27 octobre, 2013

Erratum, femmes et chanson française !

Gaby Deslys et Harry Pilcer

Mademoiselle S. m'avait demandé un lien vers une chanson de Fréhel et comme nous avions parlé ensemble de Berthe Sylva, j'ai cru qu'elle se trompait d’interprète. Voilà pourquoi j'ai mis dans mon article précédent la vidéo de l'immense Berthe chantant Les roses blanches.

De fait, la jeune Mademoiselle S. avait raison et puisque nous avions parlé des relations entre hommes et femmes et que nous nous étions interrogés sur le fait qu'à travers les âges, et que quelque soit le niveau socioculturel des femmes, il puisse exister certaines constances amenant à songer que l'amour est aveugle et n'a qu'un lointain rapport avec la capacité à comprendre les mécanismes de l’inflation, c'est bien de Fréhel dont il était question ! M'avez vous suivi ? J'avoue que ma phrase précédente était longue mais je suis et reste le champion des appositions.

Pourquoi Fréhel me demanderez-vous, jeunes lecteurs de la génération Y dont la culture musicale commence avec les boy'sband et finit à Miley Cyrus ? Tous simplement parce que la grande Fréhel est l'interprète inoubliable de la chanson Tel qu'il est dans laquelle elle décrit son amour envers et contre tout pour un homme dont, le moins que l'on puisse dire, est qu'il ne présente pas de qualités particulières. Mais c'est ainsi, c'est l'amour, et il a été prouvé que cela pouvait résulter d'un subtil décodage de phéromones tendant à accréditer que le couple qui s'aime possèderait des patrimoine génétique complémentaire ayant vocation à donner naissance à de beaux bébés.

Fréhel explique d'ailleurs dans l'introduction de la chanson que sa raison l'avait poussée à choisir un homme, un garçon chic et distingué mais qu'elle s'est chipée pour un homme qu'elle a  dans la peau. C'est incontestablement une démonstration en faveur de l'intervention d'une mystérieuse alchimie génétique dans le choix des partenaires. Mais laisson la parole à Fréhel :



Tooujours pour poursuivre dans cette voie, qui se souvient encore de Gaby Deslys ? Personne alors qu'elle fut une star immense pour laquelle Londres comme New-York se mirent à genoux. Courtisée par les plus beaux hommes, les plus riches et les plus puissants, Gaby, native de Marseille renverrait aujourd'hui un concert de Lady Gaga au rang d'un spectacle de fin d'année d'une école élémentaire de Mayenne. Sa fiche wikipedia étant particulièrement bien faite, il vous suffit de la lire pour vous rendre compte que je ne vous mens pas. D'ailleurs Liane de Pougy, courtisane exceptionnelle, lui rendit hommage lors de son décès en parlant d'elle comme de la plus riche des actrices françaises, celle qui avait le plus de perles et faisait le plus d'envieuses. La maison de Gaby, dénommée Villa Deslys est d'ailleurs toujours visible à Marseille où elle reste l'une des plus belle. Si vous échappez aux balles de kalashnikov, vous la trouverez toujours majestueuse trônant sur les hauteurs de la corniche Kennedy. En ce temps là, on savait vivre !

Il se trouve que Gaby Deslys ramena de New-York un jeune danseur nommé Harry Pilcer avec qui elle fit un duo nommé Deslys et Pilcer qui obtint un succès ahurissant allant même jusqu'à se produire aux Siegfield Folies de New-York. Hélas la belle mourut d'une affection pulmonaire alors qu'elle n'avait que trente-huit ans. Harry Pilcer, d'abord éploré finit bientôt par se consoler en offrant à Mistinguett, la chanson qui allait consacrer sa célébrité : C'est mon homme.



On notera que dans les deux chansons, les femmes parlent d'un homme qu'elles ont dans la peau. Certes, ces deux oeuvres furent écrites par des hommes et on pourrait douter que les paroles soient forcément celles qu'auraient écrites des femmes. Toutefois, ma modeste expérience m'ayant amené à voir que bien des femmes intelligentes pouvaient parfois se mettre avec des crétins patentés, je dois admettre que parfois ... elles l'ont dans la peau ! Ce qui revient à dire que l'on pourrait gloser à vie sur la séduction sans que l'on ne sache vraiment de quoi on parle. On parvient juste à affirmer qu'il ya des choses à ne pas dire ni faire.

Je présente évidemment mes excuses les plus sincères auprès des Femens et autres mouvements féministes pour avoir mis des liens de chansons aussi sexistes. J'espère aussi que Mademoiselle S. verra dans ce modeste article ma volonté de me faire pardonner de lui avoir inséré le mauvais lien dans l'article précédent.

Je dois cependant rajouter que s'agissant des femmes citées dans cet article, qu'il s'agisse de Fréhel, de Gaby Deslys, de Mistinguett ou encore de Liane de Pougy, chacune d'elle s'est plutôt bien débrouillée dans la vie. D'ailleurs à la même époque Marie Cury découvrait le radium.

Sacrées bonnes femmes tout de même ! Et tout ça sans l'aide d'aucune association subventionnée !

4 Comments:

Blogger Maxime said...

La chanson de Fréhel a été reprise par Renaud, chanteur anarcho-mitterandiste des années 80-90, qui a pourtant encore un peu de succès au près de cette fameuse génération Y (ou alors, je suis un vieux con de la génération Y).

27/10/13 9:26 PM  
Blogger philippe psy said...

@Max : Renaud, il a été rigolo quelques années mais guère plus. Ensuite la picole l'a fait confondre délires d'alcoolo et philosophe et il est devenu aussi chiant qu'un vieux pilier de bar qui vous débite des platitudes. Il doit encore être apprécie par les jeunes oui. De toute manière ils n'ont aucun goût !

28/10/13 3:32 AM  
Blogger Morovaille said...

Oui, pour les goûts de jeunes, je dois plussoyer...

Par exemple : un jeune lecteur de ce blog (peut-être le plus jeune ?) s'est pris à lire des "trucs de pédé" -- et à apprécier qui plus est -- en l'occurence l'oeuvre de Saint-John Perse, sous l'influence de je ne sais quel billet.

Il faudrait que les vieux balayent devant leur porte et évitent de transmettre leur mauvais goût aux jeunes, c'est trop simple après de les accuser...

28/10/13 10:19 AM  
Blogger Arthur Upfield said...

Marie Skłodowska veuve Curie,qui eût une liaison adultérine avec Paul LANGEVIN qui fît se déchaîner la droite xénophobe de l'époque...

ou alors Ma-riz au Cu(r)ry ?

30/10/13 1:14 PM  

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