11 août, 2023

Rivarol qui fait coucou au général MacArthur !


 Je crois que c'est Chateaubriand qui, voyant virevolter Rivarol dans les salons mondains disait qu'il y aurait eu matière à écrire dix romans qu’heureusement il n'écrirait jamais. Quel gros jaloux ce Chateaubriand, sans doute un gros incel de son époque même si les biographes ne le mentionnent pas.

A l'instar de ce cher Antoine de Variolé, je fourmille d'idées et j'ai déjà eu mille idées de romans. romans que je n'ai jamais écrit puisque mes lubies et mon côté glandeur me prennent beaucoup de temps. Écrire, c'est une astreinte dont je serais capable bien sur mais le fait est que je ne m'y suis jamais mis alors les années ont passé et je n'ai rien produit d’autre que ce misérable blog que vous lisez. Je ne serai jamais Balzac.

Mais je vais m'y atteler prochainement, je vais mettre par écrit une de mes idées. Je ne promets pas un chef d’œuvre, je ne herche même pas à être édité si ce n'est en m'auto-éditant. Je veux juste avant de mourir, même si je n'ai pas prévu de mourir bientôt, de finir un projet, de cesser de rêver les choses pour les faire. Je veux cesser d'être velléitaire.

Le point de départ sera cette habitude que j'ai parfois, pas souvent mais parfois, lorsque je roule et croise des inconnus attendant je ne sais quoi sur le trottoir, de donner un léger coup de klaxon assorti d'un vigoureux salut de la main comme si l'on se connaissait. Je regarde ensuite la personne dans le rétro pou observer leur réaction. Certains s'en moquent éperdument tandis que d’autres me regardent m'éloigner à bord de mon Kangoo en se demandant qui a bien pu leur dire bonjour.

Voilà c'est tout, vous n'en saurez pas plus. Bon je me barre en vacances mercredi mais comme l'a dit Mac Arthur en quittant les Philippines : I shall return !



Intermède !

 Même les marcassins détestent Emmanuel Macron !

Kangoo mania !

 

Ah on s'est foutu de ma gueule et de mon Kangoo d'occasion. Cependant mon pote Chico, le notaire véreux, qui roule habituellement dans sa Porsche à 160k€, était bien content de le trouver mon Kangoo  quand il a déménagé. D'ailleurs je ne compte plus les gens qui le l'ont emprunté et finalement ont été conquis. D'abord parce qu'on est assis en hauteur, qu'il y a de la place et qu'on peut y mettre tout un fourbi et que c'est simple et pas cher à entretenir.

Dernièrement alors que je déjeunais avec un ami exerçant la profession d'expert en automobile, il m'a expliqué qu'au Japon le Kangoo était le véhicule  la mode. Oui ! Là bas, au pays du soleil levant, mon vieux Kangoo série 1 ferait fureur ! Et si elles me voyaient rouler dedans, les japonaises seraient folles de moi. Eh oui, ils en ont même parler à la télévision, je n’invente rien. Je vais bichonner mon Kangoo RXE et dans vingt ans, il vaudra sans doute autant qu'une Ferrari 250 GTO !

Bien sur aimer les Kangoos, meêm si c'esst une preuve indéniable de bon goût et un effort de leur part, n'exonère par le Japon du massacre du général Lemonnier.

Lang Son 1945, on n'oubliera jamais !

RXE et non RXT ! Merci au lecteur qui m'a permis de corriger cette énorme erreur !

Les incels !


 Récemment une jeune patiente m'a décrit la rencontre avec un jeune type qu'elle avait accepté de voir dans un café. Elle est jeune et mignonne t terriblement intelligente et lui, d'après ce qu'elle m'en a dit, n'était pas mal non plus, travaillant dans l'informatique, avec des revenus stables et une apparence plutôt flatteuse. 

Bref ces deux là auraient pu s'entendre, commencer une histoire et nous faire des petits. Mais non, car si la donzelle était maligne, le prétendant s'est révélé être un bourrin de premier ordre, un peu comme si, étant chasseur, il avait décidé d'aller taquiner la perdrix habillé en orange avec des grelots sur sa tenue et une enceinte gueulant de la musique. Ben, la perdrix se serait envolée et il serait rentré bredouille ou broucouille comme on dit dans le Bouchonnois.

A peine installés, d'après ce que me raconta ma patiente, voici que ce gros bourrin, la soumet à un feu roulant de question. Tant et si bien qu'elle a l'impression de passer un entretien de recrutement. Certaines questions sont évidemment légitimes mais viennent ensuite des questions totalement aberrantes concernant son nombre de partenaires sexuels par exemple.

Il se met alors à lui raconter sa vie et combien il a été amoureux avant de se faire tromper. Et il explique à ma patiente qu'il aurait su mieux surveiller son ex et qu'elle ne serait pas partie. C'est engageant tout de même le type qui pour séduire vous explique qu'à l'avenir il va se comporter en taliban. Ce qui devait arriver arriva et ma patiente prétextant un rendez-vous prit la tangente sans jamais le rappeler.

Connaissant ce genre d'oiseau je suis sur qu'il a ravalé sa hargne en se disant "encore une salope". Et non mon garçon, encore une jeune femme qui t'échappe parce que tu t'es conduit comme un gros con. Parce que même si Stéphane Édouard dit des choses parfois intéressantes, tout n'est pas à prendre au pied de la lettre et qu'il faut un peu de recul pour saisir ce qu'il dit. Non toutes les femmes ne sont pas des salopes hypergames n'en vouant qu'à votre fric. En revanche il est normal qu'elles veuillent un minimum. 

Et ce minimum, ça commence par savoir les séduire ce que les incels, grand consommateurs de conseils à la con sur des sites plus ou moins intelligents de séduction ne savent pas faire. Cessez de faire tout et n'importe quoi et maîtrisez déjà le basique consistant à être propre, avoir une profession stable età se montrer sympathique et tel qu'on est.

Le mot incel (involuntary celibate), célibataire involontaire en français) désigne les hommes s'estimant incapables de trouver une partenaire alors qu'ils souhaiteraient plus que tout être en couple. Comme ce pauvre gars ayant échoué avec ma jeune patiente, l'incel se caractérise par le ressentiment, la volonté d'apitoyer; la misogynie, la misanthropie et le sentiment que le sexe comme le sentiment que sexe et les sentiments devrait être un dû que leur refuser est d'une rare injuste.

L'incel n'est donc pas un pauvre gars malheureux mais une sorte de communiste de la relation sentimentale qui pense que sans efforts, tout doit lui tomber tout cru dans le bec. L'incel pense que sans efforts il doit tout obtenir tandis que l'élue de son cœur devra être toujours apprêtée et jolie et bien sur disponible pour une partie de jambes en l'air. Et comme il est un peu con, disons totalement immature, il aimerait que sa dulcinée soit la championne du cul tout en n'ayant évidemment jamais connu d'autres hommes que lui. Et, ce gros bêta étant bien sur gros consommateurs de porno et cam-girls, il reste persuadé qu'une femme, c'est quelqu'un de disponible à tout moment qui va le trouver génial.

Bon alors conseil aux incels qui liraient cet article. Déjà comme je le disais, propre, sympa avec un job stable. Si vous êtes un peu timide, ç na rien de grave; c'est normal lors qu'une première rencontre même finalement vous n'avez rien à perdre. Comme le disait un de mes patients gros dragueurs, je suis entré dans le café sans gonzesse et au ire j'en ressortirai sans. 

C'est de la sagesse, toute les campagnes de pêche ne sont pas fructueuse, regardez les émissions à la cn sur la pêche au crabe royal sur les chaines de la TNT et vous verrez que certains chalutiers rentreront sans rien ou presque. Ce n'est pas pour autant que le patron pêcheurs saborde son bateau et va bouder. Il se dit que ce sera mieux la fois prochaine. N'oubliez pas qu'il existe un facteur chance mais surtout l'expérience.

Enfin, face à la demoiselle ne cherchez pas à être quelqu'un d'autre. Rien de plus ridicule que de jouer une comédie qui ne tiendra pas dix secondes comme le chantait Alain Souchon quand j'étais petit dans Bidon. Le faux self est certes une adaptation que nous avons tous tendance à utiliser pour masquer nos manques mais comme le maquillage, c'est à utiliser avec modération. Pour tout connaitre du vrai et du faux self, c'est ici.

Et puis cessez de penser que vous aurez accès à tous vos désirs. Globalement les couples sont bien appariés, les belles vont avec les beaux et les moyens avec des moyennes. Si vous êtes moyen physiquement voire moins, vous avez intérêt à avoir d'autres talents pour choper une 10/10. C'est la vie, c'est comme pour les bagnoles, si vous n'avez pas les moyens, vous rêverez d'une Ferrari sans vous en offrir une. Et puis d'ailleurs cessez de noter les femmes, c'est grotesque, c'est vraiment un truc d'incel.

Bref, cessez de vous rendre ridicule, ayez des prises de conscience et changez ce que vous pouvez changer et accepteez ce que vous ne changerez jamais et faites en sorte de composer avec ce dont la nature vous a doté quelque chose de sympa et d'agréable.

Ça n'a rien de compliqué de trouver une femme !

 

Les vieux Johnny Hallyday !


 Quand j'étais petit, mes parents avaient une maison de campagne. C'était à la mode dans les années soixante-dix. Le vendredi soir, on venait nous chercher à l'école, mon frère et moi, et hop, nous avions le droit aux embouteillages de l’autoroute A6.

C'était parti pour au minimum une heure et demie de voiture avant d'arriver dans la région de Courtenay. (Mes lecteurs du Gâtinais apprécieront que je connaisse leur région ) Avec le recul et la nostalgie qui teinte tout de rose, je dois dire que ce furent de très bons moments que j'adorerais revivre même si à l’époque je pestais de laisser mes copains pour aller m’ennuyer à la campagne. 

Et puis, j'avais évidemment le complexe du francilien qui pense que dès qu'on dépasse Fontainebleau au sud, on entre en terre inconnue. Pour moi, es gens du Gâtinais étaient des pécores, gentils certes mais des pécores tout de même. 

Bref; j’étais un petit con de parisien de son époque, mais un petit con observateur qui se posait toujours des tas de questions. Et si ma passion de la lecture me permettait de trouver certaines répondes ; toutes ne s'y trouvaient pas. Parfois il faut juste vieillir pour comprendre ou connaitre : je crois qu'on appelle cela l'expérience.

C'est ainsi qu'à l'époque, je voyais passer ce que j'appelais dans ma tête "de vieux Johnny Halliday", c'est à dre des gars du cru qui se donnaient plus ou moins de mal pour ressembler à leur idole Johnny ou du moins pu avoir l'air rock'n'roll. Le minimum était de porter la banane et la nuque longue et des santiags. Les plus riches rajoutaient un perfecto avec des chaines. 

Moi, je trouvais ça rigolo parce que si Johnny Halliday continuait à faire des disques, il avait un peu évolué. Or ce que je voyais semblait sortir de l’accouplement contre nature du célèbre chanteur de rock et d'un chauffeur routier. Ca sortait directement d'un musée des antiquités des années soixante et à l'époque, moi le très jeune, je trouvais cet accoutrement ridicule.

Je ne comprenais pas qu'on puisse comme cela, stagner et cesser d’évoluer pour ne pas vivre à son époque au risque d'apparaitre comme une caricature anachronique d'une époque disparue tout juste bonne à susciter les quolibets de la génération montante.

Mais les "vieux Johnny Halliday" semblaient s'en foutre et être heureux. Ils allaient boire leur coup et acheter leurs cigarettes au tabac de la place Armand Chesneau et là, tout le monde semblait les trouver normaux. Les gars avaient juste arrêté de s'adapter pour vivre comme ils l'entendaient avec leurs souvenirs.

Et puis comme l'écrivait Marcel Gotlib, maintenant que le lourd soc de la charrue de la vie a buriné mon visage, j'ai vieilli et j'ai compris. J'ai évidemment compris que l'adaptation incessante confinait encore plus au ridicule que d'accepter son âge en se disant qu'on a vécu des choses à l'époque et que c'était bien, que ça ne reviendra pas, que c'est comme ça et qu'il faut laisser la place aux jeunes.

Qu'il faut cesser de s'informer, de jouer au jeune sous peine de devenir un vieux jeune voire un vieux beau un peu ridicule, u de ces quinquagénaires qui se trimballe en jean slim avec un t-shirt ajusté qui dissimule mal la petite bedaine qui pointe malgré les efforts sportifs et la discipline alimentaires.

J'ai eu mon heure, ma jeunesse, bien que je me dise être né vieux, je me suis amusé, j'ai connu des modes successives que j'ai plus ou moins suivies, des chanteurs et des groupes et c'était bien. Je n'ai plus envie de m'adapter.

Je ne me sens pas vieux parce que mon cerveau fonctionne bien et que pour moi c'est l'important. Je connais tout ce qui se fait soit par les médias traditionnels soit par ce que m'en disent mes plus jeunes patients et cela me suffit. 

Je suis devenu sans m'en rendre compte moi aussi un vieux Johnny Halliday qui traine avec se souvenirs, persuadé que c'était mieux avant.