29 janvier, 2021

Nos "ainés" !

 


Je suis fasciné par l'importance qu'ont pris ces derniers mois les vieillards et encore plus ceux qui croupissent dans les EPHADs en attendant la mort. De puis que l'on sait que le Covid19 fait principalement ses victimes chez les largement plus de soixante-quinze ans, on n'a jamais autant parlé des vieillards. Honte à ceux qui voudraient les confiner, arguant du fait que cela ne sert à rien de maltraiter les forces vives de la nation qui risquent peu pour sauver des vieux !

Non, c’est hors de question, on masquera les enfants, on poussera les étudiants au suicide et les autres au chômage mais on ne touchera pas à un seul des cheveux blancs de "nos aînés". Voilà, le mot est lâché, le vieux, le vioque, le vieillard, le croulant, le débris, le pré-cadavre est devenu par la magie de la période que l'on traverse un "aîné", une sorte de figure tutélaire et sacrée à laquelle on ne touche pas, sous aucun prétexte. 

Grâce à a communication, ces vieux qui nous emmerdent à la poste le samedi mati, alors qu'ils ont toute la semaine pour y aller sont devenus intouchables : de vraies vaches sacrées. On les imagine tour à tour en grands-parents gâteaux ou en augustes sages à qui tout est du, chargé d'éclairer notre chemin de la lumière de leur grande expérience. 

C'est vraiment magnifique cette image d'Epinal montrant un vieillard chenu et fragile défendu par un ministre.

Dans les faits, qu'en est-il ? Une de mes grand-mères a fini ses jours dans que l'on n'appelait pas encore un EPHAd mais une maison de retraite. Mon frère, l'ainé était son préféré, ce n'est pas pour autant qu'il soit allé la voir. Il s'en foutait. C'est moi qui me cognais les visites, de la même manière que j'ai toujours été l'abonné aux obsèques pour représenter la famille. J'ai certes un côté branleur mais j'ai le sens du devoir.

Je me souviens d ela tristesse des lieux quand j’allais lui rendre visite. Et pourtant, mon père n’avait pas lésiné, l'endroit était magnifique, un superbe château au milieu d'un très bau parc. Mais château ou pas, les vieux restent des vieux et une fois à l'intérieur des lieux, malgré les moulures, les lambris et le parquet au point de Hongrie, ça sentait toujours légèrement la pisse et le désinfectant.

Mais pire que tout, ça sentait l’abandon et la solitude, un vrai cimetière de voiture, une casse ! Je me souviens que lorsque j'arrivais à l'étage où ma grand-mère avait sa chambre, la plupart des portes étaient ouvertes parce que la plupart des vieux qui avaient échoué en ces lieux, n'auraient d'autres spectacles, ni d'autres distractions que de voir passer les personnes qui allaient visiter les rares plus chanceux qu'eux.

Comme je suis un bon garçon, j'avais mes œuvres. Je descendais ma grand-mère dans un salon où nous prenions un café puis au moment de la raccompagner dans sa chambre et après lui avoir dit au revoir, je restais un peu pour papoter avec le pépère d'à-côté un pauvre vieux en fauteuil roulant que personne ne venait jamais voir. Je papotais ensite avec une ou deux vieilles tout aussi solitaires,avant de m'arracher de là au volant de ma sublime Alfa-Roméo Alfasud Sprint 1500 en songeant que nous vivions dans un sacré monde d'enculés. J'avais beau être jeune, j'avais des tas de réflexions sur la vie !

Ayant bonne mémoire, je peux me souvenir précisément de ces visites et de la tristesse qui planait en ces lieux. Je me suis d'ailleurs toujours dit que si tele chose devait m'arriver, je préférerais crever que d'échoucer comme une épave dans un EPHAD. Qu'en sera-t-il ? Je ne sais rie, je sais qu la vie est plus forte que tout et que ce que je dis aujourd'hui n'est pas ce que je ferai demain.

Enfin comme vous le savez, je suis fort sociable et toujours intéressé par la vie des autres, non par indiscrétion, mais simplement parce que j'aime bien écouter les gens me parler de leur vie. Tandis que a formation et mon milieu social devraient me pousser à fréquenter du cradre sup' ou du consultant, ces gens là ne m'ont jamais intéressé. La vie des termintes et des fourmis ne me passionnent pas, soumise qu'elle est a des procédures. Je préfère les gens originaux qui ont ou ont eu des vraies vies et ont des choses à raconter.

C'est ainsi que je connais C., qui exerce la noble profession d'aide-soignante, le grade en dessous d'infirmière, le métier qui consiste à faire la toilette des vieux en se cassant le dos et à leur donner à bouffer, le pire du pire, le métier le plus mal payé et déconsidéré. Aide-soignante, c'est un an d'études pour ensuite aller nettoyer la merde des autres en étant payé le smic. Et pourtant C, adore son métier et n'en changerait pour rien au monde. Elle travaille dans un Ehpad luxueux ou la chambre est à 4000€ par mois et se fait un peu de gratte en faisant des ménages.

Elle n'a rien d'une petite chose mièvre vu qu'elle ressemble plutôt à Jeen Gavin mais en blond avec des cheveux longs. Elle est rapide et efficace et si elle n'enverra jamais de sonde sur mars, ce qu'elle sait faire, elle le fait vite et bien et se montre digne de confiance. Je ne sais même plus comment je la connais, sans doute une rencontre dans un café, mais toujours-est-il qu'on se tutoie, qu'on se fait la bise et que si je la croise, on papote et même que si l'on est prêt d'un rade, je lui offre un café de bon coeur. elle a toujours des tas de trucs à raconter.

Et croyez moi, elle m'ena paré des vieux en ephad, de la manière dont ils sont traités. Oh pas par la résidence d'accueil qui a tout intéret à les conserver le plus longtemps possible mais par leurs proches. Comme elle me l'expliquait, même dans son établissement de luxe, les visites restent rares, on vient à l'anniversaire et à Noël et une fois de temps à autre mais dans les faits, on s'impatiente surtout parce qu'à 4000€ par mois, on voit l'héritage fondre au soleil. Papa et maman ils sont bien gentils mais ils coûtent vraiment cher.

Le pire qu'elle m'ait raconté c'est l’histoire dune femme médecin qui, alors que sa mère était proche de la fin n'a pas voulu renoncer à ses vacances, chargeant C de faire au mieux en cas de problèmes. Mais des histoires plus ou moins semblables, C en a à la pelle. Dans les faits, pour de nombreux vieillards dont elle s'occupe, elle reste l'unique visite, l'unique personne avec qui ils peuvent encore bavarder en attendant la mort.

Alors quand j'entends ces salauds d'élus ou de journalistes nous dire, des sanglots plein la voix, qu'il ne faut pas confiner nos aînés, ça me fait doucement rigoler. Sans doute que ces "boomers" nés jute après guerre, sentant que cela sera bientôt leur tour de croupir dans un mouroir aimeraient bien qu'on les traite mieux qu'ils n'ont traité leurs propres parents.

Saletés de soixante-huitards ! Confinons-les et rouvrons les bars et les restaus !

Bienvenue chez les dingues !

 


Mes chers patients se satisfaisant de skype, je ne suis plus à mon cabinet que le jeudi. Les lieux de convivialité, comme on dit aujourd’hui, cafés et restaurants, étant fermés, il ne m'est plus possible de m'adonner au cafing, mon sport préféré. Mais restant extrêmement sociable, je continue à voir du monde. 

Je déteste déjeuner. Quand je suis seul, je me roule en boule et je ne mange pas et si ça persiste, j'ai le poil terne et je perds du poids. Fort heureusement, malgré les conditions difficiles que nous traversons, il se trouve toujours quelqu'un pour partager ce que je nomme maintenant mon "déjeuner de clodo". Eh oui, tout étant fermé, les seul endroits restants accessible restent les bancs publics.

J'ai mon banc à moi, juste en face de a porte de l'immeuble où j'officie.Il faut dire que personne ne s'y assied jamais parce qu'il est coincé entre les parkings à vélos que cette folle d'Hidago a fait installer un peu partout. Il est toujours libre et accueillant bien que le bois un peu dur finisse par faire mal au cul. Je me suis dit que je devrais m'équiper d'un petit coussin.

Ce jeudi, nous étions trois à ce déjeuner de clodo. Il y avait L'ami des stars, un ancien patient qui connait tout le monde et Jerry, un gars très sympa de tweeter et puis moi. Comme on n'est pas des avares, on avait jeté notre dévolu sur le menu à 10,50€ proposé par la boulangerie d'en face consistant en un sandwich, une tartelette et une boisson.

On devisait de manière fort sympathique en regardant passer les zombies masqués lorsqu'une fois ce pantagruélique déjeuner fini, j'ai proposé d'offrir le café. Je suis comme ça, je suis un prince, au diable l'avarice !

De retour sur notre banc favori, on s'est dit que c'était le moment de se fumer une petite clope avec le café, enfin sauf Jerry, vu qu'il ne fume pas. Clope au bec et gobelet de café en main, nous continuions a bavarder lorsqu'un quidam chapeauté et muni d'un masque FFP2, vous savez les gros masques en bec de canard, passant près de nous, nous lance un regard noir et remue sa tété en signe de dénégation. Manifestement, quelque chose dans notre attitude le choquait, sans doute, le fait que malgré les mesures liberticides, nous nous obstinions à arracher à cette période folle un peu de chaleur humaine.

L'ami des stars demande alors à ce malotru quel est le problème et ce dernier, se retournant nous lance : j'ai été réanimateur messieurs et laissez-moi vous dire que vous faites n'importe quoi ! J'ai évidemment lâché l'affaire bien qu'au fond de moi, j'aurais bien eu envie de lui dire "d'aller se faire enculer bien profond". L'ami des stars aurait bien aimé en découdre mais je l'ai retenu, lui expliquant que cela ne servait à rien.

Comme il me l'expliqua : "tu te rends compte que j'ai soixante-deux ans et que j'ai passé l'âge qu'un inconnu me tance comme un garnement et me fasse des leçons de morale". Il m'a ensuite demandé comment j'avais pu rester si calme face à cette incroyable agression. Il trouvait l’attitude de ce type tellement odieuse que cela suffirait à lui faire passer une mauvaise journée. Je lui ai alors expliqué que cela ne servait à rien d'avoir lu Sénèque, Cicéron et Marc-Aurèle si c'était pour ne jamais tenter d'appliquer leur philosophie ; parfois il faut rester stoïque. 

J'ai ensuite rajouté qu'en tant que psy j'étais plutôt fasciné par ce type de comportements parce que l'époque révèle vraiment ce qu'il y a de pire chez les individus, qu'ils soient délateurs ou donneurs de leçons. 

Alors c'est vrai que tout au fond de moi, j'ai eu envie de d'insulter ce type et peut-être même de le gifler très violemment de manière à ce qu'ils se souviennent qu'en faisant la morale à des inconnus, on prend des risques. Mais à quoi bon ?

Combien de fois ai-je dit  des patients confrontés à certaines situations : "si vous avez décidé de débarrasser le monde de la connerie, levez vous très tôt, couchez vous très tard et vivez très longtemps et encore !".

J'ai décidé d'appliquer les principes que je vante, voilà tout.


11 janvier, 2021

La stratégie de la paire de claques libératrice !


 Ce n'est un secret pour personne, l'essentiel de ma clientèle va mal. Globalement, aucun n'a peur du Covid19, tout le monde s'en fout. En tant qu'entraineur de chevaux de course, je m'honore d'avoir une clientèle redoutablement intelligente et je remercie Dieu chaque jour qui fait qu'ils puissent m'honorer de leur confiance. Et là, croyez moi je ne déconne pas.

Ce qui les fait souffrir, c'est l'absence de visibilité, le fait d'être soumis aux caprices autoritaires d'un gouvernement qui tel un adolescent fou et tyrannique décide du jour au lendemain de vous enfermer chez vous, quitte à changer en cours de route les règles. Une fois, ce sera le nombre de morts, le lendemain, les admissions en réanimation, et le jour d'après, le nombre de contamination. C'est une vraie souffrance psychologique, une torture mentale d'une cruauté inouïe !

Contre cela, je ne peux pas grand chose, je subis moi aussi cette folie sanitaire ! Mes observations ou les nombreux témoignages que je recueille, ont beau contredire ce que me disent le gouvernements ou les médecins tarés des plateaux TV, je n'y peux rien, je n'ai pas mon mot à dire. La seule chose que je puisse faire, c'est de résister passivement en conservant un maximum d'activités sociales. De tout manière, si l'on me coupe des autres, on me retrouvera pendu, c'est une certitude. Il parait que c'est à cause de ma Vénus en Verseau et de mon amour du genre humain, c'est ma copine Agnès, vachement calée en astrologie, qui me l'avait expliqué en 1993 !

Mais je suis comme tout le monde et je ne vais pas raconter la messe, je ne me vois pas dire à quelqu'un en souffrance : mais ta gueule, c'est pour ton bien qu'on t'enferme, qu'on t'empêche de faire la bise à tes parents et de bosser, la vie est belle, cesse de te plaindre ! N'y croyant pas moi-même, je ne me voyais pas vendre la chose à mes chers patients.

J'ai donc cherché une stratégie alternative parce qu'étant payé, il faut bien que je trouve un truc. Si c'est pour dire à quelqu'un qu'il souffre, que je comprends et que moi aussi, autant changer de boulot et monter une entreprise de pompes funèbres ! J'ai donc imaginé la "stratégie de la paire de claques" parce que chacun sait que la violence est un exutoire efficace. Quand on sent que la pression monte, autant gifler autrui que de se pendre non ? 

C'est ainsi que le premier à avoir bénéficié de ma trouvaille fut mon Marquis du Mardi. Alors qu'au cours d'une séance je le trouvais dans un sale état, je lui proposai donc d'ouvrir un compte tweeter dont il se servirait en cas d'urgence.

Dès qu'il sentirait que son moral vacille, que sa vision du monde se teinte de gris, hop, on se connecte à tweeter et hop, on se trouve un militant LREM ou un médecin taré, un de ces Diafoirus qui n'a jamais publié un papier scientifique mais se prend pour un Nobel et on le gifle ! Ça détend, lui expliquais-je, ça permet de faire passer sa colère sur quelqu'un, ça évite la dépression, la picole, la violence sur son chien et sur sa femme ! C'est une mesure sanitaire  salutaire qui ne coute rien. Pas besoin d'AMM !

Bien sur, on fait cela dans les le strict respect de la loi du 29 juillet 1881, régissant la presse, on n'insulte jamais, on ne menace jamais, on ne prend pas le risque de se retrouver convoqué au commissariat pour je ne sais quelle raison crapuleuse, on se comporte en gentilhomme. Non justement, puisque Dieu, dans sa grande sagesse, nous a accordé la grâce de bénéficier de l'esprit de finesse, on s'en sert, tel un matador qui après une superbe véronique, planterait une banderille dans le cou du taureau furieux et idiot !

En général quand votre interlocuteur idiot vous explique "qu'on verra bien quand tu seras intubé dans uen chambre de réanimation" ou vous traite de "connard", vous avez gagné, il est à cours d'arguments, touché-coulé. Vous aurez alors la maigre satisfaction d'avoir énervé quelqu'un encore plus que vous ne l'étiez et c'est très salutaire pour la psyché. D'ailleurs ça a bien marché pour le Marquis du Mardi qui, ayant pratiqué la stratégie de la paire de claques, s'en est trouvé mieux. Il a arrêté mais sait depuis "qu'en cas d'urgence, brisez la glace", on se connecte et on va gifler un demi-habile.

Il existe évidemment d'autres stratégies comme la pratique d'un sport ou la méditation mais chacun sait que le sport n'est pas trop mon truc et que méditer me fera vite chier. Si je privilégie la stratégie de la paire de claques c'est à cause de mon ascendant bélier et aussi du fait que j'aie un carré mars-soleil qui prédispose à la violence, ça aussi c'est ma copine Agnès, redoutable astrologue qui me l'avait explique. Bref, je suis esclave de mes gènes et c'est pas toujours facile !

Quoiqu'il en soit, adoptez ce qui vous convient le mieux, ne vous laissez pas faire, résistez et gardez le moral. On finira par rire de cette époque merdique. Je fais partie des pessimistes optimistes.

Et souvenez vous, quelles que soient les ruses du diable, Dieu gagne toujours et il est avec nous !

Ai-je été malade ?

 

Jeudi dernier, je recevais une élève infirmière extrêmement brillante, une jeune femme qui aurait pu faire médecin sans problème si l'on n'avait pas définitivement fermé la voie aux littéraires en faisant croire que la médecine était une science.

Comme, elle effectue un stage dans une unité Covid d'un hôpital quelconque, on a parlé de ça. Elle m'a expliqué que quelques vieux calanchaient mais qu'un tas s'en sortait aussi. Ce n'est pas non plus l'hécatombe. D'ailleurs, moi qui suis allé deux fois à des obsèques courant décembre dans de très grands cimetières, à chaque fois, il n'y avait pas d'autres inhumations.

Et comme elle connait mieux le bouzin que moi, on a parlé de symptômes. C'est rigolo pare qu'avec le Covid19, tout est devenu Covid19. Bientôt, pour faire médecine, ça prendra une semaine puisqu'à part la symptomatologie du Covid19, on n'aura plus besoin d'apprendre autre chose. J'ai mal au dents, Covid ! J'ai des cors aux pieds, Covid !

Mon camarade GCM qui est encore pls facétieux que moi, suggérait d'ailleurs pour faire baisser le taux de contamination de faire croire que le Covid19 serait responsable de l'apparition d'un micro-pénis. Gageons qu'avec une telle information, la plupart des hommes expliqueraient qu'en fait, ce n'était qu'un rhume !

Toujours est-il que la petit m'expliqua qu'en fait de symptômes, la plupart du temps, ceux-ci se bornaient à la goutte au nez, de la fatigue et un essoufflement ! Mais Sacrebleu, lui dis-je alors, il me semble avoir ressenti tout cela début octobre ! Elle me répondit derechef que j'avais pu être contaminé et sérieusement me demanda si je m'étais fait tester. Ce à quoi je répondis que non parce que je déteste faire la queue et que l'idée de me mettre un coton tige dans le nez ne me plaisait pas.

Et qu'au-delà de tout cela, je suis un grand hypocondriaque persuadé que toute pathologie nécessitant plus qu'un Doliprane entrainera ma mort ! Alors si j'ai un petit truc, je n'y pense pas, ça calme mes angoisses. Si on me dit que ce n'est qu'un rhume je vais vivre normalement mais si on m'annonce Covid19, alors même que les symptômes sont ténus et légers, je me connais, je vais angoisser, je vais faire chier ma femme en lui parlant de mes dernières volontés et me préparer à quitter cette vallée de larmes.

Ma petite élève infirmière m'a alors dit, que bien qu'elle ne puisse l'assurer évidemment, j'avais pu être contaminé par le Covid19, que c'était fort probable.

Vrai ou pas, je n'en sais rien mais saches d'ores et déjà que c'est un survivant qui vous écrit. Depuis d'ailleurs,j'ai le regard sombre et lointaine de ceux qui savent, de ceux qui sont allés là où aucun humain ne voudrait aller !

Stratégie vaccinale !

 

C'est rigolo ce que l'on vit avec la fameuse stratégie vaccinal parce que ça me rappelle ce que j'avais déjà vécu avec le H1N1 en 2010. Dix ans déjà ! 

C'était à peu près pareil; on nous prévenait qu'on allait tous mourir et un de mes potes médecin généraliste m'avait montré une sorte de plan départemental dans lequel il était sensé être réquisitionné  pour intégrer un machin ou revêtu d'un scaphandre il aurait tenté d'apaiser les souffrances des mourants. N'importe qui connaissant l'état de délabrement de notre pays aurait ri de ces précautions, sachant que passer du plan à la réalisation aurait été impossible. Il aurait forcément manqué un truc ou un autre !

Cette année là, on était partis aux USA avec le Gringeot. C'était en mai et il y avait fêté ses cinquante ans même que je trouvais cela super vieux alors que demain j'en aurais moi-même cinquante-quatre. Je ne lui avis pas dit parce que le Gringeot est super fort et qu'il faisait un peu peur.

On avait passé un super séjour aux States et on n'avait même pas eu peur sauf une fois dans un bus dans lequel une vieille s'était mise à toucher, cracher et éructer. On avait collé nos écharpes devant notre bouche : courageux mais pas téméraires !

De retour en France dans un Boeing moisi de Continental Airlines qui nous ramenait dans notre belle Europe civilisée, on nous avait distribué des papelards où il fallait mettre nos noms, nos numéros de siège et tout un tas d'autres renseignements pourris mais aussi le nom de la personne que l'on devait prévenir au cas ou l'on mourrait du H1N1. 

Comme le Gringeot et moi savions à quoi nous en tenir, on avait rempli ça comme des gorets parce qu'on n'en avait rien à foutre, sachant par avance que ces "précieux documents" finiraient sans doute oubliés sur un coin de bureau puis à la poubelle ! Je me souviens que pour la personne à prévenir en cas d'urgence, le Gringeot avait mis "moi-même", estimant qu'en tant qu'adulte il n'avait plus besoin de sa maman, tandis que j'avais écrit facétieusement Mickey.

Juste à coté de nous, dans la rangée, étaient assise deux ravissantes américaines que le Gringeot avait remarqué parce qu'à l'époque il portait encore beau et qu'il était très "chaud de la bite" (désolé mais je balance). L'une d'elle avait alors demandé au Gringeot de l'aider à remplir sa fiche de renseignements H1N1 et fort courtoisement, on lui avait refilé les nôtres pour qu'elle voie comment il fallait faire. 

En lisant que j'avais mis Mickey, elle avait failli s'étrangler en me disant d'un air ahuri : but it's for french government ! Pour une américaine, un document émanant du gouvernement devait être aussi sacré que la bible alors que pour nous, on en avait rien à branler parce que justement on sait à quoi s'en tenir avec nos "french governements". La blondinette avait du nous prendre pour des gauchistes patentés ! 

Et arriva ce qui devait arriver. Une fois parvenus à Roissy-CDG qui est un laid aéroport très sale, nous avions poireauté devant une porte fermée car elle était en panne. Le temps qu'un mec de l'entretien vienne nous secourir, j'avais noté qu'un clampin portant un badge Roissy-CDG était parmi nous, portant les précieuses fiches de renseignements. 

Mais au moment ou nous étions enfin libéré afin d'aller chercher nos bagages, je m'étais aperçu que ledit clampin, sans doute lassé de porter les trois-cents fiches de renseignements à bout de bras, les avait tout simplement posé par terre où il les avait oubliées. C'était moi, héroïque, qui les avait ramassées en lui disant qu'il oubliait sans doute quelque chose. Sans doute que si je n'avais pas été là, le tas de fiches aurait fini à la poubelle.

De toute manière, je suis sur que quelque soit le circuit d'information qui ait été choisi, ces fiches ont fini égarées, détruites ou oubliées quelque part. Tout ça parce qu'on est en France, un pays où l'on est accablés d'impôts et de taxes diverses en échange de services merdiques dont personne ne voudrait s'ils étaient privés.

Alors nanti de cette expérience, plus de quelques autres, je souhaite bonne chance à la stratégie vaccinale française. Ce sera évidemment merdique et foireux. Et qu'on cesse de dire que c'est de la faute du bon peuple ou des "anti-vaccins" parce qu'un escalier ça se balaye par le haut !

04 janvier, 2021

Meilleurs voeux et bonne année !

 

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021, puisse-t-elle être meilleure que l'année passée. Je vous souhaite de réussir vos projets ainsi qu'une excellente santé mais aussi la liberté. 

Rouvrons les restaurants et les bars bordel ! Imaginez que moi, grand amateur de cafing et donc adepte des terrasses, je suis obligé de trouver des lieux de rassemblement clandestins pour faire ce que je fais le mieux, boire des cafés en fumant et en refaisant le monde !

Les théâtres et les cinémas, je m'en fous. D'abord parce que j'y vais rarement et enfin parce que ça apprendra à tous ces artistes de gauche à cracher sur les gilets Jaunes. Quand l'état étrangle le prolo en taxant le diesel et les clopes, l'artiste subventionné s'en fout mais quand on lui interdit de bosser, l’artiste subventionné en appelle à la solidarité nationale ! Ce sera toujours le problème de ces pseudo-élites qui se prennent pour les 1% des plus riches. Et non abruti de comédien, quand Jeff Bezos s'enrichit malgré la crise, toi tu plonges. Sic transit gloria mundi !

De toute manière, soyons sérieux, le cinéma qui s'y intéresse encore maintenant qu'on peut s'offrir de superbes télés 4k avec écran géant pour pas trop cher avec un super système de son ? Le cinéma, c'était sympa quand on n'avait qu'une Ribet-Desjardins avec une chaine en noir et blanc ! Et le théâtre ? Qui a vraiment envie de payer une blinde pour avoir mal au cul avec les genoux dans le menton a écouter des histrions se pavaner ! On n'est plus au XVIIème siècle ! 

Mais j'arrête là mes récriminations et autres réflexions décousues. 

Meilleurs voeux à vous pour 2021 !