtes, d'imaginer Jehanne d'arc qui brûle, d’imaginer la tête de Louis XVI au bout d’une pique et pour un enfant c’est triste mais c’est pas grave. Alors comment voulez vous qu’un enfant se sente coupable de l’histoire d’un gosse mort il y a 50 ans ? Un gosse ça sait dire « c’est pas moi », ça sait voir les adultes mentir, ça sait voir le ridicule et c’est pour ça que ça rit beaucoup un gosse. Alors décidément qu’un gosse apprenne l’histoire d’un petit déporté, vraiment c’est pas le traumatisme au bout cahier du jour ! En revanche, que l’on rabâche maladroitement, la même compassion, le même misérabilisme pour la même population, là oui, c’est dangereux. Dans c’pays qui n’est plus qu’un légo de communautarismes il s’en trouveront pour dire que ce sont toujours les juifs qu’on plaint, preuve qu’ils ont le bras long - faute du nez - qu’ils tiennent les médias, qu’ils asservissent le monde, qu’il n’y en a que pour eux. Et demain ? Il faudra apprendre l’histoire d’un Mourad qui était à Sétif ? Ou d’un Babacar de Libreville ? Et on va suinter en cœur sur le passé au lieu d’imaginer l’avenir et vivre au présent. Et demain, va-t-il falloir écouter l’antienne des mahométans martyrisés par les vilains Français - ceux d’hier, pas les c’payens - et les noirs du cran qui vont nous raconter que certains de leurs semblables furent vendus par leurs chefs à des arabes qui les revendaient à des Nantais pour les acheminer en amérique et que c’est pas bien et que vite, vite faut s’en excuser et que faut pas du coup s’étonner que des vandales à capuche piquent leur portables aux petits blancs…ça suinte, je vous dis. Ce qui est réellement grave c’est que c’pays est en effet le terrain d’un solide antisémitisme ; que celui-ci est solidement ancré dans les têtes de jeunes gens et que ce n’est pas la shoah connection qui en viendra à bout. Cette pseudo bonne mesure est pire que le mal. Arrêtons de suinter. Ce qu’un enfant doit savoir, c’est que si son père a un accident de la route et qu’il perd son sang il devra être transfusé, non pas avec le sang d’un de ses semblables mais avec le sang d’un homme qui sera compatible avec le sien ; et cet homme là sera peut être blanc, juif, noir, arabe, américain va savoir !!! C’est pour ça que quand on est grand, on va donner son sang.

Ca pourrait être ça l’école. Ben non….on est dans c’pays et dans c’pays on suinte.

Allez, salut Philippe-psy. J'embrasse ainsi que l'avocate.

Laspalès

21/2/08 1:17 AM  

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